Catégorie : Diagnostiqueur

Le rôle du diagnostiqueur est plus que jamais stratégique dans un contexte marqué par la réglementation environnementale, la performance énergétique et la sécurité des bâtiments.

 

Avec l’arrivée de nouveaux diagnostics obligatoires (DPE, audit énergétique, état des risques…), l’évolution des attentes des maîtres d’ouvrage et le déploiement de nouvelles technologies (capture de la réalité, dématérialisation, thermographie…), l’expertise des diagnostiqueurs doit sans cesse s’adapter.

  • Diagnostics avant travaux : BIM et carnet numérique du logement, quelle relation ?

    Diagnostics avant travaux : BIM et carnet numérique du logement, quelle relation ?

    Julien Piechowski, directeur de région Ile-de-France et Normandie de AC Environnement, répond aux questions du Grand Circuit Contrôler le Bâtiment sur la relation entre le carnet d’entretien numérique du logement et le BIM.

    Retranscription

    Les diagnostics avant travaux doivent-ils s’intégrer dans le carnet d’entretien numérique du logement ? Ce dernier peut-il être confondu avec le BIM ?

    Il n’y a pas de différence notable entre le carnet numérique et le BIM. Ce dernier dans le sens où on l’entend, c’est à dire la maquette numérique avec la Data intégrée. Souvent on fait une confusion BIM et maquette 3D. Or, la maquette n’est que la première étape. Le BIM c’est la maquette, dans laquelle on intègre l’ensemble des Data.

    Dès lors que l’on a la maquette avec la Data intégrée, on est dans le carnet numérique. Là, on connait à la fois les caractéristiques et les performances de l’ouvrage. Et potentiellement lorsque l’on va faire des travaux, on sait exactement quelles vont être les caractéristiques de l’ouvrage à l’instant t. Le carnet numérique n’est ni plus ni moins qu’une période transitoire pour aller sur des économies d’énergie.

    Prenons l’exemple de ce simple vitrage que l’on voit ici, je sais à l’instant t que j’ai du simple vitrage dans cette salle, je sais que j’aurai des obligations de remplacement d’ici à 2025. Dès cet instant là, avec la chronologie, je peux connaître les surfaces vitrées qu’il y a sur cet ouvrage et je peux savoir combien va me coûter le remplacement du simple vitrage.

    Le carnet numérique s’inscrit dans un plan de transition. On risque d’avoir encore des évolutions sur sa date d’application effective. Mais ce qui est certain, c’est que l’on tend vers l’obligation du carnet numérique.

    De quels profils faut-il s’encadrer pour démarrer dans le BIM ?

    Il y a trois catégories de personnes, dont deux principales. La première regroupe ceux qui vont numériser. Le parti que l’on a pris, vu que l’on est diagnostiqueur et que l’on est sur place, c’est de scanner le bâtiment. La numérisation, on la garde donc avec nos équipes opérationnelles terrain.

    Ensuite, une fois que vous avez numérisé, vous disposez de la Data. Vous basculez cette donnée dans un logiciel. C’est le travail des « projeteurs ». C’est plus une catégorie de personnes qui travaillent dans des bureaux, qui prennent la Data scannée et qui l’intègre dans la maquette.

    Ensuite, tous les acteurs du bâtiment vont injecter la donnée dans cette maquette.

  • Analyse amiante : quel impact avec le nouvel arrêté du 1er oct. 2019 ?

    Analyse amiante : quel impact avec le nouvel arrêté du 1er oct. 2019 ?

    Sophie Claus, responsable Grands Comptes chez Eurofins Analyses pour le Bâtiment, répond aux questions du Grand Circuit Contrôler le Bâtiment sur le nouvel arrêté du 1er octobre 2019 portant sur les règles d’analyse de l’amiante.

    Retranscription

    Peut-on réutiliser les diagnostics effectués avant les nouvelles règles d’analyse introduites par l’arrêté du 1er octobre 2019 ?

    L’arrêté actuel ne dit pas que ce que l’on fait actuellement va être obsolète et qu’il va falloir tout refaire. Comme dans le repérage amiante avant travaux, les laboratoires ont 18 mois pour se mettre en route. À partir de ce moment où les laboratoires ont leur portée d’accréditation qui va bien, ils pourront continuer à faire les analyses, et les repérages avant travaux seront tout aussi valables avec ces analyses là.

    Quel impact sur la durée de l’analyse et le coût ?

    Aujourd’hui nous sommes tous en train de travailler pour minimiser les coûts de chacun. Le temps sera important aussi. On essaie aussi de minimiser les délais. Sur le matériau du bâti on va avoir un petit peu de modifications. Chez Eurofins ce n’est pas là que nous en aurons le plus parce qu’il y a déjà un certain nombre de choses qui sont déjà faites. Mais on en aura quand même, donc on est en train de calculer le temps qu’il nous faudra, comment on peut optimiser et comment appliquer les process industriels qui vont pouvoir nous faire gagner du temps.

    Par contre, sur tout ce qui va être amiante environnementale, il y a vraiment une grosse prise en compte.

    En tout cas, nous savons très bien – à la fois pour les maitres d’ouvrage et les diagnostiqueurs – que les temps sont durs. Tous les laboratoires ont un consensus pour essayer de faire le mieux possible, mais je ne vois pas le prix baisser tout de suite.

    Avec ces évolutions réglementaires, que devient le critère central dans le choix d’un laboratoire ?

    De façon neutre et objective, je dirais que le critère minimal c’est l’accréditation Cofrac. Il faudra vérifier la portée d’accréditation parce que dans les 18 mois qui vont arriver l’ensemble des laboratoires vont passer leurs audits Cofrac. L’arrêté du 1er octobre 2019 sera mentionné sur les rapports.

    Parmi les autres critères on retrouve le prix, les délais, la compétence ou encore le côté sympathique du commercial.

  • S’équiper pour les repérages avant travaux : budget et financement

    S’équiper pour les repérages avant travaux : budget et financement

    Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon, répond aux questions du Grand Circuit Contrôler le Bâtiment spécial repérage avant travaux. Quel budget ? Quels moyens de financement ?

    Retranscription

    Quel budget pour s’équiper pour la première fois pour le diagnostic amiante avant travaux

    Ce n’est pas très cher car c’est surtout du consommable. Contrairement à tout le reste du matériel que l’on propose au diagnostiqueur immobilier, une fois qu’il a acheté son iPhone, sa voiture et sa machine plomb, il n’a plus beaucoup d’argent. Il vient chez Testoon et il a besoin pour environ 3 000 euros de matériel. Là dedans, la partie initiale pour démarrer c’e sont quelques centaines d’euros niveau outillage et EPI. Après, ça va surtout être du consommable. Donc ça va dépendre du développement de l’activité.

    Et du côté des logiciels et technologies d’acquisition ?

    Aujourd’hui c’est un marché qui n’est pas encore mature en mon sens. C’est à dire qu’il n’y a pas une offre de logiciel commercial qui exploite véritablement toutes les capacités de ces appareils. Les sociétés qui ont la prétention de faire de l’évaluation de déchets par rapport à du scan ou du drone, c’est principalement des suites logicielles qu’ils développent eux-mêmes. Ou alors il font appel à des prestataires. Donc je ne peux pas dire pour 10 000 euros vous avez la solution complète.

    Pour l’instant, il y a des briques de bases qui existent : le matériel, le logiciel fournit par le fabricant du matériel, des logiciels de type Autocad qui vont permettre de travailler la donnée… je pense que très rapidement il y aura des solutions de sociétés qui se spécialisent sur ce marché et qui vont proposer des suites complètes qui seront compatibles avec les budgets que l’on retrouve dans le domaine du diagnostic.

    Ce qui important, c’est de savoir que les technologies d’acquisition de la donnée baissent très fortement. Un scanner coutait 50 000 euros minimum il y a encore quelques années ; aujourd’hui on en trouve à moins de 20 000 euros. Probablement qu’il y aura des scanners à moins de 10 000 euros très bientôt sur le marché. Ce sont des technologies qui vont se développer aussi bien du côté du matériel que du logiciel.

    Quels moyens de financement ?

    Des distributeurs comme Testoon peuvent mettre les diagnostiqueurs en contact avec des financeurs qui vont transformer un investissement en loyer, sous forme d’un leasing.

    La complexité de ce type de montage, c’est que c’est un ratio entre la durée de vie du matériel et la pérennité de la société, qui est en générale évaluée par les financeurs.

    Il y a des domaines comme l’électricité où, si vous avez acheté votre matériel il y a 10 ans, vous pouvez toujours l’utilisé aujourd’hui car la réglementation n’a pas évolué. Pour d’autres domaines comme le plomb, il va peut-être y avoir de nouvelles réglementations qui font qu’il va falloir faire évoluer son matériel. Et très certainement dans le domaine du scan ce sera la même chose.

  • Diagnostics immobiliers : vers une certification BIM ?

    Diagnostics immobiliers : vers une certification BIM ?

    Philippe Durand, directeur de programme de Bureau Veritas Certification, répond aux questions sur l’élaboration d’une démarche qualité BIM (building information modeling). Une vidéo réalisée à l’occasion du Grand Circuit Contrôler le Bâtiment.

    Retranscription

    Le numérique a t-il changé la relation entre le certificateur et le diagnostiqueur ?

    Inévitablement, le numérique change les relations avec l’organisme de certification parce que l’ensemble des données qui arrivent peuvent être recoupées assez facilement.

    Le digital est la résultante d’un choix de données à orchestrer. Donc si on a la connaissance de la façon dont le digital a été construit, on peut très facilement trouver les risques et la failles dans un système. L’humain est important mais il peut avoir une humeur changeante, tandis que le digital n’en a pas.

    Une certification BIM verra-t-elle le jour prochainement ?

    Aujourd’hui, Bureau Veritas est plutôt militant pour certifier la maquette BIM et la fiabilité des données dans un objectif d’économies d’exploitation. On est dans une phase transitoire où il faut accepter de mesurer le résultat, d’analyser les causes au cas où les résultats ne seraient pas bons, et de voir les opportunités de travailler sur comment monter un schéma de formation en premier lieu, mais également un schéma de certification le cas échéant.

    Ce qui est certain, c’est que quand on fait du BIM, c’est comme quand on fait du smart building, il faut complètement décloisonner et retirer tous les silos qui existent. Et vraiment partager, parce que le partage d’information seul – sans volonté d’avancer ensemble – ne permet pas de réussir le BIM.

    Comment améliorer la compétitivité de son entreprise ?

    Pour améliorer la fiabilité et la performance de son entreprise, il faut ouvrir ses portes et montrer les choses telles qu’elles sont. Partager l’expérience, grandir ensemble et bénéficier des axes de progrès qui peuvent se dégager dans le temps. Une fois encore, la certification est un outil qui permet de dégager des axes de progrès dans le temps, tout ne se fait pas toujours du jour au lendemain pour des raisons économiques. Mais ce qui est important c’est de se faire la réflexion, ne serait-ce que pour se dire « mon entreprise, elle va aller vers un risque parce qu’elle ne devient plus concurrentielle, parce qu’elle n’a pas évolué ; j’ai peut-être des budgets à dégager, donc il faut que je m’organise pour mieux produire, dans un premier temps ».

    Donc c’est une véritable réflexion sur la pérennité des entreprises pour qu’elles travaillent dans de bonnes conditions et – dans un monde qui devient de plus en plus judiciaire – qu’elle soit armée pour diminuer ces phases critiques. Et on sait que le BIM, devant le manque de fiabilité des informations que l’on peut avoir, ce sera des sources de litige inévitables.

  • Caméras thermiques : évolution du matériel et des prix

    Caméras thermiques : évolution du matériel et des prix

    Fabrice Kecili, Sales Manager Instruments chez Flir, répond aux questions sur les évolutions techniques des caméras thermiques et leurs prix. Une vidéo réalisée à l’occasion du Grand Circuit Contrôler le Bâtiment.

    Retranscription

    Comment rendre les images thermiques plus compréhensibles pour le client final ?

    En termes d’utilisation, la caméra est simple mais c’est vrai qu’il y a quand même une petite interprétation du thermogramme à avoir. Il y a des erreurs à éviter, comme par exemple de procéder à une thermographie sur une façade le matin avec le soleil qui a chauffé ma façade.

    Après, on a la possibilité de faire des rapports. J’ai un logiciel qui permet de mettre des informations de température sur mon image. Donc je peux mettre des points et des zones pour pouvoir déterminer quelles températures j’ai à cet endroit là et voir mes ponts thermiques et défauts d’isolation. Ou éventuellement de voir où j’ai des risques de condensation.

    Les caméras thermiques vont-elles continuer à évoluer ? Pourra t-on visualiser de nouvelles anomalies ?

    Le principe de la thermographie aujourd’hui, c’est de travailler dans le rayonnement infrarouge, la mesure de surface. Donc à ce niveau je pense qu’il n’y aura pas d’évolutions. En revanche, on peut envisager dans un avenir très proche de pouvoir faire des thermogrammes en 3D. C’est à dire que j’ai toute mon habitation, que ce soit l’intérieur ou l’extérieur, avec mes thermogrammes en trois dimensions.

    Les prix des équipements vont-ils continuer à baisser ?

    Les prix évoluent tout le temps, donc on peut estimer que oui, ça continuera à évoluer dans le bon sens. Après on n’aura pas les mêmes performances selon les résolutions des caméras.

  • Viz’All : évolution du logiciel et passerelle BIM

    Viz’All : évolution du logiciel et passerelle BIM

    Jean-Marie Nicolas, technicien formateur chez Viz’All, répond aux questions sur les évolutions du logiciel de relevé du bâtiment et sur les passerelles avec le BIM (building information modeling). Une vidéo réalisée à l’occasion du Grand Circuit Contrôler le Bâtiment.

    Retranscription

    Le logiciel Viz’All va t-il étendre sa compatibilité avec de nouveaux équipements de mesure ?

    Pour l’instant, nous travaillons uniquement avec Leica pour des raisons de fiabilité et parce que nous sommes très satisfaits de leurs matériels. D’ailleurs on a intégré récemment le X3 et le X4 associés au DST. Auparavant, on ne fonctionnait qu’avec le S910. Alors pourquoi pas imaginer dans l’avenir utiliser le scanner Leica ou autre. On envisage même de faire un portage sur smartphone.

    On fait beaucoup de veille technologie, en permanence ; on essaie de suive les évolutions du marché en termes logiciel et matériel pour anticiper ces évolutions. On échange aussi beaucoup avec nos clients pour connaitre leurs souhaits d’évolution.

    De nouvelles passerelles vont-elles se développer pour réunir toutes les visions (imagerie thermique, acoustique…) du bâtiment ?

    Actuellement, il n’y a qu’une seule passerelle qui se dégage franchement : c’est le BIM. Beaucoup de nos clients continuent d’utiliser le format Autocad (DXF et DWG). Mais c’est vrai qu’avant c’était juste de la curiosité et maintenant il y a un vrai intérêt pour le BIM.

    Je prends l’exemple d’un thermicien qui voulait faire une rénovation énergétique d’un bâtiment. Il me demandait si on pouvait associer aux différents types de parois des descriptions qualitatives sur leur orientation et sur les matériaux. Avec le DXF et DWG c’était juste une étiquette que l’on collait ; maintenant ça peut être directement renseigné dans la maquette numérique.

  • Instruments de mesure dans le bâtiment : spécialisation, métrologie et financement

    Instruments de mesure dans le bâtiment : spécialisation, métrologie et financement

    Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon, répond aux questions sur les instruments de mesure dans le bâtiment : spécialisation, métrologie et financement. Une vidéo réalisée à l’occasion du Grand Circuit Contrôler le Bâtiment.

    Retranscription

    Est-ce qu’un même opérateur peut maîtriser l’ensemble des nouveaux instruments de prise de mesure et les logiciels associés ?

    C’est un petit peu le dilemme. Chacun des fabricants apporte aujourd’hui des solutions qui sont pour chacune d’entre-elles de plus en plus facile à manipuler et de plus en plus économique. On fait des choses aujourd’hui avec des gens qui ont très peu de compétences et très peu de formation, alors qu’avant il fallait avoir des niveaux extrêmement élevés.

    Après c’est plus une problématique de choix de marché. Mon expérience en tant que fournisseur de matériel, c’est qu’à un moment donné on ne peut pas tout faire. On l’a vu il y a quelques années : les diagnostiqueurs qui voulaient continuer à faire du diagnostic et faire de l’amiante, et puis faire de l’infiltrométrie… À un moment donné il fallait qu’ils fassent un choix parce que les investissements matériels, de formation, de certification, en temps font qu’on ne peut pas tout faire. Il faut malgré tout choisir ses marchés et ses cibles par rapport à l’écosystème dans lequel on est.

    Faut-il assurer une maintenance régulière et l’étalonnage de ces nouveaux instruments ?

    Il y a rien de nouveau dans le domaine. C’est à dire que les notions d’étalonnage existent dans certains domaines très précis, parce que il y a des enjeux liés à la précision de la mesure. Pour les professionnels qui font de l’infiltrométrie par exemple, il y a une loi qui dit qu’il faut atteindre un certain niveau d’étanchéité à l’air. Donc il faut pouvoir prouver qu’on atteint ce niveau d’étanchéité à l’air parce qu’il y a une mesure qui est derrière.

    Dans d’autres cas, on travaille sur du visuel. Et de plus en plus l’information visuelle est plus une information qualitative qu’une information quantitative. Quand il s’agit de faire des plans avec une notion de volumétrie ou de taille, là c’est sûr que il est important de s’appuyer sur des technologies dont on maîtrise malgré tout la métrologie.

    Maintenant, les technologies numériques font qu’un télémètre laser, par exemple, ça coûte tellement peu cher, que si jamais vous êtes dans un environnement où on vous dit de faire tous les trois ans un étalonnage de votre télémètre laser, ça coûte moins cher d’en acheter un nouveau que d’étalonner l’ancien…

    Est-ce qu’un financement en leasing est une solution pour s’assurer d’avoir toujours la dernière version du matériel ?

    Aujourd’hui c’est vrai que quand on veut s’équiper de nouvelles technologies et que c’est un investissement sur le futur, on a le choix entre l’investissement ou le financement.

    En général, quand on est une entreprise qui a déjà pignon sur rue et qui dégage un certain cash flow, on peut s’autofinancer, mais ça peut toujours être intéressant de passer par de la location avec option d’achat. Le leasing a effectivement cet avantage que, si on est dans un domaine où la technologie avance suffisamment vite, on peut rentrer dans un circuit où au bout de trois ans on va pouvoir changer son appareil par une nouvelle technologie. Ce sont des choses que l’on voit par exemple en thermographie infrarouge ou dans le scanner laser. Mais c’est un pari sur le futur, parce que si la technologie est encore valable dans 5 ou 10 ans, souvent il est plus intéressant d’acheter que de louer.

  • Diagnostic plomb : 3 questions sur le matériel et l’étalonnage

    Diagnostic plomb : 3 questions sur le matériel et l’étalonnage

    Pavel Streber, président du groupe Protec, répond en vidéo aux questions sur l’évolution du matériel de diagnostic plomb à l’occasion du Grand Circuit Rénovation des Copropriétés.

    Retranscription

    Comment s’assurer du bon étalonnage des machines plomb ?

    C’est une question assez récurrente. Une machine a une durée de vie avec une source dans laquelle il faut recharger la source selon la typologie de source. Et ensuite nous avons un bloc étalon qui permet de vérifier – avant, pendant et après le diagnostic – qu’il n’y a pas de dérives vis-à-vis de la mesure de la machine elle même.

    Ce qu’on préconise : quand on arrive sur le chantier, avant de créer le diagnostic on va faire des mesures sur un bloc étalon pour vérifier que la machine donne les bons résultats sur des mesures sur lesquelles on connaît le résultat auquel il faut s’attendre. Si le diagnostic dure moins d’un certain temps, on va pouvoir faire des mesures en fin de diagnostic pour vérifier qu’il n’y a pas eu de dérives pendant l’utilisation. SI c’est un diagnostic qui va durer un certain nombre d’heures, on va vérifier régulièrement. Mais il faut savoir que les machines ont elles-mêmes une technologie pour pouvoir s’auto-étalonner régulièrement pendant leur utilisation.

    Quelle durée de vie des sources à fluorescence X ?

    Vous avez deux typologies de source. Nous on utilise du cobalt, pour une raison de rapidité. Avec le cobalt 57, on a une source d’une durée de vie de 24 mois. Mais vous avez aussi des appareils qui utilisent du cadmium, qui ont un peu moins d’énergie et qui prennent un peu plus de temps en termes de mesure, mais qui ont une durée de vie légèrement supérieure (36 mois).

    Dans tous les cas, on considère qu’il est important d’avoir un appareil avec une source qui permet d’aller assez vite et qui bien sûr doit être changée, pour que l’appareil reste fiable.

    Comment pourrait évoluer les prestations dans les prochaines années ?

    Aujourd’hui, tout le monde est au courant du diagnostic du plomb, mais en règle général le grand public pense naturellement au plomb dans la peinture. Il y a beaucoup de nos clients et d’autres personnes qui sont intéressés de savoir s’il n’est pas possible d’appliquer les analyseurs – ou un dérivé de cette technologie là – pour pouvoir faire des analyses de mesure de l’eau ou d’autres supports. Et pas juste les peintures. Ça fait partie des choses intéressantes dans le futur pour pouvoir faire un diagnostic global.

  • Guide : 7 conseils pour éviter les litiges

    Guide : 7 conseils pour éviter les litiges

    À travers un document de 6 pages, le Cabinet Condorcet propose aux diagnostiqueurs 7 conseils pour éviter les litiges.

    Parce qu’elle accompagne un acte important de la vie des ménages et des entreprises, la profession de diagnostiqueur immobilier symbolise, peut-être plus que beaucoup d’autres activités, à la fois la judiciarisation de la société (un diagnostiqueur est en moyenne mis en cause environ une fois par an) et l’évolution constante de la jurisprudence vers une surprotection des consommateurs.

    Partenaire incontournable de cette profession objectivement « à risque », le Cabinet Condorcet est positionné sur un marché très réglementé et travaille avec plusieurs grandes compagnies d’assurances, nous permettant de proposer des solutions adaptées à chaque situation. Nos accords avec de grands assureurs nous permettent d’établir des contrats d’assurances sur les marchés classiques et complexes, nous sommes en capacité de trouver des solutions et de proposer des offres sur-mesure afin de couvrir l’ensemble de l’activité et construire un contrat adapté et sur-mesure. Mais alors que les difficultés pour s’assurer ne sont pas liées à la nature des activités mais plutôt aux antécédents du professionnel, le diagnostiqueur doit plus que jamais adopter les bonnes pratiques.

  • Pourquoi et comment organiser un management de la qualité BIM ?

    Pourquoi et comment organiser un management de la qualité BIM ?

    Philippe Durand, directeur de programme chez Bureau Veritas Certification, explique pourquoi et comment organiser un management de la qualité BIM.

    Retranscription

    Pourquoi et comment organiser un management de la qualité BIM ?

    Le BIM est une nouveauté qui nécessite que tous les acteurs puissent avoir la même information ou la possibilité de se coordonner pour comprendre ce qu’on leur demande dans la démarche BIM, puisque le BIM est avant tout une démarche.

    Pour se faire, il y a plusieurs possibilités. Soit que tous les acteurs fassent l’objet d’une formation pour comprendre la démarche BIM, mais ça peut prendre un certain temps qui n’est peut-être pas compatible avec les données économiques actuelles et la rapidité d’exécution des chantiers. Donc l’une des solutions pourrait consister à organiser la coordination du chantier BIM au travers d’un plan de qualité, inventer un système de management de la qualité d’un projet BIM. Plusieurs intérêts : tous les acteurs pourraient avoir l’expérience d’une tierce partie indépendante qui apporterait un regard critique et qui permettrait peut-être au maitre d’ouvrage de mieux appréhender les besoins de l’exploitant futur, mais également de pouvoir valider et certifier l’ensemble des données du bâtiment et les données à exporter en imaginant que les Data puissent être utilisées dans la vie du bâtiment pour les entreprises de contrôle, d’inspection ou de maintenance.

    Faut-il certifier les intervenants ?

    On peut l’imaginer, mais il y a certainement d’autres données possibles. Parce qu’il ne faut pas perdre de vue que la démarche BIM existe depuis plusieurs années et qu’il y a des opérateurs qui sont aujourd’hui totalement compétents. Et ces gens là ne peuvent pas être pénalisés sous prétexte qu’une certification se met en place aujourd’hui. Donc il faut il tout de même tenir compte du panel des compétences existantes aujourd’hui et qui sont éprouvées.

    Le marché est-il dans l’attente de la création de signes de qualité ?

    On peut considérer un réel manque car nous sommes dans une période de transition sur l’usage, avec des documents qui sont remis à la fin d’une construction. On a tendance à dire qu’on a des plans tels que construits, ça clôture la fin d’un chantier et on signe le PV de réception. On ne se soucie pas de ce que l’on peut faire de ces plans ou des notices techniques qui sont associées au produit. Alors qu’aujourd’hui ces plans vont vivre avec le bâtiment, et les notices techniques vont être totalement dématérialisées pour un usage. C’est cette transition qui est à comprendre. Elle ne sera réussie que si les données que l’on va héberger et transmettre sont fiables et pertinentes, ce que l’on ne peut pas garantir aujourd’hui. Le temps que les gens prennent conscience de cet usage nécessite un accompagnement. Et les maîtres d’ouvrage ont besoin d’une validation forte parce qu’il y a un intérêt économique non négligeable pour l’avenir sur toute la chaine de vie d’exploitation d’un ouvrage.

    Quelle est l’expérience de Bureau Veritas Certification sur le sujet du BIM ?

    Bureau Veritas Certification a une expérience internationale sur les maquettes BIM de part les zones géographiques sur lesquelles il opère. Il est vrai qu’aujourd’hui l’ensemble des acteurs du groupe se sont focalisés sur ce qu’est un projet BIM et ce que l’on peut en faire, parce que c’est un sujet qui est très complexe et qui nécessite d’avoir des compétences sur les fondamentaux de la construction d’un ouvrage et des livrables qui sont donnés en fin de construction, mais également sur l’exploitation des Data en tant que données techniques du bâtiment, et la fiabilités des Data en tant que métadonnées puisque ces dernières peuvent être détournées pour faire un certain profit.

    Donc la philosophie BIM chez Bureau Veritas Certification, c’est d’allier les compétences tant sur l’aspect construction, sur ce que l’on veut faire des données techniques pour faire vivre le bâtiment, mais également sur la sécurité des données pour que le bâtiment ne puisse pas être « violé » avec des données introduites volontairement par malveillance. Toute la chaine de confiance doit exister sur tous ces aspects là. Bureau Veritas Certification a la chance de pouvoir réunir tous ces acteurs au sein de ses équipes.