Auteur/autrice : Benjamin Taïs

  • Electricité : quelles conséquences en termes d’assurance ?

    L’arrivée du diagnostic électrique au 1er janvier 2009 nécessite que vous soyez assuré dès cette date. Afin de ne pas être pris au dépourvu, pensez dès maintenant à vérifier auprès de votre assureur que vous êtes bien couvert pour exercer ce diagnostic dans ce domaine de précision !

    Assurer le diagnostic électrique

    Dans les préparatifs pour le 1er janvier 2009, un réajustement dans toutes les branches du métier de diagnostiqueur immobilier est à prévoir. Il est donc important de connaître les changements que cela implique au niveau de l’assurance (évaluation des risques, coût, matériels, responsabilité civile…).

    EVALUATION DES RISQUES

    Dans le domaine du diagnostic immobilier, l’arrivée de toute nouvelle réglementation et du diagnostic qui en découle est analysée par les assureurs afin de déterminer d’une part les risques de sinistralité engendrés par ce nouveau diagnostic et d’autre part, le cas échéant, la prime « supplémentaire » à appliquer face à ces nouveaux risques.

    En tout état de cause, si le nouveau diagnostic est réglementé (article L 271-4 du Code de la Construction et de l’Habitation), il est indispensable que le professionnel réponde aux exigences de loi (article L271-6 du CCH), à savoir : être certifié, avoir une organisation et des moyens appropriés, et être impartial et indépendant.

    COUT

    La majoration de la prime d’assurance dépend de l’analyse, faite par l’assureur, du nouveau risque.

    Certains assureurs peuvent ainsi appliquer une majoration de prime tandis que d’autres estimeront que l’aggravation des risques n’est pas réelle ou pas suffisante pour justifier une telle majoration.

    MATERIEL ET RESPONSABILITE CIVILE

    L’arrivée d’un nouveau diagnostic implique l’utilisation de nouveaux matériels qu’il est vivement recommandé d’assurer.

    L’offre de garanties dite « Bris de Machine » couvrant les risques de bris et de vol des matériels professionnels du diagnostiqueur immobilier répond à cette attente.
    Les garanties sont définies par tranches de montant auxquelles correspondent des primes forfaitaires.

    Par ailleurs, en ce qui concerne la responsabilité civile, il apparait comme impératif de s’assurer afin de protéger à la fois le diagnostiqueur immobilier et son patrimoine mais aussi le client.

    Dans ce domaine, le Code de la Construction et de l’Habitation fixe les minimums de 300 000 € par sinistre et 500 000 € par an.

    La réglementation du diagnostic électrique est stricte, elle oblige les diagnostiqueurs immobiliers à être assuré. L’arrivé du nouveau diagnostic électrique donne l’occasion de faire le point avec son assureur afin de se garantir la meilleure protection possible et de travailler en toute sérénité.

    Résumé :
    Certains assureurs proposent des offres de garanties spécifiques pour les diagnostiqueurs immobiliers dans lesquelles toutes les activités de diagnostic immobilier sont garanties, où les montants de garanties sont adaptés à chaque situation et les primes forfaitaires définies par tranches de chiffre d’affaires et en fonction du montant de garantie choisi.

  • Louer le matériel nécessaire à l’obligation électrique

    Afin d’être opérationnel dès le 1er janvier 2009 pour le diagnostic électrique, il convient d’être équipé des outils adéquats est indispensables : avez-vous pensé à la solution locative ?

    Location de matériel

    L’acquisition de nouveaux matériels due à l’arrivée d’un nouveau diagnostic représente bien souvent un important investissement. Sur un marché en constante évolution, la solution de la location permet entre autres d’alléger le bilan de l’entreprise en préservant sa trésorerie et sa capacité d’emprunt.

     

     

     

     

    UN MARCHE EVOLUTIF

     

    L’arrivée de tout nouveau diagnostic immobilier implique l’utilisation d’un matériel non seulement adapté, mais aussi évolutif, à l’image du marché du diagnostic immobilier.

     

    Le matériel

    Les matériels comprenant de l’électronique et des logiciels embarqués sont amenés à être révisés régulièrement et mis à jour. Ils subissent des évolutions, notamment en ce qui concerne la communication avec les produits informatiques (transmission des mesures pour la réalisation du rapport)

     

    Les règlementations

    Le cadre légal, la nature et la précision des mesures, ou de nouvelles prestations, obligent le diagnostiqueur immobilier à toujours avoir un matériel aux normes, calibré et adapté.

     

    Le marché

    Obtenir de nouveaux marchés impose d’être rentable, efficace, productif… Au delà de l’organisation et de la formation, il convient de se munir d’un équipement performant.

     

    Rester au niveau d’exigence de ce marché engendre des investissements supplémentaires pouvant être lourds dans le budget. L’achat comptant, à crédit, ou le crédit bail, représentent des charges importantes, parfois bien visibles dans le bilan de l’entreprise.

     

     

     

    LA LOCATION : UNE SOLUTION SOUPLE

     

    Comme pour les autres diagnostics, il existe la solution, pour l’état des installations intérieures électriques, de la location du matériel adapté. Celle-ci présente l’avantage de bénéficier à la fois du matériel, des garanties, et d’options diverses, pour un loyer tout compris.

    L’évolution est possible à tout moment, tant en termes de matériel que de durée ou de coût. De plus, d’un point de vue comptable, il n’y a pas de sortie de trésorerie et cela n’apparaît pas dans le bilan.

     

    Dans le cas du diagnostic électrique, il faut bien sûr avant toute location vérifier la conformité du matériel avec la norme XP C16-600.

     

    Certains fournisseurs proposent des locations de kits, regroupant par exemple un contrôleur, un kit de sécurité, une perchette ainsi qu’une garantie étendue pour moins de 70 € HT par mois, ce loyer étant compensé dès l’origine par la facturation auprès des clients.

     

    Résumé :
    La comparaison entre la location et l’achat du matériel nécessaire à la réalisation du diagnostic électrique mérite d’être effectuée, d’autant plus que le marché du diagnostic immobilier est en constante évolution. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que le diagnostic électrique est très récent et par conséquent sujet à des ajustements éventuels.

  • Electricité : une nouvelle certification

    Diagnostiqueur compétent pour la réalisation  de l’« état des installations intérieures électriques »,  vous devez pour exercer faire reconnaître votre savoir-faire. En effet, à partir du 1er janvier 2009, vous devrez être certifié pour accomplir cette mission du Dossier de Diagnostic Technique. Présentation de cette certification.

     

    ORGANISMES CERTIFICATEURS

     

    Certification éléctrique

    Tout diagnostiqueur technique immobilier en exercice doit être en possession d’un certificat attestant de ses compétences.

     

    La certification est délivrée pour une durée de 5 ans par un organisme de certification accrédité par le COFRAC (COmité FRançais d’Accréditation), conformément aux prescriptions de la norme EN ISO/CEI 17024.

     

     

    Le diagnostiqueur fait ensuite l’objet d’une surveillance après 2 ans de certification au travers de l’analyse de rapports de diagnostics qu’il aura réalisés.

     

    Sachez auparavant que les organismes de formation proposent des sessions de préparation aux examens de certification qui mettent en situation d’examen théorique et permettent la révision des points incontournables de la norme XP C 16-600.

     

    Des tests gratuits sont également disponibles, par certains certificateurs, pour appréhender les compétences nécessaires.

     

     

    L’EXAMEN

     

    L’examen de certification de compétences des opérateurs de diagnostics comprend une épreuve théorique : QCM, (Questionnaire à Choix Multiples) et une épreuve pratique (mise en situation).

     

    La théorie :

     

    L’examen théorique sous forme de QCM  porte sur les exigences des arrêtés de « compétence » (bâtiment, matériaux, procédés, équipements, dispositifs réglementaires et normatifs, risque et sécurité).

     

    Le candidat dispose de 45 minutes pour un QCM de 40 questions de type « 3 réponses » ou de type « vrai/faux ». Ce QCM est constitué de questions tirées au sort de façon aléatoire à partir d’une bibliothèque de questions.

     

    Pour réussir un QCM, il est nécessaire d’obtenir une note globale de 12/20 (cette note peut dépendre du certificateur).

     

    La pratique :

     

    L’examen pratique met le candidat en situation de réalisation d’un diagnostic électrique, à partir de supports d’informations détaillées (descriptif du lieu, plan, descriptif des équipements et des installations, photos) permettant de comprendre le contexte.

     

    Cette situation de « terrain » est suivie d’une période de rédaction des conclusions de la mission.

     

    Des échanges verbaux  sont organisés afin que le candidat puisse apporter les informations nécessaires à l’examinateur pour juger de sa compétence technique.

     

    Cet examen pratique dure environ 1 heure (40 minutes pour la mise en situation, 15 minutes pour la rédaction du rapport et 5 minutes de debriefing).

     

    Avis de l’examinateur :

     

    Chaque exigence « compétences des personnes physiques » définie dans l’annexe 2 des arrêtés d’application est notée selon 3 niveaux : « satisfaisant », « à améliorer », «insuffisant».  L’examinateur formule un avis quant à la certification du candidat (favorable ou défavorable).

     

    Suivant le nombre d’exigences évaluées « Insuffisant » et l’avis de l’examinateur, l’examen est à repasser. Des sessions de rattrapage sont alors proposées.

     

    Résumé :

    Des diagnostics électricité sont déjà demandés pour les ventes qui auront lieu en 2009. Il est conseillé de penser à la certification dès maintenant afin d’éviter les tracas liés à la surcharge de dernière minute et pour un meilleur choix des dates et des lieux.

  • La formation électrique et ses enjeux

    D’ici quelques semaines, la profession de diagnostiqueur immobilier se complètera d’une nouvelle facette : le diagnostic électrique. Afin d’obtenir la certification nécessaire à l’établissement de ce nouveau diagnostic délicat, il parait indispensable d’être parfaitement formé.

    Dernière obligation en date dans le cadre du Dossier de Diagnostic Technique (DDT), l’Etat des installations intérieures d’électricité entrera en vigueur le 1erjanvier 2009 en cas de vente de tout ou partie d’un bâtiment à usage d’habitation lorsque l’installation date de plus de 15 ans. Il est défini par la norme XP-C 16-600. Comme tous les autres diagnostics il a pour but d’informer (rapport informatif sur l’état de l’installation) et de constater d’éventuelles « anomalies ».

     

     

    Formation au diagnostic électrique

    La formation à l’Etat des installations intérieures d’électricité, non obligatoire, est une étape non négligeable qui permet de limiter le risque d’erreurs et d’être plus productif sur le terrain.

     

    Elle est aussi et surtout un atout supplémentaire pour la réussite de la certification qui, elle, est obligatoire.

     

     

     

     

    LA FORMATION

     

    Les organismes de formation proposent désormais tous des formations spécifiques qui durent généralement 4 ou 5 jours. Au programme de la théorie :

     

    – Les lois générales de l’électricité (Tension, intensité, résistance, puissance),
    – Les effets du courant électrique sur l’organisme,
    – Les composants d’une installation électrique et les règles fondamentales de sécurité,
    – Les appareils électriques,

    – Méthodes d’essais et appareils de mesures,

    – Le diagnostic des exigences de sécurité, la présence ou l’absence d’éléments de protection, de matériels et de différents dispositifs

    – La rédaction d’un rapport.

     

    Puis la mise en application pratique des notions théoriques abordées : entraînements permettant d’acquérir les bons gestes, mises en situation favorisant également la maîtrise d’une bonne relation clientèle, la rédaction de rapport de diagnostic au travers d’exercices pratiques et concrets.

     

    Le coût de la formation est compris selon les organismes et suivant les prestations proposées entre 800 et 1500 € HT environ.

     

     

     

    OBJECTIF DE LA FORMATION

     

    A l’issue de la formation, les participants sont donc en mesure de réaliser un diagnostic technique d’installation intérieure d’électricité, (repérages, identification des constituants de l’installation, exécution de mesures et d’essais sur les différents éléments), de rédiger un rapport de diagnostic, de communiquer sur les objectifs, contenu et résultats du diagnostic, de s’exercer.

     

     

     

    BON A SAVOIR

     

    Il existe également des modules complémentaires à la formation de base, préparant par exemple :

    • aux examens de certification (mise en situation d’examen et révision de la norme XP C 16-600)
    • à l’habilitation électrique BR* (à la suite de cette formation, le stagiaire possède la connaissance des précautions à prendre pour éviter les accidents d’origine électrique).

     

    * L’habilitation est la reconnaissance, par son employeur, de la capacité d’une personne à accomplir en sécurité les tâches fixées ; la codification BR correspond au domaine de tension (B pour basse tension) et à la nature des travaux pouvant être réalisés (R pour intervention en basse tension). Une personne habilitée BR assure des interventions (dépannage, connexion avec présence de tension, essais et mesurages).

     

     

    Résumé :

    Le dernier né des volets majeurs du DDT nécessite une formation spécifique de quelques jours afin de bien conduire son diagnostic électrique et d’obtenir sa certification. Il est non négligeable de la planifier rapidement afin d’éviter l’encombrement des semaines précédant l’entrée en vigueur officielle.

  • Observatoire ventes & locations – par département septembre 2008

    Pour ce mois de septembre 2008, le rebond du nombre des mises en vente et location par département est significatif. Découvrez l’analyse et les valeurs par département.

    TENDANCE DU MOIS

     

    Globalement pour les mises en vente par département, nous retrouvons la tendance nationale d’augmentation par rapport au mois d’août dernier. Néanmoins certains départements comme la Dordogne ne suivent pas cette tendance. Vous trouverez ci-dessous le détail par département.

     

    Télécharger mises en ventes et locations par département

     

     

     

    UTILISATION DES CHIFFRES

     

    A partir de cet observatoire, vous pourrez comparer votre activité par rapport à la tendance des ventes et locations. Cet indicateur permet d’appréhender le volume d’activité à venir ainsi que vos parts de marché sur votre secteur.

     

     

    Résumé :
    Vous pouvez également retrouver le détail des mises en vente et location au niveau national avec les tendances : retrouvez notre article « Observatoire ventes & locations – France septembre 2008 ». Pour aller plus loin, vous pouvez lire notre analyse: « Diagnostic électrique : le marché et ses opportunités »

  • Observatoire ventes & locations – France septembre 2008

    Après la baisse normale des mises en vente et location en août 2008, nous constatons un rebond de ces deux éléments. Nous retrouvons les niveaux d’Avril 2008. Nous vous laissons découvrir ces nouveaux chiffres.

    TENDANCE DU MOIS

     

    Le mois dernier, nous concluions, compte tenue des niveaux élevés des mises en vente, d’une augmentation des stocks de logements. Pour le mois de septembre nous avons encore 52 038 mises en location ce qui correspond en rythme annuel à 624 456 mises en vente. Quand nous analysons ces chiffres dans le détail, il faut noter une baisse des mises en location de maisons individuelles, ce sont celle qui souffrent aujourd’hui le plus de la baisse de l’immobilier. Faut-il y voir un lien ou simple accident ?

    Le nombre de mises en location a faiblement augmenté en septembre 2008. Généralement quand les ventes diminuent les locations compensent cette baisse. Ce constat ne s’est pas traduit dans les chiffres pour le mois de septembre.

    Vous pouvez obtenir le détail des ventes et locations de votre département. Pour cela, il suffit simplement de s’inscrire gratuitement puis de se connecter avec son identifiant.

    Nous vous souhaitons une bonne analyse des ventes et locations sur votre département.

     

    TABLEAU DE BORD

     

    Ventes et locations en France

    Ventes et locations en France

     

    METHODOLOGIE

     

    Ces chiffres fournis par Immotracker sont issus de la centralisation quotidienne des petites annonces de ventes et locations fournies par les particuliers et les professionnels de l’immobilier.

    Sont comptabilisées sur un mois, les annonces mises en ligne sur le mois concerné. Ainsi dans le cas ou un bien serait mis en vente ou en location sur plusieurs mois, il sera comptabilisé uniquement le premier mois.

     

    Résumé :
    L’analyse de notre observatoire précise une forte augmentation des stocks de logements anciens à vendre. Pour aller plus loin, vous pouvez lire notre analyse: « Diagnostic électrique : le marché et ses opportunités »

  • Diagnostic électrique : Le marché et ses opportunités

    Dans un marché immobilier en crise, le diagnostic électrique arrive à point nommé pour venir soutenir le marché du diagnostic immobilier. Nous avons réalisé une étude fournissant les enjeux de ce marché et les clés de succès.

    Impact du diagnostic électrique sur le marché :

     

     

    L’apport du diagnostic électrique est loin d’être négligeable puisqu’il devrait amener environ 490 000 nouveaux diagnostics en 2009 (en tenant compte d’une baisse de nombre de vente immobilière de 25 %).

    Marché du diagnostic électrique

    Le nombre de diagnostics apporté par l’électricité représentera 12 % de l’ensemble des diagnostics obligatoires au 1er janvier 2009 (vente et location)

    Quand on le compare aux diagnostics vente il représentera pratiquement 25 % de l’activité transaction (en nombre).

    Pour les diagnostiqueurs exerçant une activité plus centré sur la transaction, cet apport sera donc très important.

    Compte tenue du temps pour réaliser un diagnostic immobilier, qui pourra dépasse l’heure d’intervention, et des investissements nécessaires (matériel, formation et certification), les diagnostiqueurs n’ont aucune raison de dévaloriser cette prestation.

     

    Il est cependant difficile d’estimer comment ce diagnostic se traduira en terme de chiffre d’affaires. Il faudra attendre de voir quelle sera la politique tarifaire des diagnostiqueurs sur ce sujet.

     

     

     

    Comment intégrer au mieux les différents métiers ? Matériel, logiciel, formation, certification et assurance :

     

     

    Le nombre de diagnostics obligatoires est désormais de 7, ce qui rend l’exercice du diagnostiqueur encore un peu plus délicate.

     

    Tout d’abord le diagnostiqueur doit se former et se certifier, ces deux éléments lui permettront la mise en production rapide de ce diagnostic électrique. C’est l’objectif d’une formation que de diminuer au maximum la courbe d’apprentissage terrain.

     

    Ensuite, pour augmenter la productivité, le choix du matériel, le plus efficace et « communiquant » avec le logiciel de saisi de diagnostic, devrait être décisif. L’efficacité de la tablette PC sera encore renforcée par ce septième rapport.

     

    La difficulté dans tout nouveau diagnostic est l’investissement qui est nécessaire avant même d’obtenir le chiffre d’affaire correspondant. Les solutions de financement permettront de mobiliser au minimum la trésorerie de la société.

     

    Pour toutes ces raisons, un nouveau diagnostic vient renforcer la professionnalisation de la filière. Les fournisseurs et prestataires de services de diagnostiqueurs jouent également de plus en plus un rôle de partenaire pour permettre à leurs clients de relever ce nouveau défi.

     

    Les choix des partenaires conditionneront fortement la productivité qu’auront les diagnostiqueurs dans la réalisation de leur diagnostic.

     

    La durée moyenne d’une intervention ne cesse de s’allonger du fait des nouvelles obligations, ce qui est plutôt une bonne chose pour la profession. Cela développera certainement dans les années à venir la généralisation des outils pour mieux suivre et piloter son activité, nous pouvons citer : logiciels de relation client ou de gestion de production, etc.

     

     

     

    L’offre : comment profiter au mieux de cette opportunité ?

     

     

    Nous avons vu que le diagnostic électrique mobilise trois des quatre compétences des diagnostiqueurs : techniques, administratives et de gestion. Il s’agit des éléments nécessaires pour délivrer aux clients et prescripteurs la meilleure prestation possible.

     

    La quatrième compétence, commerciale, permettra de transformer ce nouveau diagnostic en une véritable opportunité. L’arrivée d’une nouvelle prestation nécessite toujours une forte démarche commerciale pour expliquer à ses clients les enjeux de cette prestation et la raison de son coût. Cette démarche pour être la plus efficace possible doit intervenir avant la mise en production des nouveaux diagnostics. Meilleur sera cette démarche plus facilement le diagnostiqueur pourra augmenter son panier moyen et le justifier auprès de ses prescripteurs.

     

    Pour les prescripteurs la rencontre physique sera un gage de succès.

     

    Pour aller plus loin, retrouvez notre dossier sur le diagnostic électrique :

     

     

    Résumé :
    L’arrivée d’un nouveau diagnostic est toujours à la fois une opportunité et un risque. Ce septième diagnostic impose d’adopter une démarche toujours plus professionnelle et de s’armer des meilleures compétences. L’anticipation commerciale du marché du diagnostic électrique permettra de transformer ce nouveau marché en opportunité.

  • Les outils du diagnostic électrique

    L’arrivée du nouveau diagnostic électrique au 1er janvier 2009 suppose un équipement adapté aux niveaux matériel, informatique et sécurité. Alors pensez à vous équiper !

    Au 1er janvier 2009, le diagnostic électrique fera désormais partie des diagnostics règlementaires, il devra être établi lors de la vente d’un logement dont l’installation électrique date de plus de 15 ans. Afin de le réaliser dans les meilleures conditions, un équipement sûr, performant et homologué est nécessaire.

    MATERIEL : la prise des mesures

    Avant tout, il est indispensable de vérifier la conformité des appareils utilisés pour le contrôle de l’état des installations intérieures d’électricité avec la norme XP C16-600.

    Le diagnostic électrique exige un ensemble de mesures, elles sont à réaliser de façon organisée et rigoureuse. Les principales sont : la continuité, l’isolement, la terre (3P et boucle de terre), et le différentiel.

    Par ailleurs pour des raisons de sécurité il est important de toujours vérifier avant toute intervention et à l’aide d’un VAT (vérificateur d’absence de tension), que l’ensemble du logement n’est pas alimenté en électricité.

    Toutes ces mesures demandent un équipement spécifique et adapté à chacune d’elle : mesureur de continuité et d’isolement, mesureur de différentiel, mesureur de boucle de terre, mesureur de terre à piquets… Il existe donc différents types d’appareils, parfois regroupés sous forme de kit.

    Cependant étant déjà susceptibles d’effectuer six diagnostics obligatoires, les diagnostiqueurs immobiliers se retrouvent bien souvent surchargés de matériel, c’est pourquoi il existe des appareils « tout en un » permettant néanmoins de réaliser toutes ces mesures.

    LOGICIEL : interpréter et transmettre les mesures

    Le contrôle de l’état des installations intérieures d’électricité n’exige pas uniquement des prises de mesures, encore faut-il les interpréter et les transmettre au client.

    Certains logiciels permettent l’édition des rapports réglementaires et gèrent à la fois la saisie de l’ordre de mission et la récupération des données enregistrées dans l’appareil. De plus certains fournisseurs proposent une aide en ligne permettant par exemple de visualiser les schémas de branchements ou d’interpréter plus facilement les mesures prises.

    SECURITE : la protection individuelle

    Dans le domaine de l’électricité, il n’est que trop recommandé d’agir en toute sécurité, l’accident étant vite arrivé.

    Il est donc vivement recommandé aux diagnostiqueurs immobiliers voulant réaliser ce type de diagnostic de s’équiper au moins d’un VAT (vérificateur d’absence de tension), de gants isolants 500V, de tournevis isolés 500V et surtout d’un écran facial, les lunettes ne protégeant pas des arcs électriques.

    Il existe là aussi des « kits de sécurité », certains fournisseurs proposent aussi en complément d’autres types d’accessoires (perchette de contact télescopique, cordons pour raccordements…)

    Le diagnostic électrique engendre un essor du marché du diagnostic immobilier et requiert du professionnalisme. Choisir au mieux son matériel permettra d’être le plus réactif possible le moment venu, de travailler dans de bonnes conditions afin d’être performant et de se démarquer de la concurrence.

  • Observatoire des entreprises de diagnostiqueurs – septembre 2008

    Nous constatons une augmentation significative des entreprises en création, le nombre d’entreprises ayant moins de 3 diagnostiqueurs est encore fortement représenté. Une surprise ce mois-ci avec un grand nombre de diagnostiqueurs exerçant dans le Pays de Loire.

    ANCIENNETE DE L’ENTREPRISE

    53 % des entreprises de diagnostiqueurs sont en création, 27 % ont moins de un an et 20 % ont deux ans ou plus.

    Ancienneté de l'entreprise

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    NOMBRE DE DIAGNOSTIQUEURS DANS L’ENTREPRISE

     

    95 % des entreprises ont moins de 3 diagnostiqueurs.

    Diagnostiqueurs dans l'entreprise

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L’EFFECTIF DES ENTREPRISES

     

    93 % des entreprises ont moins de 3 personnes travaillant dans leur société.

    Effectif des entreprises

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    REGION

     

    Les trois régions fortement représentées sont : Ile de France, Rhône-Alpes et Pays de Loire.

    Les entreprises par région

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    METHODOLOGIE

     

    Ces chiffres sont issus de presque 200 inscrits en septembre 2008 sur le site infodiagnostiqueur.com.

  • L’étude de marché du diagnostiqueur immobilier

    L’étude de marché doit permettre de cerner parfaitement les enjeux de son secteur géographique. Elle permet ainsi aux diagnostiqueurs immobiliers de bien maîtriser la création d’entreprise, l’ouverture d’une nouvelle agence ou la mise en œuvre d’une nouvelle stratégie. Les points clés de l’étude de marché.

    Etude de marché

    L’étude de marché peut être réalisée directement par le diagnostiqueur ou par une société spécialisée. Sa réalisation n’est pas nécessairement complexe car il s’agit de faire preuve de bon sens.

    Quel est le potentiel commercial ? Qui sont les concurrents ? Les clients potentiels ?

    En ayant une bonne visibilité du marché de son secteur, il est ainsi possible de construire son offre (service et prix) et s’assurer la praticabilité de son projet.

     

     

     

    LE MARCHE : CHIFFRE D’AFFAIRE DU DEPARTEMENT TOUS DIAGNOSTIQUEURS CONFONDUS

     

     

    Pour obtenir le chiffre d’affaires potentiel du département, il s’agit de :

     

    Bien appréhender les obligations applicables sur son futur secteur

    Dans certains cas, les produits que vendus ne sont pas obligatoires : à l’exemple des diagnostics « termites ». Or, la conséquence peut être importante autant en termes de formation qu’en chiffre d’affaires.

     

    Estimer le parc de logements de son secteur

    Dénombrer les logements, la part construite avant 1949 (pour le plomb), la part de propriétaires et de locataires.

     

    Déduire le nombre de diagnostics par type

    Des chiffres obtenus, il conviendra d’évaluer le nombre de diagnostics « amiante », « plomb », « DPE »… pour la vente et pour la location.

     

     

     

    LA DEMANDE : CLIENTS ET PRESCRIPTEURS

     

     

    Il convient d’analyser la demande sous deux angles : celui des clients qui sont souvent directement les particuliers, et celui des prescripteurs (notaires, agents immobiliers) qui sont les donneurs d’ordres.

    Dans le second cas, il est important de les comptabiliser sur le département.

    Cette phase se réalise sous forme d’enquêtes ou d’interviews de manière à déterminer leurs attentes en matière de service et de prix.

    Avec qui travaillent-ils ? Sont ils prêts à travailler avec un nouveau diagnostiqueur ? Comment achètent-ils ? Pour les rapports se servent-ils de la signature électronique ? Etc.

    Cette analyse synthétique basée sur la demande va permettre de définir les tendances qui serviront à construire son offre.

     

     

     

    L’OFFRE PROPOSEE AUJOURD’HUI AUX CLIENTS ET AUX PRESCRIPTEURS

     

     

    Il s’agit d’étudier tous les acteurs présents sur le marché. Combien sont-ils ? Sur quel secteur géographique interviennent-ils ? Quels sont leurs services et à quel prix ?

     

    Les concurrents sont notamment :

     

    • Les autres diagnostiqueurs, concurrents directs
    • Les entreprises évoluant dans des domaines voisins : certaines entreprises interviennent dans cette activité comme les bureaux de contrôle, les architectes, les géomètres, etc.

     

    L’objectif étant d’obtenir la vision la plus complète possible de son marché afin de se positionner, de définir sa stratégie commerciale et son potentiel.

     

     

     

    DEFINIR SES OPPORTUNITES

     

     

    D’après le constat établi, le marché sur le département choisi est-il en développement ou en stagnation ? Que représente le marché en volume de vente ? Quel sera l’impact de l’évolution de la réglementation sur le chiffre d’affaires (par exemple l’obligation de l’apposition de l’étiquette énergétique sur les annonces immobilières dès janvier 2011).

     

    Quels sont les points sur lesquels s’appuyer pour assurer la réussite de son projet ?

     

    D’après certaines études de marché, le bas prix n’est pas l’attente première du client ou du prescripteur. De plus, fonder sa stratégie sur le tarif, c’est s’exposer à perdre le client si un concurrent propose un tarif moins cher.

    En revanche, il est préférable d’axer son offre sur le service, d’être discriminant par la qualité et non par le prix.

     

     

    Pour en savoir plus consulter l’article Etude de marché départementale diagnostic immobilier

    Résumé :

    Une bonne étude de marché nécessite rigueur et bon sens. Grâce à cette étude, il sera possible de préparer correctement sa stratégie et l’action commerciale qui en découlera. Ainsi les chances de réussite seront considérablement augmentées.