Catégorie : Repérage amiante

  • Nouvel arrêté RAT : quel impact pour les diagnostiqueurs ? Quel surcoût ?

    Nouvel arrêté RAT : quel impact pour les diagnostiqueurs ? Quel surcoût ?

    Brice Bessieres, responsable grands comptes chez AC Environnement, répond aux questions sur l’impact pour les diagnostiqueurs du nouvel arrêté sur les repérages amiante avant travaux dans le Bâtiment. Une vidéo réalisée à l’occasion du Grand Circuit Maîtriser l’Amiante.

    Retranscription

    Quel est l’impact du nouvel arrêté sur les repérages avant travaux (juillet 2019) dans le Bâtiment pour les opérateurs de repérage ?

    Déjà, c’est l’application stricte de la norme NF X 46-020. Jusqu’à la publication de l’arrêté, la norme était une suggestion : pour faire du repérage amiante, vous pouviez mettre en place les processus et les différentes applications qui sont écrites dans la norme.

    Depuis l’arrêté, la norme doit être appliquée strictement. Donc : ZPSO (zones présentant des similitudes d’ouvrage), éléments témoins, stratégie d’échantillonnage… Depuis le 19 juillet 2019, tous ces éléments et toute l’application de la norme doit être stricte au niveau du repérage amiante.

    Il y a également une modification substantielle dans la quantification des matériaux. Sur les rapports de repérage, le diagnostiqueur doit quantifier les matériaux. Si on parle par exemple de dalles de sol, il va falloir quantifier la surface de dalles de sol ; il va falloir mesurer les différents éléments.

    Et un dernier point qui a fait polémique pour ceux qui suivent l’actualité du diagnostic, c’est la mention. Le repérage avant travaux s’est vu un temps imposé une mention, qui a été annulée suite à un recours d’Etat. Cette mention devrait toutefois revenir au 1er janvier 2020.

    Ce arrêté va t-il entraîner des surcoûts pour les repérages ?

    Si surcoût il y a, il va venir de l’application stricte de la norme NF X 46-020. Puisque l’on parle de pré-rapport dans la norme. Aujourd’hui le pré-rapport devient obligatoire si l’ensemble de la zone concernée par les travaux n’a pas pu être diagnostiqué. Je pense que le surcoût potentiel lié à cet arrêté va surtout être dans la multiplication des passages du diagnostiqueur, puisque forcément les maîtres d’ouvrage paient les différents passages.

    Le BIM prend-il de l’importance avec ces nouvelles réglementations ?

    On parle de ZPSO, et en effet le BIM (building information modeling) est la création d’une maquette numérique et l’utilisation de l’informatique pour gérer de la donnée. Ça va nous permettre :

    • de mieux définir les ZPSO. Est-ce que cet enduit plâtre est le même que celui-ci par exemple. Il faudra faire des sondages.
    • de mieux définir les quantités aussi, puisque le BIM va nous permettre d’avoir les surfaces, et donc les volumes et les quantités en poids pour l’ensemble des matériaux.
    • d’assurer la traçabilité des diagnostics antérieurs. Puisque dans les maquettes BIM vous pouvez intégrer la donnée que vous voulez.
    • de garantir au client d’avoir une prestation au juste prix, dans le strict respect des exigences réglementaires.
    • au diagnostiqueur de réaliser ses stratégies d’échantillonnage de manière plus efficace, avec un nombre de sondages, un nombre de prélèvements, qui peuvent être définis avant même d’avoir fait les investigations.
    • et puis historiser les diagnostiqueurs antérieurs. Pourquoi ne pas utiliser la maquette BIM et sa capacité de stockage des données pour gérer la donnée amiante et les différents passages des diagnostics qui sont réalisés.
  • Marché de l’amiante : vers le diagnostic 4.0

    Marché de l’amiante : vers le diagnostic 4.0

    Comment évolue le marché de l’amiante ? Le point de vue de Julien Piechowski, directeur des régions Ile-de-France et Normandie au sein d’AC Environnement.

    Retranscription

    Comment AC Environnement voit le marché de l’amiante dans les 5 prochaines années ?

    C’est un marché qui va continuer à se professionnaliser, avec des spécificités comme les navires ou le matériel roulant. On va faire appel à des spécialistes du métier, que l’on va former à l’amiante. On aura donc une connotation métier très forte complétée par le métier de l’amiante.

    Le BIM va-t-il transformer totalement la profession du diagnostic et les rapports entre acteurs du bâtiment ?

    Le BIM ne va pas transformer la profession de diagnostic mais le compléter. On va continuer à faire des diagnostics, à faire des prélèvements, à disposer de la data. En revanche, le BIM va nous permettre d’exploiter encore d’avantage cette donnée. Les diagnostiqueurs vont passer dans une ère nouvelle qui s’appellera les diagnostiqueurs 4.0, où l’on passera d’un statut de préleveur à un statut d’expert de la data.

    Est-ce indispensable de se mettre au BIM ?

    Oui, pour une raison très simple : dans la vie d’un ouvrage, 75 % du coût inhérent au bâtiment se joue sur la partie exploitation de l’ouvrage. Par la collecte des données, le BIM va nous permettre d’être en phase d’exploitation, sur la seconde vie du bâtiment. C’est indispensable notamment quant à l’évaluation du coût sur la vie globale du bâtiment.

    Quels sont les autres marchés sur lesquels vous pariez dans les prochaines années ?

    Le pari que l’on fait aujourd’hui, c’est justement celui du BIM. Car nous sommes persuadés que passer de l’expert du prélèvement à l’expert de la data, c’est l’avenir.

    Ce n’est pas que de la technologie. On envisage aussi d’être force de proposition et force d’écoute quant à la formation sur la thématique amiante. Je pense notamment à la sous-section 4, qui est une obligation pour tous les opérateurs qui vont travailler dans le milieu du bâtiment, qui seront confrontés à la thématique amiante. Et nous sommes convaincus qu’il y a une nécessité d’accélérer encore la formation SS4, et donc de former encore d’avantage les acteurs du bâtiment.

  • L’efficacité dans les repérages amiante – Réponses d’expert avec CITAE

    L’efficacité dans les repérages amiante – Réponses d’expert avec CITAE

    Frédéric Lancien, responsable d’agence CITAE, répond aux questions à l’occasion du Grand Circuit Maîtriser l’Amiante.

    Retranscription

    Quelles innovations dans le repérage amiante pour être plus efficace ?

    Être efficace, c’est tout d’abord suivre la norme NF X46-020 qui impose de travailler par zones homogènes (ZPSO) et de réaliser un certain nombre de prélèvements, mais aussi de sondages. Il faut en effet sonder pour voir cette homogénéité, car on sait très bien qu’il y a les matériaux reconnus comme ayant de l’amiante car fabriqués avec de l’amiante, mais il y a aussi tous les produits pour lesquels il a été rajouté de l’amiante lors de la mise en oeuvre du produit. J’étais formateur en sous-section 4 et j’ai eu des stagiaires qui nous racontaient que leur père était peintre en bâtiment et que pour mieux étendre sa peinture il ajoutait de la poudre d’amiante…

    Peut-on encore accélérer les interventions sans réduire la qualité d’exécution ?

    Les opérateurs diagnostics font au plus vite. Mais il y a des temps que l’on peut difficilement limiter comme le temps d’analyse au laboratoire.

    Peut-on facilement passer du diagnostic dans le bâtiment au diagnostic sur les navires ?

    Notre entreprise a justement été auditée cette année par rapport à la norme ISO 17-020 par le Cofrac. Parce que l’on veut rechercher de l’amiante dans les navires mais ce n’est pas le même métier. Ce n’est pas parce que l’on fait du diagnostic dans le bâtiment que l’on peut du jour au lendemain se lancer dans le diagnostic sur les navires. C’est justement ce que précise la norme : on doit avoir des connaissances sur les bateaux et navires avant de se lancer sur ce marché.

  • Amiante : quelles obligations pour les entreprises en SS4 ? Avec AC Environnement

    Amiante : quelles obligations pour les entreprises en SS4 ? Avec AC Environnement

    Brice Bessières, responsable grands comptes chez AC Environnement, précise les obligations des entreprises en sous-section 4 pour la protection des intervenants et de l’environnement dans le cadre d’un chantier avec présence d’amiante.

    Retranscription

    Quelles sont les obligations des entreprises en SS4 ?

    La sous-section 4 (SS4) englobe toutes les entreprises dont les interventions sont susceptibles d’émettre des fibres d’amiante. La SS4, c’est l’évaluation et la prévention des risques. La première brique de la SS4 pour une entreprise voulant travailler sur matériaux contenant de l’amiante est bien entendu la formation du personnel. On a quatre types de formation SS4 : il y a une première formation liées aux interventions proprement dites sur le terrain, donc c’est une formation d’opérateur de chantier ; un deuxième type de formation pour les encadrants de chantier, qui dure cinq jours et qui porte sur l’encadrement du personnel de chantier, sur la mise en application des modes opératoires rédigés par l’encadrant technique ; et la troisième formation est celle des encadrants technique, de cinq jours également, qui permet au personnel de l’entreprise de rédiger les documents administratifs (les modes opératoires, le document unique d’évaluation des risques, les fiches d’exposition…).

    Il ne faut pas s’arrêter là. Certaines entreprises sont assez réductrices, passent les temps de formation et se disent habilitées SS4. En effet elles sont formées, mais cette formation entraîne d’autres obligations : l’obligation de rédaction de modes opératoires, donc de définition de processus. Il faut que ce processus soit défini à l’intérieur d’un mode opératoire rédigé par un encadrant technique. Et une fois que l’entreprise et l’encadrant technique ont rédigé la modalité d’intervention sur site, il faut évaluer le risque amiante et le mesurer. Aujourd’hui, la seule possibilité est de poser des META sur opérateurs, de mettre en oeuvre ce mode opératoire sur un matériau donné, et de faire un mesurage sur opérateurs pendant la mise en oeuvre.

    Le résultat de ce chantier test permet de finaliser le mode opératoire en disant « mon opérateur va intervenir de telle manière, avec tel équipement de protection individuelle et moyens de protection collective sur tel support. Et le taux d’empoussièrement en zone de travail et de tant (le résultat du chantier test) ».

    Une fois que tout cela a été fait, il reste encore des briques à la SS4, notamment le fit test. Puisqu’on a défini un équipement de protection individuelle (un APR, appareil de protection respiratoire) en fonction du niveau d’empoussièrement, l’entrepreneur doit vérifier la correspondance entre le matériel de protection respiratoire et la physionomie du visage de son opérateur. C’est ce que l’on appelle un fit test : on met en dépression le masque pour vérifier qu’il y a bien jointement entre le masque et le visage de l’opérateur.

    Quels sont les outils pour aider à établir des modes opératoires ?

    Dans le cheminement chronologique, la première étape est la définition des processus de processus : je vais percer un mur, je vais gratter une dalle de sol, je vais enlever un faux plafond… La deuxième étape, c’est « comment » je vais percer ce sol, etc.

    Et en effet il existe différentes bases qui permettent d’évaluer le risque (pas de le mesurer !) afin de définir pour le chantier test les moyens de protection individuelle et collective à mettre en place. Ce sont les bases CARTO et les bases FEDENE. Ces bases permettent de regrouper de nombreux modes opératoires qui ont déjà été mesurés. Elles vont classer ces modes opératoires par famille et regrouper les résultats afin d’en faire des moyennes.

    En effet, un chef d’entreprise peut – si le processus opératoire d’intervention est le même que celui trouvé dans les bases CARTO et FEDENE – se baser sur les résultats qui sont existants. À ce jour, il y a une dizaine de modes opératoires qui sont validées sur les bases CARTO et qui n’impose donc pas de chantier test à l’entrepreneur, puisqu’il peut se baser sur les résultats de ces études.

    Est-on dans ce cas dispensé de mesures sur opérateurs ?

    Pas forcément avant la première mise en oeuvre. C’est à dire que sur la base CARTO, si vous avez par exemple un percement de mur avec une poche à gel, peu importe la poche à gel et la perceuse, le résultat sera toujours aux alentours du résultat qui peut être présent sur les bases CARTO ou FEDENE. Donc avant la première mise en oeuvre, l’entrepreneur peut se baser sur les premiers résultats trouvés sur ces différentes bases.

    Cependant, la rédaction de son document unique d’évaluation des risques lui impose une évaluation de ces risques de manière régulière. Et c’est au chef d’entreprise de définir la redondance de ces contrôles. Si c’est tous les ans, en effet, la première mise en oeuvre est prise en charge directement par les résultats des bases FEDENE et CARTO. Par contre au bout d’un an l’entrepreneur sera obligé de remesurer l’empoussièrement au poste de travail.

  • L’ingénierie du repérage au service du maître d’ouvrage

    L’ingénierie du repérage au service du maître d’ouvrage

    La problématique amiante sur des chantiers complexes nécessite un savoir-faire et une connaissance solide de la réglementation, des process et intervenants sur le chantier. Sodiatec a développé une véritable ingénierie du repérage pour accompagner les maîtres d’ouvrage. Explications avec Laurent Roquin, dirigeant du groupe.

    Sodiatec développe une ingénierie du repérage. Quelles sont les spécificités et bénéfices de cette approche pour les maîtres d’ouvrage ?

    C’est une approche qualitative à forte valeur ajoutée que nous devons avant tout à notre connaissance transversale des métiers du bâtiment. Pour réaliser du repérage amiante avant travaux (RAAT) sur des chantiers complexes, certes la connaissance de l’environnement réglementaire et la certification amiante avec mention sont un prérequis, mais ce sont les critères minimaux pour exercer ! On commence à devenir un véritable acteur du RAAT quand on a une expérience de la spécificité des différents acteurs qui interviennent sur un chantier. “Dérisquer” une problématique sur une cage d’ascenseur, ça ne se fait pas sans l’ascensoriste. De même lorsqu’il s’agit d’effectuer un diagnostic amiante sur un IGH avec une façade rideau, le façadier est indispensable. Le diagnostiqueur n’est pas capable de gérer seul ces problématiques, mais c’est à lui de piloter ces corps d’état. Il doit également savoir ce qu’est un coordinateur SPS, un maître d’œuvre, ou une mission d’OPC, tout en sachant représenter son maître d’ouvrage.

    La compréhension des spécificités du phasage d’une opération est aussi essentielle à la profession. Un programme de travaux passe en effet par un avant-projet sommaire et un avant-projet détaillé, avant d’arriver à un programme de travaux finalisé et détaillé, validé par l’entreprise et le maître d’ouvrage au moment où le marché est contracté.

    Cette approche, le groupe Sodiatec la maîtrise grâce à ses collaborateurs issus de la profession du bâtiment, et par la formation de ses diagnostiqueurs certifiés. Nous recrutons à partir du niveau BAC+3 Bâtiment et notre process d’intégration se fait par étape : les moins expérimentés se forment en binôme avec des opérateurs séniors. Au final, nous proposons uniquement des personnes avec une véritable expérience du repérage et en capacité de communiquer en réunion de chantier, d’exposer les points d’avancement du repérage, les spécificités et les problématiques. Nos opérateurs doivent être à l’aise dans le suivi des opérations et dans la restitution du rapport, qui peut présenter des réserves à plusieurs étapes de la restructuration.

    Aussi, notre développement qualitatif est renforcé par les passerelles que nous avons bâti entre nos différentes activités. Un acteur de repérage peut se lasser de son activité, mais la possibilité offerte par le groupe de pouvoir prendre un virage sur le conseil ou l’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO) permet de créer une voie de diversification et d’éviter le turn-over. Nous poursuivons dans ce sens en permettant prochainement à nos collaborateurs d’obtenir le référencement MASE (pour les interventions en milieu industriel), la certification CEFRI (centrale nucléaire), ou encore l’accréditation qui sera nécessaire pour les bateaux.

    Avec la filiale ING2A, Sodiatec propose également du conseil, de la formation et de l’AMO.

    Si nous sommes acteurs du repérage, nous sommes aussi acteurs de la maîtrise du risque amiante au travers des formations sous-section 4 (SS4) obligatoires que l’on a dû suivre. Cette maîtrise passe par le premier maillon d’une sensibilisation, puis par la formation à la prévention des risques SS4 (qui concerne tous les acteurs du bâtiment) et par la spécificité d’intégrer les contraintes liées à la pratique et à l’intervention sur matériaux amiantés : la rédaction d’un mode opératoire, la maîtrise de la VLEP, le suivi de l’exposition des salariés, ainsi que tout ce qui concerne la chaîne de décontamination, de suivi et de maîtrise des déchets.

    Pour transmettre ce savoir-faire et accompagner les maîtres d’ouvrage, le groupe a ainsi développé ING2A, une structure de conseil, d’AMO et de formation à la prévention des risques amiante. Nous incitons nos clients à se poser les bonnes questions et nous y répondons concrètement : comment est géré le DTA ? Est-il mis à jour ? L’état de conservation des matériaux qui ont été mis en évidence est-il bien caractérisé ? Les actions correctives sont-elles suivies de mesures conservatoires ? Y a-t-il un accompagnement spécifique pour les mesures conservatoires ? Le matériau doit-il être protégé de façon temporaire ? L’accès au local doit-il être interdit de façon temporaire ? Faut-il programmer des travaux rapidement ? Faut-il écrire un mode opératoire spécifique pour rentrer dans ce local et avoir une traçabilité d’entrée et sortie des opérateurs ?

    L’AMO répond également présent pour accompagner le maître d’ouvrage dans la problématique du phasage. On va esquisser un programme de travaux général, que l’on affine graduellement afin d’être en phase avec les obligations de souscriptions d’investigations complémentaires, jusqu’à la livraison finale d’un programme détaillé. L’AMO est donc le représentant du maître d’ouvrage, et celui qui va l’aider à maîtriser tout ce qui concerne l’amiante dans son projet.

    Quels sont les futurs axes de développement du groupe ?

    Sodiatec a pour ambition d’être un acteur incontournable en région parisienne et région Centre, notamment à Tours, où nous sommes implantés. Nous sommes résolument tournés vers la montée qualitative de nos prestations.

    Nous sommes très attentifs aux enjeux liés aux différents axes du repérage induits par le code du travail. Demain, une activité industrielle touchée par l’amiante devra souscrire des contrats de repérage à chaque arrêt de tranche. Il devra donc y avoir une contractualisation avec un opérateur de repérage. Pour ne pas perturber le chantier, il sera nécessaire de former des intervenants à la SS4, d’écrire des modes opératoires et de mettre en oeuvre tout le package que maîtrise Sodiatec. Tout cela se déclinera dans les domaines naval, du génie civil et du matériel roulant. Sodiatec est bien décidé à se positionner dès 2021 sur ces segments. De même, nous avons pour projet d’obtenir l’accréditation pour développer le prélèvement d’air au sein du groupe.

    D’autre part, l’arrivée de Virginie Painchaud permet à Sodiatec de structurer son développement commercial et son département communication, en apportant notamment une interface commerciale à nos clients existants. Nous avons également mis en place des newsletters pour les informer sur les évolutions réglementaires et nos nouveaux services. Dans le même objectif, nous leur proposons des ateliers de sensibilisation gratuits sur les spécificités de la réglementation actuelle.

    Découvrir en vidéo

  • Repérage amiante en voirie : quelles obligations pour les maîtres d’ouvrage ? Avec Protys

    Repérage amiante en voirie : quelles obligations pour les maîtres d’ouvrage ? Avec Protys

    Agnès Lioult, directrice marketing de PROTYS, revient sur les obligations pour les maîtres d’ouvrage en termes de repérage amiante en voirie. L’occasion également de présenter la solution Diamatys.

    Retranscription

    Quelles sont les obligations de repérage en voirie pour les maîtres d’ouvrage ?

    Depuis 2016, il y a effectivement de nouvelles obligations réglementaires qui sont intervenues. Elles cherchent à améliorer encore plus la prévention des salariés qui interviennent dans les chantiers. Il y a donc l’obligation pour les maîtres d’ouvrage de repérer la présence potentielle d’amiante et d’autres substances nocives à chaque fois que des travaux sont prévus sur la voirie.

    Quelles conséquences opérationnelles ?

    Les conséquences sont nombreuses pour le maître d’ouvrage. Déjà par rapport à l’allongement des délais, qui sont inhérents à cette nouvelle réglementation par rapport à son temps de préparation des travaux. Parce qu’il faut prévoir le temps – en plus du repérage de la présence de réseaux – de pouvoir regarder dans sa propre base réglementaire, pour voir si on a déjà procédé à un repérage avant travaux. Il faut dans un deuxième temps, si ce n’est pas le cas, contacter le gestionnaire de voirie pour s’assurer que celui-ci n’aurait pas une information importante à porter à sa connaissance. Et si rien de tout cela n’existe, à ce moment là il doit procéder au repérage. Donc passer une commande à un diagnostiqueur. Et il faut le temps évidemment que ce dernier procède au carottage, fasse l’analyse, etc.

    Donc des délais allongés, plus le coût potentiel du repérage à prendre en compte dans l’étude projet. Et si par hasard il y a des substances nocives, le coût des travaux eux-mêmes va s’en trouver extrêmement enchéri, dans le sens où l’entreprise de travaux devra prendre un certain nombre de précautions pour la protection de ses salariés.

    Enfin, dernière conséquence et non des moindres : l’aspect juridique. Qui dit nouvelle réglementation dit nouvelles responsabilités. Et aujourd’hui, la chaîne de responsabilité est clairement établie. En conséquence de quoi, l’enjeu pour le maître d’ouvrage est bien de se mettre en conformité par rapport à cette réglementation, faute de quoi il peut être exposé juridiquement.

    Avec Diamatys, Protys propose une solution à cette problématique

    Diamatys est une nouvelle solution que Protys a proposé dès 2018. Protys est en effet spécialiste de la proposition de solutions numérique pour aider les maîtres d’ouvrage, notamment, dans leurs démarches administratives pour tout ce qui concerne le repérage avant travaux. Très naturellement, il nous a semblé intéressant de pouvoir leur proposer quelque chose qui permette de centraliser l’ensemble des repérages qu’ils ont pu faire dans le passé et les nouveaux repérages, ainsi que de les aider à contacter les gestionnaires de voirie et de pouvoir mutualiser – par rapport à tous les maîtres d’ouvrage qui utilisent la solution – l’ensemble des rapports présents.

    Notre solution Diamatys a été sélectionnée, dans le cadre de l’étude Tech for Good, comme solution innovante et répondant aux enjeux environnementaux et aux défis de notre société. Puisque par le partage d’informations on espère pouvoir contribuer à aller plus vite vers l’objectif 0 amiante et substances nocives dans les enrobés bitumineux.

  • Certification amiante : la FIDI adresse un courrier à la DHUP

    Certification amiante : la FIDI adresse un courrier à la DHUP

    Le 27 septembre, la Fédération Interprofessionnelle du Diagnostic Immobilier (FIDI) a adressé un courrier à la Direction de l’Habitat, de l’Urbanisme et des Paysages (DHUP) au sujet du blocage de la certification Amiante. Voici le contenu de ce courrier, signé par le président de la FIDI, Lionel Janot.

    Objet : Profession des Diagnostiqueurs Immobiliers totalement bloquée pour l’exercice de ses missions

    Monsieur le Directeur,

    Par l’exercice de son activité, la profession de diagnostiqueur immobilier permet la sécurisation des transactions immobilières (mesurages de surface, état risques et environnement, états parasitaires), contribue à l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments (diagnostic de performance énergétique) et participe à la prévention de nombreux risques pour la santé (diagnostic gaz, électricité, amiante, plomb).

    C’est une profession réglementée puisque les 6 000 opérateurs de diagnostic qui interviennent en France ont une obligation de certification personnelle dans chacun des domaines du diagnostic technique règlementaire en cas de vente d’un bien : amiante, plomb, gaz, électricité, performance énergétique, termites.

    La FIDI est la première fédération indépendante représentative de cette profession ; elle regroupe plus de 1 000 diagnostiqueurs et opérateurs de repérage sur le territoire français ; ses adhérents sont de tous types, du travailleur indépendant au réseau de franchise ou réseau salarié de plus de 100 opérateurs.

    Nous vous saisissons aujourd’hui pour vous faire état d’une situation catastrophique qui touche l’ensemble de la profession et qui demande une réaction immédiate et très forte des services de l’état.

    En effet, les textes encadrant la certification « amiante » et l’exercice du repérage amiante avant-travaux dans les immeubles bâtis ont fait l’objet dans les dernières semaines de multiples péripéties juridiques : annulation par le conseil d’état le 24 juillet 2019 de l’arrêté du 26 juillet 2016 précisant les modalités de certification «amiante », avec et sans mention, et annulation en référé par le conseil d’état le 29 août de deux articles de l’arrêté du 16 juillet 2019 définissant les conditions de réalisation du « repérage amiante avant certaines opérations dans les immeubles bâtis ».

    La première conséquence est que les organismes de certification ont stoppé la délivrance de toute attestation de certification « amiante », même la certification « sans mention », aux motifs d’incertitudes juridiques majeures (texte de référence annulé, seuls textes valides de 2005 et 2007 inadaptés aux nouvelles exigences de ces opérations).

    Il semble du reste que le COFRAC, qui accrédite ces organismes de certification, leur ait demandé de stopper l’émission de certificats « amiante » de tous types.

    Les impacts pour la profession sont immédiats et désastreux :
    – Même si certains cycles de formation et sessions d’examen de certification « amiante » se tiennent, aucune attestation de certification « amiante » n’est plus délivrée depuis fin juillet.
    – Par conséquent :

    • Aucun « nouvel entrant » ne peut valider son parcours long et coûteux de formation et d’examens et commencer à exercer son activité de diagnostic « amiante » : c’est pour eux une catastrophe économique et, tout simplement, de vie ;
    • Les entreprises qui lancent des recrutements de techniciens certifiés « amiante » ne trouvent plus de candidats : ils ne peuvent plus faire face aux nécessités de sécurisation des ventes de biens ;
    • Les techniciens certifiés qui arrivaient à échéance de leur « certification amiante » et ont entrepris depuis plusieurs semaines leur parcours de re-certification doivent ou vont devoir cesser leur activité de diagnostic amiante.

    De surcroît, ce « blocage total » sur la certification « amiante » entraîne en réalité un arrêt complet de toute activité de diagnostic pour les professionnels touchés, pour tous les biens immobiliers d’avant 1997 : la plupart des clients, notamment les particuliers (les plus nombreux) confient l’ensemble des diagnostics obligatoires à un seul opérateur – pour autant qu’il soit certifié pour les domaines à effectuer- . L’absence de certificat « amiante » entraîne donc, de fait, l’arrêt de toute leur activité sur ce type de biens.

    Aussi, nous vous demandons de bien vouloir nous recevoir ou de demander à vos services compétents de le faire, dans les meilleurs délais, lundi 30 septembre, mardi 1er octobre et au plus tard mercredi 2 octobre, pour envisager les mesures exceptionnelles et d’urgence que requière cette situation exceptionnelle et
    d’urgence.

    Dans l’attente de votre confirmation d’une rencontre à très court terme, par mail à : contact@lafidi.fr ou par téléphone auprès de mon secrétariat au 01 42 93 66 08, Nous comptons sur vous, Monsieur le Directeur, pour prendre toute la mesure de l’urgence et de la gravité de la situation pour les professionnels du diagnostic et du repérage de l’amiante dans les immeubles bâtis.

    Je vous prie d’accepter, Monsieur le Directeur, mes respectueuses salutations.

    Lionel JANOT
    Président

  • « Le BIM est très efficace dans la prévention du risque amiante »

    « Le BIM est très efficace dans la prévention du risque amiante »

    La protection des techniciens et des usagers est primordiale lors d’une intervention de repérage, la présence ou non de l’amiante n’étant pas encore identifiée. Au-delà des équipements eux-mêmes, cette protection passe par l’élaboration en amont d’un mode opératoire complet. Explications avec Matthieu Rolland du Roscoat, référent technique région Sud chez AC Environnement.

    Quelles sont les règles qui encadrent la protection des travailleurs vis-à-vis du risque amiante en amont de l’intervention ?

    Les repérages avant travaux relèvent de la sous-section 4 (SS4). Les règles de prévention du risque amiante pour les techniciens sont donc inscrites dans le Code du travail. La formation est la première de ces règles : tous les techniciens doivent être formés à la SS4 en tant qu’opérateurs, de même que les chargés de projets ou chargés d’affaires sont formés en tant qu’encadrants de chantier ou encadrants techniques.

    Le deuxième aspect important de la réglementation est l’identification et la classification des processus en fonction de leur niveau d’empoussièrement. Un processus correspond à la combinaison d’un matériau amianté, d’une technique d’intervention et des mesures de protection collectives mises en œuvre.

    Ce processus est repris lors de la rédaction du mode opératoire par l’encadrant technique, où est décrit de manière chronologique et technique l’ensemble de l’intervention : ce qui est fait pour préparer la zone de travail, les mesures de protection en place, les équipements de protection mis à disposition ou encore la manière de travailler au contact du matériau amianté. Le mode opératoire vient également préciser la gestion et le circuit des déchets afin de s’assurer qu’il n’y a pas de pollution à l’extérieur. Une fois rédigé, il entre dans un cycle de validation auprès des instances officielles, par un avis à la médecine du travail, un avis du CSE – en tant que représentant des salariés -, ainsi qu’une information à la DIRECCTE, à la CARSAT et à l’OPPBTP.

    Avant la rédaction du mode opératoire, le classement du processus s’appuie sur des bases de données et n’est qu’une estimation a priori. C’est pourquoi le Code du travail exige d’effectuer des mesures d’empoussièrement de l’air lors de la première mise en oeuvre du mode opératoire. Des pompes sont ainsi posées sur l’opérateur, dans l’environnement de travail et à l’extérieur de la zone de travail. Chez AC Environnement, nous refaisons ces mesures tous les ans ou dès lors que nous changeons nos méthodes. Par ailleurs, étant bénéficiaires d’une accréditation Cofrac, nous veillons régulièrement à vérifier que les techniciens de retour d’un chantier avec du matériel qui pourrait par accident avoir été mal décontaminé ne viennent pas polluer les locaux de l’entreprise. Cette vérification passe par des mesures d’auto-contrôle.

    Le BIM peut-il améliorer la protection des intervenants ?

    Indéniablement. Avec le BIM, nous bénéficions d’une puissance sur l’accès à l’information extrêmement efficace dans la prévention du risque amiante car nous pouvons très facilement empiler la connaissance au fur et à mesure de la vie du bâtiment. Avant cela, avec les rapports papiers, la gestion était fastidieuse pour recouper l’information et les intervenants n’étaient jamais certains d’avoir la dernière version entre les mains. Dans la démarche BIM, tout le monde contribue à enrichir la documentation et la donnée est agglomérée sur des années, avec toujours à l’instant t une information actualisée sur la présence de l’amiante, ce qui évite les mauvaises surprises sur le chantier.

  • Diagnostic de l’amiante en voirie : délais, BIM et choix du laboratoire

    Diagnostic de l’amiante en voirie : délais, BIM et choix du laboratoire

    Brice Bessières, responsable grands comptes chez AC ENVIRONNEMENT, répond aux questions du Grand Circuit Maîtriser l’Amiante du 11 juin, spécial « enrobés routiers et réseaux enterrés ».

    Retranscription

    Quels sont les délais entre la commande et la restitution des rapports ?

    Tout va dépendre des laboratoires, mais il faut compter 24 heures pour avoir un résultat d’analyses suite à la réception de l’échantillon. En règle générale, pour le maître d’ouvrage, ce délai est plutôt de 5 jours. Mais une fois que l’échantillon est rentré dans le processus d’analyse, il faut compter environs 24 heures.

    Comment choisir un laboratoire d’analyse ?

    Les laboratoires d’analyses doivent être accrédités. Au niveau des enrobés, les laboratoires doivent avoir une accréditation spécifique pour les analyses du liant (du bitume à l’intérieur de l’enrobé) et du granulat. Ce sont des techniques analytiques, un cheminement et des process qui sont différents. Donc les laboratoires peuvent être accrédités sur des matériaux, mais c’est une seconde accréditation pour l’enrobé, pour le granulat et – le troisième – pour le bitume. Tous les laboratoires ne sont pas forcément accrédités pour les enrobés.

    Existe-t-il une démarche BIM pour la voirie ?

    Le BIM (Building information modelisation) peut aller au delà du bâtiment. Pour rappel, l »idée est de scanner un bâtiment pour créer un avatar numérique. Tous les éléments inclus à l’intérieur de cette maquette numérique peuvent porter une donnée. Il est tout à fait possible de monter une démarche BIM sur les enrobés. Nous travaillons actuellement avec une commune pour numériser l’ensemble des voiries et apporter les différentes problématiques « polluants » : l’amiante ou les HAP.

  • Diagnostic Amiante en voirie et obligation du maître d’ouvrage – Réponses d’expert avec Protys

    Diagnostic Amiante en voirie et obligation du maître d’ouvrage – Réponses d’expert avec Protys

    Agnès Lioult, directrice marketing de Protys, répond à trois questions à l’occasion du Grand Circuit Maîtriser l’Amiante spécial « enrobés routiers et réseaux enterrés » du 11 juin 2019.

    Retranscription :

    Quelles sont les obligations de diagnostic amiante pour le maître d’ouvrage ?

    L’obligation du maître d’ouvrage (MOA), c’est de se renseigner pour voir s’il y a présence de substances nocives (amiante, mais aussi HAP) dans les enrobés bitumineux. La responsabilité du MOA est donc déjà de regarder sa propre base documentaire, s’il a déjà procédé à un repérage à l’endroit précis où il prévoit de faire ses travaux. S’il n’en a pas, il peut s’adresser au gestionnaire de voirie pour voir si lui a quelque chose à communiquer. S’il n’y a rien, il doit procéder à un repérage et s’adresser à un diagnostiqueur pour le faire.

    Quelles sont les conséquences opérationnelles pour le MOA ?

    Pour le maître d’ouvrage, il est évident que cela a des conséquences en termes de processus et en termes de coûts – qu’ils soient directs ou indirects. Le fait de devoir faire un repérage allonge les délais. Ça alourdi le temps administratif lié à l’instruction du dossier. N’oublions pas que l’opérateur de repérage lui-même doit, le cas échéant, faire une déclaration conjointe, procéder à toutes les démarches relatives à la circulation (arrêtés de voirie, etc.). Enfin, lorsqu’il y a un repérage, c’est aussi l’augmentation du coût direct des travaux. Si il y a présence de l’amiante, ce coût augmente encore plus. À long terme on saura qu’il n’y a plus d’amiante et ce sera bénéfique pour tout le monde, mais dans une vision à court terme c’est évidement une augmentation des coûts pour le MOA.

    Quel est le rôle de Protys dans ce domaine ?

    Nous sommes spécialistes dans la proposition de solutions pour aider à structurer et à alléger ce temps administratif d’instruction des dossiers. Nous avons donc lancé une solution – suite à l’étude que nous avons mené depuis maintenant un an -, qui a pour vocation de centraliser les informations existantes (les RAT relatifs aux enrobés bitumineux), de façon à éviter que chacun fasse et refasse des RAT dès lors qu’il y en a qui existent déjà.