Le diagnostiqueur immobilier est un acteur incontournable pour garantir la sécurité, la conformité et la performance des bâtiments. Entre obligations légales, évolutions réglementaires et attentes croissantes des maîtres d’ouvrage, ce métier exige une expertise technique pointue, une veille constante et un sens aigu du relationnel.
Quelles sont les compétences essentielles à maîtriser pour exercer avec succès ? Comment se positionner face à la transition énergétique, aux nouvelles normes (DPE, RE 2020, etc.) et à la digitalisation du secteur ?
Audit énergétique : couverture des risques, prérequis, formation…
17 mars 2023
Organisé par
REPLAY
Revivez le Replay de la conférence du Grand Circuit, le 17 mars 2023, sur la thématique « Audit énergétique : couverture des risques, prérequis, formation… ».
Responsable du Marché des Diagnostiqueurs Immobiliers CABINET CONDORCET
François GOUDARD
Responsable Département Souscription RC Réglementée ALLIANZ ASSURANCE
Yann VOGEL
Responsable pédagogique ODI FORMATION
Xavier FAURE
Animateur GRAND CIRCUIT
ZOOM SUR
Diagnostics et assurance : évolution de la profession et de la nature des risques
Grégoire MARION
Responsable du Marché des Diagnostiqueurs Immobiliers CABINET CONDORCET
Constat sur l’évolution de la profession de diagnostiqueur immobilier
Évolution de la nature des risques encourus par les entreprises : hausse des réclamations, augmentation des sinistres d’intensité, exigence d’accompagnement juridique dans les réclamations/négociations
Les diagnostics les plus souvent mis en cause
Constat sur l’évolution de la profession de diagnostiqueur immobilier
Évolution de la nature des risques encourus par les entreprises : hausse des réclamations, augmentation des sinistres d’intensité, exigence d’accompagnement juridique dans les réclamations/négociations
Les diagnostics les plus souvent mis en cause
Avec
Grégoire MARION Responsable du Marché des Diagnostiqueurs Immobiliers CABINET CONDORCET
s’informer sur les nouveaux marchés qui s’offrent aux diagnostiqueurs (PEMD, audit…)
connaître les bonnes pratiques pour se couvrir face aux risques professionnels
trouver le bon interlocuteur pour choisir son assurance
échanger en direct avec les experts
Public concerné : Diagnostiqueurs, bureaux de contrôle, bureaux d’études, architectes, maitres d’ouvrage publics et privés…
Contexte
Avec les dernières actualités réglementaires, les diagnostiqueurs immobiliers peuvent se positionner sur de nouveaux marchés pour diversifier leurs activités. Le nouveau diagnostic Produits, Équipements, Matériaux, Déchets (PEMD), par exemple, devient obligatoire en 2023 pour les projets de “rénovations significatives” et de démolition des bâtiments.
De même, l’audit énergétique devient obligatoire préalablement à la mise en vente de maisons ou d’immeubles en monopropriété dont le DPE donne une classe F ou G.
Afin de se positionner sur ces nouvelles activités et de s’assurer face aux risques, les professionnels doivent s’orienter vers des offres sur-mesure couvrant l’ensemble de ces activité.
Quels instruments de mesure pour l’audit énergétique
Jean-Michel CATHERIN
Dirigeant TESTOON
Présentation du matériel utilisé pour la réalisation de l’audit énergétique obligatoire : caméra thermique, télémètre laser, vitromètre, débitmètre, anémomètre, manomètre, enregistreur d’énergie, pince multimètre, caméra endoscopique, analyseur de combustion…
Présentation du matériel utilisé pour la réalisation de l’audit énergétique obligatoire : caméra thermique, télémètre laser, vitromètre, débitmètre, anémomètre, manomètre, enregistreur d’énergie, pince multimètre, caméra endoscopique, analyseur de combustion…
À partir de 2023, un audit énergétique devra être réalisé préalablement à la mise en vente de maisons ou d’immeubles classés F ou G au diagnostic de performance énergétique. Ce document proposera les travaux à réaliser pour améliorer le classement de l’habitation, en une seule fois ou par étapes. Sont concernés les propriétaires de maisons individuelles ou bâtiments en monopropriété proposés à la vente en France métropolitaine.
Les premiers textes ont été publiés en mai 2022 : le Décret n° 2022-780 du 4 mai 2022 relatif à l’audit énergétique, ainsi que l’Arrêté du 4 mai 2022 définissant pour la France métropolitaine le contenu de l’audit énergétique réglementaire prévu par l’article L. 126-28-1 du code de la construction et de l’habitation.
L’audit énergétique obligatoire est une nouvelle disposition dans la lignée du diagnostic de performance énergétique (DPE). L’objectif de l’audit énergétique est d’aller plus loin dans la préconisation et le chiffrage des travaux qui doivent être réalisés par les propriétaires (existant ou le nouveau propriétaire dans le cadre d’une transaction) et de donner des éléments spécifiques sur les travaux à mener et le coût associé à ces travaux.
À l’heure actuelle, tous les textes ne sont pas encore publiés. Pourtant, l’objectif est que cet audit énergétique puisse être réalisé à partir du 1er septembre. Pour que cela soit possible, tout un dispositif doit être mis en place, avec un référentiel technique, des décrets et autres documents officiels, la mise en place de nouveaux logiciels, la mise en place d’un cursus de formation…
Trois points sont importants à avoir en tête avant la souscription d’un contrat d’assurance professionnelle :
Le premier est bien connu, il s’agit des minimums légaux de la garantie Responsabilité Civile Professionnelle : la loi impose au diagnostiqueur une garantie de 300 000 euros par sinistre et de 500 000 euros par année d’assurance. Or, certaines compagnies d’assurances étrangères ou non spécialisées dans le diagnostic immobilier ne proposent pas ces montants légaux. Un diagnostiqueur peu vigilant s’expose ainsi à un risque de défaut d’assurance. Précisons également que les deux montants de garantie sont fixes et ne se compensent pas entre eux.
Le deuxième point de vigilance concerne la définition légale des assureurs sur les activités pratiquées. Certains assureurs résument cette définition et excluent des domaines d’intervention pourtant susceptibles de concerner les diagnostiqueurs. C’est notamment le cas pour les termites et l’état parasitaire, qui sont deux diagnostics différents. Le premier est soumis à certification et fait partie du diagnostic de base dans certaines régions, mais il n’intègre pas l’état parasitaire. De même concernant le diagnostic amiante, pour lequel certains contrats ne font pas la distinction entre le diagnostic avec et le diagnostic sans mention.
Le dernier, le devoir de conseil, qui doit être concilié avec l’interdiction de prescriptions.
Les évolutions techniques et réglementaires dans les activités du bâtiment exigent des données de plus en plus précises. En tant que producteurs de ces données, les diagnostiqueurs sont sensibilisés à cette problématique. La vérification du bon étalonnage des appareils de mesure est ainsi plus que jamais primordiale.
La complexité d’une vérification réside dans le niveau de précision que l’on souhaite obtenir et la complexité des appareils. Si dans le cas de l’infiltrométrie la réglementation est clairement établie, les normes relatives aux diagnostics gaz et loi Carrez ne précisent pas la finesse de mesure que doivent viser les équipements. Or, en cas de litige et de contre-expertise, le diagnostiqueur peut se retrouver dans l’obligation de prouver la justesse de ses mesures.
Le meilleur moyen de se prémunir est d’effectuer la vérification métrologique de ses appareils auprès d’un laboratoire accrédité, afin d’obtenir un certificat. Un plus également pour garantir la qualité de la prestation auprès des clients, assurer la sécurité juridique de ses prestations et même parfois négocier son contrat de responsabilité civile professionnelle.
Public
S’adresse aux : maîtres d’ouvrages (publics, privés), copropriétaires, syndics, bailleurs sociaux, bureaux de contrôle, bureaux d’études, architectes, diagnostiqueurs immobiliers, acteurs de la mesure, du contrôle et des diagnostics des bâtiments.
Nouveau DPE : quelles conséquences juridiques et techniques ?
Rappel réglementaire, contexte, changements entre le DPE ancien et le nouveau
Table ronde avec les éditeurs de logiciel, l’UNIS et la FIDI
Replay
Objectif de la web-conférence
Clarifier les enjeux autour de la nouvelle version du DPE : opposabilité, responsabilité juridique, méthode de calcul…
Le témoignage des éditeurs de logiciel : AnalysImmo, Liciel, OBBC, ITGA
Le contexte
La refonte du diagnostic de performance énergétique arrive à son terme, avec des conséquences juridiques et techniques pour les professionnels du diagnostic immobilier et leurs clients.
Trois arrêtés relatifs au DPE sont parus au Journal Officiel du 13 avril 2021 et entrent en application au 1er juillet.
Organisateur
En partenariat avec
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Intervenants
Xavier FAURE
Président PLANÈTE COPROPRIÉTÉ
Lionel JANOT
Président FIDI
Stéphane PROUZEAU
Vice-Président FIDI
Mickael BENZAKEN
Responsable Service Client ATLIBITUM ANALYSIMMO
Stephane DELOT
Président LICIEL
Christophe BRUYAT
Gérant OBBC DEVELOPPEMENT
Martine CARDOUAT
Présidente Commission Transactions UNIS
Benoît LANLARD
Directeur des Services Numériques (DSI/CIO/CDO) ITGA
L’assurance professionnelle accompagne les diagnostiqueurs immobiliers tout au long de leur activité. Choisir le contrat le plus adapté à sa situation est primordial et doit se faire en connaissance de cause. Le point avec Sandra Lutz, chargée de clientèle Diagnostiqueurs au sein du cabinet Condorcet, et Grégoire Marion, responsable branche Responsabilité Civile.
Quels sont les principaux points de vigilance à la souscription d’un contrat d’assurance ?
Il y a trois points importants à avoir en tête avant la souscription d’un contrat d’assurance professionnelle. Le premier est bien connu, il s’agit des minimums légaux de la garantie Responsabilité Civile Professionnelle : la loi impose au diagnostiqueur une garantie de 300 000 euros par sinistre et de 500 000 euros par année d’assurance. Or, certaines compagnies d’assurances étrangères ou non spécialisées dans le diagnostic immobilier ne proposent pas ces montants légaux. Un diagnostiqueur peu vigilant s’expose ainsi à un risque de défaut d’assurance. Précisons également que les deux montants de garantie sont fixes et ne se compensent pas entre eux.
Le deuxième point de vigilance concerne la définition légale des assureurs sur les activités pratiquées. Certains assureurs résument cette définition et excluent des domaines d’intervention pourtant susceptibles de concerner les diagnostiqueurs. C’est notamment le cas pour les termites et l’état parasitaire, qui sont deux diagnostics différents. Le premier est soumis à certification et fait partie du diagnostic de base dans certaines régions, mais il n’intègre pas l’état parasitaire. De même concernant le diagnostic amiante, pour lequel certains contrats ne font pas la distinction entre le diagnostic avec et le diagnostic sans mention.
Le dernier piège à éviter se situe dans une confusion récurrente, dans la structure même du contrat de responsabilité civile professionnelle, entre la garantie de « défense recours » et les contrats de protection juridique. Les seconds ont pour objets d’indemniser les frais de défense en cas de litige avec un tiers pendant l’exploitation de l’activité, tel qu’un différend avec un fournisseur de matériel ou encore avec un salarié. Mais ces contrats ne prennent pas en compte l’indemnisation des frais de défense lorsque le diagnostiqueur est mis en cause sur un diagnostic. Dans ce cadre, c’est la garantie « défense recours » du contrat de responsabilité civile professionnel qui protège le professionnel.
On observe que les diagnostiqueurs souscrivent souvent des contrats séparés de Protection Juridique en étant persuadés qu’il s’agit du contrat qui leur servira en cas de sinistre sur un diagnostic remis. Or, ce n’est pas le cas. Ces contrats seront plus utiles à des entreprises de taille moyenne, avec un chiffre d’affaires important, du matériel et des salariés.
Avec la crise du Covid-19, de nombreux diagnostiqueurs ont souhaité mettre en sommeil leurs contrats. Est-ce possible ?
Un contrat de responsabilité civile professionnelle ne fait pas de pause : il a pour objet de garantir les réclamations portant sur des diagnostics remis. Même en cas d’arrêt d’activité, un diagnostiqueur peut toujours recevoir une réclamation d’un client. Il est donc impossible pour eux de faire des économies au détriment du contrat.
Nous comprenons toutefois le besoin de nos clients de réduire leurs frais. En tant que courtier, nous avons développé au maximum des solutions en cas de retard de paiement, avec notamment une mensualisation sans frais supplémentaires et l’annulation des envois de relance avec mise en demeure.
Quels sont les atouts de Cabinet Condorcet pour négocier un contrat d’assurance ?
Notre principal atout est d’être le premier courtier en France dans le domaine de l’assurance des diagnostiqueurs immobiliers. Nous avons donc un poids, puisque la négociation se fait sur la masse, mais aussi une expertise et une connaissance pointue du métier. Nous sommes en mesure de présenter aux assureurs des dossiers complets et d’objecter des arguments en faveur de nos clients pour négocier leur contrat et revoir le chiffrage à la baisse. Le cabinet Condorcet est également un courtier qui se développe au sein d’un groupe, PatrimOne, qui prend de l’ampleur.
Télétravail : comment maîtriser les risques et assurer la réussite ?
Avec la crise Covid, le télétravail s’est imposé à de nombreuses entreprises comme une solution pour continuer l’activité. Cette nouvelle organisation du travail pose des questions inédites. Les entreprises doivent anticiper les risques et assurer l’efficacité des collaborateurs dans leur environnement personnel.
Avec les meilleurs experts du sujet, nous aborderons les aspects suivants :
Table ronde – Télétravail : responsabilité juridique de l’employeur et conformité du poste de travail
Débat sur l’anticipation des risques dans le cadre du télétravail, à domicile ou à l’extérieur. Quelle est la responsabilité de l’employeur en cas d’accident (ou de pathologie) du salarié ? Quelles sont les obligations légales ou les recommandations aux employeurs pour limiter cette responsabilité ? Quelles solutions et quels acteurs pour contrôler la conformité du poste de travail ?
Contrôle et diagnostic : outils de mesure et supervision des postes de télétravail
Présentation des instruments de mesure, des différentes méthodes (auto-déclaration, référentiel, inspection sur site) et des paramètres à contrôler dans le cadre d’un poste de télétravail : mesure de la qualité de l’air, contrôle de sécurité de l’installation électrique, niveau de bruit, température, hygrométrie. Réflexion sur le monitoring VS mesures ponctuelles.
Assurer la sécurité électrique et la productivité des collaborateurs sur leur poste de télétravail
Checklist des vérifications à mener pour assurer la sécurité électrique, contrôler le bon fonctionnement des équipements électriques (matériel informatique, connectique, courant faible…) et de télécommunication (débit internet). L’indispensable pour garantir la continuité de l’activité sans perte de productivité et sans risque.
Protéger les données de l’entreprise et garantir la performance du réseau
Le télétravail accroît les risques d’attaque informatique, de piratage et de pertes des données. Un ensemble de bonnes pratiques permettent d’éviter ce type de situations catastrophiques pour l’entreprise. Présentation de la certification Bureau Veritas.
Rediffusion de la web-conférence “Déconfinement et reprise des travaux – Covid-19, prévention des risques, logistique et avantage économique » du 26 mai 2020.
Intervenants
Philippe Bourges – Ingénieur conseil national en charge des activités du BTP au sein de la Caisse nationale de l’Assurance Maladie (CNAM)
Christophe Desplat – Coordonnateur activité BTP à la CRAMIF
Nabil Akl – Directeur Technique Groupe Altarea Cogedim
Thibault Dandoy – Direction Nationale de la Construction au sein d’Altarea Cogedim
Vincent Albaric – Président UNTEC Rhône-Alpes
Xavier Faure – Animateur d’Améliorons la Ville
Benjamin Taïs – Chargé de contenu d’Améliorons la Ville
Rediffusion de la web-conférence « Déconfinement et reprise des travaux » du 16 avril 2020.
Sujet : maîtres d’ouvrage et entreprises : comment reprendre les travaux ? Suite au discours d’Emmanuel Macron ce lundi 13 avril et à la publication des guides de l’OPPBTP et de la filière du diagnostic immobilier, les services de l’Etat et les maîtres d’ouvrage répondent à vos questions sur la reprise des chantiers (travaux, diagnostics…) dans les logements collectifs (copropriétés, HLM).
Avec :
Marc Charroy – Coordonnateur des actions Amiante à la CRAMIF (Caisse régionale d’assurance maladie d’Ile-de-France)
Christophe Desplat – Coordonnateur activité BTP à la CRAMIF
Claude Pouey – Directeur ARC Services au sein de l’ARC (Association des responsables de copropriété)
Alban Charrier – Responsable du département Politiques Techniques de l’USH (Union sociale de l’habitat)
Lionel Janot – Président de la FIDI (Fédération interprofessionnel des diagnostiqueurs immobiliers)
Sophie Claus – Responsable Grands Comptes chez Eurofins
Jean-Michel Catherin – Dirigeant de Testoon
Xavier Faure – Créateur d’Améliorons la Ville et animateur du Grand Circuit