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  • L’indispensable flexibilité des nouveaux systèmes énergétiques

    L’indispensable flexibilité des nouveaux systèmes énergétiques

    Le pilotage de l’énergie et les solutions logicielles sont des composantes indispensables à la mise en œuvre du réseau électrique de demain, fortement complexifié par la production discontinue des équipements photovoltaïques et éoliens. Entretien avec Sébastien Meunier, directeur du développement d’ABB France, en charge des relations institutionnelles et des territoires.

    Quels sont les enjeux du pilotage ?

    Le pilotage et la gestion dynamique de l’électricité sont au cœur de la transition écologique et numérique. Ils sont d’autant plus indispensables dans le cadre d’un mix énergétique au niveau mondial qui sera composé à moitié de sources d’énergies intermittentes d’ici 2050. Le secteur du bâtiment est particulièrement concerné, puisqu’il consomme à lui seul 43 % de l’énergie en France, et plus encore le parc tertiaire, qui représente quasiment un milliard de m2 dans lesquels les nouveaux usages de l’électricité sont en fort développement avec la mobilité électrique.

    Ces enjeux sont d’ores et déjà embarqués dans le véhicule législatif et réglementaire français. La directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments, a ainsi consacré tout un volet à la capacité des bâtiments à prendre en compte la gestion active de l’énergie. Un projet de décret est en cours de rédaction pour les bâtiments en France. De même, l’Europe travaille sur un indicateur de l’intelligence du bâtiment : le SRI, pour “smart readiness indicator”. Une partie importante de cet indicateur sera consacrée à la capacité de flexibilité du bâtiment.

    Quels bénéfices attendre de cette flexibilité ?

    La flexibilité peut se résumer comme la maîtrise de la courbe de charge et de sa prévision. On peut attendre six bénéfices différents.

    • Le premier est purement financier : en optimisant l’autoconsommation, le producteur pourra bénéficier de tarifs plus faibles lorsque le marché se développera, comme c’est déjà le cas avec le tarif bleu ;
    • Développer des capacités de flexibilité permet aussi d’optimiser le dimensionnement des infrastructures, afin d’éviter de surdimensionner, voire même de sous-dimensionner avec un stockage local d’énergie ;
    • Toujours dans un but financier, le gestionnaire du bâtiment peut faire appel à un opérateur de flexibilité – un agrégateur – chargé de revendre les capacités d’effacement au marché ;
    • La flexibilité permet également une meilleure insertion des nouveaux usages de l’électricité sur le réseau, comme l’énergie solaire. L’idée est de maximiser l’autoconsommation ou le contrôle de l’injection d’électricité dans le réseau qui peut être une source de perturbation pour le réseau Enedis ;
    • Le cinquième bénéfice est la capacité à bénéficier en toute circonstance d’une énergie propre au niveau des harmoniques et du réactif. Sans cela, le réseau serait soumis à des problèmes de surconsommation et d’instabilité ;
    • Pour finir, le bâtiment devient un nœud actif du réseau. Il participe à l’équilibre de l’ensemble du système, tout en faisant partie de ce système. Ce dialogue entre le réseau et le site connecté va participer à la réalisation de la fréquence et du voltage.

    Quels résultats concrets peut-on obtenir ?

    Nous avons réalisé un site pilote mixte (tertiaire et industrie) à Lüdenscheid, en Allemagne, sur lequel on travaille sur un objectif de zéro émission de CO2. Nous avons 1,3 MW de production solaire, avec un taux d’autoconsommation qui atteint 86 %, les 14 % restant étant réinjectés dans le réseau. Le site produit 1,1 GW par an, soit la moitié de ses besoins. En mesure de CO2, nous observons déjà une réduction de 629 tonnes par an.

    Pour arriver à ce résultat, nous avons mis en interaction 5 sous-systèmes : la production d’énergie solaire, la recharge de véhicules électriques, le stockage d’énergie, la gestion technique du bâtiment, ainsi qu’une partie purement logicielle qui permet de gérer le site avec l’ensemble des sous-systèmes raccordés. Surtout, cette composante logicielle va permettre d’activer les fonctionnalités de flexibilité, comme de se connecter à des plateformes d’agrégation, de recevoir des instructions pour libérer des charges sur le réseau (effacement), ou au contraire pour appeler de la consommation et stocker cette énergie.

    Quelles sont vos recommandations pour développer ces projets de flexibilité ?

    ABB accompagne la montée en compétence de la filière électrique et des entreprises, aussi bien sur la formation à ces technologies que sur la mise à niveau des référentiels de qualification. Prendre en compte les réseaux informatiques et les logiciels est une réelle opportunité pour tous les électriciens qui souhaitent évoluer vers l’intégration des sous-systèmes nécessaires à la flexibilité énergétique.

    Nous avons également besoin que les conditions de marchés soient plus favorables au développement à grande échelle d’offres de flexibilité et les avancées de l’EU sur ce point sont très prometteuses au travers de la directive EPBD et de l’indicateur SRI. C’est ainsi que nous pourrons réellement réduire nos émissions de Co² et « consommer mieux ».

  • Réclamations et procédures judiciaires : adopter les bonnes pratiques

    Réclamations et procédures judiciaires : adopter les bonnes pratiques

    La profession de diagnostiqueur est de plus en plus « à risque » avec une jurisprudence constante et complexe. Les difficultés pour s’assurer ne sont pas liées à la nature des activités mais plutôt aux antécédents. Entretien avec Céline Chauris, responsable des sinistres, et Grégoire Marion, responsable de la gestion et de la souscription des contrats.

    Quelles sont les bonnes pratiques pour se protéger d’éventuelles procédures judiciaires ?

    La qualité des données récupérées par les diagnostiqueurs reste le meilleur moyen de se protéger. La photo apporte à ce titre beaucoup d’informations. Jointes en annexe des rapports, les photographies complètent des descriptifs souvent trop brefs et incapables de décrire l’ensemble. C’est la preuve utilisée par les avocats en cas de litige.

    Afin de limiter sa responsabilité, le diagnostiqueur a par ailleurs tout intérêt à réclamer un maximum de documents à ses clients (plans, factures, etc.). En cas d’absence de réponse, il est important de le noter afin d’être en capacité de démontrer que la demande a été formulée. De même, nous recommandons aux professionnels de ne croire que ce qu’ils voient, et – une fois de plus – de mentionner sur un rapport les zones auxquelles ils n’ont pu avoir accès. Une anecdote pour mieux comprendre : un avocat sur Marseille nous expliquait qu’un diagnostiqueur avait réalisé un diagnostic dans une maison en bois. Composée de panneaux, le propriétaire indiquait qu’il s’agissait de bois. Or, il s’agissait de plaques en bois qui recouvraient des plaques d’amiante. Le professionnel aurait dû vérifier ou écrire dans son rapport « le vendeur m’a dit que… ».

    Les assurances couvrent le sous-traiteur mais pas son sous-traitant

    Autre réflexe, toujours se re-déplacer lors de mises à jour de diagnostics. Certains professionnels, souvent à la demande du vendeur, modifient simplement la date du rapport, sans procéder à un nouveau diagnostic. Or, le bien peut avoir été modifié et seule une nouvelle visite permettra de s’assurer de la véracité des informations retranscrites.

    Quels sont vos conseils aux diagnostiqueurs faisant appel à la sous-traitance ?

    Il faut bien avoir en tête que les assurances couvrent le sous-traiteur mais pas son sous-traitant. En cas de litige, par le jeu de la responsabilité en cascade, on va s’orienter vers le sous-traitant et par conséquent son assureur. Mais pour cela, il faut pouvoir justifier de la sous-traitance. Aussi, pour la victime, le sous-traitant n’est qu’un tiers avec lequel elle n’a aucun lien : la responsabilité sera d’abord recherchée du côté du diagnostiqueur. Il est donc très important pour le partage de responsabilité de formaliser la sous-traitance par écrit. Il s’agira à minima de rédiger un ordre de mission et dans le meilleur des cas de signer un contrat de sous-traitance.

    La protection des données devient également un enjeu majeur. Existe-t-il des solutions pour couvrir ce risque ?

    Si c’est un produit avant tout utilisé par de grandes entreprises, la cyber-assurance concerne de plus en plus les petites et moyennes entreprises. Cette cyber-assurance couvre avant tout la Responsabilité Civile de l’entreprise : elle intervient lorsque la perte de données cause un dommage à ses clients, ses partenaires, etc. Ce genre de cas n’est pas prévu dans un contrat de Responsabilité Civile Professionnelle « classique » qui couvre l’activité.

    Elle propose notamment une aide à la reconstitution des données et peut prendre en charge les frais de notification en cas de pertes de ces informations, puisque la CNIL impose d’avertir les personnes concernées par courrier recommandé. De même, la police d’assurance couvre les éventuelles amendes administratives dont peuvent faire l’objet les entreprises qui n’ont pas mis en œuvre toutes les procédures de protection des données (mots de passe, mise à jour du pare-feu…). La cyber-assurance ouvre également droit à un service d’assistance en cas de ransomware : si les données ne peuvent être récupérées, la rançon est prise en charge. Pour finir, elle assure les pertes de chiffre d’affaires conséquentes à la perte – même accidentelle – des données essentielles à une activité.

    Quelles sont les dernières évolutions du marché des diagnostics ?

    L’activité fait l’objet d’une réglementation de plus en plus précise. Les évolutions récentes concernent la certification des diagnostiqueurs et l’encadrement des repérages avant travaux. Sur ce dernier point – suite à la publication de l’arrêté du 18 juillet 2019 – la responsabilité des parties prenantes est clarifiée. Les professionnels du diagnostic pourront plus facilement se protéger et ne seront plus automatiquement mis en cause dans les cas où le maître d’ouvrage est responsable. Nous restons très attentifs à cette nouvelle réglementation, qui n’a pas fini de se préciser.

    La législation a également avancé concernant les repérages amiante sur les navires et bâtiment flottants. Avec la CDI-FNAIM, nous avons travaillé dès les premiers textes sur ses conséquences. Mais si depuis l’année dernière nous nous attendions à une recrudescence de diagnostiqueurs spécialisés dans cette activité, le marché n’a quasiment pas bougé. Maintenant que les modalités ont été précisées, nous restons vigilants pour accompagner au mieux les professionnels.

  • Comment sera la borne de recharge de demain ? Paroles d’expert avec Legrand

    Comment sera la borne de recharge de demain ? Paroles d’expert avec Legrand

    3 questions à Charlie Narcy, responsable commercial Legrand, sur l’avenir des bornes de recharge de véhicules électriques dans les copropriétés. Extrait du Grand Circuit Énergiser le Bâtiment du 12 juin 2019, spécial bornes de recharge électrique en copropriétés.

    Retranscription de la vidéo

    Comment sera la borne de recharge de demain ? Prévoyez-vous des évolutions fortes ?

    En termes d’évolution oui, on en a prévu pas mal. Ce que je vais vous dire aujourd’hui sont des choses que nous sommes en train de développer. La borne de demain, quoi qu’il arrive, elle sera de plus en plus connectée. C’est à dire qu’aujourd’hui on a un certain nombre de solutions de bornes qui ne sont pas outils de communication dont j’ai parlé. Qui ne permettent donc pas une supervision à distance, ou un contrôle fin en termes de consommation. Là, on commence à intégrer ça dans l’intégralité des solutions que l’on propose (que ce soit des bornes en plastique ou des bornes en métal). Et, surtout, la borne va devenir de toute façon de plus en plus accessible. Parce que c’est vrai que vis à vis à de ce que demande la législation on met toujours la barre un peu plus haut ; donc on va recharger mieux, le coût va diminuer puisqu’on fait de plus en plus d’économies d’échelle. Donc la borne sera de plus en plus économique. Et après elle deviendra de plus en plus petite, parce que maintenant on est capable de miniaturiser des choses que l’on ne savait pas miniaturiser il y a quelques années.

    Demain, ce sera donc des installations plus petites et plus rapides ?

    Plus rapide oui. À partir du moment où on est capable de miniaturiser, on est capable d’embarquer plus d’électronique, d’optimiser l’utilisation de cette électronique. C’est clairement ce qui se profile : des bornes plus rapides, plus petites et des bornes sur lesquelles on peut brancher de plus en plus de véhicules.

    Peut-on imaginer que demain la voiture puisse être rechargée sans directement la brancher ?

    L’induction, c’est un vrai sujet sur lequel travaille Legrand. Je vais du coup parler de ce que l’on sait faire aujourd’hui. On a vu ce que les gens faisaient quand ils rechargeaient leur téléphone par l’induction : c’est qu’ils branchaient un petit socle à induction sur une prise. Techniquement on saurait le faire ça aujourd’hui, on saurait déplacer le point de charge et en faire un point de charge à induction. Sauf que pour le moment, si on procède de cette façon, l’induction c’est quelque chose qui permet un moins bon rendement qu’une recharge électrique classique sur prise ou sur borne. Chez Legrand, on est toujours en train de réfléchir à la modification du bâti : comment est-ce que l’on intègre directement dans l’infrastructure ? Dans le parking ? Comment est-ce que l’on fait avec le béton pour mettre de la recharge à induction en dessous ? On n’a pas vraiment de vue sur cette solution.

    Peut-on imaginer que l’on rentre avec sa voiture dans le bâtiment et que l’on n’ai rien à faire ?

    On a besoin de se mettre forcément sur sa place de parking, puisque l’on est toujours en train d’essayer de facturer à la bonne personne la consommation. Et si cette personne n’est pas prête à payer pour une recharge rapide, elle se met sur une place de recharge lente mais elle n’aura pas un très bon rendement. En tout cas, avec l’induction, elle se met sur sa place, elle sort de sa voiture et tout comme elle reposerait son téléphone sur sa charge à induction, la voiture se recharge au fur et à mesure.

  • Quelles évolutions dans la génération des rapports de diagnostics immobiliers ?

    Quelles évolutions dans la génération des rapports de diagnostics immobiliers ?

    Jean-Michel Catherin, dirigeant de TESTOON, présente les évolutions qui attendent les diagnostiqueurs et acteurs du bâtiment dans la génération des rapports de diagnostics immobiliers.

  • Diagnostic immobilier : à quoi ressemblera le rapport du futur ?

    Diagnostic immobilier : à quoi ressemblera le rapport du futur ?

    Les documents relatifs à l’état d’un bien immobilier, demandés avant la vente, la location ou la réalisation de travaux, se sont multipliés ces dernières années. En parallèle, de nouvelles technologies se sont imposées pour prendre les mesures et générer ces rapports. Le point sur les perspectives d’évolution avec Jean-Michel Catherin, dirigeant de Testoon.

    La manière de générer les rapports de diagnostic immobilier n’est plus la même qu’il y a 20 ans. Comment a-t-elle évolué ?

    Au début de leur activité, les diagnostiqueurs faisaient leur rapport sur ordinateur avant d’imprimer le document sur papier. Par la suite, ils sont passés à la génération de fichiers PDF. Le rapport était donc un fichier avec du texte, des tableaux et des images, livré aux clients par email. On peut d’ailleurs noter que le diagnostic a été l’une des premières professions dont 100 % des membres avaient une adresse email ou un site internet.

    Pour autant, est-ce que le fichier PDF qui voyage par email reste la panacée dans le domaine du diagnostic ? Nous voyons déjà que la plupart des diagnostiqueurs partagent leurs documents sur des serveurs via des services Cloud. Ces services permettent de connecter la personne qui génère le rapport à celui qui le commande et à celui qui le consomme, comme le notaire ou l’acheteur.

    À quoi ressembleront les futurs rapports ?

    Dans le futur, le rapport de diagnostic ne sera sans doute plus un fichier PDF. Sûrement contiendra-t-il des documents de type multimédia. On commence également à parler de 3D, de BIM, de réalité virtuelle, de réalité augmentée… Tous ces éléments seront probablement contenus dans le rapport de diagnostic d’ici quelques années, avec des images visibles, des images infrarouges ou encore des images métriques. Ces données permettront aux différents acteurs qui consommeront ce diagnostic d’utiliser ces informations sur d’autres éléments qui sont demandés par les métiers de l’immobilier, de la construction ou de la rénovation.

    Comment capture-t-on ces nouvelles données ?

    Aujourd’hui, les techniques d’acquisition de ces données sont multiples. Les caméras thermiques actuelles peuvent par exemple générer des images et des vidéos, et sont en mesure d’incruster des images thermiques dans des images visuelles. Il y a beaucoup de nouveautés sur ce type d’équipements, les caméras thermiques adoptant ainsi un format différent selon le besoin de l’utilisateur. On retrouve ainsi des formats de poche comme la FLIR ONE se branchant directement sur smartphone ou tablette ou encore la SEEK SHOT PRO et la PTI 120 de Fluke pas plus grandes qu’un téléphone mobile. Les formats “caméras au point” sont les plus fréquents, dans les dernières nouveautés nous pouvons citer la série EX-XT de FLIR ou la TI-401 Pro de Fluke. Enfin, les caméras thermiques les plus haut de gamme présentent des caractéristiques de haute volée mais s’adresse à un public de connaisseurs.

    Les caméras thermiques ne se limitent plus à la terre ferme. En Mai dernier, Parrot a lancé son nouveau drone ANAFI Thermal. Doté d’un capteur Flir, il permet de réaliser rapidement l’inspection d’une façade, d’une toiture ou d’un bâtiment et de détecter les déperditions de chaleurs ou les zones d’humidité à l’aide de l’imagerie thermique.

    Du côté de la réalité virtuelle, on peut se tourner vers les appareils photos de la gamme THETA V (marque Ricoh), couplés avec un logiciel de visite virtuelle. Posé sur trépied au milieu d’une pièce, l’appareil prend une photo à 360 degrés. L’utilisateur peut ensuite réaliser la jonction entre les photos à partir de son smartphone. Enfin on peut aussi citer le BLK360, scanner laser 360° et 3D ultra-compact de Leica Geosystems. Il scanne en nuages de points – c’est à dire des points référencés dans l’espace avec des coordonnées x,y,z – pour ainsi permettre des mesures entre ces points. En plus de l’image métrique, l’appareil génère l’image visible et l’image thermique.

    Chaque usage a son produit, dont les prix chutent par ailleurs continuellement. Dans tous les cas, l’appareil de prise de donnée est désormais connecté à un smartphone ou une tablette.

  • Repérage amiante, analyse, AMO, BIM… une solution globale d’accompagnement avec AC Environnement

    Repérage amiante, analyse, AMO, BIM… une solution globale d’accompagnement avec AC Environnement

    Brice Bessières, responsable grands comptes chez AC ENVIRONNEMENT, explique les particularités et atouts d’AC Environnement dans l’accompagnement des maîtres d’ouvrage pour la réalisation du repérage amiante.

    Retranscription de la vidéo

    Brice Bessières > AC Environnement propose une solution globale d’accompagnement des maîtres d’ouvrage quant à la problématique amiante, du part de ses différentes activités autours de la problématique amiante. La première activité étant le diagnostic. Aujourd’hui, AC Environnement est spécialisé dans le repérage des matériaux contenant de l’amiante (dans le BTP et les voiries avec les enrobés). C’est la première étape de la chaîne de valeur de l’entreprise. Nous avons également en nom propre trois laboratoires amiante accrédités Cofrac permettant l’analyse des différents matériaux amiante.

    AC Environnement accompagne les maîtres d’ouvrages par de la maîtrise d’ouvrage amiante : nous accompagnons les propriétaires dans la gestion de la problématique, aussi bien d’un point de vue repérage qu’analytique, avec les campagnes et les stratégies de repérage amiante ; afin de définir le bon nombre et les bonnes localisation des repérages. Nous les accompagnons également dans les problématiques liées au retrait de matériaux amiantés, dans la définition des modalités d’intervention en SS4 et en SS3. Car pour rappel, il revient au maître d’ouvrage de définir ces modalités d’intervention, en fonction de la typologie de travaux qui doivent être effectués et des différents polluants que l’on peut retrouver dans les matériaux issus du BTP ou des enrobés.

    AC Environnement se positionne également dans le « diagnostic 4.0 », avec l’arrivée du BIM (building information modeling). C’est la faculté de créer un avatar numérique, une maquette numérique du bâtiment ou des enrobés des voiries, permettant une cartographie 3D des matériaux pollués, aussi bien à l’amiante, au plomb ou aux HAP. Cet outil BIM permet de mieux gérer et de mieux prévenir le risque amiante – en cas d’entretien-maintenance des bâtiments – afin de planifier sur le long terme les différents coûts liés à cet entretien et cette maintenance du bâtiment.

  • Quelles évolutions techniques dans les analyses amiante ? – Avec Eurofins Analyses pour le Bâtiment

    Quelles évolutions techniques dans les analyses amiante ? – Avec Eurofins Analyses pour le Bâtiment

    3 questions à Matthieu Gatel, business unit manager chez Eurofins Analyses pour le Bâtiment, à l’occasion du Grand Circuit Maîtriser l’Amiante.

    Retranscription :

    – Quelles évolutions techniques dans l’analyse amiante ?

    Aujourd’hui, on peut considérer que sur le référentiel mondial, les techniques qui sont utilisées sont de bon niveau : on utilise le MOLP et le MET, qui sont des techniques qui permettent une bonne identification. En cumulant les deux, cela fonctionne très bien. C’est au niveau des laboratoires que chacun va travailler sur son amélioration continue pour fiabiliser ses analyses et faire en sorte d’être encore plus fin dans la détection. Mais dans la vision que l’on a aujourd’hui, on n’a pas un saut technologique majeur qui devrait arriver.

    – La VLEP sera t-elle renforcée ?

    En 2015, elle a déjà été divisée par dix. On est passé de 100 fibres par litre à 10 fibres par litre. Les évolutions sur la sensibilité analytique doivent permettre d’être fin. Donc on n’a pas de vision aujourd’hui sur cette évolution.

    – Comment assurer la traçabilité des échantillons ?

    La traçabilité, c’est toujours quelque chose de compliqué. Dans nos laboratoires en interne, on assure la traçabilité via un système de code barre : chaque échantillon a son code barre, l’unicité en termes de numérotation est suivie tout au long du process d’analyse. C’est quelque chose que l’on maitrise bien. La vision que j’ai aujourd’hui est que si il doit y avoir des évolutions en la matière, il s’agit de pouvoir tracer les échantillons avec une unicité d’identifiant depuis le point de prélèvement jusqu’à la sortie du laboratoire. On commence à voir apparaitre ça, à voir des échantillons qui nous arrivent avec un code barre. On essaie de pouvoir exploiter ce code barre afin de toujours assurer la traçabilité. Lié à un système d’échanges de données informatisées qui fait que l’organisme de prélèvement entre les données dans son système et transfère les données en direct au laboratoire, le laboratoire assure la traçabilité via son système interne. Et on ne perd la traçabilité depuis le point de prélèvement.

  • Les mesures d’empoussièrement : un incontournable pour la sécurité des chantiers

    Les mesures d’empoussièrement : un incontournable pour la sécurité des chantiers

    La pulvérulence de l’amiante et sa très forte émissivité en font un matériau extrêmement dangereux pour la santé humaine. Le contrôle des émissions de fibres constitue donc une préoccupation permanente pour les professionnels du désamiantage, tant pour la sécurité des opérateurs que pour celle des occupants des locaux. Pour ce faire, l’évaluation et le contrôle des niveaux d’empoussièrement et les mesures de réduction d’émission de fibres font l’objet d’une réglementation stricte et de pratiques très encadrées. Le point avec Gérard N’Diaye, directeur du département Amiante chez SOCATEB.

    Quelle est l’activité de SOCATEB ?

    SOCATEB est une entreprise familiale fondée en 1981 et basée à Orly. Notre activité est donc centrée sur la grande région parisienne. SOCATEB regroupe 5 pôles d’expertises complémentaires : l’enveloppe du bâtiment, avec une spécialité dans le ravalement technique ; l’isolation thermique par bardage ; l’étanchéité des toitures et des terrasses, l’amiante, et la serrurerie (garde-corps, portes…).

    SOCATEB réalise près de 70% de son chiffre d’affaires sur des chantiers de copropriétés, mais également avec des bailleurs sociaux, des institutions financières et des groupes d’assurance. Pour anticiper l’obligation du repérage amiante avant travaux, SOCATEB a mis en place en 2015 un département consacré à l’amiante. Dans la mesure où nous retrouvons de l’amiante dans près de 20% de nos interventions en façades, nous devions naturellement nous mettre en capacité d’intervenir efficacement et de manière autonome.

    Les mesures d’empoussièrement sont donc une préoccupation quotidienne dans le cadre de vos chantiers ?

    Oui, et ce à double titre puisque le Code du Travail nous impose de veiller à la sécurité des opérateurs de désamiantage, et le Code de la Santé Publique à celle des occupants des locaux. C’est pourquoi il faut distinguer les mesures selon la réglementation à laquelle elles correspondent.

    D’une part, le Code de la Santé Publique prévoit des mesures d’empoussièrement consécutives aux contrôles périodiques de l’état de conservation de matériaux contenant de l’amiante et qui ont été laissés en place. Si ces matériaux laissent apparaître des dégradations ou que leur environnement est propice à leur dégradation, il est obligatoire de faire réaliser des mesures d’empoussièrement. En fonction des résultats, le maître d’ouvrage devra soit faire procéder à un retrait ou à un confinement (score 3) ou faire évaluer périodiquement l’état du matériau concerné (score 1).
    Les mesures environnementales réalisées dans ce cadre ne doivent pas mettre en évidence une concentration supérieure à 5 fibres/litre d’air. Au-delà de ce seuil, des travaux de retrait ou de confinement sont obligatoires.

    D’autre part, les dispositions du Code du Travail imposent une surveillance particulière des opérateurs sur les chantiers de désamiantage. C’est ici que l’on va retrouver l’ensemble des obligations liées au respect de la VLEP et des différentes mesures à prendre pour réduire l’émission de fibres. Dans le cadre d’un chantier de désamiantage, les mesures d’empoussièrement seront non seulement environnementales mais également individuelles, et devront permettre de contrôler le niveau d’empoussièrement du chantier, de ses abords et de chaque processus de travail.

    On distingue en effet 3 zones dans un chantier de désamiantage :

    • La zone dite « verte », à l’extérieur de la zone confinée, où la concentration ne doit pas dépasser 5 fibres/litre d’air ;
    • La zone dite « rouge » qui correspond à la zone de chantier confinée, et au sein de laquelle la concentration ne doit pas dépasser 10 fibres/litre d’air ;
    • La zone de travail, avec une mesure individuelle d’empoussièrement à l’aide d’une pompe placée sur l’opérateur.

    Cette dernière mesure est fondamentale, car elle va permettre d’assurer le respect de la VLEP de l’opérateur, ainsi que la validité des empoussièrements estimés au cours des chantiers-tests, qui ne doivent pas être dépassés sans donner lieu à des mesures correctives. C’est en effet cette estimation du niveau d’empoussièrement, corrélée aux EPI utilisés et à la durée des vacations qui va assurer le respect de la VLEP.

    Ainsi, on distingue 3 niveaux d’empoussièrement : le niveau 1 (de 1 à 100 fibres/litre d’air), le niveau 2 (de 100 à 6000 fibres/litre d’air) et le niveau 3 (de 6000 à 25 000 fibres/litre d’air), qui nécessiteront la mise en place de systèmes de protection différents : confinement dynamique avec extracteurs, masque à ventilation assistée ou à adduction d’air, par exemple.

    Les mesures d’empoussièrement, à toutes les étapes d’un chantier de désamiantage, garantissent donc la sécurité des opérateurs et des occupants.

    En matière de maîtrise de l’empoussièrement, quelle est l’importance des processus ?

    Un processus résulte de la combinaison d’un MCA, d’une technique de traitement de ce MCA et des méthodes mises en œuvre pour réduire les émissions de fibres. Lors de l’établissement du plan de retrait, les processus sont mis en place via les chantiers-tests, c’est-à-dire des « processus de référence » sur lesquels nous avons un retour d’expérience fiable quant à leur niveau d’empoussièrement.

    Si nous ne disposons pas en interne d’un tel retour d’expérience sur un processus, nous devons trouver, auprès d’une source fiable, des éléments nous permettant de déterminer son niveau d’empoussièrement. Cette source fiable est la base Scolamiante de l’Inrs, qui permet de trouver les niveaux d’empoussièrement d’un processus, mais dont les informations ne sont quelquefois pas assez précises concernant la méthode utilisée ou les matériaux traités. Dans ce cas, nous devons adapter le processus, par une adjonction de protections ou de méthodes de réduction des émissions de poussières.

    Ce faisant, nous obtenons sur ce processus un niveau d’empoussièrement qui sera forcément différent de celui intégré dans la base Scolamiante. Avant que ce nouveau processus puisse acquérir le statut de « retour d’expérience », qui sera donc validé pour de futurs chantiers, il lui faudra passer par un cycle de validation de 3 chantiers sur 12 mois avec les mêmes matériaux et méthodes et, surtout, les mêmes mesures d’empoussièrement que celles trouvées dans le chantier test. Mesures d’empoussièrement qui pourront être inférieures à celles intégrées dans Scolamiante.

    Les mesures d’empoussièrement permettent donc de valider des processus moins émissifs, et il faut bien garder à l’esprit que, précisément, le niveau d’empoussièrement influe fortement sur le coût final du chantier.

  • Bever-Innovations : éclairer efficacement le bâtiment

    Bever-Innovations : éclairer efficacement le bâtiment

    « Énergiser le bâtiment » passe également par la mise en place de solutions d’éclairage optimales, pensées à la fois pour le bien-être de ses occupants et de ses utilisateurs, pour une optimisation des consommations et pour une réelle durabilité des luminaires. Cette recherche d’un juste milieu optimal entre le confort, l’utile, la sobriété énergétique et la sécurité, c’est le métier de Bever-Innovations. Des solutions et des méthodes que nous présente Jean-Michel Ludot, Responsable des ventes pour la France.

    Comment optimiser efficacement l’éclairage d’un bâtiment ?

    L’éclairage est une donnée fondamentale dans l’utilisation d’un bâtiment, à la fois pour l’efficacité des personnels qui y travaillent, pour la sécurité, et pour le confort. En termes d’économies, nos systèmes, équipés de détecteurs de mouvement et de luminosité extérieure, permettent d’obtenir jusqu’à 70% d’économies d’énergies. Et ce de manière très logique, puisque le simple fait de passer d’un éclairage classique de technologie à base d’iodure métallique à un éclairage à base de Leds entraîne mécaniquement une diminution par 4 de la puissance nécessaire : un luminaire de 100W en Leds équivaut à un luminaire de 400W en iodure métallique.

    En ajoutant les économies liées au pilotage très fin de l’éclairage, qui permet d’avoir de la lumière uniquement où et quand elle est utile, les 70% d’économies sont rapidement atteints. Enfin, en considérant que les Leds ont une durée de vie moyenne de 100 000 heures, soit une quinzaine d’années, les opérations de relamping sont forcément moins fréquentes (5 fois moins, en moyenne), ce qui réduit de manière conséquente les coûts de maintenance. En mettant ces éléments bout à bout, le ROI d’une opération d’optimisation de l’éclairage est en moyenne de 2 ans.

    Comment intervenez-vous sur un projet d’optimisation ?

    La première étape, incontournable, consiste à auditer le bâtiment pour comprendre comment il fonctionne et la manière dont ses occupants l’utilisent. Nous procédons donc à un recueil des besoins du client, du mode de fonctionnement de chacun de ses secteurs : entrepôts, ateliers…
    Nous réalisons ensuite une étude d’éclairement sur la base d’un plan du bâtiment en 3D et intégrant ses caractéristiques d’éclairage issues de l’audit, qui nous permet d’obtenir une simulation de l’effet d’éclairage à l’installation.

    Cette étape déterminera le nombre et le type d’éclairages et de luminaires nécessaires.

    Dans l’industrie, nous rencontrons tous les types d’activités : certains postes de travail de précision vont nécessiter un éclairage très fin, d’autres un éclairage précis, ou encore, des éclairages neutres, quand les opérateurs travaillent par exemple sur des codes couleurs nécessitant des éclairages ne « faussant » pas les couleurs.

    Une fois l’ensemble de ces contraintes intégrées, nous rendons au client un projet complet, avec des préconisations sur l’intensité, le positionnement, l’emplacement des luminaires, et les caractéristiques de l’éclairage requis pour chaque situation. Mais, dans tous les cas, nos solutions requièrent toujours beaucoup moins de luminaires qu’il n’y en avait à l’origine dans le bâtiment.

    Pour faciliter le pilotage et la maintenance de l’ensemble, nous proposons également une application de pilotage mobile téléchargeable : « EOS Manager », qui permet de piloter et de régler le comportement des luminaires, qui surveille l’ensemble de l’installation, et qui envoie des messages d’alerte en cas de dysfonctionnement.

    Quels sont vos objectifs de développement pour 2019 ?

    Avant tout, nous voulons poursuivre notre campagne de notoriété dans le secteur de l’éclairage industriel en France. De plus, nous allons bientôt proposer de nouveaux produits pour répondre plus finement aux attentes de nos clients, comme des luminaires de taille plus réduite (des spots) pour des volumes plus restreints que ce que nous faisons aujourd’hui, ainsi que des luminaires Leds de type réglette fluo. Tout cela dans l’objectif d’être en mesure de proposer des solutions toujours plus adaptées aux demandes de nos clients.

    Dites-nous en plus sur l’histoire de Bever-Innovations ?

    Bever-Innovations est une société néerlandaise fondée en 1996 sur un marché à la fois unique et très particulier : l’éclairage des stations-service pétrolières. Nous développons des solutions d’éclairage sous auvent, des boutiques, des parkings et des voies d’accès. La spécialité initiale de Bever-Innovations, ce sont les afficheurs Leds sur les totems. Nos clients nous ont rapidement offert une présence internationale et une expérience sur des sites qui peuvent être assez sensibles et sur lesquels les luminaires sont souvent mis à rude épreuve. Fort de cet expérience, Bever-Innovations a décidé de diversifier ses activités en 2016, et de développer son offre dans l’éclairage industriel intérieur et extérieur.

    Le marché de l’éclairage industriel présente des spécificités importantes, et notamment des contraintes environnementales plus sévères comme des températures extrêmes (éclairages de fonderies), les vibrations des machines-outils, les poussières, les agressions chimiques…
    Nous devons également faire face à des contraintes inhérentes aux tailles des installations, qui peuvent atteindre plusieurs hectares, comme les chantiers navals.

    Si les contraintes environnementales peuvent se régler assez facilement avec des matériaux plus résistants, les contraintes de tailles nous ont poussés à développer une technologie de communication sans fil, EOS, qui permet de connecter des luminaires sur des réseaux sans fils, pilotables à distance via un centre de contrôle automatisable. L’éclairage peut ainsi suivre, grâce à des détecteurs de présence, les déplacements des personnels sur le site.

  • Comment mesurer le risque amiante sur chantier SS3/SS4 ? (Avec AC Environnement)

    Comment mesurer le risque amiante sur chantier SS3/SS4 ? (Avec AC Environnement)

    Brice Bessières, responsable Grands Comptes chez AC Environnement, fait le point sur la mesure du risque amiante des chantiers en sous-section 3 (SS3) et sous-section 4 (SS4). Une vidéo réalisée dans le cadre du Grand Circuit Maîtriser l’Amiante.

    Retranscription de l’extrait :

    Brice Bessières : « Les enjeux des mesures d’empoussièrement sur opérateur – que l’on peut également appeler mesures d’empoussièrement au poste de travail – sont liés au respect du code du travail. Chaque employeur doit faire une évaluation du risque pour ses employés, et les mesures d’empoussièrement sur opérateur sont le seul moyen de mesurer le risque amiante pendant les phases opérationnelles (que ce soit en sous-section 3 ou en sous-section 4). Le seul moyen de venir contrôler l’atmosphère ambiante dans lequel va évoluer un opérateur.

    Ces mesures doivent être au préalable accompagnées d’une stratégie d’échantillonnage. Cette stratégie d’échantillonnage est une étude documentaire basée sur les plans de retrait amiante fournis par l’entreprise de désamiantage, ou les modes opératoires lorsqu’il s’agit de sous-section 4. Cette étude du document, liée à la nature des travaux et à la géographie du chantier, va permettre de définir un nombre, un type et la localisation précise des mesures d’empoussièrement qui doivent être effectuées.

    Le matériau sur lequel l’intervenant va interagir, les modalités d’intervention et les équipements de protection collectifs : ces trois données doivent être prises en compte et forment ce que l’on appelle un processus. Toute entreprise doit mesurer le risque des employés pour chacun de ces processus.

    Les laboratoires doivent remettre un rapport final. Ce rapport final doit contenir la stratégie d’échantillonnage (préalablement définie), les différents processus et leur descriptif, les résultats de ces mesures et donc l’interprétation générale. Ce rapport final est le seul et unique document que les entreprises de désamiantage doivent avoir entre les mains afin de prendre en compte les résultats de ces mesures. Et bien sûr, l’ensemble de ces mesures doit être effectué sous accréditation Cofrac, qui vient valider les différentes étapes de ces chantiers tests ou des chantiers de validation.

    Aujourd’hui, AC Environnement est en mesure d’accompagner les entreprises de travaux de désamiantage ou les entreprises intervenant en SS4. Aussi bien dans la formation que dans la rédaction des modes opératoires et dans l’établissement de ces chantiers tests. »