Catégorie : Métier électricien

Le métier d’électricien est plus que jamais au cœur des enjeux du bâtiment, entre transition énergétique, bâtiments intelligents et évolutions réglementaires. Que ce soit pour des installations neuves, des rénovations, ou la maintenance d’infrastructures, les compétences des électriciens sont sollicitées sur des projets de plus en plus complexes.

 

Comment maîtriser les nouvelles technologies (domotique, recharge de véhicules électriques, fibre optique) tout en garantissant la sécurité et la conformité des installations ? Quelles sont les formations et certifications indispensables pour évoluer dans ce secteur en pleine mutation ?

  • Niveaux d’intégration de sécurité électrique (NIS) : positionnement des actions de sécurité

    Niveaux d’intégration de sécurité électrique (NIS) : positionnement des actions de sécurité

    Dans le cadre de la mise en place d’un système de sécurité, trois niveaux d’intégration de sécurité (NIS), conformes aux certifications en vigueur, peuvent être définis.

    Niveau d’intégration de sécurité NIS1 : système unitaire et autonome pour les risques de malveillance identifié

    • analyse du risque et respect des règles de l’art et des normes applicables pour la conception du système,
    • mise en œuvre de moyens techniques visant à réduire le risque et de contrats de maintenance pour le maintien en condition opérationnelle,
    • préconisations sur les systèmes qui ne font pas encore l’objet d’une certification.

    Niveau d’intégration de sécurité NIS2 : NIS1 + interaction entre les différents systèmes de sûreté

    • apport d’un niveau de contrôle avancé en cas de sinistre,
    • prise en compte de l’activité du site, de la traçabilité, de la gestion horaire, de l’authentification forte ou renforcée,
    • prise en compte de la circulation des occupants et de leurs autres besoins.

    Niveau d’intégration de sécurité NIS3 : NIS2 + interaction avec les autres systèmes techniques du site

    • hypervision pour le pilotage des systèmes et optimisation pour améliorer la sécurité, le confort et l’efficacité énergétique,
    • corrélation d’évènements, reporting, plan d’action correctif,
    • planification des investissements, maîtrise du coût global.

    Seuls les systèmes « ouverts » relèvent de la classification NIS3.

    Deux critères de choix

    Le positionnement des niveaux d’intégration de sécurité (NIS) peut se faire selon 2 axes.
    Le premier est constitué par les besoins à prendre en compte dans la politique de sécurité du bâtiment et de ses abords : la malveillance, la productivité de ses occupants ou plus largement, le bâtiment dans son ensemble.
    Le second est déterminé par les technologies et services à mettre en œuvre pour parvenir à l’objectif fixé : des systèmes autonomes, des systèmes interconnectés ou des systèmes ouverts.

  • Le recyclage des équipements électriques usagés

    Le recyclage des équipements électriques usagés

    Les électriciens manipulent quotidiennement les équipements électriques usagés issus de leurs opérations de maintenance ou chantiers de rénovation. En assurant le recyclage des équipements électriques usagés conformément à la réglementation, les électriciens offrent à leurs clients un service apprécié, de plus en plus demandé, et qui peut faire la différence pour remporter un marché. Le détenteur de déchets étant responsable de l’élimination de ses déchets (Code de l’environnement, Livre V, Titre IV, Déchets), il doit procéder au tri de ses équipements et les mettre à disposition des filières compétentes.

    Les équipements électriques usagés : des déchets dangereux

    Ces équipements contiennent des composants polluants (cartes électroniques, piles, batteries, écrans, condensateurs, mercure, etc.). Ils n’ont donc rien à faire avec les déchets banals ou dans les bennes à ferrailles, car les prestataires les prenant ensuite en charge ne prévoient généralement pas leur dépollution, étape pourtant indispensable au bon traitement des déchets dangereux.

    Récylum prend en charge le recyclage des équipements électriques usagés gratuitement

    La filière Récylum permet aux électriciens de se défaire gratuitement, en toute simplicité et conformément à la réglementation, de leurs équipements électriques usagés : éclairage, gestion et régulation énergétique, détection incendie, contrôle d’accès, automatismes de fermeture, instruments de mesure et de test, automatismes, outillage électrique. Qu’ils détiennent des quantités importantes d’équipements de façon exceptionnelle ou au contraire des quantités plus modestes mais régulières, il existe une solution de collecte adaptée à chaque besoin.

    Les solutions pour assurer le recyclage des équipements électriques usagés

    Le dépôt gratuit

    • chez un distributeur à l’occasion de l’achat de produits neufs. Récylum travaille avec de nombreux distributeurs en matériel électrique qui proposent gratuitement à leurs clients un service de collecte. Récylum soutient par exemple la récente initiative de Rexel qui propose à ses clients la reprise gratuite de 100% de leurs équipements électriques usagés : appareillage du bâtiment, appareillage industriel, infrastructure réseau, sécurité communication, génie climatique, production d’énergie, outillage mesure et fixation, éclairage, plomberie… Ce type de démarche est d’ailleurs en train de s’étendre à d’autres réseaux.,
    • en déchèterie professionnelle participante,
    • pour les lampes uniquement : en petite quantité dans une déchèterie municipale acceptant les déchets des professionnels.

    L’enlèvement directement sur site ou chantier par Récylum

    Gratuit à partir de 500 kg de lampes et/ou de DEEE Pro (Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques Professionnels) par enlèvement et après signature d’une convention.

    Ce service de recyclage des équipements électriques usagés inclut :

    • la mise à disposition de conteneurs,
    • la prise en charge gratuite des équipements en conteneur ou sur palette,
    • des outils de traçabilité (fiche de suivi, certificat de recyclage…).

    Les atouts de la filière Récylum pour le recyclage des équipements électriques usagés

    Partenaires de collecte de Récylum, les électriciens peuvent valoriser leur démarche de recyclage, ainsi que leur engagement, auprès de leurs clients dans les réponses aux appels d’offres.

    En signant la charte Électricien éco-responsable, ils bénéficient d’un accompagnement avec des informations et des outils pour se faciliter la collecte ainsi qu’un kit de communication pour valoriser leur démarche auprès de leurs clients.

    Sécurité juridique : le fait de remettre leurs déchets à un éco-organisme agréé les relève de toute responsabilité vis-à-vis du recyclage des équipements électriques usagés.
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    Que deviennent les équipements ?

    Après avoir été transportés vers des centres de traitement rigoureusement sélectionnés, les équipements sont démantelés manuellement ou broyés mécaniquement de manière à séparer les différents composants. Ces derniers, dépollués, sont ensuite acheminés vers les filières en aval chargées de les recycler / procéder au recyclage des équipements électriques usagés, de les valoriser ou de les éliminer définitivement. Les lampes sont recyclées à plus de 90% de leur poids, les autres équipements électriques à plus de 75%.

    La grande diversité des déchets concernés implique la récupération de nombreux matériaux à l’issue de leur traitement. On peut noter les grandes familles suivantes :

    • les métaux, ferreux et non ferreux (ferraille, aluminium, inox, cuivre, etc.) sont recyclés à 96% et repartent en fonderie,
    • le verre compose les tubes fluorescents et lampes à 88% de leur poids. Le verre des tubes fluorescents permet de fabriquer des tubes fluorescents neufs ; le verre des lampes permet des fabriquer des abrasifs, des isolants pour le bâtiment, etc.,
    • les plastiques sont de plus en plus recyclés avec encore un fort taux de valorisation énergétique et d’élimination en installation de stockage,
    • les piles et accumulateurs : les différents métaux qui les composent sont recyclés et les polluants extraits,
    • les circuits imprimés : récupération et recyclage des métaux précieux. L’époxy est valorisé énergétiquement,
    • le mercure est neutralisé en Installation de Stockage de Déchets Dangereux de classe 1.

    Qui est Récylum ?

    Récylum est l’éco-organisme à but non lucratif agréé pour la collecte et le recyclage des lampes depuis 2006, le recyclage des équipements électriques et électroniques professionnels du bâtiment, de l’industrie, de la recherche et du médical depuis 2012 et des outils électriques professionnels depuis 2016.

    Cet article a été rédigé en collaboration avec RECYLUM.

  • L’électromobilité dans la ville : les infrastructures de recharge de véhicule électrique (IRVE)

    L’électromobilité dans la ville : les infrastructures de recharge de véhicule électrique (IRVE)

    Les véhicules électriques ne sont plus des objets de curiosité. Progressivement citadines, berlines, utilitaires électriques investissent l’espace urbain et convainquent les usagers. Le plus gros frein au développement reste l’autonomie des véhicules. La question des infrastructures de recharge de véhicule électrique (IRVE) est essentielle dans le développement de la mobilité électrique.

    Avec les engagements de la COP21, le prix du combustible et les évolutions technologiques, le marché du véhicule électrique est non seulement en plein essor mais surtout incontournable. L’arrivée des nouvelles technologies mobiles et connectées, contribue à l’émergence de plateformes Internet proposant une multitude de services et de métiers (d’opérateur d’infrastructure de recharge, d’opérateur de mobilité). Ainsi le marché estimé, représente 7.000.000 de points de charges d’ici 2030 et 800.000 recharges de véhicule électrique à 2020.

    L’obligation d’équipement : un facteur de développement

    L’obligation d’équipement dans le neuf (logement et tertiaire) et dans les bureaux existants, favorise aussi la prise de conscience des usagers sur les potentiels et la nécessité de modifier nos modes de consommations. Pour le marché résidentiel existant, il n’y a aucune obligation d’équipements, seul un « droit à la prise » existe aux frais du demandeur.

    De récentes études montrent que 95% du marché de la borne, est axé sur la recharge « normale » (<4KW) pour des véhicules « urbains » dont l’usage quotidien ne dépasse pas les 120 km. On utilise soit des prises type 2 (normale avec limiteur de courant) ou type 3 câblées pour 20A (3 x 2,5mm² et câble 4 paires torsadées écrantées).

    L’électricien, un acteur clé du développement des infrastructures de recharge de véhicule électrique

    Un installateur doit posséder les habilitations électriques adéquates (suivant la norme NF C18-510) et la qualification électrique nécessaire. Par exemple QUALIFELEC propose une mention IRVE. La connaissance des normes d’installation électrique est indispensable NF C14-100, NF C15-100, la NF C17-200 (éclairage) pour la partie IRVE en voirie. La NF C17-222 cadre spécifiquement les installations de recharge de véhicule électrique.

    D’un point de vue technique, il est nécessaire de connaitre le « guide IRVE » pour les espaces ouverts au public et qui décrit les bases normatives et réglementaires pour ce type d’installation.

    Pour le raccordement réseau, pour des raisons d’indépendance de services et de fourniture, il est préférable de demander un nouveau point de livraison au Gestionnaire du Réseau de Distribution (ex : ERDF). Le projet sera donc mené en concertation avec le maître d’ouvrage afin de trouver les meilleures solutions vis-à-vis des capacités de voiries et d’immeuble dans le cas du résidentiel.

    Les technologies de paiement doivent répondre à la norme des lecteurs de badges RFID  Mifare répondant à la norme ISO 14443-A (CEN/TS/16794).

    L’enveloppe de prix pour une borne simple en collectif/ lieux de travail en mode 2 est de l’ordre de 180€ ou 2700€ en mode 3. Différentes aides financières sont proposées pour l’installation de l’équipement pouvant couvrir 50% des coûts.

    Une montée en puissance réglementaire

    Un premier décret du 25 juillet 2011 concerne les installations dédiées à la recharge des véhicules électriques ou hybrides rechargeables dans les bâtiments. Il a été suivi de l’Arrêté du 20 février 2012 relatif à l’application des articles R. 111-14-2 à R. 111-14-5 du code de la construction et de l’habitation. Le décret n° 2014-1313 du 31 octobre 2014 permet de codifier le déploiement d’un réseau d’infrastructures de recharge de véhicules électriques sur l’espace public. En 2016, se prépare un décret concernant l’organisation du marché des installations de bornes de recharges pour véhicule électrique, l’exploitation, la maintenance et les différents opérateurs de services.

    Cet article a été rédigé en collaboration avec CSEEE

  • Sécurité et habilitation électrique

    Effectuer des opérations sur des installations électriques ou dans leur voisinage entraîne des risques réels pour le personnel. La réglementation impose que les salariés bénéficient d’une formation à la sécurité contre les dangers des courants électriques et reçoivent un titre d’habilitation délivré par l’employeur.

    L’habilitation électrique est incontournable et indispensable dans le domaine de l’électricité. Elle est la reconnaissance par un employeur de la capacité d’une personne à accomplir les tâches fixées en toute sécurité. Dans le cadre réglementaire et normatif français, cette habilitation électrique est régie maintenant par la norme NF C18-510 Opérations sur les ouvrages et installations électriques et dans un environnement électrique – Prévention du risque électrique de janvier 2012.

    De « fortement recommandée » avant le 1er juillet 2011, l’habilitation électrique est devenue obligatoire et régie par la Norme NF C 18-510, applicable depuis janvier 2012, qui étend significativement le nombre de cas où une habilitation électrique doit être délivrée.

    Un périmètre large pour l’habilitation électrique

    L’habilitation électrique concerne tous les corps d’état : les métiers du bâtiment (électriciens, mécaniciens, paysagistes, plaquistes, peintres, plombiers, maçons, menuisiers…) mais aussi les gardiens d’immeuble, agents de sécurité, informaticiens, techniciens après-vente, ascensoristes, diagnostiqueurs immobiliers… Elle implique également tous les opérateurs de l’entreprise : les salariés, le personnel intérimaire, les sous-traitants, les travailleurs indépendants, les auto-entrepreneurs, le prêt de main d’œuvre et les non électriciens travaillant au voisinage d’installation électrique. Les électriciens ont une large palette d’habilitations correspondant aux situations de travail et aux dangers auxquels ils sont exposés. Un tableau complet reprend les combinaisons possibles entre domaines de tension, type d’opération ou de travaux et responsabilité respective des intervenants. Par exemple, un électricien habililité B1B1V – B2B2V ou B2V Essai BC est un électricien qui peut effectuer des travaux et des essais du type création ou modification d’une installation, remplacement d’une armoire hors tension sur des installations en basse tension.

    Comment habiliter ?

    Avant d’être habilité, le travailleur doit avoir été formé et avoir été déclaré apte par le médecin du travail. L’employeur délivre un titre d’habilitation électrique après s’être assuré que la personne a reçu une formation théorique et pratique sur les risques liés aux risques électriques et qu’il est capable d’accomplir en toute sécurité, les tâches qui lui sont confiées. Il est donc important de déterminer en amont le type d’habilitation électrique que chaque salarié confronté à un risque électrique doit posséder en fonction des tâches qu’il effectue. En cas d’incertitude, l’employeur pourra obtenir des conseils auprès de l’organisme de formation ou de son organisation professionnelle. Il devra également remettre à chaque personne habilitée un recueil de prescriptions issu de la Norme NF C18-510 et, dans certains cas, l’accompagner d’une instruction de sécurité. L’habilitation électrique doit être révisée chaque fois que cela s’avère nécessaire. Cela relève d’une responsabilité de l’employeur. Ce qui sous-entend de vérifier régulièrement les savoirs et savoir-faire de la personne habilitée. Indépendamment de ces contrôles, un recyclage tous les 3 ans après la formation initiale est préconisé dans la norme NF C 18-510 pour pouvoir renouveler l’habilitation.

    Formation pour l’habilitation électrique

    Il existe une offre large de formations couvrant les besoins des publics « non-électriciens » comme ceux des électriciens confirmés (basse tension, haute tension, recyclage), ou encore ceux des référents et futurs formateurs internes d’entreprise. Les durées sont fonction de la complexité de la formation. Habiliter est une responsabilité et un acte de direction qui va donner au salarié les moyens d’assurer sa propre sécurité. Dans cet objectif, la sélection de l’organisme de formation doit faire l’objet d’une attention particulière.

    Références : Code du travail (articles R. 4544-9 à R. 4544-11) et sur les règles techniques de la norme française NFC 18-510 de janvier 2012 »Opérations sur les ouvrages et installations électriques et dans un environnement électrique. – Prévention du risque électrique ».

    L’habilitation électrique : les différents niveaux d’habilitation

    Les sigles des niveaux d’habilitation sont identifiées par 2 ou 3 caractères, définis comme ci-dessous :

    La 1re lettre concerne le domaine de tension : Basse Tension (BT (<1000V AC)) ou Haute Tension (HT (>1000V AC).
    B: Autorisé à travailler dans le domaine BT.
    : Autorisé à travailler dans le domaine HT.

    Le chiffre précise le niveau de responsabilité : n<on-électricien, électricien éxécutant, chargé de travaux, de chantier, etc.
    0 : non électricien exécutant ou chargé de chantier.
    1 : électricien exécutant.
    2 : chargé de travaux d’ordre électrique.

    La 2nde lettre identifie la nature des opérations : travaux sous tension, consignation, intervention élémentaire, etc.
    T : autorisé à effectuer des travaux sous tension.
    N : autorisé à effectuer des travaux de nettoyage sous tension.
    V : autorisé à effectuer des travaux en zone de voisinage de pièces nues sous tension.
    C: chargé de consignation.
    R: chargé d’intervention générale.
    S: chargé d’intervention élémentaire.
    E: essai, vérification, mesurage et manoeuvre.
    X: opération spéciale
    (…) dans certains cas un attribut

    Pour plus de précisions, se référer à la norme NF C 18-510.

    Tableau : les niveaux d’habilitation

    Les niveaux d'habilitation

    NOTE

    Pour plus de détails sur les risques électriques et les travaux concernés par l’habilitation électrique, voir l’article “Prévention du risque électrique : une nouvelle plaquette de l’INRS”.

    Cet article a été rédigé en collaboration avec CSEEE et Testoon

  • La qualité de l’énergie : définition et principes. Interview d’un expert

    La qualité de l’énergie : définition et principes. Interview d’un expert

    Interview d’un expert : Thierry Malvoisin chez Fluke

    Dans un contexte où l’économie d’énergie est le mot d’ordre, la qualité de l’énergie est un enjeu qui implique tous les maillons du réseau de distribution d’électricité. Mais au fait, la qualité de l’énergie : qu’est-ce que c’est ?

    Thierry Malvoisin travaille au sein des équipes Fluke depuis plus de vingt ans. Il est en charge notamment des solutions en qualité d’énergie adaptées aux grandes structures telles que Enedis (ex-ERDF). Il nous livre ici une définition de la qualité de l’énergie pour mieux en saisir les principes et les implications.

    Comment définissez-vous la qualité de l’énergie ?

    La qualité de l’énergie désigne plus concrètement la qualité de la fourniture électrique.  Celle-ci dépend de trois facteurs que sont la continuité d’alimentation, la qualité de l’onde de tension et la qualité de service.

    La continuité d’alimentation recouvre les coupures ou interruptions du réseau. On distingue les coupures très brèves (entre 1 seconde et 3 minutes) des coupures longues (supérieures à 3 minutes).

    La qualité de l’onde de tension désigne les perturbations liées à la forme de l’onde de tension délivrée par le réseau, susceptibles d’altérer le fonctionnement des appareils électriques raccordés au réseau, voire de les endommager. Les types de perturbations identifiés sont par exemple les creux de tension, les surtensions impulsionnelles, les variations de fréquence, les papillotements, etc.

    Enfin,  la qualité de l’énergie dépend de la qualité de service qui caractérise la relation entre un utilisateur et son gestionnaire de réseau ou son fournisseur. Il s’agit par exemple des délais de (re)mise en service, des délais d’intervention d’urgence, des délais de raccordement, des notifications de coupure programmée, etc.

    Deux types d’acteurs agissent donc sur la qualité de l’énergie : le distributeur d’une part, et l’utilisateur d’autre part. Sur chacun de ces maillons, la responsabilité de l’un ou de l’autre est engagée. Côté distributeur, la qualité de fourniture du réseau est très encadrée, notamment par la norme EN50160. Cette norme européenne liste les différents types de perturbations et les paramètres à surveiller.

    Quels sont les facteurs principaux qui occasionnent une dégradation du réseau ?

    Les conditions atmosphériques (orages, branche d’arbre qui chute) sont les premières causes de rupture de ligne ou de perturbations.

    Côté usager, des creux de tension sont provoqués par une nouvelle utilisation du réseau, ou une utilisation inadaptée. Bref, tous types d’utilisation qui n’étaient pas prévus en amont. Des enclenchements soudains de charge vont générer des à-coups sur le réseau, impactant la distribution de l’électricité chez l’ensemble des usagers. Dans une copropriété, les pompes à chaleur, les systèmes frigorifiques ou les climatiseurs, peuvent en être à l’origine. Dans une entreprise, il peut s’agir d’une machine qui réalise un appel de charge trop important.

    Quelles sont les opérations préventives et correctives pour corriger ces dysfonctionnements ?

    Sur le volet prévention, le bon dimensionnement des réseaux est une première étape.

    Une seconde opération préventive est le contrôle de la conformité du réseau aux normes.

    Enfin, il faut exercer une veille constante sur l’évolution du réseau et son vieillissement à l’aide d’appareils de mesure comme les analyseurs de réseaux électriques.

    S’agissant des mesures correctives, on recourt à l’utilisation de filtres anti-harmoniques pour résoudre les problèmes de pollutions harmoniques assez courantes sur le réseau.

    Une autre mesure : la mise en place de variateurs de fréquence ou de démarreurs progressifs qui permettent un appel progressif de charge sur les machines industrielles.

    Quelles solutions propose Fluke aux professionnels garants de la qualité de l’électricité et aux usagers ?

    Nous proposons deux grandes familles d’outils : les outils d’analyse globale du réseau pour les distributeurs, dont les appareils de contrôle de conformité aux normes, et les appareils de mesure pour les utilisateurs.

    À l’intérieur de ces familles, nous proposons trois grandes catégories. Les outils d’expertise : il s’agit par exemple des enregistreurs de qualité d’énergie triphasée Fluke 1750 et 1760, conçus pour l’analyse des systèmes de distribution électrique collectifs et industriels en réseaux de basse à moyenne tension.

    Nous avons les outils de gamme intermédiaire comme les enregistreurs de la série Fluke 1740 conçus pour les techniciens chargés d’analyser les problèmes sur les réseaux au quotidien et d’assurer un contrôle de conformité.

    Et enfin, les outils particulièrement adaptés aux usagers, qui permettent d’évaluer les consommations et d’identifier les perturbations à l’origine de défauts sur les process industriels : la gamme des énergimètres de la série Fluke 430 et les derniers nés, Fluke 1736 et 1738 par exemple.

    Dans quelle mesure les entreprises suivent-elles les recommandations pour optimiser leurs réseaux ?

    Côté usagers, le contrôle s’applique notamment au secteur du bâtiment, régi par la RT2012 (et la prochaine RT2020) qui définit la réglementation des bâtiments à basse consommation.

    Quant aux entreprises, étant donné les pertes de coûts considérables que peuvent engendrer les détériorations des réseaux (arrêt de la chaîne de production, détérioration du parc machines, surconsommation), elles se montrent particulièrement attentives, et de plus en plus, à sa qualité et aux contrôles pour y remédier. Elles se réfèrent pour cela à la norme ISO 50001 de 2011. Cette norme, fruit d’une collaboration entre soixante-et-un pays, définit les lignes directrices pour développer une gestion méthodique de l’énergie et réaliser une économie d’énergie de masse. Selon l’Agence Internationale de l’Énergie, cette norme pourrait avoir un impact sur 60 % de la demande d’énergie mondiale. C’est peu dire que l’enjeu est de taille ! Un bilan sera prochainement tiré sur cette norme ISO.

  • L’habilitation électrique, tous concernés !

    L’habilitation électrique, tous concernés !

    La nouvelle NF C 18-510 a pris effet le 21 janvier 2012. Effectuer des opérations sur des installations électriques ou dans leur voisinage entraîne des risques réels pour le personnel. C’est pourquoi le règlement impose que les salariés bénéficient d’une formation à la sécurité contre les dangers des courants électriques et reçoivent un titre d’habilitation électrique délivré par l’employeur.

    Pourquoi une nouvelle habilitation électrique ?

    De nouvelles règles ont été ajoutées au Code du Travail. L’habilitation électrique est devenue obligatoire à compter du premier juillet 2011. Elle était auparavant fortement recommandée. La C 18-510, ancienne publication, est aujourd’hui une norme NF C 18-510. Elle est applicable depuis début 2012.

    Obligatoire pour qui ?

    L’habilitation électrique concerne tous les corps d’état : les métiers du bâtiment (électriciens, mécaniciens, paysagistes, plaquistes, peintres, plombiers, maçons, menuisiers…) mais aussi les gardiens d’immeuble, agents de sécurité, informaticiens, techniciens après-vente, ascensoristes, diagnostiqueurs immobilier, etc. Elle implique également tous les opérateurs de l’entreprise : les salariés, le personnel intérimaire, les sous-traitants, les travailleurs indépendants, les auto-entrepreneurs, le prêt de main d’œuvre et les non électriciens travaillant au voisinage d’installation électrique.

    Travailler au voisinage d’installations électriques, ça veut dire quoi ?

    Les travaux « au voisinage » sont exécutés à proximité de pièces nues sous tension :
    • soit sur des installations électriques mises hors tension (ex : remplacement d’un disjoncteur mis hors tension dans une armoire électrique industrielle mise hors tension) ;
    • soit sur des installations non électriques (ex : travaux de peinture dans un local électrique).

    Je suis concerné. Comment habiliter mon personnel ?

    Pour former votre personnel aux nouvelles habilitations électriques, il faut vous appuyer sur l’analyse des tâches effectuées par les responsables techniques. La nouvelle norme fixe le type d’habilitation électrique que les salariés confrontés à un risque électrique doit posséder en fonction des tâches qu’ils effectuent. Par la suite, l’employeur délivre un titre d’habilitation après s’être assuré que la personne a reçu une formation théorique et pratique sur les risques liés à l’électricité et qu’il est capable d’accomplir en toute sécurité, les tâches qui lui sont confiées. L’employeur doit également remettre à chaque personne habilitée un recueil de prescription issu de la norme NF C 18-510 et, dans certains cas, l’accompagner d’une instruction de sécurité.

    J’ai habilité mon personnel avant 2012, les titres d’habilitations électriques sont-ils encore valables ?

    Oui, le recyclage des habilitations doit être renouvelé tous les trois ans. Une formation à l’habilitation électrique reçue en 2010 devra faire l’objet d’un recyclage en 2013.

    Cet article a été rédigé en collaboration avec AFORELEC.

  • La réception des travaux et les trois garanties pour les chantiers en électricité

    La réception des travaux et les trois garanties pour les chantiers en électricité

    Vous avez effectué des travaux, il faut maintenant convenir avec votre client de leur réception. Cette opération est essentielle et constitue le point de départ des trois garanties légales.

    La réception des travaux pour les chantiers en électricité

    La réception des travaux est l’opération par laquelle à la fin des travaux, le maître de l’ouvrage et l’entrepreneur se retrouvent pour procéder au constat de l’achèvement des travaux en signant un procès‐verbal de réception. En pratique, les opérations de réception s’opèrent en présence de l’ensemble des intervenants à l’opération de construction (client maître d’ouvrage, entreprise et éventuel maître d’œuvre). Ainsi, une simple déclaration d’achèvement de travaux faite par le maître d’œuvre ou un constat de chantier signé entre l’entreprise et le maître d’œuvre ne peuvent constituer une réception. La réception doit en règle générale faire l’objet d’un écrit : le procès-verbal de réception.
    Toutefois, dans certains cas, la réception peut être tacite si l’on fait la preuve de la volonté non équivoque du maître d’ouvrage de recevoir les travaux, par exemple, par le paiement intégral des travaux et/ou la prise de possession de l’ouvrage.
    Les garanties de parfait achèvement, de bon fonctionnement et la décennale, dites garanties légales car prévues par la loi Spinetta de 1978, commencent à courir au jour de la réception des travaux, c’est-à-dire « l’acte par lequel le maître de l’ouvrage déclare accepter l’ouvrage, avec ou sans réserves » (article 1792-6 du Code civil).

    Garantie de parfait achèvement pour les chantiers en électricité : durée 1 an

    La garantie de parfait achèvement impose au constructeur/entrepreneur de réparer toutes les malfaçons survenues au cours de l’année qui suit la réception des travaux, quelles que soient leur importance et leur nature. La garantie de parfait achèvement (GPA) est une garantie légale prévue à l’article 1792‐6 du Code civil. La GPA est d’ordre public (article 1792‐5 du c.civ.), c’est‐à‐dire que sont interdites les clauses du contrat d’entreprise qui excluraient ou limiteraient la GPA due par l’entrepreneur au maître de l’ouvrage. La GPA permet au maître de l’ouvrage (celui qui commande les travaux) d’être garanti que les vices apparents, relevés lors de la réception et même dans le délai d’un an à compter de la réception, seront réparés par l’entrepreneur. Cette garantie est une garantie de réparation, dans le sens où le maître de l’ouvrage obtiendra réparation matérielle des désordres constatés, et non une réparation pécuniaire.

    Garantie de bon fonctionnement pour les chantiers en électricité : durée 2 ans

    La garantie de bon fonctionnement impose au constructeur de remplacer tout équipement dont le fonctionnement n’est pas opérationnel au cours des deux années qui suivent la réception des travaux.
    Le remplacement de l’équipement doit se faire sans détériorer le logement. C’est le cas, par exemple, en cas de remplacement des équipements ménagers. La garantie de bon fonctionnement, ou « garantie biennale », est régie par les dispositions des articles 1792‐3 du code civil et L.111‐16 du code de la construction et de l’habitation et précisée à l’article R.111‐27 de ce même code. La garantie de bon fonctionnement est une garantie légale couvrant les désordres affectant les éléments d’équipement d’un bâtiment qui ne font pas indissociablement corps avec les ouvrages de viabilité, de fondation, d’ossature, de clos et de couvert et qui sont donc dissociables et démontables de la construction. Sont considérés comme dissociables de la construction les éléments d’équipement dont la dépose, le démontage ou le remplacement s’effectuent sans détériorer leur support. Par exemple, les fenêtres, alarmes, interphones, radiateurs électriques, volets, portes, appareils sanitaires, installations électriques, robinetterie, radiateur, chaudière, VMC, etc.

    Garantie décennale pour les chantiers en électricité : durée 10 ans

    La garantie décennale impose au constructeur de réparer les dommages qui compromettent :

    • la solidité et ses éléments d’équipements indissociables touchant à la structure même de la construction (par exemple, glissement de terrain, mauvaise tenue de la charpente) ;
    • ou qui rendent le logement impropre à sa destination (par exemple, défaut d’étanchéité à l’air, fissurations importantes).
    • et qui surviennent au cours des 10 années qui suivent la réception des travaux.

    La responsabilité du constructeur est engagée sur les malfaçons qui compromettent la solidité et l’étanchéité d’un édifice, ou le rendent impropre à l’usage auquel il est destiné (Code civil art. 1792). Ainsi, gros œuvres, charpentes, escaliers, canalisations, plafonds, etc. sont concernés par cette garantie. Par extension, les tribunaux considèrent que les travaux importants de rénovation ou d’aménagement sont également couverts par la garantie : charpente, toiture, installation de chauffage piscine, véranda, ravalement de façade important, réfection de carrelage,… ainsi que tous travaux portants sur des éléments liés aux ouvrages de base de la construction et ceux qui affectent la solidité du bâtiment. Un élément d’équipement indissociable de l’ouvrage, c’est-à-dire qu’il ne peut être enlevé, démonté ou remplacé sans détériorer l’ouvrage qu’il équipe peut entrer dans le champ de la décennale (canalisations encastrées, installations de chauffage central…).

    Cet article a été rédigé en collaboration avec CSEEE

  • L’efficacité énergétique pour l’électricien

    L’efficacité énergétique pour l’électricien

    La démarche d’efficacité énergétique impacte tous les métiers du bâtiment. Elle implique d’intégrer les équipements dans une vision d’ensemble des processus de construction et de rénovation du bâtiment : conception, réalisation, maintenance et exploitation.

    L’efficacité énergétique implique une approche globale du bâtiment

    La Réglementation Thermique 2012, applicable depuis le 1er janvier 2013, a donné le point de départ d’une nouvelle approche de la construction qui s’étend progressivement à la rénovation dans les prochaines étapes fixées du calendrier de la transition énergétique.

    En complément des mesures d’efficacité énergétique passives qui concernent l’enveloppe du bâtiment, le domaine privilégié d’action de l’électricien est l’efficacité énergétique active qui va permettre d’exploiter et d’optimiser les flux énergétiques en utilisant les capacités des matériels et systèmes intelligents de mesure, de contrôle et de régulation (variateurs, délesteurs, etc.).

    Mais l’électricien s’intègre également à un projet d’ensemble. L’une des évolutions majeures que rencontre l’électricien, comme dans tous les corps de métier, est la prise en compte dans son installation du respect de l’étanchéité à l’air du bâtiment. Pas toujours visibles sans mesures, les fuites peuvent être nombreuses et compromettre la performance énergétique du bâtiment. Elle peuvent se situer au niveau des interrupteurs, des gaines ou du tableau BT. La mise en oeuvre et les matériels utilisés doivent donc être adaptés.

    Les actions à mettre en œuvre pour améliorer l’efficacité énergétique d’une maison individuelle

    Mesurer les consommations par poste : chauffage, refroidissement, Eau Chaude Sanitaire, éclairage et prise de courant.

    Le comptage est souhaité par la réglementation. Il permet de connaître la consommation du bâtiment pour sensibiliser le consommateur. Le Cep est la somme des consommations d’énergie primaire par an d’une maison. Exprimé en en KWh/m² an, le Cep est l’une des trois exigences de la RT 2012. L’électricien peut apporter à son client des moyens de connaître son cep pour le faire baisser ensuite.

    Prise en compte de l’isolation thermique

    L’électricien utilisera des pots (boîte, boîtier) équipés de membrane souples pour faire passer les gaines. Il mettra en place des bouchons en caoutchouc ou injectera un mastic pour obstruer les sorties de gaines dans les tableaux électriques et les boites de jonctions.

    Le contrôle de la ventilation

    Tenir compte de l’absence d’usager (arrêt) optimise l’efficacité énergétique. Dans le cas d’une centrale double flux, de faire du « free cooling » : l’été, injecter l’air frais extérieur le matin pour rafraîchir directement l’habitat sans le préchauffer par l’air vicié (comme c’est le cas l’hiver).

    Piloter l’éclairage dans les espaces communs

    Par exemple, extinction dans les couloirs ou WC d’après une simple cellule détection de mouvement. Pour les salles d’eau ou les pièces ou les mouvements sont très délicats à contrôler, il est préférable d’utiliser une cellule à détection de mouvement et à détection de bruit. L’investissement dans un éclairage à LED bien approprié s’impose aujourd’hui naturellement.

    Le recours à une ou plusieurs énergies renouvelables

    Cela peut être envisagé pour les configurations de bâtiment adaptées.

    La mise en place d’occultants automatiques

    Cette action est notamment recommandée dans le cas des pièces de sommeil.

    L’efficacité énergétique dans les bâtiments tertiaires

    Elle est désormais un critère majeur pris en compte lors des travaux. Des certifications existent (HQE, BREAM, LEED…) et sont de plus en plus répandues. Sur le marché des particuliers, les lignes bougent pour donner une dimension énergétique à tous les types de travaux. Des aides financières (CITE, Eco-Prêt à taux zéro) peuvent être apportées aux clients pour les particuliers qui recourent à une entreprise RGE.

    Cet article a été rédigé en collaboration avec CSEEE.

  • La formation initiale au métier d’électricien

    La formation initiale au métier d’électricien

    Incontournable dans le secteur immobilier, l’électricien doit être irréprochable. Ses connaissances du milieu immobilier, tant techniques que réglementaires, doivent être complètes et larges. Afin d’être à la pointe de son métier, une formation technique semble la formule la plus adaptée.

    Les diplômes d’État

    À partir de 16 ans révolus, sous contrat d’apprentissage avec un employeur agréé, l’alternance entre l’organisme de formation l’entreprise permet au jeune d’accéder :

     

    formation initiale électricité

     

    Tous ces diplômes d’État reconnus par la profession sont qualifiants et permettent aux apprentis d’intégrer directement une entreprise.

    Rémunération

    L’entreprise rémunère l’apprenti selon un pourcentage du SMIC variant en fonction de son âge et de son ancienneté. Ce salaire correspond au minimum conventionnel, cependant l’employeur peut rémunérer plus, en restant exonéré de charges sociales. Un bulletin de salaire est établi au nom de l’apprenti.

     

    Cet article a été rédigé en collaboration avec CSEEE.

  • Formation électricien : licence professionnelle domotique, immotique et autonomie – bâtiment communicant

    Formation électricien : licence professionnelle domotique, immotique et autonomie – bâtiment communicant

    La licence professionnelle domotique, immotique et autonomie, bâtiment communicant a pour objectif de former des spécialistes du bâtiment communicant dans les secteurs résidentiel et tertiaire. Elle vise à répondre à la future évolution du marché vers l’habitat connecté et son déploiement en formant des professionnels à l’intersection entre le client et le développeur de solutions domotiques.

    Objectifs

    Acquérir des connaissances et savoirs faire transversaux en termes de services domotiques :

    • Gestion de la consommation d’énergie
    • Protection des biens et des personnes
    • Informatique et multimédia
    • Assistance aux personnes dépendantes (maintien à domicile) qui implique une connaissance des infrastructures des bâtiments résidentiel et tertiaire, ainsi qu’une capacité d’analyse du besoin client et de son profil utilisateur en vue proposer des solutions communicantes adaptées.  

    Personnes concernées

    Titulaires d’un BAC+2 (BTS, DUT, L2) ou équivalent dans le cadre de la formation continue, dans les domaines en lien avec la formation : domotique, réseaux & télécommunications, génie électrique, systèmes numériques, mesures physiques, électrotechnique, sciences pour l’ingénieur…

    L’admission dans un cycle en alternance repose sur une double sélection : par l’IUT sur critères pédagogiques et par l’entreprise d’accueil selon ses critères d’embauche

    Pour les contrats d’apprentissage et de professionnalisation, les candidats doivent répondre aux conditions légales en vigueur.

    Durée de la formation

    1 an. Accessible en formation continue ou en alternance.

    Rythme de l’alternance

    4-5 semaines à l’IUT / 4-5 semaines mois entreprise.
    595 heures de formation réparties de septembre à septembre.

    Programme

    • Entrepreneuriat et communication d’entreprise

    – Entrepreneuriat – Gestion de projet
    – Expression, communication
    – Communication anglaise

    • Sciences du bâtiment

    – Electricité
    – Energétique du bâtiment
    – Outils de modélisation et de diagnostic du bâtiment

    • Architecture de la chaîne de transmission

    – Capteurs et actionneurs
    – Supports et techniques de transmission

    • Réseaux et supervision de l’habitat

    – Réseaux classiques et réseaux domotiques
    – Interface usager/habitat
    – Bâtiment communicant

    • Services domotiques et immotiques

    – Gestion d’énergie
    – Protection des biens et des personnes
    – Confort numérique
    – Assistance aux personnes dépendantes
    – Robotique

    Débouchés professionnels

    • Support technique projet
    • Prescripteur vendeur projet
    • Intégrateur solution
    • Assistant ingénieur, chargé d’affaires et responsable de projet en domotique
    • Chef de projet en bureau d’études d’installation d’équipements domotiques
    • Consultant auprès d’installateurs, constructeurs, cabinets d’architectes, opérateurs de transport, ou collectivités locales.
    • Technicien et assistant à la maîtrise d’ouvrage chez des grands bâtisseurs, urbanistes ou architectes.

    Cet article a été rédigé en collaboration avec CSEEE.