Catégorie : Diagnostiqueur

Le rôle du diagnostiqueur est plus que jamais stratégique dans un contexte marqué par la réglementation environnementale, la performance énergétique et la sécurité des bâtiments.

 

Avec l’arrivée de nouveaux diagnostics obligatoires (DPE, audit énergétique, état des risques…), l’évolution des attentes des maîtres d’ouvrage et le déploiement de nouvelles technologies (capture de la réalité, dématérialisation, thermographie…), l’expertise des diagnostiqueurs doit sans cesse s’adapter.

  • La plaquette commerciale du diagnostiqueur immobilier

    Pour le diagnostiqueur immobilier, il est indispensable de laisser à ses clients une plaquette commerciale. Elle permet de renforcer son image et  de faire la différence auprès de ses prescripteurs (notaires, agents immobiliers…). Détail de ce produit.


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    diagnostic immobilier plaquette commerciale 

     

    Constituant le premier outil de communication, la plaquette commerciale doit être laissée à tous les prescripteurs rencontrés (clients ou prospects). Elle comprend de l’information sur votre métier et vos prestations. L’assurance, les certifications et tarifs seront mis en pièces jointes.

     

     

     

    LA SOLUTION BOUTIQUE BILIVE : UN DOCUMENT PRET A IMPRIMER

    Deux modèles de plaquette (Basic ou Premium) ont été développés, sur les deux thématiques suivantes : diagnostic immobilier ou efficacité énergétique.

     

    La version BASIC est parfaitement adaptée pour une impression sur une imprimante standard, elle comprend des photos et un graphisme épuré.

    La version PREMIUM est réalisée dans un graphisme professionnel avec des images de fond, plus de couleurs, des zoom sur des points essentiels. Elle conviendra parfaitement pour une impression professionnelle ou par un imprimeur.

     

    LE CONTENU DE LA PLAQUETTE

    En plus des couvertures et des informations synthétiques, vous retrouverez dans les plaquettes le contenu suivant :

     

    • plaquette diagnostic immobilier : 12 pages comprenant une page par diagnostic obligatoire (DPE, amiante, plomb, termites, mesurage, gaz, électricité, ANC, ERNT)
    • plaquette efficacité énergétique : 8 pages comprenant une page par prestation en efficacité énergétique (audit énergétique avant travaux, thermographie infrarouge, infiltrométrie, préconisation de travaux de rénovation énergétique, éco PTZ et étude thermique, labels de performance énergétique)

    Comment ça marche ? Nous personnalisons la plaquette avec votre logo et vos coordonnées. Nous vous livrons un PDF haute définition « prêt à imprimer ».

    Pour en savoir plus :

     

     

     

     

    Résumé :

    La Boutique Bilive développe et distribue les services et les éditions pour infodiagnostiqueur.com.

  • Edito – Les diagnostiqueurs immobiliers boudent leurs salons professionnels

    Infodiagnostiqueur.com a réalisé une étude sur les « salons professionnels pour les diagnostiqueurs immobiliers ». Les résultats de cette étude font apparaître un faible intérêt pour les salons organisés. Détail des résultats.

    diagnostic immobilier salons professionnels

    Cette étude a été menée du 1er au 30 septembre 2010 sur le Web auprès d’un échantillon de 3 988 diagnostiqueurs immobiliers (inscrits et non inscrits au site www.infodiagnostiqueur.com). 285 réponses ont été obtenues et 185 retenues pour l’établissement du panel.

     

     

     

    CONTEXTE :

     

    En quelques années, le diagnostic immobilier a vu un accroissement considérable du nombre des obligations. Les diagnostics obligatoires s’établissent à huit pour les ventes et à trois pour les locations. Il s’effectue ainsi un peu plus de 4,5 millions de diagnostics unitaires par an (sans compter l’obligation qui sera faite à compter du 1er janvier 2011 pour les contrôles des installations d’assainissement non collectif).
    Pour faire face à cet accroissement des diagnostics obligatoires, la population des diagnostiqueurs immobiliers a explosé ces dernières années, atteignant aujourd’hui le nombre de 4 500 entreprises pour 7 500 diagnostiqueurs certifiés.

     

    LES RESULTATS DE L’ETUDE SUR LES SALONS DES DIAGNOSTIQUEURS IMMOBILIERS :

    Cette étude a porté sur les 4 salons majeurs de l’année 2010 :

     

    • les JDI (Journées du Diagnostic Immobilier – organisées par Dimag),
    • les Etats Généraux de la FIDI (Fédération Interprofessionnelle du Diagnostic Immobilier)
    • les deux Rendez-vous du DiagImmo (organisés par Concio Prod à Paris et Toulouse).

    Les résultats sont ainsi les suivants :

     

    • les attentes des diagnostiqueurs immobiliers en termes de contenu : ils attendent d’abord de « discuter et échanger avec des confrères » (importance 2,5/4), des « conférences et ateliers » (importance 2,33/4) avant de « rencontrer des  fournisseurs et prestataires » (importance 2/4)
    • le temps qu’ils sont prêts à accorder : 42,4 % sont prêts à accorder une demi-journée, 55,6 % une journée et 2,1 % deux journées
    • les salons visités : 45,9 % ne se sont rendus dans aucun salon puis dans l’ordre décroissant : 30,8 % se sont rendus aux JDI, 15,1 % aux Etats Généraux de la FIDI et 8,2 % aux Rendez-vous du DiagImmo
    • 52,1 % des diagnostiqueurs immobiliers ne sont prêts à se rendre qu’à un seul salon par an, 38 % à deux salons et 9,8 % à trois salons ou plus.
    • le prix qu’ils sont prêts à payer pour entrer dans les salons : 24, 1 % ne sont pas prêts à payer, 21,4 % sont prêts à payer moins de 10 €, 42,8 % entre 10 et 20 €  et 11,7 % plus de 20 €.

    Résumé :
    Seuls 9,8 % des diagnostiqueurs sont prêts à se rendre à trois salons ou plus, ce qui laisse peu de place pour plus de 2 salons "nationaux" dans l’année. Néanmoins, les trois organisateurs de salons (JDI, Etats Généraux de la FIDI ou Rendez-vous du DiagImmo) ont la possibilité de conquérir les 45,9 % qui ne se sont rendus à aucun salon !

  • Baromètre des diagnostiqueurs immobiliers – septembre 2010

    Le marché de ce dernier trimestre sera certainement un des meilleurs pour les diagnostiqueurs immobiliers depuis bien longtemps. Pratiquement 50 % des professionnels estiment que leur chiffre d’affaires en 2010 sera en augmentation par rapport à 2009. Retrouvez tous les chiffres.

    SYNTHESE BAROMETRE

     

     

    Pour lire la présentation sur grand écran, cliquez sur le carré à droite du numéro des diapositives.

     

     

    METHODOLOGIE

     

    Le baromètre reprendra tous les trimestres les thèmes suivants : évolution de l’activité à court et moyen terme, prévision d’embauche, répartition de l’activité, diversification, priorité de développement envisagée, évolutions majeures envisagées.

     

    L’étude se déroule tous les trimestres par Web auprès d’un échantillon de plus de 4 500  diagnostiqueurs immobiliers.

    Résumé :

    Pour en savoir plus, consultez notre article : Marché du diagnostic immobilier en 2010 : cliquer ici

  • Guides métiers

    Les guides du diagnostiqueur immobilier, des CEE, du conseiller en rénovation énergétique, du mesureur de perméabilité à l’air et de l’électricien sont feuilletables et téléchargeables en ligne, GRATUITEMENT  !

    >> Vous pouvez feuilleter ces guides ou bien les télécharger au format PDF !

     

     

        

     guide du diagnostiqueur immobilier  guide de l'audit énergétique en copropriété  guide des certificats d'économies d'énergie
     guide du conseiller en rénovation énergétique  guide du mesureur de perméabilité à l'air  guide de l'électricien

    Cliquez sur chaque image pour feuilleter le guide de votre choix.

     

     

     

    TELECHARGER LES GUIDES

     

     

  • Actualité du diagnostic immobilier – novembre 2010

    Nous vous proposons tous les mois un article sur la profession de diagnostiqueur immobilier. Ce mois-ci : la Fnaim appelle l’ensemble des acteurs à jouer le jeu, réaction de la Fidi suite à l’annonce de l’affichage du DPE sur les annonces immobilières, le SIMI (salon de l’immobilier d’entreprise), les Journées du Diagnostic Immobilier.

     FEDERATIONS

     

     

    Classement énergétique : la FNAIM appelle l’ensemble des acteurs, particuliers et professionnels, à jouer le jeu. Les mesures d’accompagnement de la filière immobilière pour la sensibilisation des ménages à l’éco-rénovation. Lire le communiqué.

     

     

    Communiqué de presse – FIDI

    Réaction de la Fédération Interprofessionnelle du Diagnostic Immobilier (FIDI) suite à la conférence de presse de Monsieur Benoist APPARU, secrétaire d’Etat au logement, relative à l’affichage du DPE sur les annonces immobilières et les propositions d’amélioration du DPE. Lire le communiqué.

     

     

     

    EVENEMENTS

     

     

    SIMI – CONSTRUCTEO – Du 29 novembre au 3 décembre 2010 – Paris, Palais des Congrès

    Le salon incontournable de l’Immobilier d’Entreprise en France. Vitrine du secteur de l’immobilier d’entreprise en France, le SIMI est un accélérateur d’affaires et le véritable rendez-vous des professionnels. Profitez de 3 jours pour rencontrer tout l’immobilier d’entreprise en France : l’offre immobilière et foncière françaises, les services à l’immobilier comme à l’entreprise, l’offre de bureaux, de logistique et d’activités, et l’immobilier de commerce. En savoir plus.

     

     

    5èmes Journées du Diagnostic Immobilier – 14 décembre 2010 – Espace Charenton – Paris

    « Les nouvelles frontières du diagnostic immobilier». La 5e édition des JDI sera consacrée aux stratégies de développement et aux nouvelles attentes du marché.

    En savoir plus.

     

  • Créations d’entreprises de diagnostiqueurs immobiliers – octobre 2010

    Le nombre de créations d’entreprises est stable depuis le mois dernier. La tendance d’une baisse des créations par rapport à 2009 est maintenant confirmée.

    Le nombre de créations d’entreprises de diagnostiqueurs immobiliers s’établit à 42 en octobre 2010. 

     

    Le tableau ci-dessous fournit les chiffres mensuels.

     

    Création entreprise diagnostiqueur immobilier

     

    METHODOLOGIE

     

    Ces chiffres sont issus d’approximativement 200 inscrits mensuels sur le site infodiagnostiqueur.com. Il s’agit des sociétés se déclarant « en création ».

  • A quoi sert la thermographie infrarouge ?

    A quoi sert la thermographie infrarouge ?

    La thermographie est une technique permettant d’obtenir l’image d’une scène, d’un objet ou d’une personne par rapport à la chaleur dégagée. Cette technique utilise une caméra infrarouge pour révéler les zones froides et chaudes avec des couleurs. Dans le bâtiment, c’est un outil complémentaire et indispensable qui permet de détecter les déperditions de chaleur. Un bâtiment comme vous ne l’avez jamais vu !

    PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT

    Rénovation énergétique thermographie infrarouge

    Comme la photographie numérique (ou argentique), la thermographie infrarouge a besoin d’un objectif (ou capteur). Au lieu de visualiser les couleurs que l’œil perçoit, c’est le spectre infrarouge qui va être traité par la caméra thermique. Ce spectre ne correspond que peu aux couleurs mais il réagit à l’émissivité (facteur d’émission) : quantités d’énergie contenue dans un matériau donné, c’est la capacité d’une matière à émettre et à absorber du rayonnement. La nature du matériau est donc un élément fondamental. Chaque matériau possède sa propre émissivité.

    Un raccourci simple consiste à évoquer la mesure des températures de contacts.

    Lorsqu’un matériau est sollicité thermiquement (le réchauffement de la dalle de plancher d’un immeuble par exemple), la chaleur se diffuse dans le matériau et chaque obstacle ou variation de composition du matériau sera rendu visible par la lentille infrarouge. Il s’ensuit l’apparition d’une zone plus ou moins chaude en surface par rapport au matériau voisin : la chaleur du plancher chauffé se diffuse dans la paroi verticale du mur. Le spectre des couleurs représente un écart de températures.

    Les relevés de thermographie (thermogrammes) permettent donc d’obtenir, au moyen d’une caméra sensible aux rayonnements infrarouges, une image 2D mettant en évidence les variations de la température à la surface de l’élément inspecté.

    LE SAVOIR FAIRE DU PROFESSIONNEL

    Cette technique est très utile, mais nécessite une bonne maîtrise de la part du professionnel. En effet, l’utilisation de l’appareil mais surtout l’interprétation des données, présentent des difficultés.
    Pour avoir des résultats satisfaisants, certaines règles de bon usage sont à respecter dans l’utilisation du matériel. En particulier, la caméra doit être bien réglée par rapport à la température apparente réfléchie (TAR), l’humidité relative et l’émissivité du matériau sur lequel l’inspection est en cours. L’émissivité variant avec la distance, les distances de prises de vues sont importantes. Par ailleurs,  l’écart des températures entre l’intérieur et l’extérieur doit atteindre, selon les capteurs, au moins 12°C. Le non respect de cette condition risque d’engendrer des prises de vues infrarouges inexploitables, voir incohérentes.

    Les résultats donnés par la caméra infrarouge ne sont pas évidents et demandent à être interprétés par le professionnel. Le rapport donne des indications sur l’état du bâti et sur les problèmes éventuels à investiguer.

    DANS QUELS CAS UTILISER LA THERMOGRAPHIE INFRAROUGE ?

    Les applications sont nombreuses et variées :

    • détecter les défauts d’isolation,
    • mettre en évidence les défauts de construction ou de montage,
    • faire un bilan thermique,
    • rechercher des structures masquées par des enduits,
    • visualiser la structure d’un pan de mur en bois,
    • rechercher des fuites dans un réseau de chauffage au sol,
    • déterminer des zones potentiellement exposées à la prolifération de champignons,
    • rechercher et localiser des infiltrations d’air aux abords des menuiseries…

    Le professionnel pourra proposer l’utilisation de la thermographie infrarouge lors d’un audit thermique, d’un DPE ou d’une mission de conseil. Son rôle ne se limite pas à l’expertise et à l’utilisation d’un matériel perfectionné, il doit pouvoir interpréter les thermogrammes et surtout les expliquer de façon pédagogue.

  • La thermographie et les déperditions énergétiques

    Tout le monde connaît le croquis de l’ADEME du document « L’isolation thermique ». Nous exposons ici les compétences de la thermographie pour la localisation et l’éventuelle quantification des déperditions énergétiques. On distinguera les déperditions radiatives (par rayonnement), les déperditions convectives (sans « fuites ») et les déperditions par exfiltration d’air chauffé (« fuites »).

    Le schéma ci-dessous expose la répartition des déperditions énergétiques d’un pavillon non isolé d’un niveau.

     

    Rénovation énergétique thermographie déperditions

     

     

     

     

    Pour en savoir plus, consulter le document de l’ADEME sur l’isolation thermique.

     

     LES DEPERDITIONS RADIATIVES

    Elles sont visualisées par la caméra thermique dans des conditions adéquates d’exploitation et de diagnostic. L’article La thermographie, un métier spécifique avait noté que le rôle de la thermographie n’est pas de quantifier ces déperditions : les calculs faisant intervenir les statistiques météorologiques sont possibles mais leurs résultats sont fortement incertains, ce qui est dû à plusieurs faits :

    • la caméra n’observe qu’un pourcentage infime de la déperdition radiative du bâti ;
    • les calculs supposent la thermique statique, situation délicate à obtenir et à vérifier ;
    • ces calculs nécessitent des relevés de températures absolues (dites opératives) au moyen d’instruments de laboratoire, alors que la mesure thermographique absolue est incertaine à ± 2°C, ce qui est énorme.

    En revanche, les écarts de déperditions radiatives entre une zone de référence (saine) et une zone d’irrégularité (défaut) peuvent aisément être quantifiés au moyen des écarts de températures apparentes (à la condition qu’il faut bien identifier les phénomènes en jeu : il ne doit pas s’agir de restitution d’apports externes). Voilà la base de la classification des déperditions en « thermographie comparative ».

    Ces déperditions sont typiquement 3 fois moindres que les suivantes.

    LES DEPERDITIONS CONVECTIVES

    La caméra thermique ne voit pas les déperditions convectives. Mais elles peuvent être approchées à partir des thermogrammes en températures vraies (et non plus apparentes). Pour cela, il faut connaître l’émissivité des matériaux et leurs températures d’environnement radiatif. Voilà qui conduit à des incertitudes encore plus importantes que précédemment. Néanmoins, ceux qui se penchent sur les échanges par convection (naturelle et forcée) pourraient dire ici que ce n’est pas le rôle de la thermographie que de quantifier ce qu’elle ne voit pas, surtout que les paramètres en jeu sont inaccessibles dans la pratique de terrain (coefficient d’échange convectif en chaque point du bâti).

    Les déperditions ci-dessus concernent les toitures, murs, ponts thermiques et fenêtres

    (Cf. le thermogramme des « trois pavillons » de l’article La thermographie, un métier spécifique).

    Sur les fenêtres, la thermographie doit être menée avec davantage de précautions que pour les autres parois.

    LES DEPERDITIONS PAR EXFILTRATION (AIR RENOUVELE ET FUITES)

    Elles peuvent être visualisées en imagerie thermique par leur effets sur les structures (c’est une observation indirecte, puisque la caméra est conçue pour ne pas voir l’air, il la rendrait aveugle), soit en les prenant à la source (infiltration d’air froid) soit à la sortie du bâti (exfiltration d’air chauffé). C’est le domaine de l’étanchéité à l’air qui est traité lors des relevés d’infiltrométrie. Dans les conditions relevant de cette technique, la caméra thermique aide à la localisation des défauts d’étanchéité à l’air mais ne quantifie pas les déperditions associées.

    CAS PARTICULIERS DES PLANCHERS BAS

    Les déperditions sont de divers types, on pense aussi à la conduction au sol qui, non isolé, provoque un inconfort. Mais ces déperditions conductives finissent en déperditions radiatives et convectives sur les sols entourant le bâti ; ceci nous ramène aux cas précédents.

  • Nouveau prêt à taux zéro : le PTZ + et l’efficacité énergétique

    Le prêt à taux zéro plus (PTZ+) est le nouveau financement de l’accession sociale à la propriété. Il entre en vigueur dès le 1er Janvier 2011 et remplace définitivement le PTZ. Détails et conditions.

    Diagnostic immobilier nouveau ptz

    Le PTZ+ est un nouveau dispositif d’aide à l’accession à la propriété dans la ligne des engagements du gouvernement. Il s’agit d’une refonte de trois mesures :

     

    • le prêt à taux zéro (PTZ)
    • le Pass Foncier
    • le crédit d’impôt (déductibilité des intérêts d’emprunt)

    Ce dispositif doit réformer les anciennes mesures jugées illisibles, un taux de propriétaires qui progresse mal et la grande disparité géographique de la répartition et des prix des logements.

     

     

    APPLICATION DU PTZ+

    Le PTZ+ va s’appliquer dès le 1er janvier 2011 en France métropolitaine et DOM par les établissements prêteurs en convention avec l’Etat.
    Quel est son domaine d’application ? Le PTZ+ est accordé pour financer la construction d’un logement (acquisition de droits de construire, terrain…), l’acquisition d’un logement en vue de sa première occupation, l’aménagement de locaux à usage de logement.

     

    CONDITIONS D’OBTENTION

    Il y a trois critères conditionnels à remplir par l’emprunteur :

     

    • Condition de ressources : elles ne sont pas plafonnées. Toutefois, selon les revenus, il est possible pour le bénéficiaire d’obtenir un différé de remboursement ou un allongement de la durée de remboursement.
    • Condition de première propriété : le bénéficiaire ne devra pas avoir été propriétaire de sa résidence principale durant les deux années précédant l’offre de prêt.
    • Condition d’occupation : le logement concerné doit être la résidence principale de l’emprunteur dans le délai d’un an après la déclaration d’achèvement des travaux ou l’acquisition du logement

    PTZ+ ET EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE

    Le PTZ+ se veut intelligent. Il est modulable selon la zone géographique du logement concerné et sa performance énergétique.

    Le PTZ+ est conçu pour encourager l’acquisition de logements BBC et pour inciter à l’amélioration des performances énergétiques des logements anciens. La quotité du prêt sera réduite si, pour les logements neufs, ils ne sont pas BBC et pour les logements anciens, s’ils appartiennent à une catégorie énergétique E, F ou G.

    Les travaux sont finançables par le PTZ + lui-même, par l’éco-PTZ et par certaines aides de l’Anah.

    Pour résumer, les axes principaux du PTZ+ sont encourageants :

     

    • Favoriser les bâtiments économes en énergie
    • Accessibilité à un public plus large
    • Attractivité selon les zones géographiques
    • Encouragement à l’achat de l’ancien dans les régions

    Pour déterminer le montant et le profil du PTZ+ adapté à chacun, le Ministère de l’Ecologie met un simulateur à disposition.

  • Test d’infiltrométrie avec la porte soufflante : un marché en forte croissance

    Technique clé de mesure pour améliorer l’efficacité énergétique dans le bâtiment, le test d’infiltrométrie est rendu obligatoire dans l’habitat neuf par la Réglementation Thermique 2012. Eclairage sur la réglementation et les prestations : un marché en pleine croissance !

    L’infiltrométrie est une des douze techniques clé pour améliorer l’efficacité énergétique d’un bâtiment. Test instrumenté, il permet de mesurer les flux d’air s’infiltrant dans un bâtiment et de vérifier son étanchéité à l’air. La mesure de perméabilité à l’air ou test de la porte soufflante est normée depuis 2001 par la norme NF EN 13829.

    INFILTROMETRIE, LE CONTEXTE REGLEMENTAIRE

    Depuis 1980, il y a eu de nombreuses incitations gouvernementales pour faire vérifier l’étanchéité à l’air des bâtiments. Il s’agissait surtout de la ventilation naturelle et de son installation correctement dimensionnée. L ‘infiltrométrie représentait alors peu d’intérêts.
    Elle a été prise en compte avec la RT 2005 et le label Bâtiment Basse Consommation BBC-Effinergie .
    Dans le contexte de l’amélioration de la performance énergétique d’un bâtiment, le poste de déperdition par renouvellement de l’air représente une part conséquente du bilan de chauffage. Par ailleurs, une trop forte étanchéité à l’air conduit à une dégradation de la qualité de l’air et à un risque de condensation.
    L’étanchéité a l’air est donc primordiale pour optimiser la consommation énergétique d’un bâtiment (arrêté ministériel du 3 mai 2007).
    Ce qui était une mesure pour obtenir le label BBC va devenir la norme avec la  RT2012. Cette dernière fixe des objectifs obligatoires de perméabilité à l’air pour les logements neufs que ce soient des maisons individuelles ou des logements collectifs.

    Par ailleurs, l’article 17 du chapitre II de l’arrêté du 26 octobre 2010 précise que « Pour les maisons individuelles ou accolées et les bâtiments collectifs d’habitation, la perméabilité à l’air de l’enveloppe sous 4 Pa, Q4Pa-surf, est inférieure ou égale à :

    • 0,60 m3/(h.m2) de parois déperditives, hors plancher bas, en maison individuelle ou accolée.
    • 1,00 m3/(h.m2) de parois déperditives, hors plancher bas, en bâtiment collectif d’habitation. » 

    NORMES DU TEST D’INFILTROMETRIE

    L’évolution de l’infiltrométrie suit une normalisation précise :

    • EN 13829:2000 : méthodologie de mesures et paramètres européens
    • NF EN 13829:2001 : transposition de la norme européenne en norme française homologuée par l’AFNOR
    • Règles techniques Effinergie 2009 : la perméabilité à l’air se quantifie par la valeur du débit de la fuite traversant l’enveloppe sous un écart de pression donné.
    • Guide d’application P50-784 février 2010 : il remplace les règles Effinergie, précise les paramètres et le contenu des rapports demandés aux mesureurs autorisés. En effet à compter du 1er juillet 2010, tous les rapports envoyés à la commission d’autorisation des mesureurs doivent être en cohérence avec le Guide d’application.

    PRESTATIONS ET AUTORISATIONS

    Il existe plusieurs prestations possibles et certaines nécessitent une autorisation :

    • Mesure du débit de fuite
    • Recherche de fuite et mesures corrélatives
    • Certificat ou rapport

    Aujourd’hui, les opérateurs qui réalisent les tests de perméabilité à l’air dans le cadre du label BBC Effinergie béneficient d’une « ‘autorisation pour les mesureurs de perméabilité à l’air  » délivrée par le Ministère en charge de la construction.  Cette autorisation sera la même pour la RT 2012.
    Afin de préserver son indépendance,  l’opérateur doit appartenir à une société indépendante juridiquement du constructeur de l’opération, du bureau d’études thermiques et des industriels fournisseurs d’équipement pour l’opération.

    MARCHE DE L’INFILTROMETRIE

    Avec la RT 2012 rendant obligatoire la mesure de l’étanchéité à l’air dans l’habitat neuf, on estime le besoin à 1000 opérateurs autorisés contre moins de 150 aujourd’hui.

    De plus, il y aura une marché connexe qui sera celui de l’assistante, tout au long des travaux, auprès des différents corps de métiers coordinateurs et réalisateurs des travaux. Cela pour assurer un bon test d’infiltrométrie final.
    Ce marché de l’assistance devrait être au moins aussi important que celui des mesureurs. A ce titre, l’accent sera mis sur la rapidité de mise en œuvre et la facilité d’utilisation du système pour relever une mesure ou rechercher une fuite.

    Résumé :
    En généralisant la mesure de perméabilité à l’air dans les bâtiments neufs, la RT 2012 va servir de levier au marché de l’infiltrométrie qui a donc de beaux jours devant lui.