Catégorie : Diagnostiqueur

Le rôle du diagnostiqueur est plus que jamais stratégique dans un contexte marqué par la réglementation environnementale, la performance énergétique et la sécurité des bâtiments.

 

Avec l’arrivée de nouveaux diagnostics obligatoires (DPE, audit énergétique, état des risques…), l’évolution des attentes des maîtres d’ouvrage et le déploiement de nouvelles technologies (capture de la réalité, dématérialisation, thermographie…), l’expertise des diagnostiqueurs doit sans cesse s’adapter.

  • Gestion des RAAT dans l’espace public : état de la réglementation

    Gestion des RAAT dans l’espace public : état de la réglementation

    Rappel réglementaire détaillé sur les repérages amiante sur les enrobés et dans l’espace public. L’occasion de réaliser un focus sur la norme NF X 46-102 et de faire le point sur la problématique des compétences et des certifications. Thierry Ornaque, gérant de Geocapa, offre également son retour d’expérience et fournit les clés pour réussir un repérage amiante avant travaux.

    Une vidéo Replay du Grand Circuit #DIAGNOSTIC du 26 novembre 2021, spécial “Diagnostics avant travaux (plomb, amiante, termites, déchets, ressource…)”.

    Avec :

    Thierry ORNAQUE

    Gérant
    GEOCAPA

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  • Diagnostics Avant Travaux : panorama et bonnes pratiques

    Diagnostics Avant Travaux : panorama et bonnes pratiques

    Présentation détaillée par Sodiatec des obligations réglementaires de la maîtrise d’ouvrage concernant les repérages avant travaux et avant démolition : plomb, amiante, termites et Produits Equipements Matériaux Déchets à partir du 1er janvier 2022 (PEMD).

    Une vidéo Replay du Grand Circuit #DIAGNOSTIC du 26 novembre 2021, spécial “Diagnostics avant travaux (plomb, amiante, termites, déchets, ressource…)”.

    Avec :

    Laurent ROQUIN

    Dirigeant du Groupe
    SODIATEC

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  • La boite à outil du diagnostiqueur préleveur

    La boite à outil du diagnostiqueur préleveur

    Panorama des solutions et des outils pour les opérateurs de repérage : équipements de protection individuelle (EPI), moyens de protection collectifs (MPC), outillage, consommables. 

    Focus sur les critères de choix de son équipement pour le prélèvement : prise en compte du risque, usages, respect des normes, spécificités métier (décontaminable, transportable…), durabilité, disponibilité, pérennité, prix…

    Une vidéo Replay du Grand Circuit #DIAGNOSTIC du 26 novembre 2021, spécial “Diagnostics avant travaux (plomb, amiante, termites, déchets, ressource…)”.

    Avec :

    Jean-Michel CATHERIN

    Dirigeant
    TESTOON

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  • Table ronde – Questions et réponses sur les évolutions réglementaires des repérages avant travaux

    Table ronde – Questions et réponses sur les évolutions réglementaires des repérages avant travaux

    Replay de la table ronde du Grand Circuit #DIAGNOSTIC du 26 novembre 2021, spécial “Diagnostics avant travaux (plomb, amiante, termites, déchets, ressource…)”.

    Parmi les sujets abordés :

    • Les nouveaux diagnostics et nouvelles réglementations ;
    • L’identification des bons laboratoires pour analyser les différents types de matériaux ;
    • Les responsabilités respectives du donneur d’ordre et de l’opérateur de repérage ;
    • Les conséquences juridiques et financières ;
    • Le point de vue de la maîtrise d’ouvrage sur les diagnostics avant travaux ;
    • La recherche d’amiante environnementale selon la nouvelle norme P94-001.

    Avec :

    Lionel JANOT

    Président
    FIDI

    Marc CHAROY

    Coordonnateur des actions amiante
    CRAMIF

    Patrick BONTEMPS

    Géologue, référent technique dans le domaine de l’amiante, Vice-Président ULSB

    Xavier FAURE

    Animateur
    GRAND CIRCUIT

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  • Repérage amiante : à la recherche de la boîte à outils idéale

    Repérage amiante : à la recherche de la boîte à outils idéale

    Entre sécurité, efficacité et juste prix, le choix du bon outillage est complexe pour les opérateurs de repérage amiante. Comment les professionnels peuvent-ils s’organiser pour composer leur boîte à outils ? Entretien croisé avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon, Laurent Roquin, dirigeant de Sodiatec et administrateur FIDI, et Thierry Ornaque, dirigeant de Geocapa et coordonateur SPS.

    Quelle est la spécificité du métier en matière d’outillage ?

    Laurent Roquin – Sodiatec

    « Notre métier s’inscrit dans des logiques d’interventions sur des polluants du bâtiment qui ont des réglementations particulières en termes d’équipements de protection individuelle (EPI), de consommables et de moyens de protection collective (MPC). La réglementation est assez claire à ce sujet et les opérateurs de repérage peuvent s’orienter sans trop de difficulté vers les références adéquates.

    Et puis nous avons toute une palette d’outils qui sont de l’ordre du non réglementaire et qui dépendent des besoins de chacun et de la politique de l’entreprise. La documentation étant éparse voire absente, composer sa boîte à outil peut s’avérer difficile pour une jeune entreprise. »

    Jean-Michel Catherin – Testoon

    « C’est en effet le sentiment que nous percevons chez Testoon de la part de nos clients diagnostiqueurs, qui se posent de plus en plus de questions pour s’équiper. Pour aider les créateurs d’entreprise, Testoon a élaboré des guides de choix spécifiques à différents types de missions comme les diagnostics immobiliers, l’audit ou encore le DPE. Nous souhaiterions réaliser la même démarche avec un focus sur les prélèvements, mais nous manquons à l’heure actuelle de retours de la profession.

    La question du prix est également récurrente. Si l’on prend l’exemple des échelles télescopiques, les modèles qui répondent à des normes professionnelles ont en effet un coût supérieur aux autres, mais le risque de chute en sera très inférieur. D’autres fois certains outils seront jugés peu pratiques : c’est le cas par exemple des cutters de sécurité, qui se rétractent trop tôt de l’avis de certains utilisateurs. On se retrouve ici à la frontière entre la problématique de sécurité de l’opérateur et la performance de la fonction. »

    Thierry Ornaque – Geocapa

    « Le milieu du repérage compte beaucoup d’indépendants et nombreux sont ceux qui ne disposent pas d’une culture d’analyse du risque. On ne le rappelle pas assez souvent : l’amiante n’est pas le seul risque auquel sont exposés les opérateurs de repérage. Ces derniers peuvent être confrontés – entre autres – à un risque de chute de hauteur, à des éclats de matières lorsque le prélèvement est effectué avec une gouge ou un burin, à un risque de coupures ou d’écrasement, ou encore à une exposition prolongée au bruit. Sans oublier les troubles musculo-squelettiques (TMS) qu’ils peuvent développer.

    La prévention à ces risques a un coût en termes de formations et de matériel. Il incombe au chef d’entreprise de se poser la question de l’outil le mieux adapté afin d’optimiser l’efficacité et la sécurité de leurs employés. De plus, la rédaction d’un document unique d’évaluation des risques (DUER) est obligatoire. »

    Sodiatec et Geocapa sont deux entreprises de tailles différentes. Comment gérez-vous cette problématique de l’outillage ?

    Thierry Ornaque – Geocapa

    « Pour une petite structure, c’est le retour d’expérience des opérateurs sur le terrain qui permet d’établir un package pertinent d’outils et équipements. Mais parfois, les solutions seront un mix de plusieurs éléments ou seront issues du détournement de l’usage d’un matériel existant. Chez Geocapa, nous réalisons nos propres développements R&D pour déployer des solutions efficaces et qui ne dépassent pas les seuils de rejet amiante. Au niveau des aspirateurs THE eau et poussières par exemple, nous avons ajouté des cyclones « maison » en amont de l’aspiration afin d’augmenter la vitesse d’aspiration tout en séparant les éléments aspirés de manière naturelle.

    Pour le repérage sur les enrobés, Geocapa a également développé un concept de remorque embarquant tous les équipements nécessaires aux prélèvements, incluant entre autres les cônes de signalisation routière et un groupe électrogène. Ce matériel, nous le mettons à la disposition des entreprises certifiées qui nous en font la demande. »

    Laurent Roquin – Sodiatec

    « Quand l’entreprise grandit, il est indispensable d’uniformiser les procédures, les outils et les formations. Chez Sodiatec, nous checkons au cas par cas à travers des listings les besoins de chaque opérateur en fonction de ses certifications, formations et diplômes. Appareil de contrôle électrique, enrouleur de continuité, gants isolants, tournevis isolé, visière, testeur gaz, vitromètre, harnais anti-chute, casques anti-chocs… tout cela est normé et défini dans notre package. De même pour l’outillage de base (cutter, ciseaux à bois, tournevis, pinces, massette, burin, grattoir, massette, lampe torche, pied de biche, scie à guichet, échelle télescopique…), les EPI et les consommables.

    Nous avons également recruté un responsable QHSE, un ingénieur dont le métier consiste à gérer les problématiques de qualité, d’hygiène, de sécurité et d’environnement. Il rédige notamment les notices de postes, les modes opératoires et sensibilise les chefs d’équipe sur la question des équipements de sécurité.

    Mais le point de départ de toute cette démarche, c’est la mise en place d’un DUER. Faire appel à un consultant peut s’avérer très utile à cette étape. Pour accompagner les indépendants et les petites structures, la FIDI propose justement un service de facilitation pour l’élaboration des DUER, avec mise à disposition d’un consultant. »

    Jean-Michel Catherin – Testoon

    « Certains opérateurs de repérage sont tentés d’aller acheter leurs outils sur diverses plateformes de vente en ligne pour obtenir des prix attractifs, mais ils se retrouvent vite confrontés à des indisponibilités, à des produits qui ne sont pas en stock, à des prix qui ne sont pas tenus, ou encore à des modèles qui changent continuellement. En passant par 15 ou 20 fournisseurs différents, ils ne bénéficient d’aucun suivi.

    Même si nous ne sommes pas en mesure de garantir une performance en termes de prix sur tous les produits, nos clients peuvent demander à Testoon de leur composer un package de matériel, avec leur propre liste. En poursuivant les échanges avec les professionnels et les fédérations, nous espérons pouvoir proposer prochainement un guide dédié à l’outillage du repérage amiante. »

  • Évolution du DPE : quelles conséquences pour les contrats d’assurance ?

    Évolution du DPE : quelles conséquences pour les contrats d’assurance ?

    Entrée en vigueur le 1er juillet 2021, la nouvelle version du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) fait évoluer non seulement la méthode des diagnostiqueurs, mais également leur responsabilité. Le point sur les conséquences envisageables pour les contrats d’assurance avec Sandra Lutz, chargée de clientèle Diagnostiqueurs au sein du Cabinet Condorcet, et Grégoire Marion, responsable branche Responsabilité Civile.

    Sandra Lutz

    Chargée de clientèle Diagnostiqueurs
    CABINET CONDORCET

    Grégoire MARION

    Responsable du Marché des Diagnostiqueurs Immobiliers
    CABINET CONDORCET

    De quelle manière le nouveau DPE pourrait-il impacter les contrats d’assurance des diagnostiqueurs ?

    Dans les prochains mois, l’opposabilité du DPE sera sans doute dans le Top 3 des sinistres rencontrés par les professionnels du diagnostic immobilier. Pour rappel, l’opposabilité confère au DPE une portée contraignante au même titre que les autres diagnostics immobiliers obligatoires (plomb, amiante, termites…) : si l’étiquette énergétique d’un bien est incorrecte, l’acheteur ou le locataire a désormais la possibilité de prendre des mesures contre le vendeur ou le bailleur de la propriété. Le tribunal peut ainsi être saisi pour obtenir des dommages et intérêts ou l’annulation de la vente ou du bail en cours, une fois l’erreur prouvée. Il est dès lors envisageable que le vendeur ou le bailleur se retourne à son tour contre le diagnostiqueur.

    Ce risque de contentieux est d’autant plus important que les méthodes de calcul ont elles aussi évolué et que certaines pratiques, telles que la réalisation à la demande du client d’un DPE vierge, ne sont désormais plus tolérées.

    S’il est encore tôt pour l’affirmer, il est fort à parier que cette sinistralité aura un impact sur le coût des contrats d’assurance. Cette tendance s’observe déjà, mais pour d’autres raisons. Les compagnies d’assurance seront également plus vigilantes sur les qualifications et les antécédents des diagnostiqueurs.

    Face à cette situation – et pour limiter leur responsabilité -, les diagnostiqueurs doivent plus que jamais être prudents sur la collecte des informations techniques nécessaires à l’établissement du DPE. Il s’agit notamment de réclamer un maximum de documents (plans, factures, etc.), voire même de refuser la prestation si les éléments ne sont pas transmis. En cas d’absence de réponse de leur client, il est important de le noter. Actuellement, une part importante des mises en causes des diagnostiqueurs concerne déjà la non rédaction des réserves.

    Depuis trois ans, le coût des contrats d’assurance a grimpé de 20 à 25 % par an. Quelle en est la cause ?

    Dès le départ, quand le métier du diagnostic a commencé, l’activité était mal connue des assureurs et le montant des primes inadapté. Le coût moyen d’un sinistre est supérieur à 12 000 euros quand la prime moyenne pour un diagnostiqueur varie entre 1500 et 2500 euros par an.

    Ce que nous observons actuellement est donc un rattrapage. Si l’augmentation des sinistres n’est pas stoppée, la hausse des tarifs devrait se poursuivre dans les années à venir. Les compagnies d’assurance qui continuent de pratiquer des prix faibles s’exposent au risque de sortir du marché du diagnostic, ou de majorer très fortement les primes par la suite.

    Comment réagir face à ces augmentations ?

    Il y a un véritable risque à se tourner vers un assureur pratiquant des prix trop bas. Tout d’abord parce que la probabilité que le diagnostiqueur soit mal accompagné en cas de sinistre est plus élevée. Aussi, ces compagnies d’assurance ne connaissent pas la profession de diagnostiqueur et ne bénéficient donc pas de l’expérience sur les sinistres, ni d’une équipe d’avocats et d’experts dédiés au sujet.

    Enfin, en ne pratiquant pas les véritables prix du marché, ces compagnies s’exposent à une fermeture de leurs services à moyen terme. Or dans ce cas, on ne sait pas qui va régler les sinistres et la prime est tout simplement perdue. Il sera également plus difficile pour les diagnostiqueurs de négocier avec une autre compagnie, voire même de retrouver une assurance ensuite.

  • Panorama des techniques de mesure de l’efficacité énergétique

    Panorama des techniques de mesure de l’efficacité énergétique

    Comment instrumenter et mesurer pour l’efficacité énergétique des bâtiments dans le neuf, la rénovation et l’exploitation ? Éléments de réponses et tour d’horizon des innovations dans le matériel du contrôle et du diagnostic.

    Une vidéo Replay du Grand Circuit #DIAGNOSTIC du 16 septembre 2021, spécial « La mesure de l’efficacité énergétique du bâtiment ».

    Avec :

    Jean-Michel CATHERIN

    Dirigeant
    TESTOON

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  • La mesure de l’efficacité énergétique du bâtiment (neuf et existant)

    La mesure de l’efficacité énergétique du bâtiment (neuf et existant)

    Replay

    16 SEPT. 2021


    web-conf
    en direct
    de Paris

    #DIAGNOSTIC

    La mesure de l’efficacité énergétique du bâtiment (neuf et existant)


    Objectif de la web-conférence

    • s’informer sur l’enjeu de la mesure de l’efficacité énergétique du bâtiment
    • obtenir un aperçu du matériel existant
    • échanger en direct avec les experts (en fin de conférence)

    Le contexte

    La manière de mesurer l’efficacité énergétique des bâtiments évolue, les technologies aussi. Si certaines innovations visent une plus grande accessibilité de la mesure, d’autres préfigurent des méthodes inédites d’évaluation de la performance des équipements. Il est par exemple désormais possible de réaliser des tests d’étanchéité (non réglementaires pour l’heure) sans porte soufflante.

    À travers le projet SEREINE, le CSTB étudie par ailleurs une méthode visant à mesurer in situ l’isolation thermique globale réelle d’un logement rénové. Le principe consiste à élever rapidement la température du bâtiment, puis à mesurer à quelle vitesse celui-ci se refroidit.

    Aussi, les moyens plus traditionnels de mesurer l’efficacité énergétique des bâtiments connaissent également quelques évolutions, avec notamment des caméras thermiques plus précises et moins coûteuses,


    Replay

    Table ronde – Les conséquences du nouveau DPE

    Avec CDI FNAIM, FIDI, FIABCI FRANCE

    Panorama des techniques de mesure de l’efficacité énergétique

    Avec TESTOON

    Co-organisateurs

    Partenaires conférenciers


    Intervenants

    Xavier FAURE

    Animateur
    GRAND CIRCUIT

    Jean-Michel CATHERIN

    Dirigeant
    TESTOON

    Henry BUZY-CAZAUX

    Président fondateur de l’Institut du Management des Services Immobiliers IMSI et vice-président de FIABCI-France

    Frédéric OBLED

    Spécialiste DPE / Energie, administrateur
    FIDI

    Jean-Marc MOINARD

    Président adjoint
    CDI FNAIM


    Prochainement sur le Grand Circuit


    Public

    S’adresse aux : maîtres d’ouvrages (publics, privés), copropriétaires, syndics, bailleurs sociaux, bureaux de contrôle, bureaux d’études, architectes, diagnostiqueurs immobiliers, acteurs de la mesure, du contrôle et des diagnostics des bâtiments.

  • Table ronde – Les conséquences du nouveau DPE

    Table ronde – Les conséquences du nouveau DPE

    Replay de la table ronde tenue lors du Grand Circuit #DIAGNOSTIC du 16 septembre 2021, spécial « La mesure de l’efficacité énergétique du bâtiment ».

    Décryptage des conséquences de l’évolution du DPE : opposabilité et responsabilité juridique, nouvelle méthode de calcul, nouveaux seuils d’étiquette énergie…

    Avec :

    Jean-Marc MOINARD

    Président adjoint
    CDI FNAIM

    Henry BUZY-CAZAUX

    Président fondateur de l’Institut du Management des Services Immobiliers IMSI et vice-président de FIABCI-France

    Frédéric OBLED

    Spécialiste DPE / Energie, administrateur
    FIDI

    Xavier FAURE

    Animateur
    GRAND CIRCUIT

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  • Suspension du DPE par le gouvernement : « un sage pragmatisme »

    Suspension du DPE par le gouvernement : « un sage pragmatisme »

    COMMUNIQUÉ – Prise de parole de Thierry Marchand, président de la Chambre des Diagnostiqueurs Immobiliers CDI-FNAIM

    Le vendredi 24 septembre dernier, pour tous les logements et bâtiments d’avant 1975, le Gouvernement a décidé de suspendre tous les diagnostics de performance énergétique (DPE) menés avec les nouvelles règles entrées en vigueur le 1er juillet dernier. Les résultats obtenus n’étaient pas assez fiables alors que ce DPE est désormais opposable. Une décision sage au vu des enjeux et qui permettra de corriger ce qui mérite de l’être.

    Rarement une simple réforme technique aura soulevé un tel tollé : le nouveau diagnostic de performances énergétique, indicateur de vertu des logements à la vente et à la location -privés et HLM- devenu populaire, a fait l’objet d’une refonte radicale. Sa version évoluée est entrée en vigueur au 1er juillet 2021. Pour fiabiliser cet outil et lui permettre de s’imposer comme « opposable », c’est-à-dire pouvant permettre d’engager la responsabilité du propriétaire, le ministère en charge du logement a travaillé depuis un an à un moteur de calcul intégrant plus de données, en vue de fournir aux acquéreurs et aux locataires des informations objectives. Ainsi, en lieu et place des factures de consommation d’énergie du précédent occupant, au demeurant parfois difficiles à obtenir et entraînant l’impossibilité de calculer la performance, ce diagnostic se fonde désormais sur des caractéristiques physiques du bien. Il associe aussi à la performance pure, classée sur une échelle de A à G, l’émission de gaz à effet de serre et des simulations de dépenses énergétiques. Enfin, il comporte des préconisations de travaux pour faire accéder à un degré de performance correct, dans les trois premiers barreaux de l’échelle, A, B ou C, les logements énergivores. En somme, le nouveau DPE avait vocation à gagner en exactitude et en complétude pour prendre, à ce titre, valeur contractuelle. Le ministère avait fourni une étude d’impact qui anticipait une situation équilibrée : de l’ordre de 800 000 logements allaient mécaniquement progresser dans le classement environnemental et autant seraient au contraire affectés d’une note dégradée.

    Quelles erreurs constatées avec le nouveau DPE ?

    À l’épreuve des faits, rien ne s’est passé comme les pouvoirs publics l’attendaient. Des anomalies en grand nombre ont été constatées, conduisant à une proportion élevée de logements disqualifiés, jugés passoires énergétiques par le nouveau crible, avec à la clé une dévalorisation considérable, voire une perte de liquidité. Pour les logements les plus anciens, de type hausmannien notamment, et de plus petite superficie, l’impossibilité de proposer des travaux entraînant un redressement de note à des niveaux satisfaisants a également été pointée. A aussi été minimisée la difficulté pour les diagnostiqueurs de collecter les informations techniques sur le bien nécessaires à l’établissement du DPE, le cas échéant avec le concours de l’agent immobilier ou de l’administrateur de biens mandataire. Le résultat a aussi consisté à faire figurer dans les documents des simulations de facture très nettement supérieures à la réalité constatée, jusqu’à des excès aberrants. Le bilan de cette situation a de quoi inquiéter : sur les quelques 300 000 DPE établis depuis juillet, la moitié a concerné des logements construits avant 1975, dont une fraction majeure a comporté d’évidentes anomalies. Dans ce contexte, Emmanuelle Wargon, ministre en charge du logement, vient de prendre la décision à la fois sage et courageuse de surseoir à l’obligation de réaliser le DPE pour les biens édifiés avant cette date de 1975 -sauf en cas de transaction urgente- tant que le moteur et les logiciels qui calculent les DPE de nouvelle génération ne seront pas nettoyés des scories qui les affectent. Les diagnostiqueurs œuvrent bien sûr avec les spécialistes du ministère du logement pour parvenir à ce résultat dans les meilleurs délais.

    Expérimenter pour mieux réformer

    Concrètement, les biens pour lesquels a été réalisé un DPE fautif bénéficieront d’un nouveau diagnostic, qui corrigera et annulera le précédent, sans frais. Une négociation va s’ouvrir avec le gouvernement pour que soit effectivement neutralisé le coût pour la communauté des diagnostiqueurs de cette vaste opération de rappel. On entend des critiques acerbes adressées au gouvernement, montrant d’un doigt accusateur son impéritie. Elles sont infondées. Il fallait la lumière de l’expérience pour identifier finement les dysfonctionnements qui pouvait compromettre la justesse du DPE. La plupart des défauts ne pouvaient être prévus a priori et il faut avoir la modestie de le dire. Les polémiques, que certains peuvent trouver avantage à alimenter, ne sont pas à la hauteur des enjeux. Oui, moderniser le DPE et lui donner plus de force pour conduire à la rénovation environnementale des logements était vital. Oui, il était indispensable que cet indicateur, qui constitue une aide à la décision de louer ou d’acheter, soit plus qu’indicatif et qu’il acquière une force juridique majorée. L’heure n’est plus à la légèreté en matière d’appréciation du besoin de mettre à niveau notre parc de logements -maisons individuelles comme immeubles collectifs, à destination locative comme pour occupation en propre. L’empreinte carbone liée à l’immobilier doit d’urgence être réduite. La loi Climat et résilience du 22 août 2021 a fixé un cap exigeant pour le parc locatif comme pour les copropriétés faisant suite à la loi Énergie climat du 8 novembre 2019.

    Tout au plus la séquence qui s’achève, marquée par le besoin d’ajuster un DPE conçu à marche forcée, doit-elle faire réfléchir sur la méthode d’adoption des réformes techniques. L’expérimentation devrait à l’avenir être préférée à la généralisation hâtive, fût-elle dictée par l’urgence climatique. Elle devrait en particulier inspirer la mise en place de l’audit énergétique, instrument de mesure plus précis et complet encore que le DPE. La loi « portant lutte contre le dérèglement climatique et le renforcement de la résilience contre ses effets » le rend obligatoire dès le 1er janvier 2022 pour les logements les plus énergivores. Il est appelé à s’imposer comme l’outil de référence d’évaluation et d’aide à l’amélioration de la performance environnementale. Il importe de se garder des faux pas, qui risquent de dissuader les ménages d’aller vers la vertu énergétique.