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  • « Réno-Copro » : lancement du prochain MOOC en mars

    « Réno-Copro » : lancement du prochain MOOC en mars

    Le 23 mars 2021, l’Agence locale de l’énergie et du climat (ALEC) de la Métropole de Lyon, l’Association savoyarde pour les énergies renouvelables (ASDER) et Île-de-France Energies lanceront une nouvelle session de leur formation gratuite en ligne, « Réno-Copro », destinée à former les copropriétaires syndics à la rénovation énergétique des copropriétés.

    Face à l’urgence environnementale et à la complexité de la mise en place de projets de rénovation, « Réno-Copro » entend faciliter la transition énergétique des logements en copropriétés ayant besoin de travaux en France.

    D’une durée totale de 4 à 8 semaines, ce MOOC (pour Massive Online Open Course, « Cours d’enseignement diffusé sur Internet ») a pour objectif principal de doter les syndics et les copropriétaires d’un socle de connaissances essentiel, gratuitement et 24 heures sur 24. Cette formation leur permettra d’envisager sereinement la rénovation de leur bâtiment et de s’inscrire dans une démarche durable de transition énergétique.

    La charge de travail, estimée à environ une heure par semaine, permettra une grande souplesse aux participants. Ils suivront d’abord un tronc commun, afin de s’immerger dans le sujet, avant de choisir parmi trois parcours en fonction de leurs besoins : fondations d’un projet de rénovation, échafaudage d’un projet de rénovation, ou travaux. Plusieurs ressources seront mises à disposition des apprenants : des vidéos de cours, des animations graphiques, des interviews et des documents de référence.

    Outre les exercices, quiz, débats et forums en ligne, le MOOC « Réno-Copro » sera également composé de sessions hors-ligne, au cours desquelles les participants pourront se rencontrer lors de cafés ou d’apéros-MOOC organisés partout en France. Initiés par des structures professionnelles, ces instants conviviaux permettront d’approfondir les thèmes abordés au cours de la formation et de favoriser le partage d’expériences entre conseils syndicaux, syndics et copropriétaires.

    Infos pratiques

    • Les inscriptions pour suivre la formation gratuite sont ouvertes sur le site « MOOC Bâtiment durable »
    • « Réno-Copro » s’inscrit dans le cadre du programme RECIF (Rénovation énergétique des immeubles de copropriété en France). Retrouvez l’agenda des actions déployées en cliquant sur ce lien : www.recif-copro.fr/agenda/

    Découvrir le MOOC en vidéo

    Une formation simple et intuitive 1 heure par semaine pendant 1 mois et une attestation de suivi de la formation

    La 1ère session du MOOC Réno Copro, ouverte de février à juin 2020, a rassemblé plus de 3500 personnes, avec un taux de satisfaction de 100%.

  • Le e-learning débarque dans la formation amiante SS4

    Le e-learning débarque dans la formation amiante SS4

    Romain Finiels, responsable formation externe chez AC Environnement, présente la formation amiante sous-section 4 (SS4) à destination des opérateurs de chantier, encadrants techniques et encadrants de chantier.

    Pouvez-vous nous rappeler le contexte réglementaire autour de la qualification SS4 ?

    Depuis 2012, la réglementation impose à tous les professionnels du bâtiment exposés ou susceptibles d’être exposés à l’amiante d’effectuer une formation initiale sur le sujet. Cette formation porte donc sur la prévention du risque amiante en SS4 et s’adresse aux opérateurs de chantier, encadrants techniques et encadrants de chantier. Les premiers doivent suivre deux jours de formation, tandis que les encadrants suivent un programme de cinq jours.

    Quel est le contenu de la formation SS4 proposée par AC Environnement ?

    On retrouve au centre de la formation l’aspect réglementaire et les conséquences pénales, la notion de risque, ainsi que les niveaux d’empoussièrement, les valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP) et les équipements de protection.

    À l’issue des deux journées, les opérateurs de chantier connaissent le risque amiante, savent comment appliquer scrupuleusement la réglementation face au risque amiante et sont à même d’appliquer les mesures de prévention qu’ils ont expérimenté lors des travaux pratiques.

    Au cours de leur session de cinq jours, les encadrants techniques apprennent par ailleurs à concevoir, organiser et piloter la démarche de prévention via notamment la rédaction des modes opératoires, tandis que les encadrants de chantier sont formés à les mettre en oeuvre, ainsi qu’à transmettre aux opérateurs l’ensemble des informations participant à la démarche de prévention. Une version condensée de ces trois programmes est également organisée pour les intervenants qui cumulent les trois fonctions.

    Pour les travaux pratiques, AC Environnement propose une plateforme pédagogique mobile pouvant accueillir entre six et dix personnes, mais que nous limitons dans le contexte pandémique actuel à cinq afin de garantir la distanciation sociale. Les stagiaires peuvent notamment y apprendre comment percer un mur, utiliser un aspirateur Très Haute Efficacité (THE), entrer dans une zone confinée et utiliser le matériel dédié aux trois niveaux d’empoussièrement.

    La crise du Covid-19 a t-elle eu un impact sur le déroulé des formations ?

    Oui, de manière plutôt positive. Les nouvelles restrictions et précautions destinées à l’endiguement du virus ont bouleversé la manière de se former. Si bien que, depuis le mois de septembre, nous avons obtenu l’aval de la DGT pour proposer des formations de quatre jours en e-learning pour les encadrants. L’organisation de la cinquième journée dédiée aux travaux pratiques demeure toutefois en présentiel.

    Cette grande nouveauté permet aux stagiaires de se former à leur rythme et à l’heure qu’ils le souhaitent, via notre plateforme numérique ouverte 24H/24, 7J/7. Ils peuvent également accéder à tout moment à la documentation, à leurs relevés de connexion et à leurs scores de QCM. La formation e-learning va fondamentalement changer les choses, en offrant un gain de confort aux entreprises et en réduisant les coûts liés à l’hébergement, aux déplacements ou encore à la restauration.

    La prochaine étape sera sans doute la réalité virtuelle et la vidéo 360, que l’on a commencé à expérimenter pour nos formations destinées aux diagnostiqueurs immobiliers. Des technologies immersives et à fort potentiel pédagogique, qui conforteront la place du e-learning dans la formation professionnelle.

    Vous souhaitez poser vos questions ? >>>

  • Management de l’énergie : une réponse au décret tertiaire avec l’ISO 50001

    Management de l’énergie : une réponse au décret tertiaire avec l’ISO 50001

    La norme ISO 50001 est reconnue comme un outil opérationnel et structurant pour s’engager dans une transition énergétique et la mettre en œuvre. Explications avec Béatrice Poirier, chef de projet Environnement et Énergie chez Afnor Certification.

    La démarche ISO 50001 est-elle une réponse aux exigences du décret tertiaire ?

    L’ISO 50001 est avant tout une norme portant sur l’amélioration de l’efficacité énergétique, que ce soit dans le secteur du tertiaire ou dans celui de l’industrie. Cette méthode peut tout à fait s’appliquer pour répondre de manière efficace aux exigences du décret tertiaire. La certification porte cependant sur une organisation, et non sur un ouvrage comme dans le cas des certifications HQE, BREAM ou LEED. Notons par ailleurs que, pour les entreprises de plus de 250 salariés, la norme permet d’être exempté de l’audit énergétique à réaliser tous les quatre ans.

    En quoi consiste la démarche ?

    L’ISO 50001 est un outil de management. La norme ne spécifie pas un niveau par défaut d’amélioration de la performance, c’est ainsi à chaque entreprise de définir son objectif en fonction d’un état des lieux.

    Cela passe tout d’abord par l’analyse du contexte de l’entreprise par rapport à sa situation énergétique. Elle peut prendre la forme d’une réflexion stratégique sur le mix énergétique, sur une nouvelle réglementation telle que le décret tertiaire, sur des données marchés, ou encore sur l’opportunité de profiter d’un réseau de chaleur installé à proximité des locaux. L’entreprise doit également identifier les exigences légales en matière d’énergie et réfléchir à comment les mettre en application.

    Étape cruciale, la revue énergétique qui s’en suit s’apparente à un audit énergétique que l’organisme se serait approprié. Ici, l’entreprise doit se poser un ensemble de questions : quelle quantité d’énergie est consommée ? À quels postes ? Pour quelles raisons ? Quels sont les paramètres qui font varier cette consommation ? L’objectif de cette analyse est d’examiner les usages énergétiques les plus importants et ceux sur lesquels existe un potentiel d’amélioration.

    L’entreprise doit également identifier et intégrer dans la démarche les acteurs clés de son organisation, c’est à dire ceux qui ont un impact sur les éléments pouvant jouer sur la consommation énergétique. Elle définit également une équipe “énergie”, pluridisciplinaire, dont le but sera de s’assurer de la mise en oeuvre de l’organisation.

    Une fois ces étapes franchies, l’entreprise peut définir une consommation de référence, fixer des objectifs et définir un plan d’action : sensibilisation du personnel, rénovation de la chaufferie, changement d’énergie, installation de capteurs…

    Ce plan d’action doit faire l’objet d’un suivi avancé : réaliser des mesures pour s’assurer que les actions ont bien les effets escomptés, ce qui implique notamment un comptage et un sous-comptage de l’énergie ; s’assurer que les personnes aux postes clés sont correctement formées à la performance énergétique ; réaliser des audits internes ; définir les bonnes pratiques à chaque poste ; réaliser une revue de management, réunion pendant laquelle l’équipe “énergie” présente tous les résultats du système de management de l’énergie et définit de nouveaux objectifs avec la direction. La norme demande également à ce qu’il y ait une réflexion sur les achats d’équipements, d’énergie ou de services pour sélectionner les offres les plus compétitives sur le plan énergétique, tout en prenant en compte le cycle de vie de l’équipement. Aussi, dès lors que l’entreprise rénovera des parties d’un bâtiment, elle devra en profiter pour penser efficacité énergétique.

    Quelles sont les étapes de la certification ?

    Chez Afnor Certification, nous allons certifier la capacité d’une organisation à mettre en oeuvre un plan d’action et à en mesurer les résultats, en vue d’améliorer la performance énergétique. La certification ISO 50001 fonctionne de la même manière que l’ISO 9001 ou 14001, avec un audit initial de certification puis des audits de certification annuels. Le certificat est émis pour une durée de 3 ans.

    En cas de non-conformités majeures, l’entreprise dispose de 6 mois pour retravailler les points faibles indiqués lors de l’audit. Un second audit est ensuite réalisé. Pour accompagner ses clients en amont, Afnor Certification propose une solution de “visite d’évaluation”, où un auditeur se déplace pour réaliser un audit à blanc avant l’audit de certification.

    De quelle aide financière peut-on bénéficier ?

    Dans le cadre des CEE, le programme PRO-SMEn verse une prime aux entreprises et collectivités qui mettent en place un système de management de l’énergie certifié ISO 50001. Gérée par l’Association technique énergie environnement (ATEE), cette aide permet de débloquer une enveloppe pouvant atteindre 40 000 euros.

  • Rénovation des menuiseries extérieures : gérer la problématique amiante

    Rénovation des menuiseries extérieures : gérer la problématique amiante

    Spécialiste de l’installation de menuiseries extérieures, la société Les Zelles intervient principalement sur des chantiers de rénovation. Pour faire face à la problématique amiante, l’entreprise a qualifié ses équipes en SS4 et s’est entourée de partenaires pour la dépose des matériaux pollués. Entretien avec Gilbert Casanova, directeur de l’agence Les Zelles en région Provence-Alpes-Côte-d’Azur. 

    Où trouve-t-on l’amiante lors d’une rénovation de menuiseries extérieures ?

    Lorsque l’on remplace les fenêtres d’un immeuble, l’amiante se situe essentiellement dans les joints de mastic. On peut également en trouver dans les panneaux de type « Glasal » qui composent les allèges, bien que ce cas soit de plus en plus rare. 

    Quel est votre champ d’expertise concernant l’amiante ?

    En région PACA, Les Zelles travaille essentiellement avec les bailleurs sociaux, qui sont très souvent confrontés à la problématique amiante. Si les immeubles construits dans les années 1950 sont très rarement amiantés, ceux des années 1960-70 le sont systématiquement. Nous sommes confrontés à l’amiante dans plus de 70 % de nos chantiers.

    Historiquement, notre expertise dans le domaine de l’amiante a débuté après 2008, avec l’évolution des règles d’intervention en sous-section 4 (SS4) et sous-section 3 (SS3). Les premières grosses rénovations sur lesquelles nous sommes intervenus – plus de 2 000 logements sociaux dans le quartier Berthe à Toulon, puis près de 1 000 logements à La Beaucaire, dans la même ville – nous ont poussé à nous qualifier et à bien nous encadrer dans le domaine de l’amiante.

    À présent, tous nos conducteurs de travaux sont formés et qualifiés en SS4, et nous co-traitons le retrait amiante en SS3 avec des entreprises qui sont des partenaires de confiance depuis de nombreuses années.

    Dans quels cas intervenez-vous en SS4 ?

    Les Zelles intervient en SS4 sur des chantiers où un diagnostic amiante exhaustif a été réalisé et n’a révélé la présence d’amiante que sur un nombre réduit d’éléments. Dans ce cas, il s’agit d’une opération ponctuelle et nous pouvons déposer nous-même les quelques menuiseries concernées. Dans le cas d’un diagnostic par sondage – donc non exhaustif – positif à l’amiante, nous en déduisons que le matériau se trouve partout. Les règles de la SS3 s’appliquent alors. Mais sur le plan de la protection des travailleurs, les mesures sont identiques.

    Quelles sont les principales différences entre une opération avec et une opération sans amiante ?

    Le travail de dépose de la menuiserie en lui-même n’est pas très long. Une heure suffit pour déposer toutes les fenêtres d’un logement, tandis que la pose des nouvelles fenêtres dure une demi-journée. D’où l’importance d’organiser un bon phasage avec la société de retrait en SS3, à qui nous faisons appel une fois le matin et une fois l’après midi. 

    Cette opération de dépose a toutefois un coût significatif : elle représente environ trois fois le prix de la pose. Cela reste néanmoins des travaux moins importants que dans le cas de produits très amiantés (flocage, colles amiantées…). Le risque pour les intervenants et pour l’environnement est également très faible, les analyses réalisées avant, pendant et après le chantier ne révélant dans l’écrasante majorité des cas aucune fibre d’amiante. Notre expérience dans le domaine, notre méthodologie éprouvée et nos partenariats solides avec les entreprises de retrait nous permettent de maîtriser et de limiter ce surcoût.

  • Quelle ventilation pour assurer une bonne qualité de l’air intérieur ?

    Quelle ventilation pour assurer une bonne qualité de l’air intérieur ?

    Au delà des idées reçues, Acthys Ventilation rappelle le rôle essentiel de la ventilation sur la Qualité de l’air intérieur (QAI). Sont analysés les contrôles et obligations de la QAI en ventilation.

    Rediffusion de la web-conférence du Grand Circuit Contrôler le Bâtiment du 17 mars 2020, sur la qualité de l’air intérieur.

    Intervenant :

    • OLIVIER SCHAFFERT, Directeur Général de ACTHYS VENTILATION
    • LAURINE CHAPOT, Chargée de marketing Opérationnel chez ACTHYS VENTILATION

    Animateur :

    • Xavier Faure, créateur du Grand Circuit
  • Maintenance industrielle et tertiaire : du nouveau pour l’inspection électrique

    Maintenance industrielle et tertiaire : du nouveau pour l’inspection électrique

    Fluke innove et propose de nouveaux équipements pour la mesure électrique et la maintenance dans les sites industriels et tertiaires.

    Caméra infrarouge compacte Fluke PTi120

    Principales fonctions

    La puissance d’une caméra thermique professionnelle qui se glisse dans votre poche.

    • Un écran tactile IR Fusion qui capture automatiquement une image numérique en lumière visible et une image infrarouge afin de faciliter la localisation des problèmes.
    • Un écran tactile LCD 3,5″ pour un dépannage facile.
    • La caméra thermique entièrement radiométrique vous procure des données de mesure au pixel près, avec une résolution infrarouge de 120 x 90 (10 800 pixels).
    • Avec son boîtier classé IP54, elle résiste à la poussière, à l’eau et aux chutes jusqu’à un mètre.

    Multimètre Fluke 87V Max pour environnements difficiles

    Principales fonctions

    Un multimètre TRMS pour environnements extrêmes : chutes de 4m, étanchéité à l’eau et à la poussière IP67, températures de -15 °C à +55 °C, humidité 95%…

    • Résiste aux chutes jusqu’à 4 mètres avec boîtier et étui de résistance industrielle.
    • Boîtier étanche et résistant à la poussière IP67 pour les chantiers les plus difficiles.
    • Cordons de mesure premium TL175 TwistGuard™.
    • Autonomie doublée du 87V (jusqu´à 800 heures) ; touches rétro-éclairées pour les environnements sombres.
  • Qualité de l’air intérieur et radon : quelles analyses ?

    Qualité de l’air intérieur et radon : quelles analyses ?

    Eurofins analyse tous les types d’échantillons d’air. Qu’il s’agisse d’émissions, d’air ambiant, d’air au poste de travail ou de qualité de l’air intérieur (QAI), Eurofins fournit les consommables requis pour le prélèvement et analyse les échantillons conformément aux exigences normatives en vigueur. Entretien avec Florence Chevrier, Chargée d’affaires Eurofins Environnement France.

    Comment analyser la qualité de l’air intérieur dans les ERP ?

    Depuis 2010, la surveillance de la QAI dans certains établissements recevant du public est obligatoire (notamment ceux qui reçoivent des enfants). Aujourd’hui il existe 2 moyens de mesurer sa QAI :

    • Faire appel à un organisme accrédité pour la mise en œuvre des campagnes de mesures de la Qualité de l’Air Intérieur (QAI)
    • Mettre en œuvre un programme d’action de prévention de la QAI, autodiagnostic conduit à l’aide du « guide pratique pour une meilleure qualité de l’air dans les lieux accueillant les enfants ». Il s’agit d’un questionnaire permettant d’évaluer les pratiques de l’établissement et d’identifier les situations à risque. En fonction du résultat obtenu, l’équipe de gestion peut être amenée à décider de réaliser des mesures.

    Eurofins a développé le Kit Pollu’AIR® ERP pour répondre aux besoins du marché. Il s’agit du 1er kit de mesure de la QAI référencé par l’INERIS pour le compte du Ministère. Il est possible de le commander sur Internet via le Web Shop d’Eurofins.

    Quelle est la progression du marché en France ?

    En France, la surveillance de l’air intérieur est obligatoire dans les établissements qui accueillent des enfants. Le décret du 17 août 2015 impose les échéances suivantes : 1er janvier 2018 pour les écoles maternelles, élémentaires et crèches ; 1er janvier 2020 pour les accueils de loisirs et les établissements d’enseignement du second degré ; et 1er janvier 2023 pour les autres établissements. La France compte 50 490 écoles, 7200 collèges et 4170 lycées. Il reste donc de nombreux établissements à surveiller dans les prochaines années.

    Quelles sont les particularités pour l’analyse du radon ?

    Le radon est un gaz radioactif classé cancérigène selon l’OMS, il serait à l’origine de 5 à 10% des cancers du poumon et est le deuxième facteur de risque de cancer du poumon dans le monde. Pour connaître avec précision l’exposition au radon chez soi, il est indispensable de faire une mesure grâce à un dosimètre. La réglementation française est très stricte à ce sujet :

    • Le niveau de référence en France est de 300 Bq/m3. En cas de dépassement, des mesures de remédiation doivent impérativement être mises en place. L’arrêté ministériel du 27 juin 2018 liste le potentiel radon des communes Françaises (3 niveaux différents)
    • Le propriétaire ou l’exploitant des établissements recevant du public (ERP) doit faire procéder au mesurage de l’activité volumique en radon dans les zones à potentiel 3 ainsi que dans les zones 1 et 2, lorsque les résultats de mesurages existants dans ces établissements dépassent 300 Bq/m3 (cette mesure doit être renouvelée tous les 10 ans ou lors de travaux significatifs).
    • L’acquéreur ou le locataire doit être informé du risque radon par le vendeur ou bailleur dans les zones à potentiel radon de niveau 3.
    • Dans les zones à potentiel radon de niveau 3, l’évaluation des risques d’exposition des travailleurs est obligatoire pour tous les lieux de travail situés en sous-sol ou rez-de-chaussée, et doit être annexée au Document Unique (DUER).

    Pour les mesures imposées par la législation l’organisme qui les réalise doit posséder un agrément délivré par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN). Aucun agrément n’est nécessaire pour les mesures réalisées à titre informatif. Concernant les sociétés se situant en zone 3, les dosimètres peuvent être directement posés par l’employeur.

    Si vous souhaitez connaître notre offre en mesure de la concentration de polluants dans l’air intérieur nous vous donnons rendez-vous sur www.eurofins.fr.

  • Retrait amiante : vers une certification à deux niveaux ?

    Retrait amiante : vers une certification à deux niveaux ?

    Dans le domaine du retrait amiante, l’année 2020 sera marquée par la révision du système de certification sous-section 3. L’occasion pour le SEDDRe de proposer une nouvelle vision basée sur une certification à deux niveaux, plus proche de la réalité des entreprises. Souhila Paré, chargée de mission santé et sécurité au travail, présente la réflexion du syndicat.

    Vous portez dans vos projets 2020 une réflexion pour une certification SS3 à deux niveaux. Quelle est cette vision ?

    La réglementation va entrer cette année dans un grand chantier de révision. Le SEDDRe souhaite en profiter pour revoir le système de certification, via la mise en place d’une certification sous-section 3 (SS3) à deux niveaux de technicité : une technicité courante et une technicité supérieure. Les critères de ces deux niveaux seraient discutés par l’ensemble des acteurs.

    À titre d’exemple, une entreprise qui met en œuvre peu de processus, nécessitant des techniques courantes et présentant un risque faible, ne devrait pas avoir autant de contraintes qu’une entreprise qui intervient sur des chantiers complexes et qui mettent en œuvre des processus très émissifs, exigeant une maitrise technique plus poussée. Nous préconisons que la mise en œuvre des processus les plus émissifs soit plus réglementée.

    Ces processus et l’intervention dans les milieux les plus complexes, relèvent d’une technicité supérieure. Nous souhaitons donc différencier le suivi technique des deux niveaux de certification.

    En l’état de la réflexion, la démarche serait volontaire pour les entreprises souhaitant justifier d’une technicité supérieure. Elles présenteraient un dossier plus élaboré que le premier niveau, avec des preuves de technicité : du personnel formé, des moyens techniques avancés, ou encore des processus qu’elles maîtrisent et mettent en oeuvre. Et donc une entreprise proposant la mise en œuvre de ces processus très émissifs ou l’intervention dans des milieux très sensibles devrait justifier d’une certification de technicité supérieure.

    Cette proposition sera discutée au cours du second semestre 2020 à l’occasion de l’ouverture du groupe de travail de normalisation de l’AFNOR pour la révision du système de certification.

    Et vos orientations pour la nouvelle décennie ?

    Le SEDDRe souhaiterait voir se développer de nouvelles techniques de gestion des déchets amiante, notamment celles qui permettent l’élimination finale du déchet. Au delà de la préoccupation environnementale, il s’agit d’étudier des solutions – viables d’un point de vue économique – permettant l’élimination de manière définitive du déchet.

    Car si l’inertage de l’amiante est actuellement la technique la plus définitive, elle demeure très coûteuse. Mais ces derniers temps nous voyons naître des solutions d’élimination des déchets par voie chimique, à l’instar de celles développées par les sociétés Valame et Neutramiante, dont les procédés sont en cours de pré-industrialisation. Nous sommes très attentifs à la faisabilité de ces projets, et suivons le sujet de près.

    Réalisée il y a près de deux ans, la fusion du Syndicat National des Entreprises de Démolition (SNED) et du Syndicat des Recycleurs du BTP (SR-BTP) a donné une impulsion importante au SEDDRe sur ces sujets là. La fusion a créé une véritable synergie de compétences, d’expertise et de représentativité, que le syndicat va mettre activement en oeuvre au cours de cette nouvelle décennie.

    Le SEDDRe travaille depuis quelques mois sur la rédaction de 14 règles techniques. Quand seront-elles publiées ?

    En effet, nous travaillons sur 14 règles règles techniques en partenariat avec le SYRTA, qui auront pour but d’uniformiser les pratiques dans le domaine de la SS3. La rédaction est en cours et l’intégralité de ces fiches seront restituées d’ici la fin de l’année.