Catégorie : Repérage amiante

  • Contrat Maîtrise d’Ouvrage / Entreprise Générale : comment sécuriser le risque amiante ?

    Contrat Maîtrise d’Ouvrage / Entreprise Générale : comment sécuriser le risque amiante ?

    La découverte de présence d’amiante lors de la phase des travaux modifie en profondeur la nature d’un projet de restructuration d’un bâtiment : dépassement des délais, augmentation des coûts, intervenants supplémentaires… S’il n’est pas toujours possible d’avoir toutes les informations avant le démarrage du chantier, les conséquences peuvent toutefois être limitées en veillant à sécuriser les conditions contractuelles entre le maître d’ouvrage et l’entreprise générale vis à vis du risque amiante. Explication avec Sébastien Bony, dirigeant de CEDRES (Filiale du Groupe ROUBO).

    Pourquoi le maître d’ouvrage se trouve en difficulté dans la réalisation de la forfaitisation d’un chantier ?

    Lorsque le maître d’ouvrage (MOA) récupère les résultats de la recherche d’amiante effectuée par le vendeur de l’immeuble, il est tenu de vérifier si cette recherche est exhaustive ou non, et de veiller à ce qu’elle soit en adéquation avec le programme de travaux qui sera exécuté par l’entreprise générale. Il est en effet très fréquent qu’un rapport de repérage soit incomplet car des parties d’ouvrage n’étaient pas accessibles ou des équipements sont restés en fonctionnement. L’idéal est de réaliser une recherche complémentaire avant de signer le contrat avec l’entreprise générale, qui ne doit avoir aucun doute sur la localisation de l’amiante.

    Du fait des contraintes économiques qui pèsent sur l’acquéreur, il n’est pas rare que ce dernier ne puisse pas réaliser cette recherche complémentaire. Il se tourne alors très souvent vers l’entreprise générale pour lui demander de valoriser le coût des travaux et de remettre un prix forfaitaire. Or, un surcoût sera généré si de l’amiante – ou du plomb par ailleurs – est découvert : l’entreprise chiffrera l’opération de désamiantage sans arbitrer le prix, tout en appliquant un coefficient. Le MOA prendra le prix qui lui est annoncé.

    Il est donc indispensable que la question relative à l’amiante soit maîtrisée et que les interventions portant sur ce sujet soient encadrées avant même de signer le contrat avec l’entreprise générale.

    Dans cette situation, comment encadrer le risque financier ?

    Il faut que les deux parties – le MOA et l’entreprise générale – puissent signer en ayant mis une provision sur l’encadrement de l’incertitude. Ou plutôt de ce dont on a la connaissance : que l’on ne peut pas faire de recherche avant la vente et le démarrage des travaux.

    La sécurisation, c’est ainsi de pouvoir démarrer les travaux tout en se disant qu’il y aura une recherche d’amiante complémentaire réalisée selon un périmètre de repérage qui aura été établi au préalable entre le MOA et l’entreprise générale, et spécifié dans les clauses contractuelles. Les conditions essentielles du marché de travaux entre les deux parties ne seront ainsi pas remises en cause une fois que le repérage complémentaire aura été réalisé.

    Certaines étapes du chantier se prêtent particulièrement bien à cet exercice de recherche complémentaire. La phase de curage par exemple, à l’initiation du chantier, présente l’avantage de mettre à nu certains matériaux susceptibles de contenir de l’amiante. Il n’est ainsi pas rare que les opérations de curage d’un bâtiment précèdent une recherche complémentaire de l’amiante afin de poursuivre les inspections des parties d’ouvrage et aboutir l’exhaustivité de la recherche. Cette recherche complémentaire s’inscrit dans la garantie de la sécurité des travailleurs de l’entreprise générale. La bonne pratique consiste donc à débattre en amont des dispositions contractuelles et financières relatives à la recherche et à l’éventuelle découverte d’amiante lors de cette phase de curage et d’asseoir la méthodologie d’intervention.

    Dans quel autre cas l’exhaustivité de la recherche peut-elle être remise en question ?

    Il y a un point de vigilance à avoir concernant le Dossier Technique Amiante (DTA), qui est parfois mal compris. Ce document est la représentation de l’amiante qui est visible et accessible. L’acquéreur de cette donnée ne peut pas s’en satisfaire et doit impérativement engager une recherche complémentaire de la présence d’amiante, tout en veillant à programmer d’autres recherches complémentaires pour sécuriser son contrat. En effet, le repérage exhaustif permet au maître d’ouvrage puis à l’entreprise générale de mener et d’aboutir leurs obligations en matière d’évaluation des risques. le MOA pourra s’assurer que les éléments qui sont portés à la connaissance de l’entreprise générale lui permettent de réaliser les travaux sans incertitudes, plus il sera protégé.

    Plomb versus amiante : quid de la stratégie d’évaluation et de prévention des risques pour la sécurisation du contrat de travaux ?

    L’évaluation des risques menée par le MOA vis-à-vis du risque de présence de plomb est comparable à celle de l’amiante dans la recherche des situations de travail à risque d’exposition à une substance chimique dangereuse. Le contrat entre le MOA et l’entreprise générale devra montrer que les obligations d’information, d’évaluation des risques permettent une sécurisation opérationnelle et financière des conditions de réalisation du marché de travaux.

  • Conseils et d’assistance technique (AMO / MOE) « amiante », Cèdres recrute à Marseille

    Conseils et d’assistance technique (AMO / MOE) « amiante », Cèdres recrute à Marseille

    CEDRES (Conseil Expertise Dépollution Risque Environnement Sécurité) apporte son expertise vis-à-vis des travaux de dépollution des bâtiments et des sols, notre spécialité est la gestion du risque amiante mais elle est associée à la gestion du risque plomb et s’étend à la dépollution des sols et la géotechnique.

    Ingénieur bâtiment / environnement / amiante (H/F)

    Rattaché(e) à la direction de l’exploitation, vous interviendrez pour des missions de conseils et d’assistance technique (AMO / MOE) sur des problématiques d’analyse de la situation « amiante », de traitement de l’amiante. Vos missions : Analyser les problématiques « amiante », les situations de risque d’exposition à l’amiante, rédiger des rapports d’évaluation technique et financière des travaux à engager/Consulter, cadrer et suivre des missions permettant l’évaluation des risques amiante (repérage des matériaux et produits contenant de l’amiante, des mesures du niveau d’empoussièrement)/Etablir des pièces écrites de consultation (DCE) et assister le client dans la désignation de l’entreprise adaptée/Préparer et suivre les travaux avec l’établissement d’Ordres de Services, comptes-rendus de chantier, PV de réception/Organiser et/ou animer les réunions de projet/Suivre les chantiers sur le plan administratif, réglementaire et financier.

    Contact pour le recrutement

    Maud MANCUSI au 07 78 41 49 42

    Rencontrez également CEDRES à l’occasion du Grand Circuit de la Filière Amiante. Plus d’infos ici <

     

     

     

     

  • Repérage amiante : nouvelles obligations pour les bateaux et constructions flottantes au 1er juillet 2018

    Repérage amiante : nouvelles obligations pour les bateaux et constructions flottantes au 1er juillet 2018

    De nouvelles obligations réglementaires sont attendues, pour les navires, bateaux et constructions flottantes, au 1er juillet 2018, impactant le Dossier Technique Amiante, le Document Unique d’Evaluation des Risques liés à l’amiante et le repérage au préalable des arrêts techniques de travaux. Décryptage avec Sébastien Bony, expert en évaluation du risque « Amiante » et CEO d’Emergen’S.E.A (Groupe ROUBO), société spécialisée dans l’évaluation et la sécurisation opérationnelle et financière des risques liés à l’amiante.

    Quelles sont les conséquences de la nouvelle réglementation ?

    De nombreux navires renferment de l’amiante, car on en produit toujours en Chine, en Russie, et en Inde. Tous les navires qui font des arrêts techniques dans un pays producteur d’amiante ou bien y ont été construits, sont potentiellement contaminés.

    Depuis le 01 Juillet 2018, les armateurs, propriétaires de bateaux battant pavillon français, doivent évaluer les conditions d’obtention du Dossier Technique Amiante (DTA) au regard des nouvelles obligations réglementaires issues du décret n°2017-1442 du 03/10/17 et établir les actions rendues nécessaires d’être mises en œuvre afin de mettre en conformité la situation de l’amiante du navire vis-à-vis de la prévention des risques liés à l’amiante dans le cadre de l’exploitation.

    Dans sa relation employeur-employés, les armateurs sont tenus d’intégrer les résultats de la constitution du DTA dans le Document Unique d’Evaluation des Risques liés à l’amiante (DUER) et mettre en place les modes opératoires pour la santé et la sécurité des travailleurs, des gens de mer et des personnes embarquées.

    Comment le secteur maritime doit-il se préparer ?

    Les armateurs doivent à présent adapter efficacement les conditions d’exploitation du navire avec les interventions courantes sur les équipements qui se révèleront contenir de l’amiante et asseoir les dispositions de sécurité vis-à-vis de l’amiante.

    Dans quelques mois, les arrêts techniques de travaux devront être précédés d’un repérage « amiante » conformément aux dispositions du décret n°2017-899 du 9 mai 2017 dont la méthodologie sera prochainement connue : une organisation rigoureuse se met en place au cœur des chantiers d’arrêt technique.

    Ces nouvelles démarches vont être progressivement intégrées par le secteur maritime pour la sécurité vis-à-vis de l’amiante, une implication le plus en amont possible permettra pour le DTA, de confronter les conditions d’exploitation du navire, des interventions sur les équipements avec les contraintes de sécurité et d’éviter des coûts surdimensionnés. Quant aux arrêts techniques, il s’agira de confronter les spécifications de travaux, les conditions d’accès aux composants structurels et d’équipements, pour aboutir sur l’exhaustivité de la recherche de l’amiante ».

    En conclusion, que ce soit pour le DTA et les arrêts techniques, l’armateur devra assurer la maîtrise des lieux de présence d’amiante.

  • « La qualité du repérage, clé de réussite de l’évaluation des risques liés à l’amiante »

    « La qualité du repérage, clé de réussite de l’évaluation des risques liés à l’amiante »

    Basée à Marseille, la société CEDRES est spécialisée dans l’évaluation et la sécurisation opérationnelle et financière des risques liés à l’amiante. L’évaluation du risque « amiante » dans le cadre du développement d’un projet de réhabilitation et de démolition est essentielle pour assurer la maîtrise opérationnelle et financière d’une opération. Rencontre avec Sébastien Bony, expert en évaluation du risque « Amiante » et CEO de CEDRES (Groupe ROUBO).

    En quoi l’évaluation des risques sécurise les projets de réhabilitation et de démolition de bâtiments ?

    Conformément à l’article L4531-1 du Code du Travail, le maître d’ouvrage est tenu de s’assurer que les principes généraux de prévention sont mis en œuvre de la phase de conception jusqu’à la réalisation de l’ouvrage. Pour ce faire, il doit retenir un opérateur compétent pour établir un rapport de repérage de l’amiante avant travaux exhaustif, en total adéquation avec le programme de travaux envisagé.

    La difficulté réside souvent dans l’exactitude des matériaux et produits contenant de l’amiante (colle versus enduit de ragréage de sol ; peinture gouttelette versus enduit de lissage mural). La dissociation des couches est nécessaire soit par l’opérateur de repérage soit par son organisme d’analyse afin de statuer sur la localisation précise de l’amiante. Ceci permet de définir un cadre sécurisant aux entreprises amenées à valoriser les travaux à mener.

    Par ailleurs, il n’est pas rare de détecter de l’amiante dans des matériaux ou produits alors qu’ils n’en contiennent effectivement pas.

    Le rapport de repérage devra être ensuite transmis aux entreprises de travaux pour leur permettre de réaliser leurs obligations en matière d’évaluation des risques professionnels conformément aux attentes de l’article L4121-3 du Code du Travail.

    Quel est l’apport de l’évaluation des risques pour la sécurité opérationnelle et financière ?

    En cas d’erreur sur la situation de l’amiante, l’entreprise en charge des travaux ne peut asseoir sa méthodologie d’intervention et l’objectif final : par exemple, la technique employée pour l’enlèvement d’une peinture gouttelette différera de celle pour le retrait de l’enduit de lissage mural.

    L’analyse critique de la situation « amiante » est au cœur de l’évaluation des risques. Pour mener à bien le repérage de l’amiante, procéder à la dissociation de couches, identifier clairement le matériau contenant de l’amiante.

    Le temps prévu pour les différentes tâches opérationnelles sera plus important quand l’enduit de lissage doit être retiré par ponçage, voire burinage, si l’enduit est incrusté en profondeur. Le maître d’ouvrage devra aussi prévoir le rattrapage des surfaces après le désamiantage en cas de réhabilitation. Le coût financier de l’opération s’en trouve impacté.

  • Video – L’évaluation prédictive de la présence d’amiante dans les navires

    Video – L’évaluation prédictive de la présence d’amiante dans les navires

    Créée en 2005, l’entreprise CEDRES propose depuis 2015 une évaluation prédictive du risque de présence d’amiante. Son dirigeant, Sébastien Bony lance à présent la société EMERGENSEA, qui duplique ce savoir-faire dans le milieu maritime. Explication en vidéo.

    Retrouvez également l’interview de Sébastien Bony pour le Mag’Amiante : « L’évaluation prédictive de la présence d’amiante sécurise l’achat d’un bâtiment »
    Ainsi que l’intervention vidéo « l’analyse prédictive de la présence d’amiante dans le bâtiment », captée à l’occasion du Grand Circuit de la Filière Amiante.

  • Patrice Blanc (D-Pro) : « Nos franchisés s’installent diagnostiqueurs, nous développons leur expertise »

    Patrice Blanc (D-Pro) : « Nos franchisés s’installent diagnostiqueurs, nous développons leur expertise »

    ENTRETIEN AVEC
    Patrice Blanc, chargé de développement de D-Pro. Créée en 2011, la société est une franchise d’experts du bâtiment et de diagnostics immobiliers. Loin de se concentrer uniquement sur la problématique des diagnostics immobiliers, le réseau a souhaité élargir le spectre de ses franchisés afin de proposer une expertise globale à ses clients.

    Dans quelles régions intervenez-vous ?

    D-Pro est un réseau de franchise historiquement basé à Valence, dans la Drôme. Nous nous sommes ensuite étendus de manière plus ou moins concentrique dans le quart sud-est et, depuis 2015, sur tout le territoire. En 2017, nous nous sommes installés en région parisienne, ainsi que dans l’ouest. D-Pro regroupe 30 franchisés, dont 10 nouveaux en 2017, et avec un objectif de croissance identique pour 2018, plus particulièrement le nord de la France, l’est et la partie Bretagne.

    Quelle est votre particularité ?

    Notre particularité, c’est d’être à la fois diagnostiqueurs, avec une compétence sur l’ensemble des diagnostics obligatoires, mais avec une expertise du bâtiment : audit et contrôle d’accessibilité, valeur vénale, DTG, thermique, pollution des sols, qualité de l’air, gestion des déchets, expertise d’assurés… Nous intervenons par exemple en cas de sinistre pour le compte des assurés. Nous avons également une expertise dans la construction : pathologies des bâtiments, malfaçons, difficultés à la livraison du bien…

    Ce sont des expertises que nous avons développées parce qu’à l’origine, le cabinet historique les intégrait déjà : les deux associés de la franchise sont tous les deux des experts en bâtiment et se sont progressivement orientés vers l’amiante dès 1997. Après 25 ans d’expérience dans l’expertise, ils ont ajouté les diagnostics à leurs activités.

    Comment accompagnez-vous vos franchisés ?

    Nous proposons à nos franchisés le cheminement inverse : ils s’installent en tant que diagnostiqueurs, et nous leur proposons des formations pour développer des expertises afin qu’ils puissent se différencier de la concurrence : nous les formons en interne. Cela permet à nos clients, maîtres d’ouvrages et prescripteurs d’avoir un interlocuteur unique pour toutes leurs problématiques liées au bâtiment.

    Mais même dans cette configuration, les diagnostics, et surtout l’amiante, conservent une part prépondérante. L’amiante, c’est 30% à 35% de notre activité. Le marché est en plein développement, eu égard aux nouvelles obligations et, certainement, aux futures… Nous avons un centre de formation, FDTI, qui nous est propre et qui forme aussi des diagnostiqueurs extérieurs à notre réseau, en autre pour ce qui concerne le repérage amiante avant travaux et démolition.

  • Mine de Salau : pas d’amiante dans l’air et les poussières

    Mine de Salau : pas d’amiante dans l’air et les poussières

    C’est officiel : il n’y a pas d’amiante dans l’air et les poussières à l’intérieur de la mine de Salau, sur la commune de Couflens.

    La préfecture de l’Ariège vient de rendre publics les « élements complémentaires » à la visite de sécurité effectuée le 22 février dernier par Variscan Mines en présence d’un inspecteur du travail de la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL).

    « Les résultats des prélèvements d’air ambiant et des poussières sur les transformateurs rencontrés (…) ne font pas apparaître de trace d’amiante », annonce la préfecture dans un communiqué en précisant que « dès lors, aucun équipement spécifique amiante ne sera, à ce stade, nécessaire pour garantir la sécurité des personnels qui entreront dans la mine pour procéder à des visites complémentaires d’expertise ».

    Mine de Salau : pas d’amiante dans l’air et les poussières

    Quatre autres visites de sécurité sont, en effet, prévues dans le courant des mois de mars et avril. Leur objectif sera d’évaluer d’autres risques (éboulement, chute, etc.) et, si nécessaire, d’organiser d’éventuels travaux de sécurité. Mais, précisent les services de l’Etat dans le département, « à ce stade, il n’est pas autorisé de prélèvements d’échantillons de roche ».

    Article issu de LaDepeche.fr

  • Tout savoir sur le repérage amiante avant démolition

    Tout savoir sur le repérage amiante avant démolition

    Depuis le décret du 13 septembre 2001, tous les travaux de démolition, quels que soient l’usage de l’immeuble et sa nature, doivent faire l’objet d’un repérage amiante. En effet si le maître d’ouvrage peut être tenu pour responsable des risques auxquels sont exposées les personnes travaillant pour lui. Il en va ainsi également en matière de santé publique : la démolition d’un ouvrage ne doit pas exposer les riverains à des fibres d’amiante.

    De par la nature destructive des travaux, la recherche d’amiante doit être complète et peut entraîner des sondages destructifs pour lesquels des précautions particulières doivent être prises, tant au niveau des prélèvements que des personnes les réalisant, des laboratoires en charge de les analyser ou encore, des matériaux amiantés à rechercher.

    Navigation rapide

    1. CHAMP D’APPLICATION
    2. LES MATERIAUX ET PRODUITS RECHERCHÉS
    3. DEROULEMENT DU REPERAGE
    4. LES SUITES DU REPERAGE
      – Etude sur pièce
      – Etude sur place
      – Le rapport du repérage amiante avant démolition

    CHAMP D’APPLICATION

    Le repérage amiante avant démolition concerne les travaux de destruction totale ou partielle (c’est-à-dire, juridiquement : une opération consistant à détruire au moins une partie majoritaire de la structure d’un bâtiment) devant être réalisés sur des immeubles dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997, qu’ils appartiennent à des personnes privées ou à des personnes publiques.

    Il est rendu obligatoire par les dispositions de l’article R-1334-19 du Code de la santé publique : « Les propriétaires des immeubles bâtis [dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997, qu’ils appartiennent à des personnes privées ou publiques] font réaliser, préalablement à la démolition de ces immeubles, un repérage des matériaux et produits de la liste C contenant de l’amiante ».

    Son objectif consiste à rechercher, identifier et localiser les matériaux et produits contenant de l’amiante incorporés ou faisant indissociablement corps avec l’immeuble ou la partie d’immeuble concerné par le repérage. Il permet souvent de trouver des matériaux et des produits amiantés indétectables dans le cadre du diagnostic avant-vente, dans la mesure ou certain de ces matériaux ou produits sont inaccessibles et invisibles sans recherche destructive.

    Dans le cas d’une démolition totale ou partielle d’un immeuble, il n’est donc pas possible de se contenter des repérages effectués lors de la vente (liste A et liste B) de cet immeuble. Il est donc obligatoire de faire procéder à ce repérage complémentaire.

    Contrairement au diagnostic amiante avant-vente, le repérage amiante avant démolition comportera des opérations destructives sur la totalité de l’immeuble, ou exclusivement sur les parties de l’immeuble qui vont faire l’objet des travaux, puisqu’il doit permettre de détecter la présence d’amiante accessible ou inaccessible, visible ou encoffrée.

    Afin de garantir la sécurité des occupants, le repérage doit être réalisé après évacuation définitive de l’immeuble et enlèvement des mobiliers afin que tous les composants soient accessibles. Cette obligation concerne essentiellement la « phase destructive » du repérage amiante avant démolition, puisque des fibres d’amiante peuvent être émises dans l’air à l’occasion des prélèvements. Notons que le caractère destructif des investigations rend le diagnostic beaucoup plus précis que le DTA, ce qui implique que même si le propriétaire est en possession d’un DTA récent, il ne sera pas exonéré de l’obligation de faire réaliser un repérage amiante avant démolition.

    LES MATERIAUX ET PRODUITS RECHERCHÉS DANS LE CADRE DU DIAGNOSTIC AMIANTE DEMOLITION

    Les matériaux et produits recherchés dans le cadre d’un diagnostic avant démolition totale ou partielle d’un immeuble sont beaucoup plus nombreux que dans le cadre d’un diagnostic avant-vente. Ils sont décrits dans la « liste C » de l’annexe 13-9 du Code de la Santé publique.

    Le repérage doit être effectué par une personne disposant des compétences nécessaires pour y procéder. Dans les faits, seuls les diagnostiqueurs dont les compétences ont été certifiés par un organisme accrédité dans le domaine de la construction, peuvent procéder à un repérage amiante. Cette certification doit pouvoir être vérifiée par le propriétaire de l’immeuble concerné par les opérations de repérage.

    Pour ce faire, l’opérateur doit remettre au propriétaire une attestation sur l’honneur mentionnant que ses compétences ont été certifiées, et qu’il dispose des personnels et des moyens nécessaires à sa mission de repérage (assurances, certification, compétence, impartialité et indépendance). En tant que professionnel certifié, le diagnostiqueur a également envers le propriétaire une obligation de conseil.

    Le propriétaire est, lui, tenu de fournir au diagnostiqueur tous les documents relatifs à la construction et aux travaux de rénovation éventuels dont l’immeuble a fait l’objet. Ceci, pour permettre au diagnostiqueur d’identifier, de par la nature des travaux réalisés et leur date de réalisation, les matériaux ou produits pouvant contenir de l’amiante.

    DEROULEMENT DU REPERAGE AMIANTE AVANT DEMOLITION

    Le déroulement du repérage amiante avant démolition totale ou partielle est défini par l’arrêté du 26 juin 2013 relatif au repérage des matériaux et produits de la liste C contenant de l’amiante et au contenu du rapport de repérage.

    Etude sur pièce

    Avant le début des opérations de repérage, le propriétaire de l’immeuble doit remettre au diagnostiqueur « les rapports concernant la recherche d’amiante déjà établis, les éléments permettant de décrire les ouvrages (plans ou croquis, date de délivrance du permis de construire), les documents et informations dont il dispose, décrivant les produits, matériaux et protection physiques mises en place et les éléments d’information nécessaires à l’accès aux différentes parties de l’immeuble bâti en toute sécurité ».

    Etude sur place

    1. La visite préalable

    Une fois les documents en sa possession, le diagnostiqueur doit effectuer une reconnaissance des différentes parties du bâtiment. Cette visite préalable lui permet de déterminer le matériel et les autorisations d’accès dont il aura besoin pour l’exécution de sa mission. Le diagnostiqueur détermine également à cette occasion les démontages et les investigations approfondies qui seront nécessaires et ceci, afin de s’assurer de l’exhaustivité de la visite.

    A l’aide de ces éléments, le diagnostiqueur et le propriétaire établissent un plan de prévention et organisent le repérage.

    2. Le repérage

    Le repérage amiante avant démolition comporte deux phases.

    a. Recherche des matériaux de la liste C

    Cette recherche implique un examen exhaustif pas le diagnostiqueur de toutes les parties d’ouvrages qui composent les différentes parties de l’immeuble bâti. Il peut réaliser ou faire réaliser tous les démontages et investigations approfondies destructives nécessaires.

    Le diagnostiqueur définit les zones présentant des similitudes d’ouvrage afin de réduire le nombre de prélèvements. Si certaines parties de l’immeuble sont inaccessibles, il doit le préciser, émettre les réserves correspondantes par écrit et préconise des recherches complémentaires à réaliser entre les différentes étapes de la démolition.

    Le diagnostiqueur ne doit pas s’en tenir à la lettre des matériaux et produits de la liste C : s’il repère tout autre matériau et produit réputé contenir de l’amiante, il doit le prendre en compte au même titre qu’un matériau ou produit de la liste C. Ceci s’explique par le fait que certains produits (enduits, colles…) contenaient, avant l’interdiction totale de son utilisation, de l’amiante.

    Si, exceptionnellement, certaines parties de l’immeuble bâti ne sont pas accessibles et ne peuvent donc pas faire l’objet d’un repérage avant que la démolition ne commence, le diagnostiqueur doit le préciser et justifier de cette impossibilité. Il doit émettre les réserves correspondantes par écrit au propriétaire et préconiser les investigations complémentaires qui devront être réalisées entre les différentes étapes de la démolition, afin de s’assurer de la présence ou de l’absence d’amiante une fois que ces parties, au cours du chantier de démolition, seront devenues accessibles.

    b. Repérage, identification et localisation

    La seconde étape du repérage amiante avant démolition est le repérage, l’identification et la localisation des matériaux et produits mentionnés contenant de l’amiante. Le diagnostiqueur doit conclure, pour chacun d’entre eux, sur la présence ou l’absence d’amiante. Les prélèvements à réaliser seront déterminés en fonction des doutes du diagnostiqueur. Ils devront être envoyés pour analyse à un laboratoire accrédité.

    Ces prélèvements doivent être réalisés par un opérateur certifié doté de l’équipement de protection individuelle adéquat. Ils seront effectués sur toute l’épaisseur du matériau ou du produit à analyser. Ces matériaux devront être accompagnés d’une fiche qui doit mentionner :

    • le numéro de dossier ou numéro de commande ;
    • un identifiant du repérage concerné ;
    • l’identification de l’opérateur de repérage ;
    • les nom et adresse du demandeur de l’analyse et de l’auteur du prélèvement ;
    • la mission de repérage correspondante ;
    • la liste des échantillons identifiés de manière unique ;
    • le(s) type(s) de matériau ou produit prélevé ;
    • l’aspect du (des) matériau(x) ou produit(s) prélevé(s) ;
    • la nature et le nombre de couches du matériau ou produit à analyser ;
    • le rappel de la référence du prélèvement portée sur chaque échantillon ;
    • la date de prélèvement et la date de l’envoi.

    Une fois les résultats des analyses en sa possession, le diagnostiqueur peut conclure définitivement à l’absence ou la présence d’amiante pour chaque matériau ou produit repéré.

    Le rapport du repérage amiante avant démolition

    Une fois l’ensemble de ces éléments compilés, le diagnostiqueur rédige un rapport, qui doit obligatoirement mentionner un certain nombre d’informations :

    • L’identification de la mission de l’opérateur de repérage et son périmètre (démolition totale ou partielle). Pour les démolitions partielles, les zones ou parties de la structure à démolir sont précisées ;
    • L’identification complète des différents intervenants et parties prenantes (opérateur ayant réalisé le repérage, propriétaire de l’immeuble et commanditaire du repérage) ;
    • L’identification complète de l’immeuble concerné : dénomination, adresse complète, date du permis de construire ou, le cas échéant, date de construction, fonction principale du bâtiment (exemple : habitation, enseignement) et tout autre renseignement permettant d’identifier avec certitude le bâtiment concerné ;
    • La date d’exécution du repérage et la date de signature du rapport de repérage ;
    • Les dates, références et principales conclusions des rapports précédemment réalisés le cas échéant ;
    • Les plans ou croquis des différentes parties de l’immeuble bâti, la liste des différentes parties de l’immeuble bâti visitées et, le cas échéant, la liste des différentes parties de l’immeuble bâti concerné par le repérage qui n’ont pas été visitées avec les motifs de cette absence de visite. Dans ce dernier cas, l’opérateur mentionne, à l’attention du propriétaire, que les obligations réglementaires de ce dernier ne sont pas remplies ;
    • La liste et la localisation des matériaux et produits repérés mentionnant pour chacun de ces produits ou matériaux la présence ou l’absence d’amiante et les critères ayant permis de conclure ;
    • Les rapports et résultats d’analyse des prélèvements de matériaux et produits réalisés ainsi que la localisation précise sur plans ou croquis des prélèvements et l’identification du (ou des) laboratoire(s) d’analyse et le(s) numéro(s) de leur accréditation ;
    • Les plans ou croquis à jour permettant de localiser les matériaux et produits contenant de l’amiante ;
    • La signature et le visa de l’opérateur ayant réalisé le repérage ainsi que la copie de son certificat de compétence et de l’attestation d’assurance qui couvre l’opérateur de repérage dans sa mission ; la dénomination et, le cas échéant, le numéro SIRET de l’entreprise qui l’emploie.

    Les conclusions de l’opérateur de repérage doivent être rappelées au début du rapport, reprenant les investigations complémentaires qui restent à mener si le diagnostiqueur n’a pu accéder à l’intégralité des parties du bâtiment concerné. Ces conclusions doivent pouvoir être comprises par toute personne non spécialiste.

    LES SUITES DU REPERAGE

    Le rapport de repérage est remis par le diagnostiqueur au propriétaire par lettre recommandée avec accusé de réception. Une fois ce rapport en sa possession, le propriétaire doit le transmettre à toutes les entreprises qui interviendront sur le chantier de démolition, sous peine d’une amende de 1 500 €.

  • Tout savoir sur : le diagnostic amiante avant vente et le DTA

    Tout savoir sur : le diagnostic amiante avant vente et le DTA

    Depuis le 1er septembre 2002, tout propriétaire souhaitant mettre en vente un immeuble ou une partie d’immeuble à usage d’habitation doit faire procéder au préalable à un rapport de repérage des matériaux amiantés référencés dans la liste A et la liste B. Ce repérage concerne les immeubles dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997. Il donne lieu à la remise d’un rapport, communément appelé « Diagnostic Amiante » ou DTA (Dossier Technique Amiante).

    Nous allons étudier la question de la nature de l’immeuble vendu, puisque les documents à fournir seront différents selon que le repérage porte sur un immeuble comprenant une seule habitation (une maison) ou qu’il s’agisse de la vente d’une habitation au sein d’une copropriété (appartement, le plus souvent) ou un autre type d’immeuble ; ainsi que la composition du Dossier Technique Amiante.

    NAVIGATION RAPIDE

    1. LES IMMEUBLES CONCERNES
      – Immeubles comprenant une seule habitation
      – Immeubles comportant plusieurs habitations
      – Autres immeubles et parties communes
    2. CONSTITUER LE DOSSIER TECHNIQUE AMIANTE

    Il est à noter que si l’habitation a déjà fait l’objet d’un repérage avant le 1er janvier 2013, il est nécessaire de faire procéder à un repérage complémentaire des matériaux de la liste B. Cette liste a en effet été complétée de nouveaux matériaux amiantés. Ce repérage complémentaire devra être réalisé avant le 1er février 2021.

    IMMEUBLES CONCERNES PAR LE DIAGNOSTIC AMIANTE AVANT VENTE

    Immeuble comprenant une seule habitation

    Il s’agit ici des maisons individuelles ou non ne comportant qu’une seule habitation. Si la maison comprend plusieurs habitations, elle entre dans la catégorie des immeubles collectifs d’habitations. De ce fait, elle comprend des parties communes qui font l’objet d’autres obligations, comme nous le verrons plus loin. Pour ce qui concerne la vente d’immeuble ne comportant qu’une seule habitation, le repérage portera sur les matériaux de la liste A et de la liste B. Le diagnostiqueur devra constater, sur place, la présence d’amiante ou l’absence des matériaux et/ou produits amiantés mentionnés dans ces deux listes.

    Cette obligation est posée par l’article R.1334-15 du Code de la santé publique. Il précise : « les propriétaires d’immeubles d’habitation ne comportant qu’un seul logement font réaliser, pour constituer l’état prévu à l’article L.1334-13 en cas de vente, un repérage des matériaux et produits des listes A et B contenant de l’amiante ».

    Immeuble comportant plusieurs habitations

    Dans le cas d’une vente d’une habitation située dans un immeuble collectif d’habitation, notamment les copropriétés d’appartements, le repérage amiante devra porter sur les parties privatives (l’appartement en lui-même). De plus, la fiche récapitulative relative aux parties communes du « dossier technique amiante » devra l’accompagner au moment de la remise du rapport.

    Il s’agira donc pour l’opérateur :

    • de rechercher la présence de matériaux ou produits amiantés de la liste A et de la liste B dans les parties privatives ;
    • d’obtenir du propriétaire ou du représentant des copropriétaires, la fiche récapitulative relative au repérage effectué sur les parties communes de l’immeuble.

    Cette obligation est posée par l’article R.1334-16 du Code de la santé publique. « Les propriétaires des parties privatives d’immeubles collectifs d’habitation y font réaliser un repérage des matériaux et produits de la liste A contenant de l’amiante. Ils font également réaliser un repérage des matériaux et produits de la liste B contenant de l’amiante. Cela afin de constituer l’état prévu à l’article L.1334-13 en cas de vente ».

    Pour rappel, la responsabilité du diagnostiqueur se limite à un simple examen visuel. Le vendeur particulier n’est pas tenu de garantir les vices cachés. Sous certaines conditions, il peut valablement appliquer une clause d’exonération de garantie des vices cachés.

    Autres immeubles et parties communes

    La vente de tous les autres types d’immeubles doit faire l’objet d’une remise au diagnostiqueur de la fiche récapitulative du dossier de diagnostic technique amiante (DTA). Sa réalisation est obligatoire (Article R1334-29-5, I, 1° du Code de la santé publique).

    Les propriétaires tenus de faire réaliser ce diagnostic DTA sont les propriétaires de parties communes d’immeubles collectifs d’habitations et les propriétaires des immeubles à usage autre que d’habitation (généralement, par le bais de leur syndic).

    L’objectif de ce DTA est de collecter dans un document unique l’ensemble des informations relatives à la présence d amiante ou à l’absence de produits ou matériaux pouvant contenir de l’amiante. Les personnes intervenant dans l’immeuble pourront ainsi consulter ces informations. Notamment dans le cadre de travaux sur les parties concernées (l’ensemble de l’immeuble pour les immeubles autres que d’habitation ou les parties communes des immeubles collectifs d’habitation).

    Cette obligation est posée, pour les propriétaires de parties communes par l’article R.1334-17 du Code de la santé publique. « Les propriétaires des parties communes d’immeubles collectifs d’habitation y font réaliser un repérage des matériaux et produits des listes A et B contenant de l’amiante ».

    Pour les propriétaires d’immeubles autres que d’habitation, l’obligation est posée par l’article R.1334-18 du Code de la santé publique. « Les propriétaires des immeubles bâtis autres que ceux mentionnés aux articles R.1334-15 à R.1334-17 y font réaliser un repérage des matériaux et produits des listes A et B contenant de l’amiante ».

    CONSTITUER LE DOSSIER TECHNIQUE AMIANTE (DTA)

    Le DTA doit être constitué, conservé et actualisé par les propriétaires :

    • de parties communes d’immeubles collectifs d’habitation ;
    • de bâtiments à usage autre que d’habitation.

    Ce dossier doit comprendre un certain nombre d’éléments :

    • les rapports de repérage des matériaux des listes A (calorifugeages, flocages et faux-plafonds) et B (éléments durs de construction) ;
    • en cas de présence de matériaux amiantés, la date, la nature, la localisation et le résultat des évaluations périodiques de l’état de conservation des matériaux, des mesures d’empoussièrement, des travaux de retrait ou de confinement des matériaux amiantés et, le cas échéant, des mesures conservatoires mises en œuvre ;
    • les recommandations générales de sécurité vis-à-vis des produits et matériaux amiantés (procédures d’intervention, de gestion et d’élimination des déchets…) ;
    • une fiche récapitulative. Le propriétaire doit la communiquer dans un délai d’un mois après sa constitution ou sa mise à jour aux occupants de l’immeuble bâti. Et, si cet immeuble comporte des locaux de travail, aux employeurs.

    Les recommandations générales de sécurité et le contenu de la fiche récapitulative sont fixés par les annexes 1 et 2 de l’arrêté du 21 décembre 2012 relatif aux recommandations générales de sécurité et au contenu de la fiche récapitulative du « dossier technique amiante ».

  • Le chantier amiante comme vous ne l’avez jamais vu

    Le chantier amiante comme vous ne l’avez jamais vu

    A partir d’octobre prochain, les donneurs d’ordre auront l’obligation de réaliser un diagnostic amiante préalablement aux travaux. Afin de sensibiliser les copropriétés aux enjeux et aux précautions inhérentes aux chantiers en milieu amianté, la société Socateb a réalisé un film qui présente les coulisses de ces opérations sous haute protection.

    Spécialisée dans les travaux de façades (ravalement, isolation thermique par l’extérieur…), l’entreprise Socateb basée à Orly (Val-de-Marne) a fait le choix en 2015 de créer un département amiante. « Aujourd’hui, sur la totalité de nos chantiers, un sur cinq présente de l’amiante en façade », note le PDG de l’entreprise, Jean-Pierre Valente. Ce matériau classé cancérogène pour l’homme se retrouve en façade dans les enduits de débullage, dans les revêtements plastiques épais, dans les joints de fenêtres, les allèges des châssis, les conduits en fibro-ciments… Si les bailleurs sociaux, qui constituent 50 % de la clientèle de l’entreprise, connaissent bien la réglementation et leurs obligations en matière de diagnostic amiante, ce n’est pas le cas de la plupart des copropriétés.

    Rechercher la présence d’amiante : un préalable aux travaux

    Ainsi, le décret du 9 mai 2017, relatif au diagnostic amiante, impose désormais au donneur d’ordre « qu’il soit maître d’ouvrage ou propriétaire d’immeubles par nature ou par destination, de faire rechercher la présence d’amiante préalablement à toute opération comportant des risques d’exposition des travailleurs à l’amiante. » Et ce décret doit entrer en vigueur en octobre 2018.

    « Lors des consultations par les copropriétés, ce diagnostic, synonyme de surcoût, est encore souvent oublié. Or quand de l’amiante est découvert en début de chantier les conséquences sont bien plus lourdes », explique Gérard N’Diaye, chargé d’affaires chez Socateb. Arrêts de chantier, réalisation d’un diagnostic en urgence et surcoût très important pour mettre le site en sécurité par rapport aux fibres d’amiante. « Il est impossible de donner un budget précis du fait de la présence d’amiante, poursuit-il. En général, le surcoût est de 20 % ».

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