Catégorie : AMIANTE

  • La réhabilitation d’un chantier historique : la gare de Metz

    La réhabilitation d’un chantier historique : la gare de Metz

    Bâtiment à l’architecture exceptionnelle, monument historique et candidate au patrimoine mondial de l’UNESCO, la gare de Metz est une ancienne gare ferroviaire, située à proximité du centre-ville.

    Un peu d’histoire sur la gare de Metz

    Construite par les autorités allemandes en 1878, durant l’annexion de l’Alsace-Lorraine, elle est désaffectée lors de la mise en service de la nouvelle gare, inaugurée en 1908 par la Direction générale impériale des chemins de fer d’Alsace-Lorraine.
    Classée comme monument historique en 1975, pour ses façades et toitures, son salon d’honneur, le décor du buffet et son hall de départ, elle fait la fierté des Messins.

    Après avoir abrité la direction régionale de la SNCF, l’ancien bâtiment voyageur se refait une beauté, afin d’accueillir les services de l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (Insee), à l’horizon fin 2018-début 2019.

    Un chantier en cotraitance

    EuropAmiante a réalisé ce chantier en cotraitance avec Xardel Démolition !
    Le « Pailleron », bâtiment central dans la cour de la gare ainsi que des rangées de garages étaient à démolir. Dans le même temps les désamianteurs ont dû intervenir de manière simultanée.

    La co-activité sur le chantier, aurait été périlleuse si les deux entreprises ne travaillaient pas ensemble depuis déjà 4 ans. La bonne exécution résultant en parti de la coopération, la confiance et la connaissance du travaille de chacun, permettant un avancement main dans la main.

    Une intervention sensible

    Le chantier a mobilisé une grande quantité de matériels et un effectif conséquent à savoir un superviseur, 2 chefs de chantier et 10 opérateurs.
    Les spécificités ont été nombreuses.
    Dans un premier temps, son statut de monument classé a donné à l’étude et la mise en œuvre du chantier, un aspect sensible et particulier. Les équipes ont dû travailler en co-activité avec les experts chargés de la restauration et de la conservation des lieux. De nombreuses fresques ont été découvertes et préservées.

    La réhabilitation d’un chantier historique

    Les désamianteurs ont aussi du faire face à de nombreuses découvertes d’amiante au fur et à mesure de l’avancée des travaux.
    Le désamiantage des différents étages datant du 19 ème siècle, a nécessité une adaptation au milieu. De nombreux processus ont été mis en place, due à la diversité des matériaux sur lesquels les équipes ont eu à intervenir, notamment une charpente de plus de 100 ans d’âge.

    Particularité la plus rare pour EuropAmiante : des accès particulièrement restreints, avec par exemple, une simple trappe pour accéder aux sous-sols, nécessitant une forte capacité d’adaptations sur place.

    Enfin, si la gare n’est actuellement pas un milieu occupé, elle se trouve à proximité de nombreuses habitations. Il a donc fallu gérer les réactions du voisinage, les questions ainsi que les mesures de sécurité appliquées.

    La première phase du chantier qui a durée 4 mois est maintenant terminée. Les déchets ont été évacués et éliminés par procédé d’Inertage.
    Ce dernier est lui aussi une particularité puisque rarement utilisé, dû à son coût, il est pourtant le plus écologique et permet d’éliminer définitivement l’amiante. La seconde phase des travaux est actuellement en attente.

  • La protection respiratoire au coeur de l’innovation

    La protection respiratoire au coeur de l’innovation

    Scott Safety innove en matière de protection respiratoire et passe au niveau supérieur avec son nouveau demi-masque AVIVA.

    Le nouvel AVIVA est le demi-masque innovant le plus récent de Scott Safety, leader mondial dans le développement et la fabrication d’appareils de protection respiratoire et d’équipements de protections individuelles. Garantir le bien-être des employés est une priorité. Son harnais de tête ergonomique apporte une plus grande stabilité et il est compatible avec les casques et les protections des yeux. Les employés vont apprécier le confort apporté par ce nouveau demi-masque AVIVA.

    La protection respiratoire au coeur de l’innovation

    Ce demi-masque de pointe, sans silicone mais conçu pour un confort identique à la silicone, présente de nouveaux éléments de conception. Le demi-masque AVIVA offre un double joint d’étanchéité intuitif qui apporte à l’utilisateur une plus grande liberté de mouvement et une souplesse accrue, un bouton de vérification de l’ajustement positif qui est intégré au demi-masque et garantit son ajustement en toute sécurité.

    Une meilleure transmission de la voix permet à l’utilisateur d’être clairement entendu par ceux qui l’entourent et garantit une communication claire. Le demi-masque AVIVA est disponible pour une utilisation avec une large gamme de filtres, ce qui permet son utilisation dans un grand nombre d’applications et de situations industrielles, telles que le désamiantage, la fabrication, la soudure et les produits pharmaceutiques.

    L’an dernier, environ 33 000 employés ont souffert de problèmes respiratoires ou pulmonaires dont on pense qu’ils sont provoqués ou aggravés par leur environnement de travail . L’un des plus grands problèmes de l’industrie est un équipement mal ajusté et inconfortable qui décourage les employés d’utiliser correctement leur kit. Scott Safety contribue à éliminer ce problème avec le lancement de ce masque facile à utiliser qui fournit une protection respiratoire complète, une faible résistance à la respiration, ainsi qu’un confort et un ajustement améliorés.

    Le demi-masque AVIVA est disponible en tailles petite, moyenne et grande, et dans des conditionnements variés, notamment des options readypak pour des applications spécifiques, dont certains ont l’avantage de permettre à l’utilisateur de ranger régulièrement le demi-masque, de le garder propre et correctement formé pour un ajustement optimal.

    AVIVA est désormais disponible chez les distributeurs agréés Scott Safety. Pour en savoir plus, veuillez visiter www.scottsafety.com/emea

  • Amiante : le décret relatif au diagnostic avant travaux est publié

    Amiante : le décret relatif au diagnostic avant travaux est publié

    Le décret 2017-899 du 9 mai 2017 précise les conditions d’application de l’article L4412-2 du code du travail, introduit par la loi El Khomri, portant obligation de rechercher la présence d’amiante préalablement à toute opération qui comporte un risque d’exposition à l’amiante.

    Modification de l’article R4412-97 du code du travail

    L’ancienne rédaction de cet article imposait, au donneur d’ordre, de joindre aux documents de consultation des entreprises, les documents nécessaires permettant à l’employeur, qui va exécuter les travaux, d’évaluer le risque de son intervention : Dossier Technique Amiante (DTA) pour les immeubles bâtis, diagnostic démolition, documents de toute nature attestant. la présence ou l’absence d’amiante etc. Le décret élargit cette obligation aux autres acteurs de l’opération.

    Le donneur d’ordre, le maître d’ouvrage ou le propriétaire

     » Le donneur d’ordre, le maître d’ouvrage ou le propriétaire d’immeubles par nature ou par destination, d’équipements, de matériels ou d’articles qui décide d’une opération comportant des risques d’exposition des travailleurs à l’amiante fait réaliser la recherche d’amiante « .

    Des arrêtés sont prévus pour préciser le rôle de chacun et en fonction des domaines d’activités :

    • Immeubles bâtis ;
    • Autres immeubles tels que terrains, ouvrages de génie civil et infrastructures de transport ;
    • Matériels roulants ferroviaires et autres matériels roulants de transports ;
    • Navires, bateaux et autres engins flottants ;
    • Aéronefs ;
    • Installations, structures ou équipements concourant à la réalisation ou la mise en oeuvre d’une activité.

    Entrée en vigueur

    Aux dates fixées par les arrêtés prévus et au plus tard le 1er octobre 2018.

    Retrouvez l’ensemble de l’article « Amiante : le décret relatif au diagnostic avant travaux est publié  » en cliquant ici

  • La recherche d’amiante par un jeune laboratoire

    La recherche d’amiante par un jeune laboratoire

    Créé en 2013 par une équipe qui travaille depuis 1996 sur la problématique amiante à travers divers laboratoires d’analyses amiante au niveau national et international,

    AD-LAB est un jeune laboratoire d’analyse accrédité COFRAC pour la recherche d’amiante dans :

    • les matériaux du batiment,
    • les enrobés routiers
    • les roches naturelles
    • les stratégies d’échantillonnages, prélèvements et analyses dans l’air

    Leur volonté est d’apporter un service client sur mesure et de se distinguer des gros laboratoires industriels en mettant en avant leur expérience, leur technicité quant à la réalisation de nos prestations et d’être à l’écoute de leurs clients.

    La recherche d’amiante par un jeune laboratoire

    Le personnel composé essentiellement de géologues et minéralogistes reste une équipe à taille humaine d’une trentaine de personnes avec pour objectif 100% de satisfaction client.

    Toutes les prestations proposées ci-dessus sont réalisées sous accréditation COFRAC, notamment sur les enrobés routiers où la majorité des laboratoires ne sont pas accrédités sur la partie granulat de l’enrobé.

    Ce qui nous différencie de nos confrères :

    • L’Humain : chaque client est identifié par son nom et non un code barre,
    • Le respect des délais annoncés dans nos offres sans aucune surprise,
    • La fiabilité de nos analyses (un des rares laboratoires classés groupe 1 aux inter-comparaisons ALASCA de l’INRS)
    • Une réponse aux questions de nos clients selon la situation, avec accompagnement de nos clients en aval, pendant et en amont de leur problématique amiante, et un support technique de nos experts amiante, reconnus nationalement et internationalement.

    Nous vous proposons de prendre connaissance de notre tarification et de faire un essai avec nos services de BRUSSIEU (69) ou de CERGY (95)

  • AC Environnement : un savoir-faire global au service du bâti

    AC Environnement : un savoir-faire global au service du bâti

    C’est en 2002, lorsqu’est mise en place la législation amiante et le diagnostic immobilier dans sa configuration actuelle, que le groupe est créé. Implanté en Rhône-Alpes autour de Vichy, Lyon, etc. le groupe s’étend à partir de 2008 sur l’ensemble du territoire. Aujourd’hui, AC Environnement compte 450 salariés et réalise 80% de son chiffre d’affaires autour de la problématique amiante.

    AC Environnement : un savoir-faire global au service du bâti

    Rencontre avec son Directeur Général, Denis Mora.

    Autour de ses 23 agences, AC Environnement réalise l’ensemble des diagnostics obligatoires dans le cadre des transactions et locations jusqu’à la démolition. Mais son cœur de métier porte essentiellement sur l’amiante où le Groupe propose ses services des diagnostics, jusqu’aux travaux en passant par les prélèvements d’air à travers ses deux laboratoires.

    « Nous sommes allés encore plus loin, confie Denis Mora, en créant une SS2I « Atlante Développement » et nos propres outils informatiques. Ainsi avec nos laboratoires, notre savoir-faire et notre compétence numérique, nous maîtrisons la chaîne dans son ensemble, ce qui constitue un gage d’efficacité pour nos clients. Et c’est bien cette marque de fabrique qui nous différencie de l’ensemble de nos concurrents. Ainsi, nous gérons la problématique amiante de A à Z, avec la capacité de réagir très rapidement à une modification réglementaire ou technique. Autre exemple : à travers nos deux laboratoires, nous répondons à 50% de nos besoins d’analyses. Ici aussi, la chaîne étant maîtrisée, nous pouvons répondre dans des délais très courts à nos clients. Et si nous ne pouvons gérer tous nos besoins, nous voulons, avant tout, ne pas être dépendant de nos fournisseurs. »

    Au final, l’organisation spécifique d’AC Environnement permet à l’entreprise de gagner en réactivité, d’offrir coûts optimisés et donc compétitifs, et d’accompagner ses clients sur l’ensemble de la problématique amiante.

    L’amiante : vers une complexification du secteur

    Dans les années à venir, une chose est certaine : le secteur de l’amiante va se complexifier et s’accroître. « Les dernières dispositions législatives et réglementaires nous le montrent, explique Denis Mora. Pour ne citer qu’un exemple, la DGT est entrée dans la danse avec la Loi El khomri autour de la norme amiante avec un changement d’approche où les schémas de fonctionnement évoluent. Il est donc important de s’y préparer et surtout de respecter l’ensemble des règles édictées.

    Or, ce n’est pas le cas de tous les acteurs. On remarque encore des pratiques erronées qui peuvent avoir de lourdes conséquences. Il est vrai que se préparer aux nouvelles règles nécessite d’investir assez lourdement en formation, outils, etc. Nous l’avons fait et grâce à cela nous sommes en mesure de proposer des prestations de qualité. En parallèle, parce que la filière amiante est complexe, nous avons spécialisé des opérateurs en interne afin qu’au-delà de leurs compétences, ils puissent tirer profit de leurs expériences.

    Amiante et plomb : un mariage de raison

    Parce que le plomb est une problématique proche de celle de l’amiante à de nombreux niveaux, souvent, nous lions les deux. Même si les chantiers sont nettement moins importants, tout comme les coûts, nous utilisons les mêmes procédés.

    Amiante : quelle évolution ?

    Si l’on peut envisager la robotisation du désamiantage, côté diagnostic, rien ne remplacera l’œil et l’analyse d’un être humain. « Mais, je pense que la première évolution est et reste la législation à suivre scrupuleusement, indique Denis Mora. La profession doit faire face aux attentes du législateur. Nous devons donc tous faire front et répondre aux défis techniques qui nous sont proposés. C’est un tournant que nous devons prendre ».

  • Éradication de l’amiante : 43 propositions à l’attention d’Edouard Philippe, premier ministre

    Éradication de l’amiante : 43 propositions à l’attention d’Edouard Philippe, premier ministre

    Dans une lettre remise à Bernard Cazeneuve, le nouveau secrétaire de RésoA+ prie l’ancien premier ministre de transmettre à son successeur, Edouard Philippe, 43 propositions relatives à l’éradication de l’amiante en France et en Europe avant 2043.

    Éradication de l’amiante : 43 propositions à l’attention d’Edouard Philippe, premier ministre

    C’est l’heure du bilan pour les 28 propositions remises le 1er juillet 2014 par le groupe de suivi amiante du Sénat. Près de trois ans après cette date, le 10 mai dernier, un des derniers décrets signé par Bernard Cazeneuve en tant que premier ministre était publié au Journal Officiel, donnant naissance au repérage amiante avant travaux ultérieur. Ce texte « relatif au repérage de l’amiante à l’occasion de certaines opérations », clarifie dans le Code du Travail les obligations en matière d’évaluation des risques face à l’amiante du donneur d’ordre, propriétaire, maître d’ouvrage, voire même simple locataire commandant l’entretien de sa chaudière. Une carence de précision réglementaire déjà évoquée dans l’une des propositions du rapport du groupe de suivi amiante du Sénat.

    Pour une concertation civile et professionnelle

    Le même jour que la publication du décret, le nouveau secrétaire de RésoA+, Luc Baillet, a remis à Bernard Cazeneuve un bilan du rapport de 2014. Un bilan accompagné de 43 propositions « relatives à l’éradication de l’amiante en France et en Europe avant 2043 ». La proposition n°38 est une réponse directe à la publication du dernier décret, qui entrera au plus tard le 1er octobre 2018 (dans l’attente, les dispositions de l’article R.4412-97 du Code du Travail restent applicables dans la version antérieure du texte).

    RésoA+ y réitère sa demande de participation à un groupe de travail piloté par la DGT, dans le cadre d’une commission AFNOR en cas de besoin, sur les différents repérages avant, pendant et après travaux. Les organismes impliqués dans la commande, l’usage, la réalisation et le contrôle des diagnostics amiante avant travaux seraient conviés à ce groupe de travail, de même que les assureurs et les financeurs des diagnostics.

    Afin de faciliter l’organisation de la concertation civile et professionnelle, la proposition n°39 poursuit sur la question de son financement. RésoA+ souhaite ainsi que le financement de ces groupes de travail soit pris en charge par le ou les ministres concernés, « y compris les frais de transports et d’hébergements éventuels des membres conviés ». Le réseau note au passage que ce financement est déjà prévu pour les membres de la CEVALIA, mais uniquement pour le défraiement des frais de transport.

    Pour un moratoire de 18 mois

    Alors même que l’identité du nouveau premier ministre n’était pas encore connue, Luc Baillet a prié Bernard Cazeneuve de remettre à son successeur les 43 propositions. Le RésoA+ estime que « seules des mesures abouties et intégrées dans l’ensemble du corpus réglementaire peuvent pérenniser les intentions louables du législateur ». Ses membres attendent donc du nouveau premier ministre « qu’il prenne rapidement toutes les décisions qui s’imposent pour entamer la concertation indispensable avec les représentants des acteurs civils et professionnels ».

    Dans l’attente, RésoA+ demande qu’un moratoire de 18 mois au moins soit décidé afin « qu’aucun nouveau texte coercitif ne soit imposé sans en avoir mesurer l’impact et les conséquences opérationnelles ». C’est également dans cet esprit que le réseau réitère sa demande aux directions ministérielles concernées de ne pas laisser AFNOR homologuer, en l’état, le projet de norme révisé X46-020, estimant que le texte en l’état est loin d’être consensuel. Dans l’attente de la mise en place du nouveau gouvernement, RésoA+ espère que la Commission X46D décidera de soumettre le projet révisé à une nouvelle enquête publique lors de la réunion plénière du 13 juin

  • Mise à jour des fiches de prévention Amiante SS4

    Mise à jour des fiches de prévention Amiante SS4

    Une mise à jour du dossier de fiches  » Prévention du risque amiante lors de travaux d’entretien et de maintenance (sous-section 4)  » a été publiée par l’OPPBTP.

    Ce dossier regroupe les mesures générales de prévention du risque amiante et les principales obligations réglementaires du Code du travail.

    Mise à jour des fiches de prévention Amiante SS4

    Cette mise à jour concerne 19 fiches dans les métiers du bâtiment (ascensoriste, carreleur, couvreur-bardeur, électricien, facadier, platrier-plaquiste, peintre, maçon, menuisier, plombier, chauffagiste, fumiste, installateur de clim, poseur de faux-plafonds, solier-moquettiste) et des travaux publics (canalisateur, terrassier, travaux routiers).

    Seuls les travaux de maintenance et d’entretien relevant de la sous-section 4 (art. R.4412-144 et suivants du Code du travail) sont concernés, à l’exclusion des travaux de retrait ou de confinement d’amiante.

    Pour en savoir plus sur la mise à jour des fiches de prévention Amiante SS4, cliquez ici

  • Exposition à l’amiante : qualification de mise en danger délibérée

    Exposition à l’amiante : qualification de mise en danger délibérée

    Le non-respect des obligations réglementaires relatives à la protection contre les risques liés à l’exposition à l’inhalation de poussières d’amiante expose de manière directe et immédiate à un risque certain de mort ou d’infirmité permanente tenant au risque de développer un cancer dans les trente à quarante ans.

    Par un arrêt du 19 avril 2017, la chambre criminelle s’est prononcée sur la caractérisation du délit de mise en danger délibérée à l’encontre d’une société et de son directeur d’exploitation en raison de l’exposition à l’amiante subie par les salariés et les riverains.

    Exposition à l’amiante : qualification de mise en danger délibérée

    Après avoir relevé que les prévenus avaient délibérément violé les obligations particulières issues du décret n° 2006-761 du 30 juin 2006 relatif à la protection contre les risques liés à l’inhalation de poussières d’amiante, elle a affirmé que cette violation exposait de manière directe et immédiate autrui à un risque de mort, de mutilation ou d’infirmité permanente en raison du risque certain de développer un cancer du poumon ou de la plèvre dans les trente à quarante ans de l’inhalation.

    Le principal intérêt de cet arrêt réside dans la caractérisation du risque immédiat de mort, de mutilation ou d’infirmité permanente en raison de l’exposition à l’amiante.

    Retrouvez la suite de l’article « Exposition à l’amiante : qualification de mise en danger délibérée » en cliquant ici

  • Cour de cassation – Travaux en présence d’amiante

    Cour de cassation – Travaux en présence d’amiante

    La Cour de cassation a rendu, le 19 avril, un arrêt rappelant l’obligation générale de sécurité et de résultat de l’entreprise en matière de travaux en présence d’amiante.

    Une décision « pas surprenante, mais qui a le mérite d’être exemplaire ». C’est ainsi que Farouk Benouniche, avocat au sein du cabinet Michel Ledoux et associés, qualifie un arrêt du 19 avril de la Cour de cassation. La société Vinci construction terrassement avait été condamnée, dans un jugement confirmé en appel, pour mise en danger de la vie d’autrui, et la Cour a validé cette condamnation. « Nous avons là un cas d’application concrète du droit pénal en risque amiante dans le BTP », analyse également Farouk Benouniche.

    Cour de cassation – Travaux en présence d’amiante

    Le chantier incriminé avait lieu dans le quartier de l’Annonciade, à Bastia (Corse), en 2012. « Le chantier de terrassement litigieux présentait la particularité de porter des roches et des terres naturellement amiantifères, connues et identifiées avant l’acceptation du marché », note la Cour dans son arrêt. Or, divers manquements, mettant visiblement en danger la vie d’autrui, que ce soient les salariés de l’entreprise ou les riverains, ont été constatés en août-septembre 2012 (non-recouvrement de parties du terrains contenant de l’amiante, pose d’un filet vert n’étant pas de nature à confiner les fibres d’amiante sur le lieu de travail, etc.).

    Retrouvez la suite de l’article « Cour de cassation – Travaux en présence d’amiante » en cliquant ici

  • Le repérage amiante avant-travaux

    Le repérage amiante avant-travaux

    L’article 113 de la loi travail, promulguée le mardi 9 août 2016, fournit un nouveau cadre législatif au repérage amiante avant-travaux. Maîtres d’ouvrages : ATTENTION !

    Le repérage amiante avant-travaux est désormais une obligation explicite

    Concrètement, quels sont les changements ?

    Cette obligation, bien qu’inscrite dans la réglementation depuis quelques années, n’était pas organisée aussi distinctement au sein du code du travail.

    Ces nouvelles dispositions viennent donc confirmer l’obligation de repérage amiante avant-travaux. Elles vont ainsi permettre une meilleure protection des travailleurs face aux risques d’exposition à l’amiante, en sécurisant juridiquement les décisions de l’inspection du travail et en sanctionnant plus sévèrement les manquements aux règles. Le donneur d’ordre, le maître d’ouvrage ou le propriétaire s’exposent en effet à des sanctions pénales en cas de non-respect de la nouvelle réglementation.

    Pour en savoir plus sur le repérage amiante avant travaux ou démolition, cliquez ici