Catégorie : AMIANTE

  • Suisse – Victimes de l’amiante: prescription rallongée

    Suisse – Victimes de l’amiante: prescription rallongée

    Les personnes touchées par l’amiante pourraient obtenir un délai de prescription de 20 ans, au lieu de 10 actuellement.

    Les victimes de lésions corporelles, comme celles dues à l’amiante, devraient disposer d’un délai de 20 ans pour faire valoir leurs droits à un dédommagement. Le Conseil national a décidé mercredi de prolonger de dix ans la durée de prescription absolue.

    Ce changement dans le droit de la prescription, décidé par 102 voix contre 90, diverge de la proposition du Conseil des Etats. Les sénateurs auraient souhaité maintenir la durée à dix ans, tout comme une minorité de droite emmenée par l’UDC. Le dossier retourne aux Etats.

    Bon compromis

    En doublant le délai de prescription, la situation juridique des futures victimes, celles qui ne seront touchées que de nombreuses années après avoir été exposées à l’amiante, sera améliorée, a expliqué Giovanni Merlini (PDC/TI) au nom de la commission. Il représente également un bon compromis par rapport au Conseil fédéral qui aurait souhaité l’inscrire à 30 ans.

    La prolongation du délai à 20 ans prend aussi en compte une jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, a ajouté le Tessinois. Strasbourg a jugé que le délai helvétique de dix ans est trop court. Une victime de l’amiante n’avait pas pu faire valoir ses droits à un dédommagement auprès d’un tribunal.

    Prolongation abstraite

    Il n’y a pas de sécurité juridique, a fait valoir Yves Nydegger (UDC/GE). Il faudrait étendre le délai de prescription encore et encore jusqu’à le faire durer toute une vie pour protéger les victimes. Prolonger dans l’abstrait à de trop longues périodes n’est pas une sécurité, selon le Genevois.

    Ce n’est pas un compromis législatif ou juridique, a ajouté Pirmin Schwander (UDC/SZ). Il faudrait élargir la discussion et prendre aussi en compte les victimes à venir des rayonnements ionisants ou des effets à long terme de médicaments, a-t-il dit.

    Le Conseil national n’a en revanche pas soutenu la proposition du Conseil des Etats d’adopter une disposition spéciale pour les dommages corporels causés par l’amiante. Les victimes de l’amiante pourraient faire valoir leurs droits pendant un an après l’entrée en vigueur de la loi, même si leur action en justice est prescrite. Elles disposent déjà d’une indemnisation grâce au fonds qui leur est dédié, a expliqué M. Merlini.

    Retrouvez l’intégralité de l’article sur 20min.ch

  • Amiante : vingt ans après l’interdiction, toujours aucun procès

    Amiante : vingt ans après l’interdiction, toujours aucun procès

    Les recours en justice pour les dizaines de milliers de personnes empoisonnées par l’amiante pendant leur vie professionnelle se ferment les un après les autres. Les premières plaintes ont été déposées en 1997. Vingt ans plus tard, aucun procès n’a encore eu lieu. L’année 2017 a été ponctuée pour les victimes, qui meurent par milliers chaque année en France, de diverses décisions judiciaires dévastatrices.

    En septembre les mises en examen de neuf décideurs – industriels, scientifiques, lobbyistes ou hauts fonctionnaires – ont été annulées. Au début de l’été, une ordonnance des juges d’instruction du pôle santé publique annonçait la clôture de l’instruction dans une vingtaine de dossiers pénaux de l’amiante, dont Eternit, Valeo ou Everite (Saint-Gobain). Motif invoqué : il est impossible de dater le moment où la faute a été commise et donc de l’imputer à quiconque…. Des non-lieux devraient être prononcés d’ici peu. Révoltées par cette annonce d’impunité, les associations de victimes ne comptent pas en rester là. L’Association nationale des victimes de l’amiante (Andeva) et la l’association des personnes accidentées de la vie et handicapées (Fnath) – très active dans le soutien aux victimes de l’amiante – annoncent qu’elles iront en appel, voire en cassation si des non-lieux sont prononcés.

    La neutralité des juges remise en question ?

    L’Andeva a par ailleurs déclaré le 20 février qu’elle s’apprêtait à demander la récusation des juges d’instruction qui enquêtent sur l’exposition à la fibre cancérogène des salariés de l’usine Ferodo-Valeo de Condé-sur-Noireau, en Normandie. Selon l’association, une enquête publiée par Médiapart en début de semaine questionne l’impartialité des juges dans ce dossier.

    De quoi s’agit-il ? D’une expertise réalisée dans le cadre de l’instruction pour évaluer le rôle de Claude Raffaelli, médecin du travail de l’entreprise Ferodo-Valeo, mis en examen en 2008 par la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy pour « non-assistance à personne en danger » et « homicides et blessures involontaires ». Depuis, Marie-Odile Bertella-Geffroy a été dessaisie du dossier, et le docteur Raffaelli placé sous le statut de témoin assisté, beaucoup plus favorable que le statut de mis en examen.

    Amiante : vingt ans après l’interdiction, toujours aucun procès

    « Ce qui est surprenant, avance François Desriaux, membre fondateur de l’Andeva, c’est que les conclusions de l’expertise – très favorables au docteur Raffaelli – ne tiennent pas compte des observations formulées par les experts eux-mêmes, qui mettent en avant divers manquements professionnels du médecin. » Déficit d’information des salariés, absence de campagne d’information concernant l’amiante contrastant avec l’importance des campagnes de prévention face aux dangers de l’alcool et du tabac, mauvaise tenue des dossiers médicaux quant à l’exposition à l’amiante des salariés, silence pendant les CHSCT, absence d’alerte auprès des représentants des salariés… la liste de ces « manquements » est longue. « C’est d’autant plus embêtant qu’il était le médecin du travail qui connaissait le mieux l’amiante. Il connaissait toutes les publications scientifiques sur le sujet. Mais au lieu de se servir de ces connaissances pour protéger la population qu’il devait surveiller, ce qui était normalement son travail, il les a utilisées pour défendre l’usage de l’amiante. »

    Retrouvez l’intégralité de l’article sur Bastamag.net

  • Quels dangers représente l’amiante pour un désamianteur ?

    Quels dangers représente l’amiante pour un désamianteur ?

    Éric Vallée, SET Environnement : « une approche prudentielle du métier est impérative »

    Les dangers relatifs à nombre de produits toxiques utilisés en construction ou dans l’industrie ne sont apparus que récemment. Ce sont souvent les victimes qui ont fait office de lanceurs d’alerte involontaires, certaines payant de leur vie le prix d’années de négligences. C’est tout un monde qu’il faut aujourd’hui déconstruire, dépollué et assainir. Éric Vallée, dirigeant de SET Environnement, spécialiste depuis trois décennies des questions de dépollution, nous explique comment se « travaille » un environnement où la moindre poussière est dangereuse.

    Vous vous êtes spécialisés sur les questions de dépollutions et sur l’amiante en particulier. Qu’est-ce qui conduit au choix d’une telle spécialité ?

    Eric Vallée : A la fin des années 1990, s’est mise en place une réglementation nouvelle portant sur les spécificités des chantiers de désamiantage. Celle-ci a amené les représentants de la CRAM à se rapprocher de SET Environnement, entreprise déjà connue très favorablement sur les questions de dépollution. Compte tenu des collaborations passées, la CRAM a fait part de son souhait de nous voir nous engager encore davantage sur ce métier nouveau. Au regard de l’utilité sociale de cette mission nouvelle, sur une problématique de santé publique, il n’y avait pas lieu d’hésiter.

    Comment avez-vous appréhendé ce métier nouveau lors des premiers chantiers ?

    E.V. : Nous avons commencé sur la base de deux prérequis incontournables : se former, et trouver un modèle économique à un métier nouveau. Nous avons pris le parti de la protection maximale, en fonction de ce que nous connaissions du danger amiante et des équipements disponibles.

    Répondre à ces défis s’est avéré particulièrement motivant dans le contexte d’un métier nouveau, aux enjeux très importants. Pour le chef d’entreprise, la légitimité des efforts entrepris et de la « mission » reçue paraissait déjà indiscutable.

    Comment s’est construit votre cursus de formation ? Quel fut le rôle joué par les pouvoirs publics au début du désamiantage ?

    E.V. : Nous ne sommes pas partis d’une page blanche : la problématique de l’amiante était connue de longue date, aussi bien par les industriels que par les pouvoirs publics. Certains chantiers « pilotes » de désamiantage ont même été réalisés avant la rédaction des premières réglementations. Ils ont eu le grand mérite de poser un cadre informel initial et de définir les bases des « bonnes pratiques » à instaurer et partager.

    La réglementation de 1996 est venue consolidée la profession grâce à un cadre juridique fort, tout en permettant d’organiser les premières formations institutionnelles sous l’égide des pouvoirs publics. Il s’agissait dans un premier temps de diffuser la réglementation, sensibiliser sur la dangerosité du produit, et instruire sur les méthodes pour s’en prémunir.

    Quels dangers représente l’amiante pour un désamianteur ?

    E.V. : Nous intervenons dans des environnements qui ne permettent pas le moindre relâchement dans la vigilance. Il n’y a pas de seuil d’innocuité de l’amiante, c’est un matériau complexe à appréhender et dangereux pour la santé quelles que soient les doses auxquelles un individu est exposé. C’est la raison pour laquelle une approche prudentielle du métier est impérative. Tout l’enjeu de notre métier est de ramener les risques le plus proche possible de zéro, en faisant preuve de la plus grande rigueur possible dans la création et la mise en œuvre de nos protocoles opérationnels. Nous suivons -et devançons parfois- une réglementation qui s’est considérablement améliorée ces 20 dernières années, notamment pour prendre en compte l’évolution de notre connaissance du risque amiante : les techniques de repérage et de comptage des fibres d’amiante, de même que la détection et le champ de recherche des fibres ont considérablement progressé. Les entreprises du désamiantage se sont adaptées en fonction de ces nouvelles données, agissant bien souvent avant même la retranscription de ces éléments dans la réglementation, dans notre cas.

    Retrouvez l’intégralité de l’interview sur Rse-Magazine.com

  • L’amiante retarde l’ouverture de la station Saint-Michel du RER C

    L’amiante retarde l’ouverture de la station Saint-Michel du RER C

    En raison de la crue de la Seine, cette gare qui sert de correspondance entre les RER B et C est maintenant fermée depuis plus d’un mois. A cause d’un risque d’amiante selon la SNCF.

    Très mauvaise nouvelle pour des dizaines de milliers de franciliens : la station Saint-Michel Notre Dame du RER C, où montent chaque jour 60 000 passagers, va rester fermée «au moins jusqu’à fin avril », indique SNCF Réseau, qui va afficher l’information à partir de ce mercredi matin dans les gares de cette ligne aux 540 000 usagers quotidiens.

    En cause, la crue de la Seine, qui commence enfin à se résorber. Elle a d’abord entraîné la fermeture du tronçon central de la ligne pendant près de quinze jours, puis provoqué des infiltrations dans la voûte de la gare de Saint-Michel, rendant impossible sa réouverture au public.

    Car, en gare typique des années 70, elle est pleine d’amiante… Or, les infiltrations d’eau ont provoqué la désagrégation du «flocage » qui enrobe la voûte et y maintenait emprisonnées les fibres.

    Les équipes de SNCF Réseau sont donc actuellement en train de «défloquer la voûte », une tâche qui les occupera jusqu’à fin avril.

    L’objectif suivant, bien plus lourd, c’est de «désamianter totalement la gare ». Reste à savoir comment, et surtout quand.

    «Nous espérons pouvoir rouvrir Saint-Michel à la fin avril puis, à l’occasion des travaux Castor (campagne annuelle de travaux dans le tronçon central qui se déroule pendant l’été depuis vingt ans, NDLR), faire les travaux nécessaires. Nous faisons tout pour que cette solution soit possible », assure SNCF Réseau, qui précise qu’une étude de faisabilité, dont les résultats seront connus dans quinze jours, est en cours.

    Cela dépendra également des nouvelles mesures de qualité de l’air. «Jusqu’à présent, les analyses qui ont été effectuées n’ont pas révélé la moindre présence d’amiante dans l’air ».

    Si en revanche, les tests, une fois le déflocage effectué, font apparaître des traces d’amiante, il faudra confiner la zone. Et surtout, la gare restera fermée… au moins jusqu’à la fin du mois de juillet.

    Retrouvez l’intégralité de l’article sur le Parisien.fr

  • Amiante : les victimes interpellent Emmanuel Macron

    Amiante : les victimes interpellent Emmanuel Macron

    A la suite de propos tenus sur l’amiante par le président de la République lors de sa visite au Salon de l’agriculture, les associations de défense des victimes ont pris leur plume pour lui écrire.

    Lors de sa visite au Salon de l’agriculture, le 24 février 2018, Emmanuel Macron a eu un échange très commenté avec un agriculteur, portant sur la nocivité du glyphosate. Il a alors tenu ces propos qui ont fait tiquer les associations de victimes de l’amiante : « Dans le passé, on a dit que l’amiante n’était pas dangereux. Et les dirigeants, qui ont laissé passer, ils ont eu à répondre [de leurs actes, NDLR]. »

    Or, précisément, les victimes de l’amiante se plaignent depuis de longs mois du fait que les principaux responsables de ce scandale sanitaire n’avaient toujours pas été inquiétés, en France. D’où leur décision d’envoyer un courrier au Président, dès le 25 février, signé par Pierre Pluta, président de l’Association nationale des victimes de l’amiante et autres polluants et Michel Parigot, président du Comité anti-amiante Jussieu.

    Les victimes en appellent à la création d’une mission de réflexion

    « Non, monsieur le président, les responsables de la catastrophe sanitaire de l’amiante n’ont jamais eu à répondre de leurs actes », affirment-ils. « Et c’est bien le problème. […] Les premières plaintes ont été déposées en 1996, en particulier la plainte dite ‘Jussieu’ concernant l’exposition à l’amiante sur le campus Jussieu (où l’amiante a provoqué à ce jour 170 cas de maladies professionnelles et plus de 40 décès) qui visait les responsables politiques, administratifs et industriels. Plus de 21 ans après son dépôt, elle est toujours à l’instruction ! » C’est notamment en raison de ces retards, et du non-lieu qui se dessinent sur les procès pénaux liés à l’amiante, que les associations ont demandé une récusation des juges d’instruction.

    Retrouvez l’intégralité de l’article sur Batiactu.com

  • Dans les entrailles de la passerelle Saint-Laurent, dont l’amiante est retirée

    Dans les entrailles de la passerelle Saint-Laurent, dont l’amiante est retirée

    Sa rénovation totale va coûter 2,5 millions d’euros. Fermée depuis l’automne, la passerelle Saint-Laurent, monument historique grenoblois en cours de désamiantage, devrait rouvrir en octobre 2018. Emballée de blanc comme une oeuvre d’art contemporain, elle suscite bien des questions.

    Mais à quoi peut désormais ressembler ce pont si bien emballé ? Grâce à La Métropole et à l’entreprise Lassarat, nous allons vous le révéler. Steve, responsable du désamiantage, nous introduit dans l’emballage.

    Après l’enlèvement de la chaussée de la passerelle, des gigantesques poches d’eau ont été installées pour lester le pont, complètement rouillé, qui ne va pas se déformer. Pendant ce temps, les sableurs s’équipent. Ils doivent se calfeutrer hermétiquement pour pénétrer dans la zone de travail, bourrée d’amiante.
    Au retour de leur plongée, à travers 5 sas de décontamination, les sableurs devront se dépoussiérer, se doucher à plusieurs reprises. Hadj, l’un d’entre eux, a bien voulu filmer ses collègues dans la zone dangereuse. Pour décaper, le sableur revêt un deuxième masque. Sur le métal amianté, il projette de l’abrasif à 7 bars de pression.

    Retrouvez l’intégralité de l’article sur France3.fr

     

  • Inertage de l’amiante

    Inertage de l’amiante

    Le Cerader 24, le collectif qui lutte contre l’amiante, tenait son assemblée générale vendredi.

    L’occasion de renouveler son conseil d’administration d’abord. René Vincent ne sera plus seul aux commandes. Jean-Marc Segurel et Christiane Vincent ont également été désignés co-présidents.

    Sur le fond, il a bien entendu été question des ravages que continue de faire l’amiante. 100.000 morts à l’horizon 2050, avait annoncé l’institut de veille sanitaire. Mais le Cerader estime que sa cause est de moins en moins entendue et parle de camouflage généralisé de la problématique. Il en appelle à la responsabilité des politiques.

    Autres dossiers abordés vendredi soir, la défense de l’indépendance de la justice, de l’hôpital public, la suppression inquiétante des CHSCT et puis le dossier Bouchillou. Enterré par les procureurs. Les avocats du Cerader se penchent sur la possibilité de nouvelles actions.

    Et puis au cœur des discussions également le projet d’inertage de l’amiante par trempage dans des bains d’acide. Un procédé élaboré par des chercheurs de Montpellier. Depuis plusieurs années le Cerader lutte pour qu’une unité pilote s’implante à Bergerac, dans l’enceinte de la poudrerie. Il a reçu jusque là une fin de non recevoir du directeur d’Eurenco. Mais le Cerader souhaite relancer les négociations. Les chercheurs sont attendus courant avril à Bergerac. L’association espère que les industriels et les politiques seront présents. Pour l’instant les courriers envoyés auprès du conseil régional, départemental et au député sont restés lettre morte. Mais le Cerader garde espoir d’autant que la recherche ne cesse d’évoluer. Jean Marc Segurel, responsable de la prévention au sein du Cerader 24 et de la CAVAM Aquitaine.

    Retrouvez l’intégralité de l’article sur Bergerac95.fr

  • À Saint-Nazaire, l’amiante est l’une des causes de surmortalité

    À Saint-Nazaire, l’amiante est l’une des causes de surmortalité

    Les chiffres de surmortalité dans le bassin de Saint-Nazaire diffusés par Ouest-France font aussi écho au combat mené depuis des années par les victimes de l’amiante.

    « Se battre pour l’emploi, oui. Mais pas à n’importe quel prix. » Telle est la position de Patrick Hamon, le président, pour quelques semaines encore, de l’Andeva 44 qui se bat depuis des dizaines d’années pour défendre les victimes de l’amiante.

    La forte présence industrielle dans le bassin nazairien a aussi influé sur le nombre de personnes touchées par ce fléau. « Les chantiers navals et leurs sous-traitants ont longtemps utilisé l’amiante avant son interdiction, rappelle le président. D’où le nombre important de victimes dans le secteur. »

    À Saint-Nazaire, l’amiante est l’une des causes de surmortalité

    Depuis sa création, la section de l’Andeva a atteint les 6 000 dossiers traités, notamment pour obtenir des indemnisations. « La particularité, c’est que les maladies se déclarent longtemps après que la personne a été en contact avec le matériau, parfois plusieurs dizaines d’années. Longtemps, on a eu des maladies relativement « bénignes ». Désormais, les gens sont plus âgés et depuis deux ans, on constate surtout des pathologies lourdes, cancer bronchio-pulmonaire et cancers de la plèvre, typiquement dû à l’amiante. »

    Retrouvez l’intégralité de l’article sur Ouest-France.fr

  • Le nucléaire et l’amiante boostent Eichrom

    Le nucléaire et l’amiante boostent Eichrom

    À Bruz, près de Rennes, Eichrom-Laboratoires traque les traces d’amiante en milieu radioactif. En deux ans, l’effectif est passé de 15 à 60 salariés. Une vingtaine d’embauches sont prévues cette année.

    À la fin du siècle dernier, Eichrom fait parler la… poudre sur toute l’Europe. Installé à Paris, le groupe américain commercialise ses résines qui isolent les éléments radioactifs à mesurer dans diverses matières.
    En 2003, le Breton Patrice Letessier, physicien-chimiste chez Eichrom, propose à sa société de « monter (son) propre laboratoire de mesures de radioactivité », à Rennes. Depuis, sur le campus de Ker Lann, Eichrom-Laboratoires rayonne.

    Un labo d’amiante nucléaire

    Dès le départ, le laboratoire scrute les traces de radioactivité dans des échantillons d’eau, des villes comme Rennes ou Toulouse. « Nous surveillons la qualité de l’eau potable pour une quinzaine de millions de consommateurs européens », compte Patrice Letessier, le directeur.
    Au fil des années, ce labo « indépendant » développe son activité autour des installations nucléaires. D’abord, pour mesurer la radioactivité dans la nature (sol, eau, lait, poisson…) à proximité de « douze des dix-neuf » centrales françaises.

    Ensuite, « depuis trois ans », Eichrom-Laboratoires développe ses prestations d’analyse d’amiante. De plus, dans le cadre du programme de « démantèlement » des sites nucléaires, la société bruzoise a tous les atouts pour « gérer la double problématique » de recherche d’amiante dans un environnement radioactif.
    En juillet dernier, elle est même retenue par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) pour ouvrir un labo d’amiante nucléaire sur le site de Marcoule, dans le Gard. « On a trois collaborateurs en permanence sur place, explique Patrice Letessier. On pourrait monter à quinze. »

    Retrouvez l’intégralité de l’article sur Ouest-France.fr

  • Régime de cessation anticipée d’activité au titre de l’amiante

    Régime de cessation anticipée d’activité au titre de l’amiante

    Un régime spécifique de cessation anticipée d’activité s’applique lorsque des fonctionnaires ont été exposés à l’amiante au cours de leur carrière ou s’ils ont été reconnus atteints d’une maladie professionnelle provoquée par l’amiante, leur permettant de percevoir, en remplacement de leur rémunération, une allocation spécifique de cessation anticipée d’activité jusqu’à leur départ à la retraite.

    Une note de la Direction générale des finances publiques, mise en ligne le 13 février, présente aux services et bureaux chargés des pensions l’extension de ce dispositif (initialement réservé aux agents des ministères chargés de la défense et de la mer) à l’ensemble des fonctionnaires et des agents contractuels à compter du 31 mars 2017, comme prévu par l’article 146 de la loi n° 2015-1785 de finances pour 2016 et le décret n° 2017-435 du 28 mars 2017.

    Cette note précise également les effets de la période de cessation anticipée d’activité sur la pension civile de l’État.

    Note d’information du 12 décembre 2017 n°INS18006 (NOR : CPAE1802245C)

    Article issu du Moniteur.fr