Catégorie : Ventilation

Les copropriétés et logements collectifs construits après 1982 ont pour obligation d’assurer une ventilation au sein des logements et des parties communes.

  • Ventilation en copropriété : diagnostics, qualité de l’air et connectivité

    Ventilation en copropriété : diagnostics, qualité de l’air et connectivité

    Vincent Bernard et Laurine Chapot, d’Acthys Ventilation, répondent aux questions sur la ventilation des copropriétés à l’occasion du Grand Circuit Rénovation des Copropriétés.

    Retranscription

    Y a-t-il des obligations de diagnostics des conduits de ventilation ?

    Il n’y a pas d’obligations majeures. Parfois on peut voir de l’amiante sur des têtes de souche ou on retrouve des conduits fibro amiantés, ce sont des repérages que l’on doit faire dans le cadre du diagnostic amiante. Aussi, il ne faut pas qu’il y ait des tubes PVC qui courent, car on peut avoir une propagation du feu. Mais il n’y a pas de réglementation particulière sur le conduit, sinon des recommandations.

    Faut-il faire des contrôles réguliers pour veiller à la qualité de l’air intérieur ?

    Nous, on va contrôler l’installation. Il n’y a pas non plus d’obligations particulières sur la qualité de l’air intérieur. Après, il faut savoir qu’il y a de nombreuses solutions qui existent – plus ou moins précises – qui permettent de l’évaluer.

    Y a-t-il des nouvelles technologies sur lesquelles vous travaillez ?

    On travaille sur la connectivité entre la solution de ventilation installée et les objets connectés, l’intelligence artificielle pour mieux agir et plus rapidement. Par exemple sur la maintenance de la solution, pour valider la qualité de l’air intérieur. En fonction du taux d’humidité calculé, la ventilation viendra moduler le logement.

  • « La ventilation est incontournable dans une rénovation globale » – Gilles Delion (Coulon)

    « La ventilation est incontournable dans une rénovation globale » – Gilles Delion (Coulon)

    L’entreprise Coulon, spécialisée dans les travaux de l’enveloppe du bâtiment a été créée en 1920. Elle s’est développée autour de quatre métiers : la façade, la couverture-étanchéité et deux filiales : Air pur ventilation et Window Tech pour les menuiseries extérieures. Avec 70% de ses clients en copropriété, l’entreprise représente 30 millions d’euros avec une centaine de salariés. Rencontre avec Gilles Delion, son directeur commercial.

    Comment réussir une rénovation énergétique en copropriété ?

    La rénovation énergétique en copropriété est souvent un processus long car il est nécessaire que toutes les parties prenantes soient motivées pour réaliser et financer ces travaux. Une fois le projet enclenché, on retrouve une phase de préparation qui passe par un audit énergétique sur les aspects architecturaux et l’optimisation des dépenses énergétiques. Ensuite, il s’agit de définir les besoins et les types de travaux à réaliser pour mener à bien cette opération. Il convient d’avoir une approche globale de l’opération pour optimiser les coûts par une meilleure appréhension des travaux dans leur ensemble.AMO et travaux : quels pièges éviter ?

    Les pièges existent. Par exemple, consulter les entreprises en phase finale du lancement de la consultation ne permet pas ou mal d’anticiper la mise en œuvre. L’autre piège consiste à multiplier les interlocuteurs sur les chantiers. C’est un projet global qui nécessite une gestion rigoureuse avec comme clés de succès : la communication, la coordination et l’animation.

    Enfin, dans ces projets, il ne faut pas aller à l’économie, mais plutôt être soucieux de la qualité des matériaux employés et de la qualification des entreprises à réaliser ces travaux d’envergure et impactant sur le long terme. L’effet peut vite être anéanti si la qualité n’est pas de mise et engendrer des coûts bien plus importants que le budget initial.

    Comment évolue votre marché ?

    Une bonne rénovation de l’enveloppe doit minimiser les dépenses de chauffage, et garantir un réel confort intérieur, été comme hiver. Sur ce sujet, on ne retrouve pas tant d’innovations que cela. Mais le choix dans les matériaux est large.

    Par contre, lorsqu’on isole un immeuble, il devient « hermétique » et le système de ventilation devient incontournable dans la démarche. Or, ce sujet a souvent été oublié par les parties prenantes alors même que la ventilation intervient à hauteur de plus de 20% dans le gain d’économie d’énergie, dans le confort intérieur et la qualité de l’air.

  • Acthys : la ventilation au service du bâti dans le respect de l’environnement

    Acthys : la ventilation au service du bâti dans le respect de l’environnement

    Acthys est une société spécialisée dans la ventilation des bâtiments. Initialement GIE de deux groupes industriels français, ALDES et AERECO, elle est devenue une société à part entière spécialisée dans la rénovation des installations de ventilation. Rencontre avec son directeur général, Florent Badiou.

    Quelle sont les activités d’Acthys ?

    Acthys est une filiale du groupe ALDES, acteur français de référence de la ventilation, et du groupe AERECO, inventeur des dispositifs hygroréglables. Nous sommes spécialisés dans le domaine de la ventilation naturelle hygroréglable, de la ventilation hybride hygroréglable et de la ventilation mécanique basse pression. Notre activité est essentiellement orientée vers le marché de la réhabilitation, avec pour ambition de rendre les lieux de vie plus respectueux des occupants. Nous commercialisons des systèmes de ventilation naturelle, hybride et basse pression dans des projets de rénovation (la plus grande part de notre activité) ou de construction. Très présents sur le marché social structuré en maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre, nous souhaitons être plus présents également sur les logements privés et les copropriétés.

    Les nouvelles réglementations thermiques nous poussent vers des lieux de vie « hermétique à l’air », pour lesquels la gestion de la ventilation est cruciale. Si dans le neuf, il existe beaucoup de solutions de ventilation mécanique, pour la réhabilitation (notamment les constructions antérieures à 1982), Acthys s’appuie sur les conduits existants pour assurer une ventilation conforme aux exigences et aux normes actuelles, dans le respect des exigences énergétiques et environnementales.

    Quel est l’intérêt des CEE ?

    Le CEE est une mesure saine, puisqu’il responsabilise à la fois les fournisseurs d’énergie et qu’il permet aux industriels de faire valoir leur savoir-faire, leur technicité et leurs innovations produits. Au-delà du discours commercial autour du produit, l’intérêt est aussi centré sur les économies d’énergies. Seul bémol, la vision complexe et pas assez connue du dispositif. L’enjeu reste donc la simplification des financements.

    En cumulant l’ensemble des aides, il est possible de diviser par deux le coût des travaux, surtout lorsque les copropriétés entrent dans une logique de travaux embarqués. Et nos solutions font partie du package puisque notre système hybride Helys Premium fait l’objet d’une fiche CEE (d’autres systèmes à venir très vite) et qu’aujourd’hui la majorité des réhabilitations « thermique » intègrent la ventilation.

  • La ventilation en copropriété

    La ventilation en copropriété

    Une grande majorité des copropriétés n’ont pas de système de ventilation permettant d’avoir un renouvellement d’air correct. A la suite de nombreuses mesures, il s’avère que le taux d’humidité, le CO2, et les composés organiques volatils (benzène, formaldéhyde…) des logements est souvent au-dessus de la zone de confort. Ce constat est source de pathologies plus ou moins graves pour le bâtiment et pour les occupants.

    La ventilation est directement liée à l’isolation du bâti. En effet, lors d’une rénovation globale de qualité les défauts d’étanchéité à l’air sont stoppés. Il convient alors de mettre en œuvre une stratégie de ventilation globale de la copropriété. Il est à noter que le changement des menuiseries d’une copropriété entraine une meilleure étanchéité à l’air du bâti. Il est donc indispensable de mettre en place un système de ventilation efficace lorsque les menuiseries sont changées.

    Exemples de ventilation

    Il y a de nombreuses manières de ventiler des logements. Deux manières semblent se dégager du lot en copropriété, il s’agit de la ventilation naturelle assistée et la ventilation mécanique double flux.

    La ventilation naturelle assistée

    Elle est souvent mise en œuvre car de nombreuses copropriétés disposent de conduit SHUNT pour l’aération des cages d’escalier, des cuisines et salles de bains. Le but étant de mettre en place ici des entrées d’air dans les pièces principales (bureau, chambre, séjour, salon) et d’utiliser les extractions existantes SHUNT dans les pièces humides (cuisine, salle de bain, WC, salle d’eau).

    L’avantage de ce système est qu’il permet de ventiler correctement les logements en utilisant principalement le tirage thermique et la force du vent. En effet, l’extraction de l’air se fait principalement avec un extracteur statique qui crée une dépression du conduit SHUNT et aspire l’air des logements. En cas de faible courant d’air, une ventilation basse consommation fait l’appoint pour que les logements soient ventilés correctement.

    La ventilation mécanique double flux collective ou individuelle

    Ce système est pertinent dans le cas d’une rénovation globale uniquement.

    La ventilation double flux permet de récupérer une grande partie (>80%) de l’énergie de l’air sortant pour préchauffer l’arrivée d’air des logements. Les avantages de ce système est de consommer moins d’énergie, de filtrer l’air entrant, et d’augmenter le confort thermique. Toutefois ce système a plusieurs inconvénients, il faut changer les filtres régulièrement et créer un réseau de soufflage d’air et un réseau d’extraction, parfois difficile en rénovation.

  • VMC dans un bâtiment collectif : les solutions techniques

    VMC dans un bâtiment collectif : les solutions techniques

    En rénovation thermique d’habitat (isolation des parois opaques et vitrées), il est essentiel de maîtriser le renouvellement d’air du bâtiment, principalement pour des questions sanitaires. Les systèmes de ventilation sont nombreux et tous ne sont pas adaptés à la rénovation et au collectif. Quelle VMC préconiser ?

    Il existe plusieurs systèmes de ventilation possibles, cependant en rénovation énergétique il sera plus sensé de de se tourner vers des systèmes performants d’un point de vue énergétique, tels que la ventilation mécanique hygroréglable ou la ventilation mécanique double flux.

    LA VMC HYGROREGLABLE

    Elle voit son débit d’air varier en fonction de l’humidité intérieure, ce qui permet de garantir l’évacuation plus rapide en période d’occupation du logement, tout en limitant les gaspillages car réduisant la ventilation en cas d’inoccupation (ventilation adaptée aux besoins).

    Facile à poser et peu onéreuse, elle permet des économies du volume d’air renouvelé pouvant allez jusqu’à 30% par rapport à un système classique.

    Dans le cadre de la rénovation d’un bâtiment collectif, le passage d’une VMC classique à une VMC hygroréglable est avantageux mais nécessite un diagnostic préalable de la ventilation en place pour évaluer si le nouveau système peut être adapté.

    Remplacer un système de ventilation mécanique fixe (ou autoréglable) par un système de ventilation hygroréglable permet de réaliser des économies d’énergie si l’on considère le système dans sa globalité (changer uniquement les bouches d’extraction peut entraîner des contre-performances énergétiques).

    LA VMC DOUBLE-FLUX

    Ce système permet de limiter les pertes de chaleur inhérentes à la ventilation : il récupère la chaleur de l’air vicié extrait de la maison (jusqu’à 90% des calories) et l’utilise pour réchauffer l’air neuf filtré venant de l’extérieur. Un ventilateur pulse cet air neuf préchauffé dans les pièces principales par le biais de bouches d’insufflation.

    Cependant même s’il existe des ventilateurs à faible consommation, une VMC double-flux consomme environ 2,5 fois plus qu’une ventilation hygroréglable

    Dans la mesure où ce système de ventilation suppose de doubler le réseau de ventilation, il sera peu approprié pour remplacer une VMC existante dans le collectif.

    LES AUTRES SOLUTIONS

    Il existe également des solutions individuelles à intégrer dans le collectif qui peuvent être envisagées lors de la rénovation d’un lot unique, notamment la Ventilation Mécanique Répartie (VMR).

    Cette solution a été conçue pour la rénovation : ni conduits ni gaines à entretenir, mais un groupe d’extraction (avec ce que cela induit de contraintes esthétiques, acoustiques et d’encombrement). Chaque pièce d’eau accueille une VMR avec un petit ventilateur coté intérieur du mur et une grille anti-retour à l’extérieur. Egalement adaptable sur les fenêtres, la VMR peut être manuelle ou programmable, et dans la cuisine s’il y a une hotte, elle peut faire office d’extraction. Ce qui n’oblige plus qu’à mettre une VMR dans les toilettes et la/les salle(s) de bain. Concernant les entrées d’air, il s’agit de baguettes qui se posent sur les fenêtres. Il faut compter en moyenne 30m3/h de débit d’air par baguette. Le débit total des baguettes d’entrée doit être égal au débit total des sorties.

    Résumé :
    Les caissons de ventilation collective, simple ou double flux, sont maintenant équipés de moteurs dits « basse consommation » dont l’économie peut varier de 30 à 75%.

  • VMC dans un bâtiment collectif : conditions d’installation et règlementation

    VMC dans un bâtiment collectif : conditions d’installation et règlementation

    La maitrise du renouvellement de l’air d’un bâtiment est un point essentiel à prendre en compte lors de sa rénovation énergétique. Il s’agit d’une question de confort mais aussi et surtout d’une question sanitaire : un bâtiment mal aéré sera la proie du développement de divers champignons et bactéries, nocifs aussi bien pour les occupants que pour le bâti.

    Dans les logements collectifs anciens, le renouvellement de l’air est souvent insuffisant, très irrégulier et engendre des déperditions.

    Suite à des travaux de rénovation thermique d’un immeuble, les entrées d’air parasites ayant été comblées, le bâtiment devient alors étanche et nécessite donc des systèmes de ventilation mécanique contrôlée (VMC) afin de contrôler les débits d’air nécessaires aux conditions sanitaires des résidents.

    La VMC permet de renouveler l’air des locaux tout en maîtrisant le débit d’air nécessaire. L’air est introduit par les façades dans les pièces principales du logement, circule sous les portes intérieures par les couloirs, puis est extrait par des bouches d’extraction dans les pièces techniques. Le professionnel s’assurera du bon confort acoustique de la VMC, à savoir de la distance obligatoire de 8 mètres séparant le caisson VMC du premier ouvrant, de la bonne dépression derrière les bouches d’extraction à proximité du moteur et enfin du support sur lequel repose ce dernier.

     LA REGLEMENTATION

    Arrêtés du 24 mars 1982 et du 28 octobre 1983 : modalités d’application de l’article R.111.9 du CCH spécifiant les débits entrants et sortants à mettre en œuvre afin de renouveler suffisamment l’air des locaux. Ce renouvellement d’air peut être réalisé de manière naturelle ou mécanique.

    Arrêté du 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques thermiques des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles des bâtiments. Consommation maximale VMC : 0,25 wh/m³ par ventilateur.

    Arrêté du 3 mai 2007 relatif aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des bâtiments existants : Art. 36 – Les auxiliaires de ventilation installés ou remplacés dans les locaux d’habitation devront présenter une consommation maximale de 0,25 Wh/m3 par ventilateur, qui peut être portée à 0,4 Wh/m3 en présence de filtres F5 à F9 (Filtre à air haute efficacité).

    Arrêté du 30 juin 1999 relatif aux caractéristiques acoustiques des bâtiments d’habitation (JO du 30 juillet 1999).

    Arrêté du 30 mai 1989 relatif à la sécurité collective des installations nouvelles de ventilation mécanique contrôlée auxquelles sont raccordés des appareils utilisant le gaz combustible ou les hydrocarbures liquéfiés.

    Arrêté du 31 janvier 1986 relatif à la protection contre l’incendie des bâtiments d’habitation.

    Arrêté du 25 avril 1985 relatif à la vérification et à l’entretien des installations collectives de VMC gaz.

    ATTENTION ! La présence d’un appareil à gaz (chaudière, chauffe-eau, ou autre) implique de respecter toutes les règles de sécurité quant à l’alimentation en air comburant de ces appareils et à l’évacuation des produits de combustion.

    CONDITIONS PREALABLES A L’INSTALLATION

    Afin de limiter les pertes d‘énergie, des conditions préalables à l’installation (établies par le CETIAT – Centre Technique des Industries Aérauliques et Thermiques) sont requises :

    • Observation des conduits existants: il faut déterminer si les conduits existants peuvent accueillir les gaines de ventilation (état, nombre, étanchéité, emplacements, etc.).
    • Prise en compte du bâti: il est préférable que le passage à un système de VMC se fasse en même temps que le traitement d’isolation des parois (vitrées et opaques) afin d’améliorer l’étanchéité à l’air du bâtiment. Il convient tout particulièrement de vérifier l’étanchéité des portes palières et des coffres de volets roulants, ainsi que l’absence de vides ordures individuels.
    • Observation de l’environnement: l’exposition de l’immeuble au vent et au bruit doit être étudiée pour choisir le système le plus adapté.

    Pour ces observations, il est conseillé de se tourner vers un professionnel de la ventilation.

    Résumé :
    Pour en savoir plus consultez l’article VMC dans un bâtiment collectif : les solutions techniques.