Auteur/autrice : Benjamin Taïs

  • Formation au métier d’électricien : le CAP PRO ELEC

    Le CAP PRO ELEC est un Certificat d’Aptitude Professionnelle à la Préparation et à la Réalisation d’Ouvrages Electriques. Détails.

    OBJECTIFS

     

    • Acquérir des compétences professionnelles pour exécuter en toute sécurité, des tâches de niveau « ouvrier professionnel » sur des équipements et des installations courants faibles et courants forts (tableau électrique, disjoncteur, prises de courant, circuit éclairage, téléphonie, réseaux informatique et de communication, interphones, alarmes…) dans les domaines résidentiel et tertiaire ou des équipements industriels (armoires, coffrets…).
    • Intervenir sur des chantiers de construction ou de rénovation sous la responsabilité d’un chargé de travaux, dans le respect de la sécurité des biens, des personnes et de l’environnement.

     

     

    Formation au métier d’électricien : le CAP PRO ELECPERSONNES CONCERNÉES

     

    Les candidats doivent être âgés de 16 à 25 ans (15 ans sous certaines conditions).

     

     

    DURÉE DE LA FORMATION

     

    1 ou 2 ans : Le CAP PROELEC est accessible en 1 an pour les jeunes ayant un niveau terminale (enseignement général ou technologique).

     

     

    RYTHME DE L’ALTERNANCE

     

    L’enseignement par alternance à raison d’une semaine au centre de formation et d’une semaine en entreprise. La semaine en entreprise contribue à la formation du jeune en accentuant les connaissances théoriques en permettant l’acquisition du savoir-faire professionnel.

     

     

    TEST D’ENTRÉE

     

    Niveau minimum 3ème.

    • Dossier scolaire

    • Tests écrits (Français, Mathématiques, Logique et raisonnement)

    • Entretien de motivation

     

     

    PROGRAMME

     

    La semaine de cours peut par exemple comprendre les matières suivantes :

     

    Matières techniques et ateliers

    • Électrotechnique
    • Lecture de plans / dessin technique
    • Atelier de réalisation
    • Habilitation électrique
    • Technologie, schéma électrique
    • Expérimentation, mesures électriques
    • Mise en service, maintenance
    • Prévention, santé environnement

     

    Matières générales

    • Mathématiques
    • Sciences physiques / chimie
    • Français
    • Histoire / géographie
    • Anglais
    • EPS

     

     

    DEBOUCHES

     

    Vie active : électricien d’équipement. Nombreuses spécialisations rapidement accessibles par la pratique ou la formation continue (courants faibles, énergies renouvelables, réseaux extérieurs…).

    Poursuite des études : BAC PRO ELEEC en 2 ans (accès en première) ou BP IEE 2 ans.

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  • L’entreprise et son marché, demain

    Qu’il s’agisse de constructions neuves ou de rénovations, il demeure toujours un espace pour de nombreuses entreprises de taille artisanale, spécialement structurées pour rendre un service personnalisé aux particuliers (qu’il s’agisse d’immeubles collectifs, de maisons individuelles ou de magasins).

    marché de l'entreprise électricité

    HABITAT, PETIT TERTIAIRE : PROXIMITE ET SERVICE

     

    Leur aspect et leur activité évoluent, marquant une rupture avec l’entreprise artisanale d’hier et même d’aujourd’hui :

    • moins de câbles à installer (développement des liaisons non filaires, préfabrication des cloisons incluant les passages des câbles, « modularisation »de tous les matériels),
    • peu ou pas de matériels à vendre, les appareillages étant achetés directement par le particulier

    Le rôle de ces entreprises s’oriente progressivement vers la prescription, l’adaptation, la coordination de l’ensemble. Leur compétence devant s’exercer sur un territoire inoccupé par la grande distribution avec laquelles s’organise déjà des partenariats (réseaux d’installateurs affiliés). A ce titre une bonne connaissance des matériels et techniques annexes (installations audiovisuelles, de confort, équipements de sécurité, petite climatisation, etc.) est indispensable, tout autant qu’un sens aigu du service.

     

     

    TERTIAIRE ET INDUSTRIE : TECHNICITE, INTEGRATION, OFFRE GLOBALE

     

    Une segmentation assez nette apparaît entre entreprises proposant des prestations à forte valeur ajoutée intellectuelle (ingénierie, maintenance de système, service, …) et d’autres organisées de plus en plus méthodiquement pour répondre au mieux à des besoins de prestations d’installation. Face à cette nouvelle situation, les entreprises entament un mouvement de réorganisation prenant en compte deux fonctions :

    • la fonction  » essentielle  » de conception, d’études, de conseil et de contrôle de la qualité, assurée par un nombre relativement réduit d’ingénieurs, de techniciens et de conducteurs de travaux formant un  » noyau dur « , stable et permanent ;
    • la fonction d’exécution assurée, à la demande, selon les besoins de l’entreprise, par des équipes internes, des intervenants extérieurs, autres entreprises, intérimaires.

    L’assemblage de ces approches a donné naissance à des nouveaux concepts de contrats offrant des réponses globales à des familles de besoins du client, multi technique (intégrant les prestations de plusieurs lots techniques : génie électrique, génie climatique), multiservices (intégrant les prestations de plusieurs lots techniques et des prestations de services complémentaires : courrier, accueil, gardiennage, nettoyage, etc.), Facilities Management (gestion avec responsabilité unique, de biens ou d’activités supports, nécessaires à l’exercice du métier principal) avec comme objectif, le meilleur rapport qualité/coût global.

     

     

  • Marché de la sécurité incendie

    Un système de sécurité incendie sert à collecter des informations, les traiter puis effectuer les fonctions nécessaires à la mise en sécurité du bâtiment face aux risques d’incendie.

    SYSTEMES ET MATERIELS MIS EN ŒUVRE

     

    Eclairage de sécurité

    – Blocs autonomes d’éclairage de sécurité

    – Blocs d’évacuation, blocs phares adressables

    – Blocs autonomes d’éclairage d’habitation

    – Blocs autonomes portable

    Sources centrales

    – Centrale pour BAES adressables

    – Centrale de gestion

    Accessoires

    – Encastrements, signalétique, protections

    Systèmes de détection incendie (SDI)

    – Détecteurs automatique d’incendie

    – Déclencheurs manuels : (DM)

    – Coffret à membrane déformable, bris de glace

    – Équipement de contrôle et de signalisation

    – Indicateurs d’action, tableau de signalisation

    Système de mise en sécurité incendie (SMSI)

    – Dispositifs actionnés de sécurité (DAS)

    – Centralisateur de mise en sécurité incendie (CMSI)

    – Dispositifs adaptateur de commande (DAC)

    – Diffuseurs sonores, blocs autonomes d’alarme sonores

    – Ventouse électromagnétique, pour issues de secours

    Réseaux, Communication

    – Bus de terrain propriétaire, liaison RS 232

    – Terminal d’exploitation (ordinateur et logiciel)

     

     

    QUELQUES REPERES SUR LE MARCHE

     

    Taux d’équipement :

    Le taux d’équipements des immeubles professionnels en systèmes de sécurité incendie est évalué à 28% en France.

     

    Développement du marché :

    Le marché de la sécurité incendie est en croissance régulière depuis 1990.
    En dehors des installations neuves, il existe un marché de renouvellement qui s’appuie sur la réglementation.

     

    Tendance technologique :

    Nouvelles réglementations de plus en plus exigeantes en matière d’équipements.
    Augmentation des possibilités de détections précoces et sélectives

     

     

    LES ACTEURS DE LA CONCEPTION ET DE L’INSTALLATION DE SYSTEMES DE SECURITE INCENDIE

     

    Profils

    Formation – Compétences

    Chargés d’affaires

    – Analyse des besoins

    – Connaissance du marché, des principaux constructeurs et produits

    – Mise en adéquation besoins – budget – exigences de sécurité et de fonctionnement

    – Contrat de maintenance

    Techniciens de chantiers et de bureaux d’études

    Chefs de chantiers

    Conducteurs de travaux

    – Analyse des sites, des bâtiments et des équipements

    – Constitution générale d’un système de sécurité incendie

    – Connaissance du marché de la sécurité incendie, des lois, textes réglementaires et normes utilisées

    Connaissance des types et classement des établissements recevant du public (ERP),

    – Connaissance de la réglementation concernant l’éclairage de sécurité, les systèmes de détection incendie et des alarmes techniques.

    – Maintien en en fonctionnement un SSI d’un bâtiment dans le respect de la réglementation et des normes en vigueur

    – Installation, câblage, paramétrage

    – Réception de l’installation

    – Habilitation des personnes

    – Optimisation de l’installation, Procédures, contrôles et essais – Réception de l’installation

    – Habilitation des personnes

    – Optimisation de l’installation, Procédures, contrôles et essais

     

  • Marché de la détection intrusion

    Les systèmes de détection intrusion sont mis en œuvre pour assurer la protection des biens et des personnes vis-à-vis des risques d’intrusion et d’agression.

    SYSTEMES ET MATERIELS MIS EN ŒUVRE

     

    Équipement de supervision

    – Ordinateur (local ou distant) associé à un logiciel

    Poste central d’un système

    – Centrale d’alarme utilisant la transmission filaire, bus ou radio

    Équipements reliés à la centrale

    – Détection périphérique : Barrière infrarouge, détection de clôture, câble enterré, barrière hyperfréquence, cellule photo électrique

    – Détection périmétrique : Détecteur d’ouverture, de rideau, de chocs, sismique.

    – Détection intérieure : Détecteurs infrarouge passif, hyperfréquence, bi volumétrique, ultrasons – Signalisation : Sirène intérieure et extérieure – Alarme lumineuse intérieure et extérieure, transmetteur téléphonique

    – Exploitation : Boîtier de contrôle de mise en sécurité, de marche / arrêt, de lancement de temporisation, de shunt et buzzer de report d’alarme

    – Contrôle : Contrôleur, enregistreur

     

     

    QUELQUES REPERES SUR LE MARCHE

     

    Taux d’équipement :

    Le taux d’équipements des immeubles professionnels utilisant des systèmes de détection intrusion est évalué à 16% en France.

     

    Développement du marché :

    Le domaine de la détection intrusion est un marché évolutif. Cela est dû au développement du marché des entreprises en raison des aspects normatifs.

    Après avoir longtemps stagné, le marché résidentiel est en expansion sensible depuis 2001, le gimalarme (syndicat regroupant les principaux fabricants de matériel électronique de sécurité) a noté une hausse du CA de l’activité intrusion de 17,3% du premier 2001 au premier semestre 2002).

     

    Tendance technologique :

    • On assiste à une intégration de plus en plus importante des microprocesseurs et donc une augmentation du nombre de zones de couverture.
    • Les progrès de l’électronique permettent une miniaturisation croissante.

     

     

    LES ACTEURS DE LA CONCEPTION ET DE L’INSTALLATION DE SYSTEMES DE DETECTION INTRUSION

     

    Profils

    Formation – Compétences

    Chargés d’affaires

    – Analyse des besoins

    – Connaissance du marché, des principaux constructeurs et produits

    – Mise en adéquation besoins – budget – exigences de sécurité et de fonctionnement

    – Contrat de maintenance

    Techniciens de chantiers et de bureaux d’études

    Chefs de chantiers

    Conducteurs de travaux

    – Constitution générale d’un système d’alarme – Les centrales d’alarme et / ou d’alerte

    – Les actionneurs de dissuasion : Sirènes intérieures ou extérieures

    – Les dispositifs de mise en service de l’installation.

    – Sécurité intrusion : Connaître les différentes détections (périphérique, périmétrique, volumétrique, ponctuelle) et les différents détecteurs (barrières, détecteurs d’ouverture, chocs, vibrations, bris de glace, volumétriques).

    – Analyse des sites, des bâtiments et des équipements – Connaissance de la réglementation, des normes, des produits pour la sécurité des accès et de la vidéo sécurité

    – Installation, câblage, paramétrage

    – Réception de l’installation

    – Habilitation des personnes

    – Optimisation de l’installation, Procédures, contrôles et essais

     

  • Marché du contrôle d’accès

    Le contrôle d’accès est un ensemble de moyens permettant de s’assurer que l’accès à des espaces physiques ou des points névralgiques, mettant en jeu la productivité, les données confidentielles ou l’image de l’entreprise soit réservé à des personnes identifiées et ne pouvant constituer de menace pour celle-ci.

    SYSTEMES ET MATERIELS MIS EN ŒUVRE


    Poste central :

    – Ordinateur, Unité centrale et de traitement réparti

    Automate

    Logiciels :

    – Configuration et visualisation de l’installation

    – Réalisation de plannings, d’horaires, de rapports et de journaux

    – Traitement des informations (individuel ou collectif)

    – Gestion des alarmes et des détenteurs de cartes

    – Informations apportées sur l’état actuel de l’installation

    Possibilité d’obtenir des informations sur l’installation à l’aide d’Internet ou d’Intranet. (Réseau interne ou externe)

    Équipements de protection :

    – Lecteurs :

    . De proximité, à infrarouge, main libre, radio, magnétique, à puce

    . Code barre, effet Wiegand, empreinte digitale avec clavier ou écran

    – Cartes de proximité, wiegand, magnétiques, à puces

    – Serrure électronique, à pêne et gâche magnétique, à code mécanique

    – Digicode, télécommande radio, claviers à codes électroniques

    – Lecteur de contrôle d’accès par clé électronique, interrupteur à clé

    – Contrôleur de porte, Équipements radio

    Communication :

    – Bus de terrain, modem, liaison RS 232, RS 485

     

     

    QUELQUES REPERES SUR LE MARCHE

     

    Taux d’équipement :

    Le taux d’équipement des immeubles professionnels utilisant des systèmes de contrôle d’accès progresse régulièrement. Il est évalué à 18% en France.

     

    Développement du marché :

    Le marché du contrôle d’accès progresse, notamment en raison du sentiment d’insécurité dans les entreprises, de leur volonté de protection de leur patrimoine et des risques liés au piratage d’intelligence. Les collectivités participent également au développement de ce marché qui devrait connaître une croissance annuelle de l’ordre de 10% pendant les cinq prochaines années. (Source : Salon APS 2001)

     

    Tendance technologique :

    • Apparition des systèmes intégrés dans la gestion de temps
    • Développement de la biométrie
    • Accroissement important du marché de renouvellement.

     

     

    LES ACTEURS DE LA CONCEPTION ET DE L’INSTALLATION DE SYSTEMES DE CONTROLE D’ACCES

     

    Profils

    Formation -Compétences

    Chargés d’affaires

    – Analyse des besoins

    – Connaissance du marché, des principaux constructeurs et produits

    – Mise en adéquation besoins – budget – exigences de sécurité et de fonctionnement Contrat de maintenance

    Techniciens de chantiers et de bureaux d’études

    Chefs de chantiers

    Conducteurs de travaux

    – Analyse des sites, des bâtiments et des équipements

    – Techniques et méthodes de détection et d’identification

    – Gestion des flux, des temps et des événements

    – Modes de transmission des informations et traçabilité

    – Connaissance des différentes détections et détecteurs

    – Connaissance de la réglementation, des normes, des produits pour la sécurité des accès et de la vidéo sécurité

    – Installation, câblage, paramétrage

    – Réception de l’installation

    – Habilitation des personnes

    – Optimisation de l’installation, Procédures, contrôles et essais

     

     

  • Marché de l’électricité : les facteurs de changement

    Le développement des groupes alliant stratégies industrielles et stratégies financières a modifié substantiellement le tissu de PME qui existait auparavant dans ce secteur. Les nombreuses entreprises qui se sont intégrées à ces groupes se conçoivent désormais comme des  » centres de profit  » conservant une certaine autonomie mais agissant en fonction d’une stratégie d’ensemble.

    CONCENTRATION ET INTEGRATION

     

    La concentration s’opère aussi bien horizontalement que verticalement :

    • avec les grands groupes de BTP, les entreprises générales.
    • avec d’autres acteurs de la filière électricité et les groupes se développant dans le domaine des réseaux.
    • corrélativement à l’ouverture totale du marché de l’énergie en Europe en juillet 2004 pour les clients professionnels et collectivités locales puis pour 2007 pour les particuliers

     

    marché de l'électricité

    REGLEMENTATION ET NORMALISATION

     

    L’environnement réglementaire et normatif des entreprises est en plein mouvement, notamment dans le sillage de l’harmonisation européenne. En imposant leur adaptation à de nouvelles conditions, il contribue à la restructuration de l’offre.

    La technique est plus que jamais un passage obligé du professionnalisme. Une loi a été votée en juillet 1996 restreignant les possibilités d’accès à la profession par l’exigence d’une qualification minimale.

    Dans le domaine de l’hygiène et de la sécurité, de nombreux textes sont apparus durant la dernière décennie imposant aux entreprises un effort permanent d’analyse et d’organisation. L’aménagement du temps de travail a contribué à une réorganisation du fonctionnement des entreprises en réseau de compétences.

    L’apparition de la Qualité a été également un évènement marquant des dernières années. Dès 1993, suite à la création par l’AFAQ (Association Française pour la Qualité) d’un Comité travaux électrique les entreprises ont obtenu la possibilité de postuler à la certification qualité ISO 9000, de plus en plus demandée par les donneurs d’ouvrage lors des appels d’offres.

    L’évolution a été rapide puisqu’en de nombreuses entreprises principalement moyennes ou grandes sont désormais détentrices d’une certification. Quand bien même la conjoncture difficile a retardé les échéances, l’introduction de l’assurance qualité hors du périmètre de la culture industrielle, est désormais une tendance lourde dont les effets structurants sont loin d’être négligeables. La rupture avec la tradition orale du bâtiment est à cet égard une des premières transformations remarquables.

    LA FORMATION


    Les entreprises d’équipement électrique forment, et de plus en plus. Elles sont parmi les corps d’état du bâtiment les plus nombreuses à accueillir des jeunes en apprentissage. Elles consacrent en moyenne 4 % de leur masse salariale à leur budget formation à comparer aux 2 % exigés par la loi. Elles recourent également de plus en plus à la formation continue.

    Quant aux filières de formations, elles se diversifient et tendent d’une manière générale à élever le niveau des études dans les directions :

    • technique (conception, gestion d’un chantier, exécution, maintenance).
    • connaissances liées aux courants faibles (électronique, informatique).
    • efficacité personnelle (communication, adaptation à des équipes autonomes et décentralisées, gestion du travail).

     

    Déjà sensible, la diffusion de nouvelles compétences dans la plupart des entreprises confirme l’évolution vers une valeur ajoutée reposant sur la conception, sur l’intégration à des configurations spécifiques et sur le service. Une évolution qui n’exclut pas un besoin toujours important de disposer dans les entreprises de compétences de production.

     


    LES TECHNOLOGIES NUMERIQUES DE COMMUNICATION

     

    Quelles que soient leurs spécialités, les entreprises ont assisté à la transformation de leur activité par le développement généralisé des technologies dites de la communication.

    Certaines entreprises d’équipement électrique se sont déjà engagées pour compter parmi les acteurs de ces technologies qui génèrent des marchés importants d’ingénierie et d’installation d’équipements (Câblage, réseaux, Gestion Technique du Bâtiment, …). De nouvelles offres concrétisent le rapprochement des univers autrefois très segmentés des équipements électriques et des équipements de télécommunications. En témoigne l’irruption de nouveaux concepts à forte connotation de services comme le « netbuilding » ou les « télécom services ».

    Par ailleurs, ces entreprises deviennent aussi des utilisateurs de ces technologies (échanges de données numérisées, services en ligne, transmission de données à hauts débits, …) ce qui modifie la nature de leurs rapports avec leurs fournisseurs, clients et partenaires.

    Consciente de cette évolution, la CSEEE a encouragé les travaux d’un groupe d’entrepreneurs qui ont débouché sur la création en 2001 d’un syndicat national SVDI ouvert aux entreprises spécialisées dans les domaines GTB, réseaux informatiques, supervision.

    Les maillages qui se tissent (relations internationales, transversales entre corps d’état, co-traitance, sous-traitance) font évoluer progressivement la physionomie du secteur.

     

  • Les chiffres clés du secteur de l’équipement électrique

    En métropole, les entreprises de 500 salariés et plus, représentent à elles seules 36% de l’ensemble des salariés. En Ile-de-France. Le regroupement des salariés vers les grandes entreprises est très fort : Ainsi, on estime à 65% les salariés occupés dans les entreprises de 500 salariés et plus.

    équipement électrique

    UNE DEFINITION

     

    Point de départ : la définition des travaux d’installation électrique dans la nomenclature d’activité française (Code NAF 453A ).

    « Travaux d’installation électrique en toute tension : éclairage, chauffage, des systèmes d’alimentation de secours, câblage des installations téléphoniques, informatiques et bureautiques, installation des matériels téléphoniques d’abonnés. Montage des ascenseurs, monte-charge, escaliers mécaniques et trottoirs roulants, installation des systèmes d’alarme et de surveillance, montage des antennes d’immeubles et paratonnerres. corps d’état électricité ».

    Le périmètre de l’équipement électrique peut s’étendre au-delà de cette définition (entreprises multi-activités ou domaines connexes)

     

    L’équipement électrique est un corps d’Etat technique du Bâtiment

    Il représente environ 16% du volume de travaux de Bâtiment :

    • c’est le 1er corps d’état du second œuvre
    • c’est le 2ème corps d’état après la construction (gros œuvre)

     

     

    LES EFFECTIFS

     

    En France

    Pour plus de réalisme, nous vous proposons ci-dessous des fourchettes d’effectif. En effet, les chiffres varient suivant les sources statistiques (INSEE, GARP, DAEI, FFB, UNEDIC, ONTSE). Cela s’explique par les méthodes de calculs qui prennent différemment en compte certains critères (distinction siége sociaux – sites, activité réalisée partiellement en électricité, lots, part travaux publics, part des équipements thermiques, sous-traitance d’entreprises d’autres codes NAF, etc).

    • Entre 31.500 et 35.000 entreprises ou artisans
    • 220.00 à 235.000 actifs
    • Représentant globalement un marché estimé à 27,6 milliards d’euros de C.A. en 2011 (Travaux extérieurs inclus).

     

    En région Ile de France

    • Entre 5 900 et 6 300 entreprises ou artisans
    • 44.000 à 48.00 actifs
    • Représentant globalement un marché estimé à 5,7 milliards d’euros de C.A. en 2011

     

    Le secteur de l’installation électrique se compose d’entreprises de tailles très diversifiées

    • Sur l’ensemble du territoire français, les petites entreprises d’installation électrique sont nombreuses. 85% d’entre elles occupent moins de 6 salariés.
    • Les chiffres d’affaires les plus importants sont réalisés par des « majors » filiales des grands groupes de l’industrie électrique ou du BTP.

     

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  • Les prestations de l’entreprise d’électricité

    Les prestations de l’entreprise se détaillent en plusieurs phases : l’étude-conception, la réalisation et l’exploitation-maintenance. Quelles sont les caractéristiques de ces différentes phases ?

    prestations de l'entreprise électricité

    ETUDE- CONCEPTION

     

    La phase étude- conception permet à l’entreprise de déterminer un coût pour un ensemble de prestations et matériels détaillés dans le cahier des charges. Dans ce document, le maître d’ouvrage exprime son besoin en termes de fonctions, de services et de contraintes. Y sont également définis des critères qualitatifs d’appréciation accompagnés d’une évaluation permettant d’en situer le niveau quantitatif. Le rôle du cahier des charges est de formuler les besoins et de déterminer les exigences techniques qui en découlent en fixant les conditions d’un contrat. L’étude peut être réalisée soit par un Bureau d’Etude, soit externe, soit intégré à l’entreprise d’installation.

     

    Notons que pour le professionnel installateur, une bonne connaissance et compréhension des besoins du client et de ses motivations est nécessaire pour faire l’analyse du système et déterminer les stratégies d’offre. D’où l’importance de son rôle de conseil auprès du client ou de ses représentants, tant sur les matériels que sur les services associés.

     

     

    prestations de l'entreprise électricité

    REALISATION

     

    C’est la phase opérationnelle durant laquelle l’entreprise va agir sur le chantier. En environnement bâtiment, le planning sera le plus souvent déterminé en fonction de l’intervention des autres corps d’état.

     

    En environnement industriel, la planification sera plutôt calquée en fonction de l’activité. Les équipes vont préparer les matériels et réaliser les connexions et montages nécessaires selon les schémas et plans qui auront été préétablis.

     

    • La phase réalisation est la résultante d’une analyse de plus en plus fine à réaliser du fait :
      de la dualité courants forts – courants faibles
    • de la coexistence du numérique et de l’analogique
    • de la polyvalence et de la multifonctionnalité des matériels électriques paramétrables et communicants

     

    Elle exige donc un assemblage de compétences.

     

     

    prestations de l'entreprise électricité

    EXPLOITATION – MAINTENANCE

     

    La conception de systèmes flexibles, évolutifs et ouverts a accru l’importance des phases situées après la réalisation. L’apparition de nouveaux besoins liée à l’accroissement permanent des performances des matériels et des technologies, particulièrement dans le domaine des courants faibles, tend à réduire le cycle de vie moyen de certaines composantes des installations.

    Par ailleurs, la complexité des systèmes très performants d’aujourd’hui augmente d’autant leurs causes de vulnérabilité.

    L’entreprise est appelée de plus en plus souvent à suivre l’exploitation de l’installation à travers les actions suivantes :

    • vérification
    • inspection technique et entretien
    • dépannage et réparation du système
    • modification et rénovation du système
    • communication, information et formation du client.

     

    De plus en plus forte, l’activité de maintenance se décline désormais sous diverses formes :  

    • maintenance de routine : opérations simples pouvant être effectuée par du personnel sans qualifications particulières,
    • maintenance préventive ou systématique : selon critères prescrits ou planification,
    • maintenance prévisionnelle ou conditionnelle : suivant analyse de paramètres de fonctionnement ou prévisions,
    • maintenance corrective : remise en état après détection d’une panne.

     

  • Demain, de nouvelles offres, de nouveaux métiers

    Les technologies évoluent, les manières de vivre et de travailler changent, le marché de l’énergie est en pleine transformation et tout cela n’est pas sans conséquences sur le métier des entreprises. Petit à petit, la logique du client, donc du consommateur remplace celle du producteur. Pour l’entreprise d’équipement électrique de nouvelles directions s’ouvrent vers une gamme de prestations complémentaires pour simplifier la vie du client, lui faire gagner du temps, de la commodité, diminuer ses risques et ses problèmes.

    réseaux électriciens

    Le modèle qui émerge actuellement consiste à offrir un ensemble de prestations en alliance avec d’autres prestataires en s’organisant en réseau. 

    Plusieurs formes de réseaux peuvent être identifiées :

    • Réseaux de spécialité : constitué d’entreprises détenant des savoirs-faire dans des activités complémentaires.
    • Réseau de partenaires : entreprises liées par une démarche commerciale commune.
    • Réseau opérateurs : entreprises pouvant proposer à la clientèle un service complet : installation et énergie incluant finances, assurances et service après-vente.
    • Réseau technical (selon la terminologie anglo-saxonne) : électricité, génie climatique, plomberie.
    • Réseau de mise en commun de moyens : permettant la mutualisation de certaines tâches administratives ou de main-d’œuvre technique d’exécution.

    Sur la base de ses organisations de nouvelles formes d’offres commencent à apparaître et proposent une nouvelle intégration des métiers :

    • Le concept multitechnique associe les prestations de plusieurs lots techniques : génie climatique, génie électrique, etc.
    • Le concept multiservices associe les prestations de plusieurs lots techniques et des prestations de services complémentaires : courrier, accueil, gardiennage, nettoyage, etc.
    • Le Facilities Management propose un mode d’organisation qui consiste à regrouper, sous une responsabilité unique, la gestion de biens ou d’activités nécessaires à l’exercice du métier principal d’un client ou d’un organisme.

    Quoi que réserve l’avenir, la mutation des entreprises est en route. Elle permettra d’ajouter à la dimension d’un métier technique, celle d’un métier de service.

  • Métier : monteur-électricien en réseaux de distribution

    Le travail de ce professionnel s’organise autour de deux grandes activités : réaliser les raccordements en réseau électrique et entretenir, réparer, améliorer;

    monteur-électricien en réseaux de distribution



    Réaliser les raccordements au réseau électrique.


    Les branchements, qui consistent à amener le courant du réseau de distribution EDF jusqu’à la propriété du client, restent l’une des tâches principales du monteur-électricien. A l’intérieur des bâtiments (logements, bureaux, etc.), il installe ou remplace le compteur, assure la pose du disjoncteur et procède à leur mise en service. Les interventions au-delà du compteur électrique sont de la compétence et de la responsabilité de l’électricien du bâtiment.

    Entretenir, réparer, améliorer.

    Le monteur-électricien vérifie régulièrement l’état des équipements du réseau de distribution EDF : visites des lignes et des postes électriques. Lorsque le fonctionnement des installations est interrompu, il recherche l’origine de la panne. Une fois celle-ci localisée, il procède à la mise hors-tension du tronçon électrique défectueux en manœuvrant des interrupteurs ou des sectionneurs. Il entreprend alors les réparations qui s’imposent : remplacement d’un câble, d’un isolateur ou d’un appareillage, consolidation de supports accidentés. Il effectue toutes ces opérations en respectant scrupuleusement les procédures de sécurité. Les tâches d’entretien courant font également partie de son travail : nettoyage des postes électriques, peinture de pylônes, désherbage ou élagage.  
    Enfin, il améliore en permanence les performances du réseau afin de mieux répondre aux besoins des usagers : par exemple, mise en place d’un transformateur pour alimenter les habitations d’un nouveau lotissement.