Catégorie : Repérage amiante

  • Quelle perception du risque amiante par les professionnels ?

    Quelle perception du risque amiante par les professionnels ?

    À l’occasion de la mise à jour de l’enquête “amiante”, Protys présente l’évolution, année après année, de la perception du risque amiante par les professionnels. Pour la voirie, nous analyserons les conséquences de l’arrêté du 1er octobre 2020 (renforcement des modalités, repérage…).

    Rediffusion de l’intervention de Protys lors de la web-conférence du Grand Circuit Maîtriser l’Amiante du 17 mars 2020 “Repérages avant travaux”.

    Avec

    • Noémie RÉGNIER – Cheffe de projets marketing chez PROTYS
  • Vers un meilleur “pilotage” du risque amiante dans les bâtiments

    Vers un meilleur “pilotage” du risque amiante dans les bâtiments

    Avec la nouvelle réglementation, quelle conséquence sur les méthodologies d’interventions avant travaux ? Les nouvelles obligations pour les maîtres d’ouvrage changent les responsabilités. Les intérêts du BIM pour une meilleur cartographie et suivi du risque amiante.

    Rediffusion de l’intervention d’AC ENVIRONNEMENT lors de la web-conférence du Grand Circuit Maîtriser l’Amiante du 17 mars 2020 “Repérages avant travaux”.

    Avec :

    • JULIEN PIECHOWSKI, directeur Régional chez AC ENVIRONNEMENT
  • Table-ronde “déconfinement” – Repérage amiante pour les collectivités

    Table-ronde “déconfinement” – Repérage amiante pour les collectivités

    Rediffusion de la web-conférence “Déconfinement et reprise des travaux – Repérage amiante pour les collectivités” du 19 mai 2020.

    Les intervenants :

    • Dominique Payen – Responsable du domaine risque chimique-environnement au sein de l’OPPBTP (Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics)
    • Marc Courbot – Animateur du groupe de travail “Voirie Amiante” au sein de l’AITF (Association des ingénieurs territoriaux de France)
    • Thierry Ornaque – Administrateur de la FIDI (Fédération Interprofesionnelle du Diagnostic Immobilier)
    • Xavier Faure – Animateur d’Améliorons la Ville
    • Benjamin Taïs – Chargé de contenu d’Améliorons la Ville
  • Recherche amiante dans la voirie : les clés pour gagner en efficacité

    Recherche amiante dans la voirie : les clés pour gagner en efficacité

    La méthodologie et les techniques de repérage évoluent. Thierry Ornaque, gérant de Geocapa, réalise un retour d’expérience des relations avec les maîtres d’ouvrage et fait le point sur les techniques existantes pour améliorer la rapidité d’exécution des repérages dans le respect de la réglementation, ainsi que sur la prise en compte de l’ensemble des risques (amiante, mais aussi HAP et silice).

    Vidéo réalisée lors de la web-conférence du Grand Circuit Maîtriser l’Amiante du 17 mars 2020. Une émission animée par Xavier Faure.

  • Donneurs d’ordre : comment s’adapter aux évolutions réglementaires liées à l’amiante ?

    Donneurs d’ordre : comment s’adapter aux évolutions réglementaires liées à l’amiante ?

    REPLAY


    édition nationale 2020

    DONNEURS D’ORDRE : COMMENT S’ADAPTER AUX ÉVOLUTIONS RÉGLEMENTAIRES LIÉES À L’AMIANTE ?


    Public

    S’adresse à l’ensemble de la filière du traitement de l’amiante et ses donneurs d’ordres : maîtres d’ouvrages publics-privés, entreprises de travaux, opérateurs de retrait, diagnostiqueurs, laboratoires, prescripteurs…


    Replay

    Table ronde – Les nouvelles obligations pour la maîtrise d’ouvrage et les opérateurs.

    Le point sur les dernières avancées réglementaires (normes, arrêtés) et focus sur les différentes normes par domaine (bâtiment, voirie…). Sont également abordés les points de vigilance pour un chantier réussi (repérage, empoussièrement, évaluation des risques, processus…).

    Avec Laurent Pina (DIRRECTE), Jean-Denis Clary (CARSAT), Laurent Roubin (CARSAT), Serge Albouy (ORANGE), Souhila Paré (SEDDRE-FFB), Olivier Mabille (SYRTA), Hervé Laubertie (METROPOLE NICE COTE D’AZUR)

    Avec Carine Loewenguth et Emmanuel Klein (DIRECCTE), Marc Bury (CARSAT), Laurie Zimmer (OPPBTP), Alban Vibrac (FBTP 54), Matthieu Biguenet (BATIGERE), Damien Mazelin (WIG FRANCE), Alexandre Prentignac (SEDDRE)

    Avec Alexandre Prentignac (SEDDRE), Christine Dollé (CARSAT Nord Picardie), Ulrich Cocq (Métropole Européenne de Lille), Christian Morel (BTP POLE SANTE TRAVAIL)

    Avec Alexandre Prentignac (SEDDRE), Dominique Payen. (OPPBTP)

    Écoutez la table ronde en podcast :

    https://player.acast.com/5e7b50c7f04cd1c268e0ca1c/episodes/grand-circuit-maitriser-amiante-nice-juin-2020?theme=default&cover=1&latest=1

    Repérage amiante avant travaux sur voiries

    Annonce des nouveaux résultats du baromètre amiante sur la perception du risque amiante par les professionnels. A quelques mois de l’entrée en vigueur de la norme, le point sur l’état d’avancement des travaux normatifs. Enfin, concernant les travaux de voiries, clarification des obligations du maître d’ouvrage et de l’opérateur de repérage.

    Avec PROTYS

    Classement SS3/SS4 et gestion des déchets en SS4

    Une fois le repérage et l’analyse effectués, il convient de définir si les travaux se feront en SS3 ou en SS4. Nous détaillerons comment faire ce choix et les conséquences induites. Nous préciserons les enjeux des déchets en SS4.

    Entreprise de travaux et amiante : la méthodologie pour assurer le respect de la réglementation

    Comment intervenir en urgence (SS4) dans le cadre de travaux sur l’étanchéité ? Nous donnerons les clés pour assurer l’exploitation optimale des bâtiments en incluant le risque amiante via les contrats d’entretien. La qualité du repérage et la bonne représentation des données jouent également un rôle primordial.

    Avec SOPREMA

    Quelle est la mission du maitre d’oeuvre amiante ?

    Dès la conception des travaux le maître d’ouvrage doit s’assurer de la présence ou non d’amiante sur les lieux du chantier, en effectuant un DTA. Le choix d’un maître d’œuvre en désamiantage (possédant la qualification 0902) peut s’avérer judicieux.

    Avec MINOS GROU

    Les nouvelles obligations autour de l’analyse

    L’arrêté du 1er octobre 2019 modifie les modalités d’analyse des échantillons amiante. Retour d’expérience sur les évolutions normatives et focus sur le cas de l’amiante d’occurrence naturelle (VS amiante industrielle).

    Avec EUROFINS

    Co-organisateurs

    Soutenu par

    Partenaires conférenciers


    Intervenants

    Xavier FAURE

    Animateur
    GRAND CIRCUIT

    Laure CARLADOUS

    Présidente
    Fédération BTP 06

    Serge ALBOUY

    Chef de Projet Sécurité
    ORANGE

    Souhila PARÉ

    Chargée de mission santé, sécurité au travail
    SEDDRE

    Agnès LIOULT

    Directrice Marketing et Commerciale
    PROTYS

    Hervé LAUBERTIE

    Directeur du bien-être et de la santé au travail
    METROPOLE NICE COTE D’AZUR

    Laurent PINA

    Inspecteur du travail
    DIRECCTE

    Jean-Denis CLARY

    Ingénieur Conseil
    CARSAT SUD-EST

    Laurent ROUBIN

    Ingénieur Conseil CARSAT SUD-EST

    Stéphanie BUCO

    Adjointe au directeur d’agence PACA-Corse
    OPPBTP

    Sylvie NAVARRO

    Business Unit Manager
    EUROFINS ENVIRONNEMENT

    Olivier MABILLE

    Administrateur
    SYRTA

    Ronan CADIC

    Responsable National Sopramiante
    SOPREMA

    Thomas MULLER

    Directeur du laboratoire pour le Bâtiment Est
    EUROFINS

    Alexandre PRENTIGNAC

    Chargé de mission santé et sécurité au travail
    SEDDRE

    Alexandre NEURAZ

    Responsable Marketing Sratégique et Opérationnel
    PROTYS

    Marc BURY

    Ingénieur conseil BTP
    CARSAT

    Damien MAZELIN

    Responsable QHSE
    WIG FRANCE ENTREPRISES

    Alban VIBRAC

    Président
    Fédération Départementale du BTP de Meurthe et Moselle

    Laurie ZIMMER

    Référente Amiante Grand-Est
    OPPBTP

    Gérard STIRCHLER

    partenaire pour la mise en œuvre du procédé
    WIG’PROTECH

    Matthieu BIGUENET

    Directeur Général Adjoint en charge du Développement Immobilier BATIGERE

    Marieke FIDRY

    Directrice Adjointe
    DIRECCTE Meurthe et Moselle

    Carine LOEWENGUTH

    Ingénieur prévention
    DIRECCTE

    Emmanuel KLEIN

    Ingénieur prévention
    DIRECCTE

    Clément DEBRUYNE

    Business Unit Manager
    EUROFINS ANALYSES POUR LE BATIMENT

    Ulrich COCQ

    Chargé de mission politique d’entretien et d’exploitation de la route
    MÉTROPOLE EUROPÉENNE DE LILLE

    Olivier RIO

    chef de file de la Commission Prévention
    FFB HAUTS DE FRANCE

    Christian MOREL

    Médecin du Travail et Médecin référent BTP
    POLE SANTE TRAVAIL

    Christine DOLLÉ

    Ingénieur Conseil Manager
    CARSAT Nord Picardie

    Christian HUSTÉ

    Responsable du réseau risques particuliers amiante
    DIRECCTE

    Cédric MARAZANO

    Directeur du laboratoire IDF
    EUROFINS ANALYSES POUR LE BATIMENT

    Mohamed OUERGHI

    Administrateur du SYRTA et Dirigeant
    MINOS GROUP

    Dominique PAYEN

    Responsable de domaine risques chimiques et environnement
    OPPBTP


    Les prochaines dates du Grand Circuit

    Le Grand Circuit Maîtriser l’Amiante en bref

    Le Grand Circuit Maîtriser l’Amiante est le rendez-vous des maîtres d’ouvrages, des entreprises de travaux et de l’ensemble de la filière amiante. L’évènement réunit de nombreux experts, qui décryptent lors des conférences les nombreux sujets complexes que rencontrent la profession et les maîtres d’ouvrages. Grâce à ces échanges de qualité, le Grand Circuit apporte les clés aux différentes parties pour mieux aborder la problématique amiante. L’état de l’art dans le domaine du traitement de l’amiante et les nombreuses évolutions réglementaires en cours sont au cœur de ces demi-journées de conférences et de rencontres. Toutes les étapes sont concernées : le repérage, l’analyse des échantillons, les travaux de désamiantage en SS3 et SS4, ou encore la gestion des déchets.

  • Table ronde – Repérages amiante avant travaux : des responsabilités bien définies

    Table ronde – Repérages amiante avant travaux : des responsabilités bien définies

    Revivez la table ronde de la web-conférence du Grand Circuit Maîtriser l’Amiante du 17 mars 2020. Une émission animée par Xavier Faure.

    Avec :

    • EMMANUEL FAIVRE, Responsable Technique Diagnostics chez AFNOR NORMALISATION
    • MARC CHARROY, Coordonnateur amiante à la CRAMIF
    • MICHEL AUFAURE, Cop Référent Méthodes et bonnes pratiques chez PARVIS
    • SANDRINE AUGEREAU, Directrice des gares des lignes LAJ à la SNCF
    • THOMAS LESSER, Président de BET2C

    Cet échange d’experts est l’occasion de réaliser un état des lieux réglementaire sur les arrêtés récemment publiés et ceux à venir (bâtiment, réseaux, voirie, navires…). Sont abordés les nouvelles implications pour les maîtres d’ouvrage, entreprises de travaux et opérateurs de repérage. Comment appliquer réellement ces nouvelles obligations ?

  • Amiante et évolution réglementaire : la perception du risque à la loupe

    Amiante et évolution réglementaire : la perception du risque à la loupe

    PROTYS réalise tous les ans un « Baromètre amiante » auprès des professionnels des Travaux Publics afin d’établir un état des lieux de la perception du risque amiante et de suivre son évolution années après années. Alexandre Neuraz, responsable marketing et commercial Secteur Public, présente les derniers enseignements de l’étude et ses projections pour 2020.

    Pourquoi avoir réalisé ce baromètre ?

    Depuis la loi El Khomri de 2016, on note un renforcement de la réglementation amiante. Avec l’obligation du repérage amiante avant travaux, il nous a semblé important de comprendre quels étaient les nouveaux enjeux pour l’ensemble des professionnels. C’est pourquoi nous avons réalisé un baromètre dont l’objectif est de comprendre la perception de ces professionnels autour du risque amiante et de suivre son évolution à travers les années : quelle compréhension ont-ils du risque amiante ? Quelle est leur appropriation des nouvelles obligations qui leur incombent ? Quels sont les processus métiers qu’ils mettent en place ?

    Quels sont les enseignements de ce baromètre ?

    Nous dégageons trois principaux enseignements de ce baromètre. Le premier élément est clairement positif puisque l’on constate que l’ensemble des professionnels soutiennent la réglementation. En effet, 88 % des répondants jugent que ces actions de renforcement réglementaire ont un effet positif pour l’ensemble de la profession.

    En deuxième enseignement, on remarque une appropriation à deux vitesses de cette réglementation. En effet, si la moitié des professionnels la connaissent et près de 39 % sont conscients des risques pénaux de leur structure en cas de non-respect de la réglementation, il n’en demeure pas moins que l’autre moitié des sondés – au moment de l’étude – ne connaissent pas cette réglementation et ses conséquences juridiques.

    Enfin, dernier élément : le principe de réalité. Le baromètre révèle que les trois quarts des professionnels interrogés jugent le risque amiante comme un risque fort. Pour autant, ils ne sont que 16 % opérationnellement à estimer respecter à 100 % leurs obligations lors de travaux autour du risque amiante, sur voirie. Il y a donc une opposition entre cette volonté de réglementation et une difficulté dans la mise en musique opérationnelle de cette réglementation.

    Quelles conclusions pouvons-nous tirer ?

    L’évolution sur un an est globalement positive. Si une première partie des professionnels ont été sensibilisés aux enjeux et semblent prêts à se mettre en ordre de marche, une deuxième partie semble être attentiste aujourd’hui. Nous pouvons supposer qu’ils sont dans l’attente des futures normes, notamment celle qui concerne la voirie, pour engager la mise en œuvre d’actions concrètes. Les récentes décisions de justice relatives au préjudice d’anxiété pourraient être de nature à accélérer la prise de conscience de leurs nouvelles responsabilités.

    Avec la sortie de l’ensemble des textes réglementaires, les professionnels devraient encore mieux respecter ces enjeux en 2020. Communiquer et sensibiliser l’ensemble de la profession restent aujourd’hui une priorité. Mais la mise en place de processus simples, clairs et efficaces est également un enjeu auquel la majorité des acteurs va être confrontée dès demain. Dès lors, comme le montre le baromètre, le recours à des prestataires externes peut être une solution pour assurer la montée en compétence et atteindre ainsi ces objectifs dans les meilleurs délais.

  • Répondre aux réglementations avec le BIM

    Répondre aux réglementations avec le BIM

    Le repérage amiante avant travaux est l’occasion idéale de générer la maquette numérique d’un ouvrage et plus largement d’épouser une méthode BIM (Building Information Modeling). Julien Piechowski, directeur de région Ile-de-France et Normandie chez AC Environnement, revient sur les spécificités et avantages du BIM pour la maîtrise d’ouvrage.

    Le BIM est-il une réponse aux nouvelles réglementations ?

    Oui, à plusieurs titres. Mais si le BIM s’inscrit dans la réglementation, il n’est pas pour autant obligatoire. Pour rappel, la maquette numérique est la représentation numérique du BIM et l’avatar dans lequel on intègre deux types d’informations : la donnée technique (inhérente aux caractéristiques des matériaux de la construction) et la donnée réglementaire, dans laquelle on retrouve notamment le diagnostic amiante.

    En toile de fond, ce qui relève directement de la norme, c’est le cahier numérique du bâtiment. Ce dernier est déjà obligatoire dans le neuf et le sera également dans la rénovation à partir de 2025. Le BIM est une brique de ce cahier numérique du bâtiment, puisque sa première vertu est de permettre d’intégrer de la donnée dans la maquette numérique. AC Environnement a ainsi développé l’outil CN BIM, pour “cahier numérique BIM”. Il met à la disposition de tous les maîtres d’ouvrage un compte afin d’accéder en permanence aux données de leur maquette. Une particularité à noter : l’intégralité de la Data est la propriété exclusive du maître d’ouvrage, contrairement à la simple consultation proposée par certains opérateurs. Nous tenons à ce que la donnée appartienne uniquement au propriétaire, sans condition.

    Quelle est la place des diagnostiqueurs dans cette démarche ?

    La réalisation du repérage amiante avant travaux (RAAT) est la porte d’entrée par excellence du BIM. Le diagnostiqueur est donc tout désigné pour mettre en oeuvre l’avatar numérique de l’ouvrage. C’est en effet le premier acteur à pouvoir implémenter de la donnée dans le cadre d’une rénovation, via les informations réglementaires comme l’amiante. Il est aussi susceptible de réaliser le scan du bâtiment. C’est ce que nous proposons chez AC Environnement en complément de l’investigation : nos équipes de terrain sont formées pour réaliser le scan et intégrer le nuage de points obtenu dans le logiciel. La modélisation est ensuite réalisée par nos BIM Modeleurs, qui génèrent la maquette numérique.

    Quels gains peut-on percevoir du BIM ?

    Le BIM offre avant tout un gain économique sur le coût global du bâtiment. On a tendance à l’oublier ou à le méconnaître, mais la phase d’exploitation du bâtiment représente 75 % de son coût tout au long de sa “vie”. En implémentant la maquette numérique dans un cycle de rénovation, l’économie se fera sur les prochaines réhabilitations car la maîtrise d’oeuvre et les différents intervenants disposeront de tous les éléments techniques renseignés lors du premier programme de travaux. Il sera d’autant plus simple d’optimiser les performances des matériaux qui seront mis en oeuvre.

    Le BIM offre avant tout un gain économique sur le coût global du bâtiment. On a tendance à l’oublier ou à le méconnaître, mais la phase d’exploitation du bâtiment représente 75 % de son coût tout au long de sa “vie”. En implémentant la maquette numérique dans un cycle de rénovation, l’économie se fera sur les prochaines réhabilitations car la maîtrise d’oeuvre et les différents intervenants disposeront de tous les éléments techniques renseignés lors du premier programme de travaux. Il sera d’autant plus simple d’optimiser les performances des matériaux qui seront mis en oeuvre.

    Par exemple, on commence à voir des projets de deuxième isolation par l’extérieur. Il s’agit d’immeubles ayant déjà réalisé des travaux dans le passé, mais dont les caractéristiques de l’isolant ne sont plus en phase avec les nouvelles normes. La performance de ce premier isolant (résistance, conductivité,…) n’étant pas connue, la maîtrise d’oeuvre proposera des matériaux aux performances très fortes par principe de sécurité. Or, si le BIM avait été employé en première lecture, l’information serait disponible et permettrait d’optimiser le calcul du nouvel isolant, et donc son coût.

    Ce qui est certain, c’est que le coût initial du scan, de la génération de la maquette BIM et de la première intégration des éléments réglementaires est bien en dessous des coûts de réhabilitation sans le BIM. Plus votre connaissance de l’ouvrage est précise, mieux vous optimiserez son entretien tout au long de sa vie.

  • Maîtrise d’oeuvre amiante : accompagner dans la complexité

    Maîtrise d’oeuvre amiante : accompagner dans la complexité

    L’amiante est quasiment omni-présente dans les projets de réhabilitation, notamment des logements. Pour répondre à la complexité croissante de ces projets, le maître d’oeuvre amiante apparaît comme l’accompagnant indispensable au bon déroulement du chantier. Présentation des atouts de la profession avec Thomas Lesser, président de BET2C.

    Depuis l’été dernier, la réglementation encadre mieux les repérages avant travaux. La place du maître d’oeuvre a-t-elle évolué de ce fait ?

    Quand on lit l’arrêté de juillet 2019 sur le repérage amiante avant travaux dans les bâtiments, on se rend compte que le maître d’oeuvre (MOE) doit être choisi bien en amont du projet afin qu’il puisse assister le maître d’ouvrage (MOA) dans le cadre de sa relation avec le diagnostiqueur. Il intervient dès la définition du périmètre détaillé des travaux – exigée dans le nouvel arrêté -, ainsi que pour la fourniture ou la création des plans que le MOA doit fournir au diagnostiqueur, ou encore pour jeter un oeil critique sur le rapport de repérage afin de vérifier qu’aucune zone n’a été oubliée. L’arrêté renforce donc la nécessité, sans pour autant le rendre obligatoire, de s’appuyer sur un MOE aux prémices du projet.

    Plus largement, à quels niveaux intervient la maîtrise d’oeuvre ?

    Le MOE est un sachant qui va aider son client à ce que son projet se déroule correctement. Si une entreprise certifiée amiante doit assurer une certaine maîtrise du risque amiante, le MOE va plus loin en s’assurant que les autres risques sont pris en compte dans l’interaction avec le chantier de désamiantage. Prenons l’exemple où il y a un public à proximité plus ou moins immédiate du chantier : si elle n’est pas orientée, l’entreprise de travaux ne saura pas apprécier de prime abord les mesures complémentaires à mettre en oeuvre.

    Ensuite, le MOE va aider le MOA dans la définition de sa stratégie de travaux. Ce rôle est très important car ce n’est pas à l’inspection du travail mais bien au MOA de réaliser l’analyse de risque et d’indiquer si l’opération relève de la sous-section 3 (SS3 – opération de retrait des matériaux amiantés) ou de la sous-section 4 (SS4 )- Interventions susceptibles d’émettre de la fibre d’amiante. Sur les chantiers SS4, nous allons orienter les entreprises sur leur mode d’intervention et leur choix de mode opératoire. Et sur les chantiers SS3, il peut être nécessaire de demander à l’entreprise de procéder à des prélèvements supra-réglementaires ou de demander à ce que le MOA missionne un autre laboratoire pour réaliser des contre-mesures environnementales.

    Le MOE amiante est aussi une interface du MOA auprès du public (locataire, personnel, écolier…). Cette interface se traduit par l’organisation de réunions d’information. Chez BET2C, nous en réalisons systématiquement deux : une première au stade de l’avant-projet définitif, quand la nature des travaux et le budget ont été définis, afin d’expliquer ce qui sera fait et pourquoi ; et une deuxième avant le démarrage des travaux, avec pour objet de présenter le plan de retrait de l’entreprise et d’expliquer concrètement comment vont être réalisées les travaux de désamiantage et les mesures de prévention mises en oeuvre. L’objectif est de rassurer les usagers du bâtiment et de montrer la maîtrise du risque.

    Chez BET2C, nous aidons également des entreprises spécifiques comme Amiante&Co, qui accompagne la montée en compétence des entreprises intervenant dans le domaine de la SS4, aussi bien sur formation que sur la rédaction des modes opératoires. Sur les cas complexes, nous les aidons au montage des chantiers tests de leurs clients.

    Quelle est la spécificité de BET2C pour accompagner au mieux ses clients ?

    L’une de nos principales forces, c’est notre expérience sur des projets de réhabilitation hors contexte amiante. Nous disposons d’ingénieurs et techniciens spécialisés notamment dans les études thermiques, électriques et de fluides. Car avant de se poser la question de ce que l’on va faire en présence d’amiante, il faut déjà bien savoir comment les entreprises interviennent quand il n’y en a pas. À partir de là, on ajoute la donnée amiante et on étudie l’interaction qu’il peut y avoir. Cette connaissance des autres corps d’état permet de définir correctement le périmètre détaillé des travaux.

  • Dans quels cas faut-il définir une stratégie d’échantillonnage ?

    Dans quels cas faut-il définir une stratégie d’échantillonnage ?

    Dans quels cas définir une stratégie d’échantillonnage ? Quel accompagnement pour les maîtres d’ouvrage ? Réponses avec Frédéric Lancien, responsable technique chez CITAE.

    Retranscription

    Dans quels cas faut-il définir une stratégie d’échantillonnage ?

    La stratégie d’échantillonnage est établie par le diagnostiqueur en fonction du périmètre et du programme des travaux qui lui sera fourni par le maître d’ouvrage. Il va faire d’abord une pré-visite où il va établir les zones présentants des similitudes d’ouvrage (ZPSO). Il va par la suite procéder au sondage pour s’assurer que ces ZPSO sont bien conformes. Les prélèvements sont envoyés pour analyse aux laboratoires.

    Quelle plus-value apporte CITAE pour les maîtres d’ouvrage ?

    CITAE apporte en premier lieu ses compétences, puisque l’on a des professionnels qui sont certifiés amiante avec mention et qui font donc leur travail dans les règles de l’art. On est en train d’homogénéiser toutes nos pratiques pour que tout le monde travaille de la même façon. Et nous mettons tout en oeuvre pour que le maître d’ouvrage puisse se baser sur les rapports que l’on va lui fournir.