Catégorie : Diagnostics immobiliers

Dans un marché immobilier de plus en plus encadré, les diagnostics immobiliers sont un pilier essentiel pour sécuriser les transactions et protéger les parties prenantes. DPE, état des risques et pollutions, diagnostic amiante, plomb, termites, électricité, gaz, assainissement

 

Chaque document doit être précis, à jour et conforme aux réglementations en vigueur. Comment répondre aux attentes des propriétaires, acquéreurs et professionnels de l’immobilier tout en respectant les délais et les normes ?

  • Diagnostic amiante : une nouvelle méthode à appliquer au 1er octobre 2017

    Diagnostic amiante : une nouvelle méthode à appliquer au 1er octobre 2017

    AFNOR publie une nouvelle version de la norme NF X46-020 qui définit comment réaliser un repérage de l’amiante dans les immeubles bâtis. Mise à jour par les professionnels concernés, elle entre en application le 1er octobre 2017.

    Créée en 2002 et déjà mise à jour en 2008, la norme NF X46-020 a une nouvelle fois été remise au goût du jour. Son périmètre demeure inchangé : elle délivre la méthodologie et les modalités de réalisation des missions de repérage d’amiante dans les immeubles bâtis, les missions de repérage avant les travaux, le rôle des différents acteurs (opérateur de repérage et donneur d’ordre) et les éléments à faire figurer dans les rapports. L’ensemble des processus et des obligations décrits par cette norme s’appliquent à l’ensemble des immeubles bâtis, ainsi qu’aux process industriels.

    Cinq principales évolutions de la norme NF X46-020

    La nouvelle version de la norme NF X46-020 présente cinq principales évolutions :

    • une définition plus adaptée des responsabilités incombant au donneur d’ordre et à l’opérateur de repérage ;
    • apparition, en annexe A, de la notion de zones présentant des similitudes d’ouvrage (« ZPSO ») permettant d’optimiser le déroulement de la mission de repérage, voire de réduire le nombre de prélèvements à effectuer ;
    • des possibilités, pour l’opérateur de repérage, de conclure à la présence ou à l’absence d’amiante, selon les différentes situations rencontrées ;
    • un descriptif plus complet des sondages et prélèvements à effectuer pour les différents ouvrages ;
    • une présentation des techniques à utiliser pour les sondages, et notamment les outils susceptibles d’être utilisés.

    Cette norme intègre par ailleurs les modifications apportées au code du travail (article R. 4412-97-II) sur le repérage de l’amiante avant travaux. Elle est la première d’un corpus normatif qui couvrira chacun des 6 domaines d’activité prévus par la réglementation :

    • immeubles bâtis (NF X46-020, publiée);
    • autres immeubles tels que terrains, ouvrages de génie civil et infrastructures de transport ;
    • <li<matériels roulants ferroviaires et autres matériels roulants de transport ;

    • navires, bateaux et autres engins flottants ;
    • aéronefs ;
    • installations, structures ou équipements concourant à la réalisation ou la mise en œuvre d’une activité.

    Une entrée en application au 1er octobre 2017

    Les repérages réalisés à partir du 1er octobre devront suivre les dispositions de cette norme. D’ici là, la version 2008 de la norme pourra continuer à être appliquée. Cependant, les marchés publics passés durant cette période transitoire devront se référer à la nouvelle version de la norme NF X46-020, pour la partie du marché postérieure au 30 septembre 2017.

    Cette norme est appelée à être citée comme référence, par arrêtés, dans le cadre de l’application de la loi travail dite « loi El Khomri ».

    Source : Afnor Groupe

  • Vidéo : diagnostics gaz et électricité à la location

    Vidéo : diagnostics gaz et électricité à la location

    A compter du 1er juillet 2017, les diagnostics Gaz et Electricité deviennent obligatoires pour la location d’un logement.

    Cette obligation entre en vigueur en deux temps :

    • A compter du 1er juillet 2017 pour tous les logements en copropriété construits avant le 1er janvier 1975
    • A compter du 1er janvier 2018 pour tous les autres types de logements.

    Source : EX’IM

  • DTG pour les copropriétés : un marché à conquérir

    DTG pour les copropriétés : un marché à conquérir

    Depuis le 1er janvier 2017, l’article 58 de la loi ALUR instaure une nouvelle obligation pour les copropriétés : le Dossier Technique Global, ou DTG.

    Le DTG remplace le diagnostic technique préalable à la mise en copropriété et doit être réalisé avant l’établissement du règlement de copropriété et de l’état descriptif de division. Il concerne uniquement les immeubles de plus de 10 ans qui ont fait l’objet d’une mise en copropriété, ainsi que tout immeuble en copropriété, à destination partielle ou totale d’habitation.

    Quel contenu pour le DTG en copropriété ?

    Il doit comporter :

    • un état de la situation du syndicat des copropriétaires au regard de ses obligations légales et réglementaires,
    • une analyse des améliorations possibles concernant la gestion technique et patrimoniale de l’immeuble (état de l’immeuble),
    • une analyse de l’état apparent des parties communes et des équipements communs
    • un Diagnostic de performance énergétique de l’immeuble ou un audit énergétique,
    • une évaluation sommaire du coût ainsi que la liste des travaux nécessaires à la conservation de l’immeuble (notamment sur les 10 prochaines années).

    Le DTG est présenté à l’occasion de la première assemblée générale des copropriétaires qui suit sa réalisation. Après sa réalisation, s’il conclut la nécessité de réaliser des travaux, le syndic devra inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée suivante sa réalisation, la question de l’élaboration d’un plan pluriannuel de travaux ainsi que les conditions de sa mise en œuvre.

    Qui peut réaliser le DTG en copropriété ?

    Le DTG peut être réalisé par tout professionnel dès lors qu’il justifie d’un diplôme de niveau bac +3 dans les domaines des techniques du bâtiment ou d’un titre équivalent ou encore une certification de qualification professionnelle de niveau équivalent, de références de prestations similaires, d’une assurance RCP et enfin, d’une attestation sur l’honneur garantissant son indépendance.

    Se former pour le DTG en copropriété

    Sonelo propose une formation dédiée sur 5 jours. Au programme : la présentation du DTG, la copropriété et ses mécanismes, la pathologie des différents bâtiments, l’estimation du coût des travaux. Sonelo propose également des exercices pratiques et théoriques. La prochaine session se déroulera du 26 au 30 juin prochain et quelques places sont encore disponibles.

    En savoir plus…

    source :  Sonelo Le Blog

  • Erreurs de mesurage Carrez : les précisions de la Cour de Cassation

    Erreurs de mesurage Carrez : les précisions de la Cour de Cassation

    La 3ème chambre civile de la Cour de Cassation a rendu, le 2 juin 2016, un arrêt dont les attendus viennent confirmer certains points de procédure (délai de forclusion) et de fond (faute de l’agent immobilier), et préciser les conditions d’appréciation du préjudice de l’acquéreur.

    Dans cette affaire, un couple avait acquis un appartement en copropriété, via une agence immobilière qui avait fait réaliser le mesurage par une société de de diagnostic. Quelques mois plus tard, les acquéreurs avaient fait procéder à un autre mesurage, qui avait révélé une différence de superficie de plus de 20%. Les acquéreurs avaient donc assigné les vendeurs en diminution du prix de vente, ainsi que l’agence immobilière et le diagnostiqueur en réparation du préjudice.

    A cette occasion, la Cour de Cassation a réaffirmé deux principes constants de sa jurisprudence, qui posent souvent de réels problèmes aux acquéreurs et que ces derniers essaient régulièrement de contourner légalement : le délai de recours et la faute de l’agent immobilier.
    Concernant l’action en diminution du prix de vente, la question de la nature du délai de recours d’un an prévu par la loi 10 juillet 1965 est souvent posée à la Haute Cour : s’agit-il d’un délai de prescription, qui peut donc être suspendu par une mesure d’instruction (en l’espèce, le mesurage) ou d’un délai de forclusion, qui ne peut faire l’objet d’aucune suspension.

    Erreurs de mesurage Carrez : les précisions de la Cour de Cassation

    Ici encore, la Cour de Cassation a réaffirmé une position constante : le délai de recours en diminution du prix contre le vendeur en raison d’une erreur de mesurage de plus de 20% est un délai de forclusion. En conséquence, un an après la cession, quels que soient les actes d’instruction, l’action en diminution du prix n’est plus possible. Les requérants ont donc été déboutés sur ce point.

    Sur la question de la responsabilité de l’agent immobilier dans une erreur de mesurage, la Cour de Cassation réaffirme également un principe constant : l’agent immobilier ne peut pas être tenu pour responsable s’il n’a pas réalisé le mesurage lui-même et, s’il a eu recours à un expert pour le réaliser, il n’est pas tenu d’en vérifier la réalité. Et ce, d’autant plus « qu’il ne disposait d’aucune compétence particulière en cette matière pour apprécier l’exactitude des informations fournies ».

    Il n’en a pas été de même pour le diagnostiqueur ayant réalisé le mesurage, dans la mesure où l’expertise ordonnée par le tribunal avait relevé une différence de 27 m2 entre la surface annoncée et la surface réelle. La Cour de Cassation a bien confirmé la faute du diagnostiqueur, le condamnant à la réparation du préjudice.

    Restait à déterminer la nature et le montant de ce dernier. Sur ce point, la Cour de Cassation n’a pas suivi la Cour d’Appel et a retenu l’existence d’un préjudice lié au surcoût de la commission de l’agent immobilier, puisque cette commission était proportionnelle au prix de vente, lequel découlait notamment de la surface du bien.

  • Diagnostics immobiliers : le 1er juillet obligation pour les propriétaires bailleurs

    Diagnostics immobiliers : le 1er juillet obligation pour les propriétaires bailleurs

    La nouvelle obligation de présenter les diagnostics immobiliers à vos locataires : le diagnostic gaz et électrique. Un petit tour d’horizon s’impose avant les dates d’échéances.

    Diagnostics immobiliers : le 1er juillet obligation

    A l’orée des beaux jours, le 1er juillet 2017, les propriétaires bailleurs devront attester de l’état de conformité de l’installation de gaz et d’électricité de leurs biens immobilier loués.

    Déjà obligatoire lors de la vente d’un bien immobilier, les diagnostics immobilier devront être présentés lors de chaque renouvellement de bail au locataire. Sachant que la durée de validité de ce diagnostic n’est que de 6 ans pour les appartements ou les maisons loués.

    Les échéances d’application de cette nouvelle obligation peuvent varier en fonction du bien immobilier mis en location. Premiers biens immobilier touchés, les logements construits avant 1975, pour lesquels les installations ont plus de 15 ans.

    Cette obligation tend à sécuriser les locataires, car on dénombre chaque année 100 morts par asphyxie au gaz et près de 60 morts par électrocution. Mais si cette obligation semble sécuritaire, elle n’en est pas moins neutre pour les propriétaires-bailleurs.

    Pour lire la suite de l’article « Diagnostics immobiliers : le 1er juillet obligation pour les propriétaires bailleurs » cliquez ici

     

  • Kit de mesure de continuité pour diagnostiqueurs – WHEEL-E

    Kit de mesure de continuité pour diagnostiqueurs – WHEEL-E

    Gardez les mains libres en contrôlant la continuité et en mesurant la résistance des conducteurs de protection et des liaisons équipotentielles.

    Kit de mesure de continuité pour diagnostiqueurs – WHEEL-E

    Fonctions:

    • Guide-câble intégré.
    • Un unique bouton pour toutes les fonctions.
    • Rétroéclairage bleu / rouge pour contrôler d’un coup d’œil si OK ou non.
    • Bip fort pour contrôler si OK ou non sans regarder l’écran.
    • Inhibez le bip pour ne pas déranger certains endroits (bureaux).
    • Environ 10000 contrôles avec les 4 piles AA.
    • Calibrez vous-même périodiquement.
    • Remplacez vous-même le câble s’il est usé, simplement en dévissant la flasque.
    • Maintien de la fiche banane (pour empêcher le câble de se dérouler involontairement).
    • Compensez à 0 Ω les résistances des accessoires.
    • 30 m de câble pour atteindre des conducteurs très éloignés de la référence d’équipotentialité.
    • Porté à la ceinture pour vous libérer les mains et soulager votre dos et votre nuque.
    • Douille « AUX » pour contrôler des appareils débranchés en restant connecté à la référence.

    Plus d’informations sur le « Kit de mesure de continuité pour diagnostiqueurs – WHEEL-E » en cliquant ici

  • Vente à la découpe : les diagnostics à prendre en compte

    Vente à la découpe : les diagnostics à prendre en compte

    La vente à la découpe consiste dans la mise en vente en bloc de plusieurs lots (à partir de 5 depuis la loi ALUR) d’une copropriété. La loi et les accords collectifs donnent aux locataires concernés un droit de préemption pour acquérir ces lots. S’agissant d’une vente de biens en copropriété, la loi impose la réalisation de diagnostics techniques permettant aux locataires intéressés par l’achat d’avoir une connaissance parfaite du bien, au même titre que tout acquéreur.

    La 3ème chambre civile de la Cour de Cassation a apporté un bon nombre de précisions sur le champ d’application de l’obligation d’information prévue par les accords collectifs du 9 juin 1998 et du 16 mars 2005, et notamment en ce qui concerne l’association des locataires, le règlement de copropriété et les travaux à entreprendre. La Cour apporte surtout des précisions intéressantes sur le contenu des diagnostics techniques à produire lors d’une telle vente

    L’accord du 9 juin 1998 sur la vente à la découpe et celui du 16 mars 2005 imposent au bailleur de communiquer aux locataires « les diagnostics et bilans techniques relatifs à l’état de l’immeuble », les modalités de réalisation de ceux-ci devant être examinés entre le bailleur et les associations de locataires représentatives. En l’absence de telles associations, un état de l’immeuble doit être établi.

    Vente à la découpe : les diagnostics à prendre en compte

    Les diagnostics et bilans techniques concernent la totalité de l’immeuble : éléments essentiels du bâti, équipements communs et de sécurité…bref, tout ce qui est susceptible d’entraîner des dépenses importantes pour les futurs copropriétaires dans les années qui suivront la vente. L’immeuble devra donc faire l’objet de diagnostics et de bilans techniques relativement au clos, au couvert, à l’isolation thermique, aux conduites et canalisation collectives, aux équipements de chauffage collectif, aux ascenseurs, à la sécurité incendie.

    Cette énumération résulte de la rédaction de l’article 2.2 de l’accord collectif de 1998 et impose la réalisation de diagnostics et de bilans techniques beaucoup plus approfondis que lors d’une mise en copropriété, opération pour laquelle le Code de la Construction et de l’Habitation ne prévoit que l’obligation de réaliser un diagnostic technique « portant constat de l’état apparent de la solidité du clos et du couvert et de celui de l’état des conduites et canalisations collectives ainsi que des équipements communs et de sécurité » (article L 111-6-2).

    Il a par exemple déjà été jugé (Cour d’Appel de Paris 6ème chambre civile, 3 juill.2007) qu’un diagnostic technique insuffisant sur la sécurité incendie et l’isolation thermique de l’immeuble justifiait une annulation de la vente des lots.

    Diagnostics à réaliser lors d’une vente à la découpe

    Il s’agira des diagnostics techniques prévus par la loi, d’une part, puisqu’il s’agit d’une vente, ainsi que des diagnostics spécifiques à l’opération.

    Ainsi, les parties privatives concernées devront faire l’objet des diagnostics « classiques » en fonction de l’ancienneté de l’immeuble :

    • plomb (pour tout immeuble dont le permis de construire a été délivré avant le 1er janvier 1949),
    • amiante-parties privatives (pour tout immeuble dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997),
    • DPE,
    • état des installations électriques,
    • des installations de gaz,
    • ERNT,

    et, si l’immeuble est situé dans une zone concernée par le risque, d’un état parasitaire (termites, mérule) et mesurage loi Carrez.

    Il en ira de même pour les parties communes qui, elles, doivent faire l’objet d’un DTA « amiante-partie communes », d’un CREP (Constat des risques d’exposition au plomb). La réalisation sur les parties communes d’un audit énergétique (pour les copropriétés de plus de 50 lots) ou d’un DPE (pour les copropriétés de moins de 50 lots) est désormais obligatoire pour les copropriétés équipées d’une installation collective de chauffage ou de refroidissement et devrait, en toute logique, être annexé au DDT.

    Ces diagnostics doivent être réalisés par un diagnostiqueur ou un contrôleur technique certifié puisque, en dehors de la nature spécifique de l’opération de vente à la découpe, ils sont obligatoires en cas de vente de tout immeuble, quelle que soit sa forme ou sa nature.
    Viennent ensuite les « bilans techniques » spécifiques à l’opération concernée de vente à la découpe et prévus par les accords collectifs de 1998 et de 2005, relatifs au clos, au couvert, à l’isolation thermique, aux conduites et canalisation collectives, aux équipements de chauffage collectif, aux ascenseurs, et à la sécurité incendie. Ils devront évidemment être confiés à des experts techniques du domaine en question.

  • Le Guide de l’audit énergétique et de la rénovation en copropriété

    Le Guide de l’audit énergétique et de la rénovation en copropriété

    Le Guide de l’audit énergétique et de la rénovation en copropriété – Edition 2017

    Sur les 33 millions de logements de notre pays, près de 8,5 millions sont en copropriété : c’est dire l’important gisement d’économies d’énergie que représente ce champ du parc résidentiel.

    C’est pourquoi, la loi du 12 juillet 2010 dite « loi Grenelle 2 » est venue organiser, par différentes étapes, un parcours de sensibilisation et de ré-flexion : le bilan énergétique via l’audit énergétique ou le diagnostic de performance énergétique à l’immeuble, puis la proposition d’un plan pluriannuel de travaux ou d’un contrat de performance énergétique.

    Après une phase d’élaboration des textes réglementaires, les dispositifs sont désormais en place. La réalisation de l’audit énergétique est la première étape essentielle du long processus de rénovation des copropriétés.

    Cet audit est primordial : outre une première sensibilisation des copropriétaires à la question énergétique, il révèle les forces et faiblesses de l’immeuble et identifie les voies de progrès.

    A l’image du Plan Bâtiment Durable, la mise en mouvement des copropriétés doit être une entreprise collective. Pour réussir, chacun doit être informé, formé et volontaire. Le présent guide, fruit d’un travail collaboratif entre différents acteurs complémentaires, participe à cet accompagnement des copropriétés.

    Ne prétendons pas attendre d’éventuelles futures évolutions législatives ou réglementaires du monde de la copropriété pour agir : le chemin de l’audit énergétique est déjà balisé, les outils sont là, il faut désormais résolument passer à l’action !

    Anne-Lise Deloron
    Directrice adjointe, en charge des relations institutionnelles Plan Bâtiment Durable

    Télécharger le guide

  • Termites et mérule : le point sur la lutte contre les parasites du bois.

    Termites et mérule : le point sur la lutte contre les parasites du bois.

    Les insectes xylophages et les champignons lignivores, dont les représentants les plus connus sont respectivement les termites et la mérule, sont au cœur des préoccupations des départements touchés. Ils font l’objet de diagnostics techniques dès lors que la zone dans laquelle se situe le bien concernée est victime d’une infestation reconnue par les pouvoirs publics. Les biens construits dans ces zones doivent également faire l’objet de mesures spécifiques, et les propriétaires, occupants et entrepreneurs y sont soumis à certaines obligations. Termites et mérule : explications.

    Termites et mérule : le point sur la lutte contre les parasites du bois

    Les termites et autres xylophages peuvent provoquer des dégâts irréversibles dans un bâtiment. Le Code de la Construction et de l’Habitation (CCH) prévoit un dispositif législatif et réglementaire complet de protection des bâtiments en termes de protection et de lutte.

    Tout d’abord, la loi impose un zonage départemental mis en place par voie d’arrêté préfectoral. Le zonage est réalisé sur la base des déclarations d’infestation qui doivent obligatoirement être faites par les propriétaires ou les occupants des logements touchés. Cette déclaration doit être réalisée par lettre recommandée à la mairie et peut être accompagnée du diagnostic technique. Ces déclarations sont ensuite transmises à la préfecture qui dresse et met à jour le zonage.

    Dans les zones infestées, les maires des communes concernées peuvent obliger les propriétaires à procéder à la recherche des termites et, en cas de présence, à la mise en œuvre de moyens de lutte préventive et curative.

    En cas de refus ou d’inaction du propriétaire, le maire peut demander au juge des référés de faire procéder d’office et aux frais du propriétaire à la recherche de termites et aux travaux préventifs ou d’éradication nécessaires.
    Le montant des frais est avancé par la commune et sera recouvré comme en matière de contributions directes.

    Les insectes xylophages : un dispositif organisé

    Ensuite, les propriétaires de bâtiments situées dans une zone infestée inscrite au zonage départemental doivent, lors de la vente de l’un de ces biens, fournir un état relatif à la présence de termites. Cet état est informatif et valable 6 mois. Il doit bien évidement être réalisé par un opérateur certifié.

    Les maîtres d’œuvre et les entreprises procédant à la construction ou à l’aménagement de bâtiment sont également soumis à un certain nombre d’obligations.

    Ainsi, les constructions et les aménagements dont le permis de construire ou la déclaration de travaux ont été déposés à compter du 1er novembre 2006 doivent intégrer une protection des bois et matériaux à base de bois participant à la solidité des bâtiments. Cette obligation concerne :

    • les insectes à larves xylophages (capricornes, vrillettes, etc.) sur l’ensemble du territoire français (métropole, DOM-TOM) ;
    • les termites dans les zones délimitées par un arrêté préfectoral.

    D’autre part, les constructions et les aménagements dont le permis de construire ou la déclaration de travaux ont été déposés à compter du 1er novembre 2007 doivent comprendre une protection de l’interface sol/bâtiment contre les termites souterrains (barrière physique, physico-chimique ou par un dispositif de construction contrôlable).
    Enfin, à réception des travaux le constructeur doit fournir au maître d’ouvrage une notice technique mentionnant les modalités et les caractéristiques des protections mises en œuvre contre les termites et les autres insectes xylophages.

    Mérules et champignons lignivores : un dispositif en évolution

    La loi Alur a mis en place un dispositif de lutte contre la mérule, qui se situe, de manière opérationnelle, entre celui prévu pour les termites et celui, purement informatif, de l’ERNT.

    Ainsi, la loi Alur a créé une déclaration des foyers infestés par la mérule, qui impose à l’occupant ou au propriétaire de l’immeuble contaminé, d’en effectuer la déclaration en mairie. Si la mérule est détectée dans les parties communes d’un immeuble en copropriété, c’est au syndic qu’incombe cette obligation.

    Sur la base de ces déclarations en mairie, comme pour les termites, le préfet procède à une délimitation, au niveau départemental et par voie d’arrêté, des zones de présence d’un risque de mérule

    En cas de vente d’un bien immobilier situé dans l’une de ces zones délimitées par arrêté préfectoral, le vendeur doit fournir une information sur la présence d’un risque de mérule, qui doit être annexé à la promesse de vente ou, à défaut de promesse, à l’acte authentique de vente.

  • Quels sont les diagnostics à fournir à l’acheteur ?

    Quels sont les diagnostics à fournir à l’acheteur ?

    Lorsque vous vendez un bien immobilier, sachez que plusieurs diagnostics doivent être annexés à la promesse de vente. La réglementation varie sur le sujet, soyez donc vigilant. (suite…)