Catégorie : AMIANTE

  • 100 sacs à déchet pour l’amiante

    100 sacs à déchet pour l’amiante

    100 sacs à déchet pour l’amiante, avec marquage A, 80µ, 73×120 cm

    • Sac à déchet transparent pour l’amiante.
    • Marquage A.
    • Sans rabat adhésif.
    • Dimensions: 730x1200mm.
    • Particules: 80 microns.

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  • Amiante chrysotile : un signal d’alarme lancé

    Amiante chrysotile : un signal d’alarme lancé

    L’amiante chrysotile, réputé pour être —moins— nocif que les autres amiantes —à condition d’y être modérément exposé— continue d’être produit et exporté à travers le monde, notamment vers les pays en développement. La Confédération syndicale internationale lance un signal d’alarme à la veille de la conférence de Rotterdam sur le commerce international des substances dangereuses, qui va débuter le 24 avril à Genève.

    L’augmentation spectaculaire de la production et du commerce des produits chimiques au cours des trois dernières décennies est telle que la population ainsi que les pouvoirs publics se préoccupent des risques potentiels posés par les substances chimiques et pesticides dangereux. Les pays qui ne possèdent pas l’infrastructure nécessaire pour surveiller les importations et les utilisations de ces produits chimiques sont particulièrement exposés à ces risques.

    Tel est le constat, inscrit dans son préambule, qui a motivé la convention de Rotterdam ratifiée par 157 pays et entrée en vigueur en 2004, sous l’impulsion de deux agences de l’ONU, le PNUD (Programme des Nations Unies pour l’environnement) et la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture).

    L’amiante chrysotile n’est pas sur la liste des substances dangereuses de la Convention de Rotterdam

    Cette convention dresse la liste de produits chimiques interdits ou strictement réglementés et des préparations pesticides extrêmement dangereuses qu’un pays peut refuser de recevoir sur son territoire, soit parce qu’il les juge trop dangereux en soi, soit parce qu’il n’est pas en mesure d’en gérer la dangerosité en toute sécurité.

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  • Inscrire l’amiante blanc dans la convention de Rotterdam

    Inscrire l’amiante blanc dans la convention de Rotterdam

    Plusieurs pays entravent depuis dix ans l’inscription de l’amiante chrysotile sur la liste des produits dangereux de la convention de Rotterdam. La donne pourrait changer lors de la conférence des parties qui se tient à Genève jusqu’au 5 mai explique la canadienne Kathleen Ruff, fondatrice du collectif international d’ONG Alliance pour la convention de Rotterdam (Roca).

    « Les citoyens des pays occidentaux croient que le sort de l’amiante est réglé depuis des années parce que la substance est interdite dans leur pays. Or la situation actuelle est un désastre. Deux millions de tonnes sont encore produites chaque année dans le monde, et une vingtaine de pays en importent, en toute méconnaissance des risques. D’autant plus que les producteurs diffusent des informations fallacieuses sur l’innocuité de l’amiante.

    Inscrire l’amiante blanc dans la convention de Rotterdam

    Plusieurs pays, Russie en tête qui produit à elle seule la moitié de l’amiante mondial, se livrent à une opération de sabotage de la convention de Rotterdam. Celle-ci impose, dès lors qu’un produit relève d’elle, un devoir de responsabilité aux pays exportateurs, à savoir l’obligation d’informer le pays importateur sur la dangerosité du produit et de recueillir son consentement préalable. Ce qui permet à ce dernier de contrôler ou de refuser l’importation du produit. Et ce qui de facto porte un rude coup au marché.

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  • L’interdiction de l’amiante est une longue marche

    L’interdiction de l’amiante est une longue marche

    Matériau miracle qui a tourné au cauchemar, l’amiante a été utilisé massivement pendant des décennies malgré son caractère cancérigène connu depuis les années 1950. Cette fibre minérale est aujourd’hui bannie sous toutes ses formes dans 59 pays, dont les membres de l’Union européenne. De nouveaux noms s’ajoutent à cette liste au fil des ans. Après la Nouvelle-Zélande en 2016, le Canada a promis de renoncer en 2018 au produit toxique dont il a longtemps et ardemment défendu le commerce.

    L’amiante, très utilisé en Inde et en Chine

    S’ils n’ont pas forcément interdit l’amiante, la plupart des pays ont drastiquement limité son usage à moins de mille tonnes par an. Les États-Unis qui ont fermé leurs mines en importent uniquement pour des machines de haute technologie utilisées par exemple à la Nasa, l’agence spatiale américaine. « Aujourd’hui, ce minerai reste consommé à grande échelle dans une quinzaine d’États », précise Marc Hindry, chargé des questions internationales à l’Association nationale de défense des victimes de l’amiante.

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  • Amiante : revêtement de sol souple – Gamme LVT Allura

    Amiante : revêtement de sol souple – Gamme LVT Allura

    Acteur international majeur des revêtements de sol souples, Forbo Flooring Systems se plaît à toujours innover pour répondre au plus près aux codes esthétiques du moment et aux besoins multi-segments (secteurs résidentiels, commerciaux, tertiaires…).

    C’est aujourd’hui sa gamme LVT Allura qui bénéficie d’un renouvellement complet, tant au niveau de ses décors, avec des références ultra-réalistes et des rendus au naturel saisissant, que de ses formats, dont 3 inédits (point de Hongrie, lames XXL d’1,80 m et dalles 1 m x 1 m). Autant de nouveautés qui enrichissent les possibilités de calepinages pour des intérieurs novateurs et différenciants.

    Amiante : revêtement de sol souple – Gamme LVT Allura

    Allura bénéficie d’une large palette d’atouts sur les plans esthétique et technique : une mise en œuvre facile, une exceptionnelle stabilité dimensionnelle, un poinçonnement rémanent performant et une protection de surface ultra-résistante pour un entretien simplifié. Les collections LVT Allura sont conçues et fabriquées en Europe, à partir d’électricité 100 % d’origine renouvelable et d’une technologie sans phtalate, démarches qui font partie intégrante de l’engagement de Forbo Flooring Systems pour la santé et le bien-être de chacun.

    Afin de mettre en lumière la pluralité et la complémentarité de ses collections Allura, Forbo Flooring Systems a fait le choix d’en rassembler une sélection sous l’offre exclusive “Allura tout en un” : 34 décors disponibles dans l’intégralité des 7 constructions existantes avec 3 modes de pose, à coller, à poisser ou à clipser, ainsi que 34 plinthes coordonnées à 100 % et 4 plinthes unies pour jouer avec les contrastes.

    Choisir Allura, c’est être libre d’opter pour 3 modes de pose et être libre de personnaliser les espaces à l’envie !

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  • Interview – Hugo ROSATI, DI Environnement

    Interview – Hugo ROSATI, DI Environnement

    Pouvez-vous nous présenter votre entreprise (historique, activité, principaux clients…) ?

    Hugo ROSATI : Dauphiné Isolation est une PME familiale créée en 1987 à Montélimar par Frédéric ROSATI. Spécialisée à l’origine dans la projection d’isolant, la société se diversifie en 1995 dans le désamiantage.

    Hugo RosatiA cette époque, en tant que précurseur dans le retrait de l’amiante nous avons développé nos propres process et matériels pour répondre aux exigences de ce nouveau métier. En 2000, le groupe Dauphiné Isolation créé deux unités distinctes : DI Projection, leader français de l’isolation avec la pose et fabrication de produits coupe-feu notamment et DI Environnement, leader du retrait de l’amiante en France et acteur notable dans la dépollution, le démantèlement et la déconstruction.

    DI Environnement effectue ces prestations dans le secteur du bâtiment, de l’industrie (avec le développement du nucléaire notamment), du démantèlement et, d’une manière générale, tout autre secteur où une intervention en milieu à risques est nécessaire.
    Nos références comprennent aussi bien des interventions ponctuelles que des chantiers de de plusieurs années avec des dizaines d’opérateurs et différents corps d’état à gérer.

    Avec les agences de Paris, Lyon, Marseille et Montélimar pour le siège, ainsi que les filiales EAS à Bordeaux et HEO à Nantes, nous pouvons proposer une offre locale sur le tout le territoire Français. Nous sommes également présents dans territoires d’outre-mer, avec une filiale à Tahiti notamment, ainsi qu’à l’international sur des missions spécifiques (chantiers d’envergure, fourniture de matériel, assistance à maîtrise d’ouvrage, formation, etc.) et avec des implantations comme les sociétés DI Côte d’Ivoire, DI Algérie et DI Gabon».

    Quels sont les principaux enjeux de l’amiante aujourd’hui ?

    Hugo ROSATI : Le désamiantage est un métier jeune, en France comme dans la plupart des pays développés, avec des contraintes spécifiques, voire uniques, évoluant de concert avec le cadre réglementaire (tant au niveau du législateur que des normes et référentiels).
    Si l’on devait définir brièvement le métier aujourd’hui le désamiantage c’est le retrait d’amiante en zone confinée, ou tout du moins dans un périmètre défini et contrôlé, avec utilisation d’EPI, d’EPC et d’outils spécifiques, par un personnel suivi et formé.

    Aussi, la récente et profonde modification du cadre réglementaire découlant notamment du décret 2012-639 du 4 mai 2012 et des arrêtés correspondants, soit ceux du 8 avril et du 7 mars 2013, relatifs au choix des EPI et EPC incite l’entrepreneur à évaluer lui-même des niveaux d’empoussièrement (caractérisés par un couple matériaux/outil appelés processus), lesquels sont déterminants des protections des salariés et de l’environnement à mettre en place, en coordination avec le remarquable travail des organismes de certification et des organismes de prévention.

    Autrement dit, aujourd’hui, il est de notre responsabilité en tant qu’entreprise certifiée, de par notre technicité, nos moyens et notre compétence, d’étudier, vérifier et confirmer des processus qui sont indispensable à l’appréciation du risque amiante.
    Aussi, parallèlement, et au-delà de ces éléments, le métier comprend une étude et une administration de chantier spécifique, avec notamment de manière non exhaustive le PRAM, le suivi des déchets, un suivi métrologique (analyses) initial, final et permanent, et nombres de procédures de contrôles, internes comme externes.

    Comment le secteur devrait/pourrait évoluer dans les prochaines années ?

    Hugo ROSATI : D’un point de vue général le marché du désamiantage est sur une tendance fortement positive grâce à un volume important de rénovation et de démolition qui s’opèrent avec des donneurs d’ordres de plus en plus sensibilisés au risque amiante et aux moyens à mettre en œuvre. Aussi, c’est toute la filière qui se professionnalise, notamment par le biais du travail mené entre notre syndicat et les organismes de prévention de manière à relever le niveau d’exigence et les contrôles s’y afférents.

    Ce fut le cas plus particulièrement pour les laboratoires d’analyses et ce le sera vraisemblablement pour les diagnostiqueurs avec des qualifications à plusieurs niveaux. Dans ce contexte, nous continuons à investir dans l’humain et dans les moyens pour nous aussi continuer d’évoluer et proposer de nouveaux modes opératoires, de nouvelles techniques plus sures et plus efficientes. Cela passe notamment par la mécanisation du retrait que nous opérons systématiquement sur les chantiers d’ampleurs, avec notre matériel d’aérégommage notamment mais aussi avec des outils robotisés qui se déploient sur de plus en plus d’opérations.

    Vous êtes partenaire du Grand Circuit de l’Amiante. Quelles en sont les raisons ?

    Hugo ROSATI : Nous pensons que le Grand Circuit de l’Amiante est un événement qui a du sens dans la mesure où il rassemble tous les acteurs de la filière amiante, y compris les donneurs d’ordres dans un cadre intéressant notamment avec les présentations et les tours de tables qui s’y déroulent. Aussi DI Environnement était déjà présent l’année passée, sur le thème du retrait de l’amiante dans le monde et le savoir-faire de notre société en la matière, et nous avons à cœur de perpétuer notre présence sur le Tour avec cette année la présentation d’un chantier se déroulant sur un site pétrochimique en activité.

    Quelles sont vos dernières et prochaines actualités ?

    Hugo ROSATI : 2017 est pour nous une année qui sera marquée par la réalisation de nombreux chantiers en zone radiologique et par des opérations d’envergure où DI Environnement sera mandataire de déconstruction et de démantèlement. En ce sens, nous cherchons actuellement 40 collaborateurs pour continuer notre développement.

    Sur le plan international nous étions dernièrement à POLLUTEC Alger, sur un territoire où nous sommes déjà implantés, et au salon AMERICANA à Montréal, cette fois ci pour développer le désamiantage au Canada et proposer notre savoir-faire à ce marché en devenir.

  • Interview – Sébastien PAQUET, DIRECCTE Auvergne-Rhône-Alpes – Lyon 12 avril

    Interview – Sébastien PAQUET, DIRECCTE Auvergne-Rhône-Alpes – Lyon 12 avril

    Créées en 2010, les directions des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi regroupent, en une administration régionale unique, des services issus des ministères économiques et financiers et l’ensemble des services du ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social.

    La DIRECCTE est un service déconcentré placé auprès du préfet de région. Elle assure le pilotage coordonné des politiques de l’État en matière de développement économique, d’emploi, de travail, de la concurrence et de protection des consommateurs en veillant notamment  aux conditions de travail et au respect de la réglementation du travail, à la loyauté des marchés et la sécurité des consommateurs.

    La DIRECCTE, par ses missions transversales et complémentaires, garantit ainsi une meilleure lisibilité de l’action publique et permet une approche plus globale et intégrée de la mise en œuvre des politiques publiques à destination des entreprises

    Sébastien Paquet est ingénieur de prévention, en charge notamment de l’amiante et intervient en appui des agents de contrôle de l’inspection du travail sur le volet technique et scientifique. « Nous gérons également toute la partie « appui collectif » pour laquelle nous réalisons des formations pour les agents de contrôles, nous créons des outils d’aides au développement des pratiques professionnelles comme par exemple, une aide à la lecture d’un plan de retrait amiante, etc.

    Dans le cadre de nos missions, nous sommes amenés à intervenir auprès de groupements ou de syndicats professionnels afin de présenter la réglementation. Nous pouvons engager des travaux en partenariat avec ces structures afin de diffuser des messages de prévention communs à travers des plaquettes, des colloques… »

    Enfin nous contribuons à l’exercice de missions de contrôle nationales ciblées notamment  sur les organismes de formation de sous-section 4. Nous contrôlons les contenus des formations dispensées, le bon fonctionnement des plateformes pédagogiques. Dans la plupart des cas, nous pouvons constater grâce à notre action une amélioration de la qualité de la formation et des pratiques Le travail a démarré mais n’est pas encore achevé.

    Le GRIA, une initiative collective régionale

    En Région Auvergne-Rhône-Alpes, les acteurs institutionnels ont décidé, pour porter un message de prévention langage commun auprès des entreprises, des maîtres d’œuvre, etc. de créer le GRIA (Groupement Régional Interinstitutionnel Amiante) constitué de la Carsat, de l’OPPBTP, de l’Agence Régionale de Santé, des services de santé au travail et de la Direccte. Cette instance pilote des actions de prévention du risque amiante. « Dans ce cadre, nous pouvons participer à des salons comme Préventica ou Pollutec, organiser des réunions d’échanges avec les professionnels ou encore créer des supports d’information. C’est ce que nous avons fait avec l’ARA HLM pour tout ce qui concerne les interventions en maintenance sur les bâtiments des Offices HLM, poursuit ce dernier.

  • Interview – Cyrille SROCZYNSKI, SNCF Réseau – Lyon 12 avril

    Interview – Cyrille SROCZYNSKI, SNCF Réseau – Lyon 12 avril

    Le désamiantage bien engagé sur les Réseaux du Grand Sud-Ouest

    Pouvez-vous brièvement nous présenter votre structure ?

    Cyrille Sroczynski : « SNCF Réseau est devenu en janvier 2015 le gestionnaire du réseau ferroviaire français. Né de la fusion de Réseau Ferré de France (RFF), de SNCF Infra et de la Direction de la Circulation Ferroviaire (DCF), il remplit ses missions avec l’ambition d’atteindre un niveau de performance encore plus élevé et d’équilibrer ses finances d’ici 2020. Je travaille au sein de la Direction de la Maintenance Technique Sud-Est en tant que Directeur Opérationnel Projet. Mon rôle consiste à faire passer des marchés en vue de réaliser des actions de désamiantage sur nos infrastructures aussi bien en tant que MOA (Maîtrise d’ouvrage) qu’en qualité de MOE (Maîtrise d’œuvre)».

    Comment avez-vous appréhendé la problématique amiante dans votre secteur ?

    Cyrille Sroczynski : « Dans un premier temps la SNCF s’est chargée de désamianter les lieux accueillant du public. Une fois cette problématique bien avancée, nous nous sommes intéressés aux infrastructures qui contiennent de l’amiante. Dans les années 50 à 70, on en mettait un peu partout. Pour chaque chantier, nous faisons d’abord intervenir un diagnostiqueur qui nous remet un DAAT (Diagnostic Amiante avant Travaux) en plus du DTA (Dossier Technique Amiante) déjà en notre possession. Une fois ce document à notre disposition, nous réalisons un appel d’offres auprès d’entreprises d’électricité qui sous-traiteront alors le désamiantage. Pourquoi les électriciens ? Car nos installations amiantées concernent des installations électriques de notre réseau et après remontage, il y a une obligation de résultat. Ces travaux sont en sous-section 3, niveau I ou II, complexe à obtenir, et dont seuls disposent les désamianteurs. Sur la zone du Grand Sud-Ouest (de Dijon à Menton, à Perpignan en passant par Lyon), nous réalisons en moyenne 30 chantiers de désamiantage par an. Nous avons démarré en 2014 et avons environ 300 installations concernées ».

    Quelles ont été les principales difficultés rencontrées et levées ?

    Cyrille Sroczynski : « La difficulté n°1 est la maîtrise de la sécurité, vis-à-vis des risques ferroviaires et des risques électriques. Ensuite une de nos principales difficultés consiste à faire passer un électricien avant l’opération de désamiantage pour s’assurer que le remontage de l’installation se réalise sans anicroche. Nous ne disposons en moyenne que de 4 semaines par chantier ce qui ne laisse pas le droit à l’erreur. Quant aux choix des désamianteurs par les électriciens, tout s’est bien passé, sachant que pour travailler sur nos infrastructures, une habilitation est nécessaire ».

    Selon vous quelle solution ou service aurait pu améliorer votre chantier ?

    Cyrille Sroczynski : « Dans l’ensemble, période de rodage comprise, tout se déroule très bien.
    Pour rendre nos chantiers encore plus efficients, les électriciens auraient pu être habilités en sous-sections 3 sur les deux niveaux, mais cela n’existe pas. Après, nous devons gérer les contraintes de gestion de projet, car nos projets doivent impérativement être intégrés au programme de maintenance déjà prévu et bien sûr ne pas gêner la circulation des trains, ni nos clients ».

  • Interview – Vincent Mehu, diagnostiqueur à l’Isle d’Abeau (38) – Lyon 12 avril

    Interview – Vincent Mehu, diagnostiqueur à l’Isle d’Abeau (38) – Lyon 12 avril

    Se spécialiser en amiante est devenu un gage de qualité

    Vincent Mehu est diagnostiqueur à l’Isle d’Abeau (38) depuis 2007 et propose des missions de diagnostics immobiliers, de mise en copropriété, et d’accessibilité. Parmi ses prestations, il réalise des diagnostics amiante avant travaux et avant démolition depuis toujours.

    « Avec l’évolution de la réglementation et des compétences associées, il devient indispensable d’investir et de se spécialiser dans ce domaine, explique-t-il. Ainsi, il travaille de plus en plus avec des marchands de bien, des grands groupes immobiliers et promoteurs sur toute la Grande Région ».

    Une prise de conscience autour de l’amiante

    « Je pense que depuis quelques mois, il y a une réelle prise de conscience du risque amiante, bien plus importante qu’avant, analyse Vincent Mehu. Le besoin est grandissant, tant au niveau des avant travaux que de la démolition. Les demandes poussent même à demander un diagnostic Plomb en même temps ». Mais il ne faut pas mêler vitesse et précipitation.

    « Souvent on nous contacte pour la réalisation d’un diagnostic amiante immédiatement. Or, je réalise systématiquement une première visite pour constater l’état du chantier et surtout estimer le nombre d’analyse. Car nos clients ne sont pas encore conscients que le coût d’un diagnostic amiante peut passer du simple au triple ou quadruple du fait des analyses. Rien que pour cette année, je suis à plus de 15 000 euros de dépenses dans ce domaine ! »

    Investir pour une prestation de qualité

    Vincent Mehu se forme pour obtenir l’amiante avec mention, obligatoire à partir du 1er Juillet. Et il a déjà beaucoup investi dans le matériel indispensable à la réalisation des prestations amiante : aspirateur à particules, epi, etc. Finalement quel que soit mon lieu d’intervention, je fais de la protection des travailleurs et habitants une priorité. Ainsi, le matériel déployé est fonction des chantiers et aujourd’hui, le simple bouche-à-oreille me permet d’obtenir de nouveaux clients et marché.

    Ce qui devrait évoluer pour simplifier le métier

    « Ce qui manque dans notre métier et plus spécifiquement par rapport à l’amiante, c’est une véritable reconnaissance, confie Vincent Mehu qui, suite à des statistiques réalisées depuis 10 ans sur ses chantiers montrent que la VLEP n’est pas adaptée à notre métier ». Sur ce sujet, le seuil a été mesuré sur des activités de désamiantage et non de diagnostic amiante. « 100% de mes faux-plafonds sont revenus négatifs », lance ce dernier qui attend aussi avec impatience la refonte de la réglementation.

  • Thierry Mathieu (OPPBTB) : « nous articulons nos actions autour du GRIA »

    Thierry Mathieu (OPPBTB) : « nous articulons nos actions autour du GRIA »

    Entretien avec  Thierry MATHIEU, OPPBTP Auvergne-Rhône-Alpes – Lyon 12 avril

    Créée en 1947, l’OPPBTP (Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics) a pour mission d’accompagner les professionnels du bâtiment et des travaux publics à améliorer leurs conditions de travail pour prévenir des accidents du travail et des maladies à caractère professionnel, afin de faire baisser les chiffres de la sinistralité. Il s’adresse à l’ensemble des acteurs de la construction. Si son siège est situé à Boulogne, l’OPPBTP dispose d’agences régionales récemment réorganisées en fonction des Grandes Régions.

    Thierry Mathieu est ingénieur de prévention, référent technique et adjoint au chef d’agence Auvergne-Rhône-Alpes et revient sur la gestion de la problématique amiante.

    « Au niveau régional, nous articulons nos actions autour du GRIA (Groupement Régional Interinstitutionnel Amiante) qui pilote la problématique amiante sur notre territoire. Toutes les déclinaisons des plans nationaux partent de là. Le GRIA est donc en phase avec le plan Santé au Travail n°3 impulsé par le Ministère du travail et le plan stratégique Horizon 2020 national de l’OPPBTP qui positionne une fois de plus l’amiante en risque prioritaire.

    Ainsi nous contribuons au même titre que les autres acteurs aux actions mises en œuvre par le GRIA qui a pour objectif de proposer une lecture commune des acteurs institutionnels sur la réglementation. Au final que ce soit la Direccte, la Carsat, l’Agence Régionale de Santé ou les Services de Santé au Travail, nous avons tous le même discours auprès des acteurs de la filière.

    L’autre avantage du GRIA, en plus des actions opérationnelles mises en œuvre est de remonter les questions « terrain » au niveau national. Dès la réponse obtenue, nous la mettons en partage. Cela évite les différences d’interprétation sur ce sujet complexe qu’est l’amiante. Nous avons décidé dans notre grande région de nous rapprocher pour offrir un discours unique, clair et plus efficace pour les acteurs ».

    Quant aux actions futures portées et animées par le GRIA, elles visent à améliorer les pratiques de la filière du désamiantage (sous-section 3) avec des actions de sensibilisation des donneurs d’ordre ou encore, favoriser les échanges avec les entreprises de désamiantage certifiées, pour la sous-section 4, continuer à professionnaliser la filière, la pratique de la collecte et du traitement de déchets amiantés ou encore développer des actions à destination des médecins du travail.  « Nous disposons de 4 années pour déployer et, après en avoir validé les orientations, nous travaillerons en mode projet pour les mettre en œuvre, conclut Thierry Mathieu.