Catégorie : Façade et toiture

Comment choisir les matériaux (isolation par l’extérieur, enduits, bardages, toitures végétalisées) en fonction des contraintes réglementaires (PLU, ABF) et des objectifs de performance (RE 2020, déperditions thermiques) ? Quelles sont les bonnes pratiques pour sécuriser le chantier (échafaudages, coordination des corps d’état) et minimiser les nuisances pour les occupants ? Et comment financer ces travaux grâce aux aides disponibles (CEE, subventions locales, éco-PTZ) ?

 

Améliorons La Ville propose des émissions, conférences, reportages et interviews avec des experts et des retours d’expérience concrets.

  • Travaux et aides associées : isolation, chauffage, ventilation, étanchéité, IRVE…

    Travaux et aides associées : isolation, chauffage, ventilation, étanchéité, IRVE…

    grand-circuit

    17 mars 2022

    REPLAY

    Travaux et aides associées : isolation, chauffage, ventilation, étanchéité, IRVE…

    Organisé par

    REPLAYS

    Les enjeux de la ventilation dans un projet de rénovation | Solutions par type de bâtiment

    Patrick FRAISSE

    Directeur Général
    VTI

    • Retour sur les conséquences d’un défaut de ventilation
    • Focus sur les types de ventilation par types de bâtiments : Haussmanniens-HBM-Affiliés (1850-1930) ; bâtiments des trente glorieuses (1945-1974).
    • Caractéristiques des conduits individuels
    • Le diagnostic global ventilation
    • La ventilation naturelle et hybride
    • La ventilation mécanique basse pression
    • Retour sur les conséquences d’un défaut de ventilation
    • Focus sur les types de ventilation par types de bâtiments : Haussmanniens-HBM-Affiliés (1850-1930) ; bâtiments des trente glorieuses (1945-1974).
    • Caractéristiques des conduits individuels
    • Le diagnostic global ventilation
    • La ventilation naturelle et hybride
    • La ventilation mécanique basse pression

    Avec

    Patrick FRAISSE
    Directeur général VTI


    Missions de l’AMO dans un projet de rénovation globale. Mobiliser les CEE dans le cadre de travaux par lots

    Thomas BON

    Area Manager
    HELLIO

    • Retour sur le rôle de l’assistant à maîtrise d’ouvrage (AMO) dans le cadre de Ma Prime Rénov’ Copropriété
    • Les missions de l’AMO : réalisation des études préalables ; enquête sociale ; mobilisation des financements ; accompagnement sur la réalisation et la réception des travaux
    • Les aides pour financer l’AMO et focus sur les Certificats d’économies d’énergie (CEE)
    • Retour sur le rôle de l’assistant à maîtrise d’ouvrage (AMO) dans le cadre de Ma Prime Rénov’ Copropriété
    • Les missions de l’AMO : réalisation des études préalables ; enquête sociale ; mobilisation des financements ; accompagnement sur la réalisation et la réception des travaux
    • Les aides pour financer l’AMO et focus sur les Certificats d’économies d’énergie (CEE)

    Avec

    Thomas BON
    Area Manager HELLIO


    Objectif

    • comprendre les règles encadrant les différents types de travaux en copropriété
    • connaître les solutions et leur efficacité
    • s’informer sur les aides nationales et locales disponibles
    • échanger en direct avec les experts sur votre projet (en fin de conférence)

    Les travaux de rénovation en copropriété bénéficient de nombreuses aides financières en provenance des pouvoirs publics. Ces aides peuvent être versées directement aux copropriétaires ou aux syndicats de copropriété.

    Ma Prim’ Renov est l’une des solutions financières les plus généreuses. Elle permet de couvrir jusqu’à 25 % du montant global des travaux dans la limite de 15 000 euros par lot.

    Les CEE participent également à encourager les rénovations en copropriété, notamment à travers le programme « Coup de pouce rénovation globale ». Ces aides, cumulables avec d’autres dispositifs, dépendent des économies d’énergie réalisées et sont évaluées en moyenne à 2 000 euros par logement.

    À ces dispositifs s’ajoutent de nombreuses autres solutions de financement : éco-prêt à taux zéro, TVA réduite, aides des collectivités territoriales, programme « Habitat Mieux » de l’ANAH… Pour y voir plus clair, l’assistance à maîtrise d’ouvrage offre désormais des services d’ingénierie financière. Les entreprises elles aussi accompagnent les maîtres d’ouvrage.

    Conseils syndicaux, bureaux d’études, architectes, entreprises, bailleurs, collectivités…

    Partenaires conférenciers


    Prochainement sur le Grand Circuit

  • Comment un groupement permet d’atteindre les objectifs de performance énergétique ?

    Comment un groupement permet d’atteindre les objectifs de performance énergétique ?

    Les projets de rénovation globale réunissent sur un même chantier une multitude d’entreprises et de corps de métier. La bonne coordination de ces acteurs est indispensable pour atteindre les objectifs de performance énergétique visés et réduire les délais. Arnaud Cordon, Responsable commercial de SPEBI, présente les avantages de faire appel à un groupement d’entreprises.

    Sont abordés :

    • La co-traitance dans le cadre d’un groupement d’entreprises.
    • L’ordre des travaux, le planning et la coordination avec l’ensemble des lots.
    • La simplification administrative et technique.
    • La sécurité des chantiers. 
    • La rénovation énergétique sur immeubles classés et grands ensembles.

    Une vidéo Replay du Grand Circuit #COPROPRIÉTÉ du 15 mars 2022, spécial “Rénovation Globale : nouvelles obligations et accompagnement”.

    Arnaud CORDON

    Responsable commercial
    SPEBI

    Découvrez les prochaines thématiques du Grand Circuit

  • Groupement d’entreprises : un pilote aux commandes de la rénovation globale

    Groupement d’entreprises : un pilote aux commandes de la rénovation globale

    Le recours à un groupement d’entreprises dans le cadre d’un projet de rénovation globale offre des garanties supplémentaires de réussite et présente une réponse pertinente aux enjeux de la rénovation énergétique. Zoom sur la démarche, avec Éric BALECH, directeur commercial de SPEBI.

    Éric BALECH

    Directeur commercial
    SPEBI

    Quelle tendance observez-vous dans la manière d’organiser les travaux ?

    Pour être éligibles aux aides publiques à la rénovation énergétique MaPrimeRénov, les copropriétés doivent viser un objectif de 35 % de gain énergétique après travaux. Cet objectif n’est réalisable que dans le cadre d’une rénovation globale, embarquant l’isolation extérieure, le remplacement des menuiseries et la ventilation. Nous sommes ainsi souvent amenés à répondre à des appels d’offres conjointement avec d’autres corps de métiers au travers d’un groupement d’entreprises. Aussi, c’est une solution que nous proposons systématiquement à nos clients lorsqu’elle n’est pas inscrite dans la demande initiale. 

    Un chantier de rénovation globale est une aventure humaine qui dure en moyenne un an. La communication entre les copropriétaires et les entreprises est un des piliers de la réussite. Cette relation est grandement simplifiée et améliorée avec un interlocuteur unique : le pilote du groupement. Ce rôle est le plus souvent porté par l’entreprise qui intervient sur le lot de travaux le plus important. Et c’est un exercice que maîtrisent parfaitement les chefs de chantier et conducteurs de travaux de SPEBI.

    Quels sont les avantages à faire appel à un groupement d’entreprises ?

    Qu’ils soient permanents ou non, les groupements d’entreprises permettent de proposer, d’afficher et clarifier une offre globale aux maîtres d’ouvrages. Au-delà de la simplicité, c’est aussi une garantie de résultat supplémentaire, car les entreprises du groupement sont solidaires. Du fait de la responsabilité qui lui incombe, le pilote est encouragé à choisir avec soin ses partenaires, en visant le meilleur rapport qualité/prix.

    L’appartenance à un même groupement favorise les échanges entre les différents corps de métier. Tous les acteurs du projet se coordonnent en amont des chantiers pour atteindre l’objectif final de performance énergétique. Ils collaborent étroitement et construisent des processus de management adaptés.

    Cette méthode permet d’organiser le maximum de travaux en même temps. Les délais s’en trouvent considérablement réduits, ainsi que les coûts de matériel et de matériaux par la même occasion. En outre, cette étroite collaboration permet de limiter les cas de non-conformité.

    Comment s’organise un groupement avec SPEBI ?

    Nous programmons dans un premier temps des réunions préparatoires, qui nous permettent de planifier les différentes étapes du chantier, ainsi que de fixer les dates de livraison des matériaux. Nous assurons par la suite la coordination entre les lots de travaux, notamment en ce qui concerne les aires de stockage et de livraison. Notre service méthode s’occupe également des demandes d’autorisations auprès de la mairie et de la voirie.

    D’un point de vue administratif, le pilote référence les qualifications des cotraitants, collecte leurs mémoires techniques et organise la facturation, cette dernière s’exerçant toujours entre le client et les différents cotraitants. Nous présentons systématiquement notre vision du chantier et notre organisation à la maîtrise d’ouvrage. Il n’y a jamais de surprise : ce que nous faisons, nous l’annonçons.

    Quelles sont les particularités de SPEBI en tant que pilote de groupement ?

    Par nos qualifications et nos certifications dans le domaine de l’amiante (l’entreprise est certifiée « Traitement de l’amiante intérieur et extérieur des bâtiments » QUALIBAT 1552), nous pouvons intervenir dans d’autres lots que le nôtre.

    Nous pouvons par exemple intervenir en dépose des éléments amiantés de menuiserie extérieure. Dans ces cas-là, SPEBI devient sous-traitant de ses cotraitants qui n’ont pas les autorisations nécessaires, tout en demeurant pilote du groupement. Cette pratique est aisée à mettre en œuvre au sein d’un groupement, puisque les entreprises se connaissent.

  • Rénovation des fenêtres : l’union fait la force avec l’achat groupé

    Rénovation des fenêtres : l’union fait la force avec l’achat groupé

    Spécialiste depuis 80 ans dans la fabrication et la pose de menuiseries extérieures, le groupe Lorillard a développé un service dédié aux copropriétés : « Lorenove Grands Comptes ». Ce service propose aux copropriétaires une solution originale d’achat groupé. Aurélien Hoellinger, responsable commercial, présente le concept.

    Aurélien HOELLINGER

    Responsable Commercial 
    LORENOVE GRANDS COMPTES

    Vous proposez un service d’achat groupé de menuiseries extérieures. Qu’apporte-t-il aux copropriétaires ?

    Lorenove Grands Comptes offre en effet deux possibilités de rénovation des copropriétés. La première – la plus classique -, consiste en un programme de rénovation complet sous condition de marché, avec maîtrise d’œuvre (architecte, bureau d’études, bureau de contrôle). Nous répondons alors à un descriptif technique dans le cadre d’un appel d’offre.

    Ce scénario correspond en général à un projet de rénovation énergétique globale.

    La deuxième solution est plus originale : l’achat groupé. Son principe est simple, les copropriétaires qui souhaitent changer leurs fenêtres s’unissent derrière leur conseil syndical pour obtenir de notre part des prix particulièrement attractif. Les produits proposés sont en adéquation avec les besoins de la copropriété et sont validés par le conseil syndical.

    Les prix dépendent du volume. À partir de 50 fenêtres, la remise varie entre 15 et 20 %. Leurs bénéficiaires peuvent atteindre jusqu’à 40 à 50 % de remise pour un lot plus important.

    Au-delà du prix, cette solution permet de limiter les travaux dans le temps par rapport à une méthode plus classique où les artisans se succèdent. Il est possible de rénover 30 à 40 appartements sur un délai d’un mois et demi. L’achat groupé permet également d’uniformiser l’apparence des façades de la résidence tout en valorisant le patrimoine et en répondant au besoin d’isolation. Le groupe étant fabricant tous matériaux, nous pouvons mettre en œuvre une offre multiproduits (bois, PVC ou alu) afin d’adapter la réalisation au budget de chacun, toujours dans le respect du cahier des charges.

    Aussi, un vote en AG n’est pas obligatoire tant que le produit proposé respecte les dimensions, le matériau et la couleur des fenêtres existantes.

    Quel est le lien contractuel avec les copropriétaires ?

    Le contrat s’effectue en direct avec chaque copropriétaire souhaitant se regrouper, sans aucun autre acteur. Il s’agit de la même relation individuelle que s’ils allaient chez un artisan, à la différence qu’ils acceptent la mutualisation de l’achat.

    Si les syndics peuvent prendre part à l’aventure et gérer la facturation, ce n’est pas du tout une obligation et c’est même très rare dans la pratique. Dans tous les cas, nous intervenons en lien avec le conseil syndical. Ce dernier porte le projet, puisque l’initiative de la démarche consiste à rédiger un cahier des charges des produits qui seront posés, les options individuelles et le type de pose retenu. Lorenove Grands Comptes définit le programme avec le conseil syndical et le décharge ensuite de toute autre mission.

    Une fois le cahier des charges validé, nous générons alors un bordereau unitaire, où un prix sera mis en face de chaque typologie de fenêtre. Ce tarif sera valable pour toute la copropriété.

    L’étape suivante est d’établir un recensement qui doit être réalisé avec précision afin de donner le bon volume de fenêtres à poser. Il est à préciser qu’aucun démarchage commercial n’est effectué par la société Lorenove Grands Comptes.

    Nous assurons la communication, la gestion de l’ensemble des devis, la facturation, les rendez-vous et la relation directe avec les copropriétaires.

    Quels sont les retours d’expérience ?

    Nous réalisons de nombreux programmes, des plus modestes (50 fenêtres) et des plus conséquents (1 000 fenêtres). Dans le cadre d’un marché, on peut citer la Résidence Verrières Joli Mai à Meudon, où nous avons gérés plus de 900 appartements, ce qui représente plus de 4 000 fenêtres remplacées.

    En ce qui concerne l’achat groupé, nos équipes sont intervenues dans plus de 300 appartements pour plus de 800 menuiseries remplacées sur la résidence du Verger de Marly, à Marly-le-Roi. Entre 2018-2019, nous avons réalisé deux tranches de travaux sur la résidence Parc De Béarn à Saint-Cloud (150 logements, 380 menuiseries). Autre exemple, nous sommes intervenus sur la résidence Élysée 2, une résidence de 1400 lots à La Celle-Saint-Cloud (100 logements, 400 fenêtres).

    Il nous est fréquent de travailler dans une résidence en plusieurs tranches de travaux successifs. Les premières réalisations finissent par convaincre les prochains copropriétaires déclenchant ainsi une nouvelle phase de travaux. C’est pour nous un indicateur pertinent de satisfaction.

    Présentation de l’offre d’achat groupé de menuiseries extérieures proposée par Lorenove, avec Aurélien Hoellinger, responsable commercial.
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    Avec Aurélien Hoellinger, Responsable Commercial Lorenove Grands Comptes

    Spécialiste depuis 80 ans dans la fabrication et la pose de menuiseries extérieures, le groupe Lorillard a développé un service dédié aux copropriétés : « Lorenove Grands Comptes ». Ce service propose aux copropriétaires une solution originale d’achat groupé.

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    → Replay du Grand Circuit #COPROPRIÉTÉ du 22 juin 2021 en direct de Saint-Denis, spécial “Rénovation globale : méthodologie, solutions, financement et bénéfices”.

    → Replay du Grand Circuit #COPROPRIÉTÉ du 25 mars 2021 en direct de Boulogne, spécial “Rénovation globale : méthodologie, solutions, financement et bénéfices”.

    Avec :

    Aurélien HOELLINGER

    Responsable Commercial 
    LORENOVE GRANDS COMPTES

    Mehdi CHAMMA

    Chargé d’affaires
    Lorenove Grands Comptes

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    → Replay du Grand Circuit #COPROPRIÉTÉ du 1er décembre 2021 en direct de Paris, spécial “Rénovation globale : méthodologie, solutions, financement et bénéfices”.

    → Replay du Grand Circuit #COPROPRIÉTÉ du 22 juin 2021 en direct de Saint-Denis, spécial “Rénovation globale : méthodologie, solutions, financement et bénéfices”.

    → Replay du Grand Circuit #COPROPRIÉTÉ du 25 mars 2021, spécial “Rénovation globale : méthodologie, solutions, financement et bénéfices”.

    Avec :

    Éric BALECH

    Directeur commercial
    SPEBI

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    Une vidéo Replay du Grand Circuit #COPROPRIÉTÉ du 18 mars 2021, spécial “Rénovation des grands ensembles et valorisation du patrimoine”.

    Avec :

    • Ghita Bennis, chargée d’affaires SOCATEB

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    Connaissez-vous Socateb et les bonnes pratiques pour réussir un projet de rénovation énergétique en copropriété ?

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  • Contraignant, cher, compliqué… 9 idées reçues sur les travaux sur façade amiantée

    Contraignant, cher, compliqué… 9 idées reçues sur les travaux sur façade amiantée

    La présence d’amiante sur la façade d’un immeuble peut changer la nature des travaux de ravalement ou d’isolation thermique par l’extérieur. Pourtant, certaines pratiques permettent de réduire le coût et les délais, tout en assurant la sécurité des intervenants et des occupants. Retour sur neuf idées reçues avec Stéphane Détruiseux, responsable Technique Amiante chez SPEBI.

    1. La sous-section 4* (SS4), moins dangereux que la SS3

    FAUX

    La dangerosité de l’intervention est déterminée par le niveau de poussière produit par la technique de travail. Par exemple : percer des trous (SS4) produira plus de poussière que retirer une conduite d’eau pluviale en amiante-ciment (SS3).

    * La sous-section 4 concerne les interventions de maintenance, de réparation ou d’entretien en présence d’amiante

    2. La présence d’amiante complique les travaux

    Parfois FAUX…

    Dans la plupart des cas, la présence d’amiante peut être gérée grâce au développement de techniques et de matériaux applicables en présence d’amiante, réalisés par les fournisseurs impliqués dans les travaux de ravalement et d’ITE. Exemple : Hilti a développé le pisto-scellement pour la fixation des plaques. LICEF a développé une gamme de décapants utilisables sur supports amiantés.

    … mais parfois VRAI

    Quand des travaux de retrait lourds sont prévus, ces travaux nécessitent une planification particulière qui peut influer sur la durée des travaux.

    3. Tous les diagnostics amiante sont équivalents

    FAUX

    Plusieurs diagnostics réglementaires sont obligatoires pour les bâtiments construits avant 1997, mais ils n’ont pas tous les mêmes critères de recherche :

    • Le DAT (Diagnostic Avant Travaux) ou RAAT (Repérage Amiante Avant Travaux) ou repérage avant démolition

    C’est le seul document qui indique la présence ou l’absence d’amiante pour les travaux à réaliser.

    Il recherche et identifie TOUS les Matériaux ou Produits Contenant de l’Amiante (MPCA) dans le périmètre spécifique des travaux. L’opérateur de repérage prélève des échantillons des tous les matériaux impactés par les travaux et recherche la présence d’amiante dans toutes les couches de ces matériaux (colles de dalle ou de carrelage, sous enduits de lissage…).

    • Le DTA (Dossier Technique Amiante) 

    Il regroupe les informations concernant la présence de MPCA et leur état de conservation, en ne cherchant que les MPCA visibles dans les parties communes (faux plafond, calorifugeage, flocage, conduits, plaques, dalles…).

    Il n’est pas exploitable par l’entreprise pour son chiffrage et son analyse des risques (sauf rares exceptions)

    • D’autres diagnostics amiante existent (diagnostic avant-vente, diagnostic amiante des parties privatives), mais ils sont encore moins adaptés dans le cadre de travaux.

    4. L’amiante coûte cher

    En partie VRAI…

    Uniquement dans le cas où des travaux de retrait lourds sont nécessaires :

    • Décapage généralisé des supports
    • Dépose de grandes surfaces de bardage amianté (plaques de Glasal ou ardoises par exemple)

    …mais le plus souvent FAUX

    Dans la majorité des cas, le surcoût reste modéré en regard de l’enveloppe budgétaire globale d’un ravalement ou d’une ITE. Les opérations suivantes (liste non exhaustive), fréquemment rencontrées dans les travaux de ravalement, n’entraînent pas de dérapage des budgets :

    • Percement des ancrages de l’échafaudage
    • Purge ponctuelle des désordres en façade (fissures, poussées de fer…)
    • Retrait de descentes EP en amiante ciment
    • Retrait ponctuel de MPCA (gênant les aménagements ou les adaptations de l’existant par exemple)
    • Fixations des matériaux ou équipements

    5. Seul le ravaleur doit prendre en compte l’amiante

    FAUX

    Tous les intervenants doivent tenir compte de la présence de l’amiante, dès la pose de l’échafaudage.

    6. Toutes les entreprises de ravalement peuvent intervenir en présence d’amiante

    FAUX

    Une entreprise certifiée pour le retrait de l’amiante (1552 QUALIBAT ou équivalent AFNOR ou GLOBAL certification) dispose du personnel, du matériel et des moyens organisationnels pour gérer la présence d’amiante sur un chantier (SS4 et SS3).

    La certification est le gage d’une expertise globale de l’entreprise dans la gestion de l’amiante.

    Une entreprise ne disposant pas de certification sera limitée dans son champ d’action : elle ne pourra intervenir qu’en SS4 (uniquement avec formation du personnel) ou devra sous-traiter tout ou partie des prestations en présence d’amiante.

    On constate souvent que les entreprises formées uniquement à la SS4 ne maîtrisent pas tous les points importants de la réglementation amiante permettant d’assurer ces travaux en toute sécurité pour les intervenants et les résidents.

    7. L’amiante rallonge les délais

    En partie VRAI…

    Quand la présence d’amiante n’est pas anticipée. Découvrir la présence d’amiante durant la phase de préparation du chantier perturbe systématiquement le démarrage du chantier :

    • Surcoût à chiffrer et à budgétiser
    • Solutions techniques à adapter
    • Recherche d’un sous-traitant si l’entreprise sélectionnée n’est pas qualifiée
    • Actualisation du planning selon les disponibilités du sous-traitant

    …mais également FAUX

    Quand la présence d’amiante est connue dès l’étude, elle est intégrée au planning du chantier. En dehors des interventions de retrait lourdes, la plupart des interventions peuvent être réalisées en temps masqué, sans préjudice sur la durée du chantier.

    Fournir les diagnostics lors de la consultation des entreprises permet d’anticiper la présence d’amiante, de l’intégrer au planning du chantier et de sélectionner la bonne entreprise. L’arrêté du 19 juillet 2019 officialise le caractère obligatoire des diagnostics avant travaux.

    9. L’amiante doit être systématiquement retiré

    FAUX

    C’est l’état de conservation qui détermine si un matériau doit être retiré. Un matériau dégradé entraînant une pollution devra être retiré s’il n’est pas possible d’empêcher sa dégradation par une réparation, tandis qu’un matériau en bon état peut être conservé. Dans près de 9 cas sur 10, l’amiante est conservé lors de travaux sur l’enveloppe.