Catégorie : Repérage amiante

  • Cartographie de l’amiante et carottage – Réponses d’experts avec Geocoapa

    Cartographie de l’amiante et carottage – Réponses d’experts avec Geocoapa

    Thierry Ornaque, dirigeant de Geocapa, répond à trois questions à l’occasion du Grand Circuit Maîtriser l’Amiante spécial « enrobés routiers et réseaux enterrés » du 11 juin 2019.

    Retranscription

    Quel est le niveau d’empoussièrement attendu pour la réalisation des carottages ? Comment gérer le respect de la VLEP réglementaire ?

    Au niveau de la base SCOLA, aujourd’hui, il y a très peu de personnes qui s’intéressent à ce sujet là. Normalement, tous les opérateurs de repérage pour valider leurs processus devraient réaliser leurs propres mesures sur opérateurs. Dans ses études, l’INRS a estimé – en fonction des méthodologies qui sont testées – que lors d’un carottage on pouvait être exposé entre 3 et 7 à 8 fibres au moment de la phase de prélèvement. Avec la solution qu’a développé Geocapa, je suis à 0 fibres parce que j’utilise tout ce qui est à disposition aujourd’hui pour les prélèvements : l’abattement des poussières avec brumisation, du gel hydrique pour plaquer les poussières au niveau de l’amorce du carottage… J’arrive donc à 0 fibres et à être dispensé du port d’EPI en mode « cosmonautes ».

    Quelle cartographie pour quel usage ? Cartographier seulement la surface ou en 3D ?

    Malheureusement, la cartographie à l’économie c’est faire une analyse de la carotte complète. Là on a un souci : les laboratoires sont responsables des résultats qu’ils donnent, mais sur la base des échantillons qui sont transmis par l’opérateur de repérage. Donc aujourd’hui si on fait une analyse d’une carotte entière, dont on a mélangé de façon non homogène toutes les couches, on ne va pas être capable de cartographier – sur la totalité de l’épaisseur de la chaussée – le résultat amiante ou HAP. La seule réponse par rapport à ça, c’est de prélever une carotte et de séparer toutes les couches. Et effectivement d’identifier chacune des couches. Mais ça a un coût induit, car une couche égale un échantillon, égale une analyse amiante et une analyse HAP.

    Quelles innovations pour une cartographie plus précise ?

    Les évolutions, c’est d’utiliser du matériel comme les drones par exemple, pour générer des cartographies sur la base des outils qui existent. Ça permet encore une fois d’éviter d’exposer les opérateurs vis à vis des risques routiers. Aussi, la solution que j’ai développé depuis 2012 au niveau des remorques a été copiée. Donc aujourd’hui je pense qu’il y a encore des solutions qui permettent d’embarquer du matériel pour ne pas exposer les opérateurs à différents risques. C’est la solution d’avenir et ça permettra d’écrémer un petit peu entre ceux qui font encore des carottages en mode artisanal.

  • Annulation du Conseil d’Etat : pour AC Environnement, cette décision permettra à la profession de faire face à la réforme du RAAT

    Annulation du Conseil d’Etat : pour AC Environnement, cette décision permettra à la profession de faire face à la réforme du RAAT

    Le groupe a obtenu gain de cause auprès du Conseil d’État, plus haute juridiction administrative française qui, par l’ordonnance n° 433284 du 27/08/2019, a suspendu exclusivement les articles 4 et 13 de l’arrêté du 16/07/2019. Ces deux articles imposaient du jour au lendemain, le recours obligatoire à un opérateur de repérage certifié amiante avec mention pour réaliser un Repérage Amiante Avant Travaux, ce qui était matériellement irréalisable pour les entreprises du secteur et économiquement difficilement supportable.

    Cette décision dissipe un flou juridique né cet été et elle assure à la profession dans son ensemble une croissance économique maitrisée et partagée, se traduisant dans les mois à venir par des créations d’emplois.

    Rappel des faits : le 24 juillet 2019, le Conseil d’État annulait l’arrêté du 25 juillet 2016 qui définissait la certification amiante avec et sans mention, que doit détenir un diagnostiqueur amiante ; mention exigée notamment pour la réalisation de Repérage Amiante Avant Travaux. Cette décision a créé une situation totalement inédite où un texte imposant des critères de compétences nouveaux pour les opérateurs de repérage amiante avant travaux s’appuyait sur un autre texte de 2016 définissant ces critères de compétence, mais texte annulé ! De facto, cette annulation a créé une paralysie totale des organismes de certification, obligés par leur accréditation COFRAC de certifier les opérateurs uniquement selon les dispositions de l’arrêté du 25/07/2016 précisément annulé. Paralysie se produisant à l’instant même où les sociétés réalisant des repérages amiante avant travaux allaient avoir le plus besoin de certifier des opérateurs avec mention.

    AC Environnement salue cette décision en référé du Conseil d’État qui permet à l’ensemble des acteurs du secteur du diagnostic immobilier d’accompagner sereinement l’élargissement du marché du Repérage Amiante Avant Travaux, considérant que les nouvelles obligations vont obliger à recruter, à former et à certifier de nombreux nouveaux opérateurs. C’est sans aucun doute ce que souhaite accompagner la DHUP en allégeant les critères de pré-requis au 1er janvier 2020.

    AC Environnement se félicite que cette décision maintienne en l’état les autres articles de l’arrêté du 16 juillet 2019 auxquelles elle souscrit pleinement dans la mesure où la vocation du diagnostic immobilier reste la préservation de la santé des occupants d’un bâti et des travailleurs sur un chantier en matière d’amiante.

    Au final, cette décision permet de sortir par le haut d’un imbroglio juridique dommageable et permet à une profession d’y voir plus clair, pour qui sait lire le droit et en comprendre les enjeux et conséquences pratiques.

    « Nous nous félicitons que le Conseil d’Etat nous ait entendus. Cette modification va permettre à toutes les entreprises du secteur, y compris les plus petites, de s’adapter dans les meilleures conditions, et aussi aux ministères concernés de travailler rapidement à la publication d’un arrêté remplaçant l’arrêté « certification » annulé en juillet dernier.

    AC Environnement soutient les objectifs de santé et de sécurité mis en avant par le Ministère du travail dans son action de montée en exigence de la réglementation amiante. C’est pour cette raison qu’il nous a semblé dangereux de ne pas prévoir de délai d’application pour pouvoir former et faire certifier sereinement tous nos opérateurs de repérage qui n’avaient pas la certification amiante avec mention.

    Tout le reste de l’arrêté du 16/07/2019 « relatif au repérage de l’amiante avant certaines opérations dans les immeubles bâtis » reste applicable, et tant mieux, car la structuration apportée par cet arrêté très technique était attendue avec impatience par toute la profession depuis 2017. », explique Julien Nidrecourt, Directeur technique du groupe AC Environnement.

  • « Les patrons responsables font le choix de la certification avec mention » – Communiqué de la FIDI

    « Les patrons responsables font le choix de la certification avec mention » – Communiqué de la FIDI

    L’arrêté « Immeubles Bâtis » du 16 juillet en vigueur le 19 juillet 2019 a pour intérêt majeur d’éclaircir un certain nombre de points relatif au Repérage Avant Travaux, notamment de préciser l’obligation de la certification avec mention. Cette exigence est pour la Fidi indispensable et essentielle pour la bonne exécution de ce type de repérage car elle permet de garantir l’intervention de techniciens formés et expérimentés pour permettre la livraison de repérages exploitables auprès du maitre d’ouvrage ou de tout autre professionnel de l’amiante. Elle assure également la cohérence avec la norme de repérage 46-020 et précise les responsabilités de chacun.

    Il est regrettable qu’un confrère (non adhérent) ait déposé un recours sur ce texte que nous jugeons être bon et utile pour la profession. Depuis presque 2 ans, la DGT indique qu’elle exigera une mention dans son arrêté bâtiment, la Fidi a régulièrement souligné les exigences élevées et les impératifs pour l’avant-travaux. La très grande majorité de nos adhérents et non adhérents ont anticipé pour répondre à ces obligations. Ils sont aujourd’hui prêts !

    Ce texte était très attendu car il comblait le vide juridique selon lequel tout professionnel même non certifié pour le diagnostic amiante pouvait réaliser des RAT ; par cette action en référé qui annule l’application immédiate du texte, cette possibilité est donc toujours ouverte.

    Nous attendons des pouvoirs publics un arrêté permettant de rétablir en urgence la situation de la prévention liée au risque amiante.

    Un entrepreneur « responsable » est un Grand patron .

  • Repérage amiante, analyse, AMO, BIM… une solution globale d’accompagnement avec AC Environnement

    Repérage amiante, analyse, AMO, BIM… une solution globale d’accompagnement avec AC Environnement

    Brice Bessières, responsable grands comptes chez AC ENVIRONNEMENT, explique les particularités et atouts d’AC Environnement dans l’accompagnement des maîtres d’ouvrage pour la réalisation du repérage amiante.

    Retranscription de la vidéo

    Brice Bessières > AC Environnement propose une solution globale d’accompagnement des maîtres d’ouvrage quant à la problématique amiante, du part de ses différentes activités autours de la problématique amiante. La première activité étant le diagnostic. Aujourd’hui, AC Environnement est spécialisé dans le repérage des matériaux contenant de l’amiante (dans le BTP et les voiries avec les enrobés). C’est la première étape de la chaîne de valeur de l’entreprise. Nous avons également en nom propre trois laboratoires amiante accrédités Cofrac permettant l’analyse des différents matériaux amiante.

    AC Environnement accompagne les maîtres d’ouvrages par de la maîtrise d’ouvrage amiante : nous accompagnons les propriétaires dans la gestion de la problématique, aussi bien d’un point de vue repérage qu’analytique, avec les campagnes et les stratégies de repérage amiante ; afin de définir le bon nombre et les bonnes localisation des repérages. Nous les accompagnons également dans les problématiques liées au retrait de matériaux amiantés, dans la définition des modalités d’intervention en SS4 et en SS3. Car pour rappel, il revient au maître d’ouvrage de définir ces modalités d’intervention, en fonction de la typologie de travaux qui doivent être effectués et des différents polluants que l’on peut retrouver dans les matériaux issus du BTP ou des enrobés.

    AC Environnement se positionne également dans le « diagnostic 4.0 », avec l’arrivée du BIM (building information modeling). C’est la faculté de créer un avatar numérique, une maquette numérique du bâtiment ou des enrobés des voiries, permettant une cartographie 3D des matériaux pollués, aussi bien à l’amiante, au plomb ou aux HAP. Cet outil BIM permet de mieux gérer et de mieux prévenir le risque amiante – en cas d’entretien-maintenance des bâtiments – afin de planifier sur le long terme les différents coûts liés à cet entretien et cette maintenance du bâtiment.

  • Repérage amiante : « Il est indispensable d’encadrer le nombre de prélèvements »

    Repérage amiante : « Il est indispensable d’encadrer le nombre de prélèvements »

    Jean-Marc Bonanomi, directeur des études au service « décontamination et dépollution » au sein d’une entreprise de désamiantage et Cécile Colire, responsable technique amiante au sein d’une entreprise de désamiantage et membre du SYRTA, font le point sur l’indispensable adaptation des pratiques et des rapports de repérage amiante aux futures exigences de la réglementation.

    Quelles sont les lacunes persistantes dans les rapports de repérage amiante ?

    Pour le repérage avant travaux, nous déplorons l’absence d’une obligation de repérage « complet ». Par exemple, si des travaux doivent être réalisés dans une pièce, mais seulement sur certains éléments (sol, murs, plafonds…), la réglementation n’impose un repérage que sur ces seuls éléments. Or, dans ce cas, ce qui nous intéresse est la certitude de l’absence d’amiante plus encore que la présence de matériaux amiantés. Et cette certitude ne peut découler que d’un repérage complet de la pièce dans laquelle les travaux vont être réalisés.

    « Le diagnostiqueur est pris entre le marteau et l’enclume »

    Actuellement, nous constatons qu’environ 30% des diagnostiqueurs procèdent de cette manière. Cependant, l’opérateur de repérage reste tributaire, pour les prélèvements à réaliser, de ce que lui demande son client, lequel fait souvent en sorte d’en réduire le nombre pour limiter le coût de l’opération. Le diagnostiqueur se voit confier une prestation par son client. Il est sachant et doit donc établir le nombre de prélèvements. Certes, le coût que le client accepte de mettre en face est lié au nombre de prélèvements.

    Les rapports avant démolition sont-ils donc plus complets ?

    Comme pour les diagnostics avant travaux, le diagnostiqueur est là encore « pris entre le marteau et l’enclume ». Nous sommes en permanence confrontés à des clients qui nous appellent pour comprendre la raison d’écarts de détection dans les rapports. Ces écarts s’expliquent souvent par des problématiques de coûts. Moins de difficultés sont rencontrées quand le chantier est accompagné par une assistance à maîtrise d’ouvrage en désamiantage, c’est une problématique fréquente dans les grandes villes et, plus généralement, dans tous les grands programmes de rénovation.

    Depuis l’obligation de fournir un rapport de repérage avant travaux, nous constatons une amélioration importante de la qualité des rapports, et – la sensibilisation des professionnels en SS4 aidant – l’entreprise s’interrogera en cas de manquement et demandera des prélèvements complémentaires.

    Quelles sont les conséquences de ces lacunes ?

    Elles peuvent être énormes, puisque le rapport de repérage constitue le document de base pour définir l’analyse de risque. Je pense qu’il faut commencer l’approche en parlant du risque d’exposition de nos salariés. Si nous effectuons des travaux de percements par exemple pour installer un confinement dans un matériau qui se révèle amianté, il y a un risque d’exposition. Les différences de prix en cas de mauvais repérage sont conséquentes, et nous avons déjà vu des chantiers initialement estimés à 40 000 euros passer à 200 000 ou 300 000 euros suite à la découverte d’amiante non repérée.
    C’est la raison pour laquelle il est indispensable d’encadrer le nombre de prélèvements.

    L’idéal serait de n’avoir qu’un seul repérage complet équivalent à l’avant-démolition.
    L’approche des maîtres d’ouvrage sur le sujet doit changer. Cette évolution est en marche, et nous constatons un changement chez les bailleurs sociaux. Aujourd’hui, tout le monde a réellement pris conscience du risque amiante.

    Pouvez-vous nous présenter le SYRTA ?

    Le Syndicat du retrait et du traitement de l’amiante et des autres polluants a été créé en 2003, suite au rapprochement du CID, du GETAP et du SNI-Amiante. Il compte actuellement 116 membres, dont plus de la moitié est composée d’entreprises exerçant dans les travaux de Sous-section 3, c’est-à-dire de retrait et d’encapsulage de l’amiante.

    le SYRTA compte également de nombreux membres sur l’ensemble de la filière, notamment dans la maîtrise d’œuvre, la gestion de déchets, les cabinets conseil, les bureaux d’études, les laboratoires, les préleveurs…

    Le syndicat est organisé en collèges thématiques qui traitent chacun des questions relatives à leur compétence. Le syndicat assure également une participation à l’ensemble des comités et des commissions de certifications, comme l’Afnor ou Qualibat, avec l’INRS et dans le cadre des différentes commissions législatives. Il travaille également beaucoup sur les formations, en organisant des ateliers thématiques pour les adhérents qui leur permettent de se reformer spécifiquement sur certaines thématiques, comme la législation, par exemple.

    Pour assurer une information optimale, la SYRTA publie le magazine « Exigence Amiante », qui permet aux adhérents de disposer d’un support abordant l’ensemble des problématiques de la profession. Nous animons également une Commission technique hebdomadaire qui étudie les questions des adhérents et participe à l’amélioration des conditions d’exercices de la profession dans son ensemble. Enfin, le SYRTA travaille à la représentation de la profession en participant chaque année à de nombreux événements, salons et colloques en régions.

  • Repérage amiante dans les navires : un casse-tête transnational

    Repérage amiante dans les navires : un casse-tête transnational

    La publication des arrêtés de compétence et des normes relatives au repérage des matériaux contenant de l’amiante (MCA) dans les matériels roulants, flottants et volants fixera de nouvelles exigences qui placeront la France dans le peloton de tête en matière de lutte contre l’amiante. L’un des chantiers les plus complexes concerne le repérage de l’amiante dans les navires. Un secteur très particulier que CITAE a décidé d’investir il y a deux ans. Le point avec Frédéric Lancien, directeur technique chez CITAE.

    Quelles sont les particularités du repérage amiante à bord des navires ?

    Depuis le 1er juillet 2018, avec un report pour certains types de navires au 1er janvier 2019 et quelques exceptions, les navires battant pavillon français doivent faire réaliser un repérage amiante sur les matériaux et produits susceptibles d’en contenir (décret n°2017-1142 du 5 octobre 2017). Les investigations doivent être conduites par un organisme répondant aux exigences de l’arrêté concernant les conditions d’accréditations, lui-même publié le 21 janvier 2018. Enfin, la norme NF X46-101 de janvier 2019 est recommandée comme référentiel méthodologique, mais aussi pour les opérations de démolition/démantèlement ainsi que pour le futur repérage avant-travaux à bord des navires.

    Ainsi, en s’inspirant de la réglementation applicable au bâti, le législateur souligne, par cette réglementation, sa volonté d’assurer la sécurité de tout professionnel travaillant sur des chantiers mais également de protéger toute personne pouvant évoluer dans un environnement avec la présence de matériaux amiantés.

    Toutefois, en plus des compétences « classiques » requises pour un opérateur de repérage amiante, une connaissance spécifique de l’environnement maritime, seront indispensables pour conduire ces investigations avec pertinence et efficacité. En effet, outre les différents matériaux susceptibles de contenir de l’amiante identifiables dans un navire, il conviendra de tenir compte du pays de conception et fabrication, de l’histoire du navire, de ses escales de maintenance ou encore des règles de sécurité et de circulation à bord.

    Quelles sont les autres obligations pour les armateurs en matière de repérage amiante ?

    En dehors du cas de la France, qui impose une obligation de repérage spécifiquement sur l’amiante, on retrouve, au travers de la convention internationale de Hong Kong pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires, à nouveau, la recherche d’amiante (et une liste d’autres produits dangereux). Cette convention couvre la conception, la construction, l’exploitation et la maintenance des navires et leur préparation pour le recyclage afin de faciliter le fait qu’il soit réalisé de manière sûre et saine du point de vue environnemental, sans compromettre la sécurité et l’efficacité opérationnelle des navires.

    En vertu de cette Convention, les navires doivent ainsi être porteurs d’un inventaire des matériaux dangereux (IHM – Inventory of Hazardous Materials), constitué selon les besoins : – pour accéder à certaines zones du globe (zone Europe, pays signataires de la convention par exemple). Tous les navires de plus de 500 GT devront être munis d’un IHM Part I valide à compter du 1er janvier 2021.
    – pour envisager un démantèlement à l’approche de la fin de vie du navire. Ils doivent être munis d’un IHM Part II et Part III, dès à présent.

    Quelles évolutions attendre de la réglementation ?

    Pour la France, un 2ème volet d’accréditation relatif aux inspections amiante est attendu – éventuellement pour la fin 2019 – concernant les situations de type « avant travaux sur les bateaux », qui suivra probablement les prescriptions de la normes NF X46-101 de janvier 2019 au niveau méthodologie.

    Il y a fort à parier que ces nouvelles dispositions permettront de clarifier les dispositifs sécuritaires à prévoir pour intervenir à proximité ou sur les MPCA, dans le périmètre des obligations liées à la SS4 notamment, avec la nécessaire mise en place de modes opératoires dans ce type d’environnement.

    Pouvez-vous nous présenter CITAE ?

    CITAE est une société d’ingénierie spécialisée dans les certifications du bâti (HQE, BREEAM, LEED, Bâtiment Bas Carbone, Accessibilité…) et dans les diagnostics techniques. Historiquement, CITAE est avant tout spécialisée dans la certification des bâtiments et dans l’environnement, puis a évolué vers les diagnostics techniques via sa spécialisation initiale dans le diagnostic accessibilité.

    Notre mission consiste à assurer un accompagnement durable et surtout transversal des enjeux stratégiques, qui est rendu possible par la pluridisciplinarité de nos profils et de nos expériences. Pour ce faire, CITAE est organisée autour de 4 pôles : Certification et environnement, Gestion (technique) de Patrimoine, Formation.

    Depuis cette année, le pôle Maritime a obtenu une certification Lloyd’s pour la réalisation des IHM.

  • Diagnostics amiante dans le métro : trois heures top chrono

    Diagnostics amiante dans le métro : trois heures top chrono

    De nombreuses contraintes entourent les opérations de repérage amiante dans le métro. Responsable d’activité Bâtiment à Lyon au sein d’AC Environnement, Julien Tholance revient sur les missions effectuées par les diagnostiqueurs dans le métro lyonnais et les particularités de ces interventions.

    AC Environnement est l’opérateur de diagnostic amiante du métro de Lyon. Quels types d’interventions effectuez-vous ?

    AC Environnement a en effet remporté un important marché public auprès du Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l’agglomération lyonnaise (Sytral). Depuis 2016 et jusqu’en 2024, nous réalisons pour leur compte l’ensemble des diagnostics amiante, que ce soit dans le métro, sur les rames, sur la voirie, dans les dépôts de bus et dans leurs ateliers de réparation. Ce marché public intègre notamment le projet de modernisation de la ligne B, avec des rames et des lignes de nouvelle génération, entièrement automatisées (Avenir Métro).

    De nombreux réseaux parcourent les métros, l’amiante peut donc se trouver dans des éléments très divers comme les lignes d’aiguillage ou sur les plaques de fibro-ciment qui recouvrent les gaines techniques de chemin de câble. Le milieu étant soumis aux appels d’air, nous effectuons également des états visuels de conservation et des contrôles annuels de l’air afin de vérifier les émissions de fibre d’amiante dans les tunnels.

    Quelles sont les contraintes du repérage amiante dans ce milieu ?

    Il faut savoir qu’un métro ne s’arrête quasiment jamais. Nos équipes ne peuvent intervenir qu’entre une heure et quatre heures du matin, ou encore le 1er mai. La planification des interventions doit donc être parfaitement maîtrisée, avec une vision sur le long terme. Chaque nuit, les techniciens interviennent sur deux inter-stations en moyenne, soient près de deux kilomètres de tunnel. Ce qui prend du temps, c’est d’effectuer un prélèvement sur un matériau suspect, le suivre et tirer toute la zone homogène pour vérifier qu’il s’agit du même tout le long du cheminement de l’inter-station. Une vingtaine de prélèvements sont ainsi effectués par nuit. L’absence de lumière ralentit le travail des opérateurs, qui se déplacent à pied d’une station à l’autre.

    La sécurité des équipes est également très importante. Nos quatre techniciens en mission dans le métro lyonnais ont reçu des formations spécifiques – notamment la TCL2 et la CAT2 dispensées par le Sytral – pour apprendre les consignations des lignes de métro et les particularités de cet environnement. Pour alimenter les rames, 750 volts en courant continu circulent dans les rails : nous sommes donc munis de très gros coupe-circuits pour assurer une deuxième sécurité, en complément de la consignation. Nous sommes aussi équipés de panneaux et feux de signalisation pour indiquer notre présence aux métros de chantier utilisés pour l’entretien.

    Les interventions que nous menons à l’air libre pour le Sytral ont aussi leurs spécificités ! Pour l’extension du tramway, nous avons effectué des carottages au niveau des enrobés HAP pour vérifier la présence d’amiante avant la réalisation des saignées et l’installation des rails. Pour ces opérations, nous avons à notre disposition un camion totalement équipé pour les carottages, avec un groupe électrogène à l’intérieur, des réserves d’eau pour effectuer les percements, des panneaux de signalisation ou encore des quilles pour faire les arrêts sur la voirie. Avant de commencer l’intervention, les chargés de projets font une demande de DICT (Déclaration de travaux à proximité de réseaux), qui nous indique tous les réseaux enterrés : les conduites de gaz, d’eaux usées et d’eaux potables, ou encore les conduits électriques et la fibre optique. Cette cartographie précise leur profondeur pour savoir jusqu’où nous pouvons carotter.

    Quels ont été les atouts d’AC Environnement pour répondre à l’appel d’offres ?

    Via notre agence de Paris et les missions effectuées pour le compte de la RATP, nous avons une bonne expérience des réseaux ferroviaires enterrés. Nous étions ainsi très bien renseignés sur nos mémoires techniques et nous avions déjà des techniciens habilités pour les interventions sur les TGBT (tableaux électriques basse tension). AC Environnement dispose par ailleurs d’importants effectifs : douze techniciens à Lyon, dont quatre pouvant être mobilisés de nuit pour les interventions dans le métro, sans impacter nos autres interventions.

    Autre atout important, AC Environnement dispose de son propre laboratoire en interne. Un avantage qui permet de fournir des résultats d’analyse très rapidement – en moins de 24 heures -, notamment lors d’interventions d’urgence pour le Sytral.

  • AC Environnement invente le diagnostic 4.0

    AC Environnement invente le diagnostic 4.0

    AC Environnement, leader du diagnostic immobilier en France et du BIM affiche une croissance de plus de 10 % de son CA pour 2018 à 53 M€. Cette année a été marquée par la création de son réseau de franchise et le développement son activité BIM. Pour 2019, il vise une croissance de 20 % avec une diversification sur de nouveaux marchés, une accélération dans le BIM et de nouvelles offres en réponse à la prochaine réglementation amiante.

    2018, l’année de lancement de son réseau de franchise Depuis bientôt 16 ans, AC Environnement connaît une croissance continue de ses activités. En 2018, le groupe s’est ouvert de nouveaux leviers de développement avec notamment le lancement de son réseau de franchise en fin d’année et le rachat d’ASE (Alliance Sud Expertise) à partir duquel il va déployer son propre réseau à l’échelle nationale. En ce début de 2019, il compte près de 70 agences dont une trentaine en propre et prévoit d’en créer une quinzaine. À terme il vise 120 points de vente à l’horizon 2022. Grâce à ce réseau, il entend densifier son maillage territorial et conforter sa position de leader sur le marché du diagnostic immobilier avant travaux et avant démolition comme en diagnostic immobilier transactionnel, location et copropriété.

    Diversifier ses marchés et répondre à la nouvelle réglementation amiante

    Le repérage amiante dans les bâtiments représente 85 % des activités d’AC Environnement soit 42 M€ de CA. Expert de ce secteur, il ouvre en 2019 un centre de formation pour répondre à la nouvelle réglementation sous-section 4 Amiante du code du travail qui doit entrer en vigueur en mars. Celle-ci oblige les artisans et les entreprises de l’ensemble du secteur du BTP à protéger et à former leurs équipes exposées au risque d’émission de fibres amiantes. Dans le même temps tous les propriétaires d’habitation d’effectuer un diagnostic amiante avant d’engager des travaux.

    AC Environnement propose depuis ce début d’année, une offre SS4 complète pour accompagner les chefs d’entreprise dans leur mise en conformité : depuis l’audit en passant par la réalisation de chantier test, la préconisation d’appareils respiratoires et d’équipements de protection individuelle appropriés, la rédaction des procédures et la formation. 2019 sera également l’année de l’ouverture à de nouveaux marchés comme la qualité de l’air intérieur et l’hygiène industrielle ainsi que les chantiers navals. Et AC Environnement continue de se préparer au marché du démantèlement des centrales nucléaires pour lesquels il est en cours d’accréditation.

    Devenir l’expert de la big data sur le bâti

    Pour les prochaines années, AC Environnement a de fortes ambitions pour son activité BIM initiée en 2018, qui doit devenir un pilier de développement du groupe. Fort d’une équipe de 15 experts, AC Environnement ambitionne de révolutionner le marché de la data sur le bâti et de créer « le diagnostic 4.0». En tant qu’expert de la donnée technique, il propose à ses clients une maquette numérique 3D associée à une plateforme digitale de gestion-maintenance CN BIM, leur offrant ainsi l’opportunité de mieux gérer leur bâti y compris le risque amiante dans un objectif d’économies de fonctionnement et d’investissement. Deux bailleurs sociaux comme Dynacité (Ain) et Dom’aulim (Limoges) sont les premiers à avoir adopté au quotidien CN BIM. Pour 2019, AC Environnement s’est fixé 3,5 M€ de CA dans le BIM et souhaite convaincre les secteurs industriels et tertiaires.

  • Comment sécuriser les risques « amiante » et « plomb » ?

    Comment sécuriser les risques « amiante » et « plomb » ?

    La découverte de présence d’amiante ou de plomb lors de la phase des travaux modifie en profondeur la nature d’un projet de restructuration d’un bâtiment : dépassement des délais, augmentation des coûts, intervenants supplémentaires… S’il n’est pas toujours possible d’avoir toutes les informations avant le démarrage du chantier, les conséquences peuvent toutefois être limitées en veillant à sécuriser les conditions contractuelles entre le maître d’ouvrage et l’entreprise générale vis à vis des risques amiante et plomb. Explication avec Sébastien Bony, dirigeant de CEDRES (Filiale du Groupe ROUBO).

    Pour aller plus loin :

    https://staging.amelioronslaville.com/2018/11/08/contrat-securiser-risque-amiante/

    https://staging.amelioronslaville.com/2018/07/05/la-qualite-du-reperage-cle-de-reussite-de-levaluation-des-risques-lies-a-lamiante/

    https://staging.amelioronslaville.com/2017/11/27/evaluation-predictive-amiante-cedres/

  • Nouvel arrêté de compétence : une simplification attendue !

    Nouvel arrêté de compétence : une simplification attendue !

    Le nouvel arrêté de compétence est paru le 2 juillet dernier et sera applicable aux diagnostiqueurs immobiliers à compter du 1er avril 2019. Outre le fait qu’il allonge la durée de la certification de deux ans, il vient également unifier les méthodes de contrôle et les exigences attachées au renouvellement des certificats, il définit les pré-requis et durées de formations initiales et tout au long de la certification et rend la certification des organismes de formation obligatoire, posant ainsi des bases harmonisées de compétences et d’exigences pour la formation des diagnostiqueurs. Le point avec Lionel Janot, Président de la FIDI.

    Quelles avancées ce nouveau texte porte-t-il pour la profession ?

    Tout d’abord, il simplifie le corpus réglementaire sur le sujet des formations et des renouvellements de certifications en rassemblant l’ensemble des textes en un seul. Et surtout, il unifie les méthodes et les obligations sur l’ensemble des six domaines du diagnostic immobilier : amiante, DPE, gaz, électricité, termites et plomb et impose aux organismes de formation d’être certifiés, donc d’appliquer des règles communes et d’être eux-mêmes régulièrement audités. Les professionnels attendaient cela depuis un moment. En ce sens, c’est déjà une belle avancée.

    L’allongement du délai de 5 à 7 ans pour la recertification, est également une amélioration que nous souhaitions depuis longtemps, sous réserve que rapporté à la durée, le coût soit le même pour le diagnostiqueur. Nous sommes la seule profession à qui on demande de faire la preuve de ses compétences à échéances aussi rapprochées. C’est rassurant pour les clients, mais terriblement chronophage et coûteux pour les professionnels. La certification a été un vrai plus pour la profession, car elle a permis la montée en compétence des bons professionnels et l’élimination des « canards boiteux ». Ce fut très bénéfique pour la profession.

    Enfin, la mise en place du contrôle global sur ouvrage en lieu et place des QCM va permettre d’avoir un véritable contrôle des compétences concrètes des diagnostiqueurs, car il se fera sur l’ensemble des six domaines de compétence.

    Constatez-vous cependant des manques dans l’arrêté ?

    Ce ne sont pas de manques ! Il reste surtout à définir certaines modalités techniques de son application. C’est pourquoi l’ensemble des fédérations représentatives de la filière du diagnostic travaille actuellement en groupe de travail inter-syndical avec le ministère, tant pour prévenir les risques d’interprétation des points trop peu précis dans l’Arrêté que pour harmoniser les pratiques, en rédigeant un « guide d’accompagnement » qui permettra une mise en oeuvre homogène.

    Il aurait également été intéressant d’uniformiser les examens au niveau des OC, et d’étendre encore la durée des certifications : 5 ans, c’était court ; 7 ans, c’est mieux. Mais les procédures de surveillance sont suffisantes pour éviter les mauvaises habitudes et permettre les remises à niveau, même au-delà de 7 ans. Et s’il est important de se faire auditer régulièrement, il faudrait faire en sorte que cela ne génère pas de coûts trop importants en regard d’un marché qui va souvent vers le moins-disant.

    Enfin, de nombreuses questions se posent sur l’articulation entre ce texte et ceux qui étaient attendus sur l’amiante en particulier, pour le volet « avant-travaux » : sur ce point, seuls les ministères et administrations concernés détiennent les réponses…